A la défense des chrétiens persécutés
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Pour attirer l’attention du monde sur leur condition, en particulier au Moyen-Orient, il ne pas trop compter sur le Pape, puisque pour lui, toutes les religions se valent, et le « prochain », c’est avant tout le lointain. Mais deux leaders de l’Est, plutôt mal vus des « pouvoirs forts », rejoints par l’administration Trump, ne craignent pas de s’exposer, et de s’engager concrètement. Ils s’appellent Vladimir Poutine, et Viktor Orban.
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Mon mépris pour ce pape grandit de jour en jour.
Mais il n'est pas le seul à mériter un cinglant mépris : la mission historique de la France en Orient, depuis des siècles, depuis les croisades, c'est-à-dire la bagatelle de 900 ans, est d'y protéger les chrétiens.
Où est le gouvernement français sur ce sujet ? C'est à pleurer de honte.
Vraiment, nous avons bien mérité que Notre Dame de Paris brûle sous Macron 1er.
Affichage des articles dont le libellé est Poutine. Afficher tous les articles
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lundi, décembre 09, 2019
lundi, mars 19, 2018
Affaire Skripal : dansons sur le volcan
Je ne comprends rien à cette affaire Skripal. Soit les Russes ont fait n’importe quoi (pourquoi tuer, avec signature, un agent grillé et échangé depuis dix ans ?), soit May, Macron et Merkel font n’importe quoi.
Je connais 5 hypothèses et je n'ai aucun élément pour décider entre elles. :
1) V. Poutine a ordonné cet empoisonnement.
2) Un clan ou une mafia russes ont voulu mouiller Poutine.
3) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise en suivant les voies hiérarchiques.
4) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise sans suivre les voies hiérarchiques. La haine anti-russe est si forte dans l'Etat profond anglais ou américain que cette hypothèse est aussi vraisemblable que les autres.
5) Un accident.
Mon mépris d’airain pour les dirigeants occidentaux m’incline à pencher vers les hypothèses 3 et 4 mais c’est seulement une intuition : quand May, Macron et Merkel sont en cause, c’est souvent une option raisonnable de prendre l’hypothèse la plus idéologique, la plus conne et la plus vicieuse, mais je n’ai aucune preuve. J'ai toujours cette sale impression de voir des gamins abrutis jouer avec des allumettes au-dessus d'un baril de poudre. Ca peut aussi être l'hypothèse 5 maquillé en assassinat poutinien.
Bref, je ne sais pas.
Le brouillard ne m'empêche pas de me poser des questions :
1) Pourquoi n’entend-t-on plus parler de Skripal et de sa fille ? Sont-ils morts ? Vivants ? Dans quel état ? Si l’agent chimique est si virulent qu’on nous le dit, pourquoi ne sont-ils pas encore morts ?
2) Pourquoi avoir utilisé un agent chimique qui signe la provenance russe (si ce qu’on nous dit est vrai) alors qu’il y a des méthodes d’assassinat plus efficaces et plus discrètes ? Si on veut faire passer un message, lequel, de qui et pour qui ?
3) Salisbury est proche (20 minutes en voiture d’après Google Maps) du centre de guerre nucléaire, chimique et bactériologique anglais de Porton Down (Wikipedia). Il y a donc une source de produits nucléaires, bactériologiques et chimiques beaucoup plus près de Salisbury que la poutinienne Russie. Simple coïncidence ? En tout cas, les journalistes, d'une pudeur de rosières, sont muets comme des carpes sur ce curieux hasard.
Quelles que soient les interrogations, plus nombreuses que les réponses, on peut tenir une chose pour certaine : nos dirigeants ne jouent pas cette actualité avec la retenue de bon aloi qui siérait.
Sherlock, reviens, tes compatriotes ne savent plus mener une enquête !
La tactique habituelle, surjouer la tension extérieure pour détourner l’attention des problèmes intérieurs (Brexit et compagnie), ne peut être exclue. Ce n’est pas glorieux, c’est petit magouilleur genre Hollande, c’est risqué, mais on doit avoir l’honnêteté de reconnaître que ça peut marcher, en tout cas pour un temps.
Peter Hitchens croit même voir dans cette affaire une montée à la guerre comme au temps de Bush Jr (vous savez, la fiole de produit chimique très très dangereux agitée sous le nez de l'ONU) :
Espérons qu'Hitchens se trompe. Mais êtes vous prêts à le parier ?
En tout cas, je suis, comme Hitchens, très inquiet de cette atmosphère de chasse aux sorcières des opinions dissidentes.
Addendum :
Je trouve cet article intéressant bien que trop pro-russe (dans une affaire de ce genre, personne ne dit la vérité, personne n'est objectif, c'est à vous de vous faire une idée à l'aide de données incertaines et biaisées) :
Affaire Skripal, analyse d’un potentiel bobard de guerre
Je connais 5 hypothèses et je n'ai aucun élément pour décider entre elles. :
1) V. Poutine a ordonné cet empoisonnement.
2) Un clan ou une mafia russes ont voulu mouiller Poutine.
3) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise en suivant les voies hiérarchiques.
4) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise sans suivre les voies hiérarchiques. La haine anti-russe est si forte dans l'Etat profond anglais ou américain que cette hypothèse est aussi vraisemblable que les autres.
5) Un accident.
Mon mépris d’airain pour les dirigeants occidentaux m’incline à pencher vers les hypothèses 3 et 4 mais c’est seulement une intuition : quand May, Macron et Merkel sont en cause, c’est souvent une option raisonnable de prendre l’hypothèse la plus idéologique, la plus conne et la plus vicieuse, mais je n’ai aucune preuve. J'ai toujours cette sale impression de voir des gamins abrutis jouer avec des allumettes au-dessus d'un baril de poudre. Ca peut aussi être l'hypothèse 5 maquillé en assassinat poutinien.
Bref, je ne sais pas.
Le brouillard ne m'empêche pas de me poser des questions :
1) Pourquoi n’entend-t-on plus parler de Skripal et de sa fille ? Sont-ils morts ? Vivants ? Dans quel état ? Si l’agent chimique est si virulent qu’on nous le dit, pourquoi ne sont-ils pas encore morts ?
2) Pourquoi avoir utilisé un agent chimique qui signe la provenance russe (si ce qu’on nous dit est vrai) alors qu’il y a des méthodes d’assassinat plus efficaces et plus discrètes ? Si on veut faire passer un message, lequel, de qui et pour qui ?
3) Salisbury est proche (20 minutes en voiture d’après Google Maps) du centre de guerre nucléaire, chimique et bactériologique anglais de Porton Down (Wikipedia). Il y a donc une source de produits nucléaires, bactériologiques et chimiques beaucoup plus près de Salisbury que la poutinienne Russie. Simple coïncidence ? En tout cas, les journalistes, d'une pudeur de rosières, sont muets comme des carpes sur ce curieux hasard.
Quelles que soient les interrogations, plus nombreuses que les réponses, on peut tenir une chose pour certaine : nos dirigeants ne jouent pas cette actualité avec la retenue de bon aloi qui siérait.
Sherlock, reviens, tes compatriotes ne savent plus mener une enquête !
La tactique habituelle, surjouer la tension extérieure pour détourner l’attention des problèmes intérieurs (Brexit et compagnie), ne peut être exclue. Ce n’est pas glorieux, c’est petit magouilleur genre Hollande, c’est risqué, mais on doit avoir l’honnêteté de reconnaître que ça peut marcher, en tout cas pour un temps.
Peter Hitchens croit même voir dans cette affaire une montée à la guerre comme au temps de Bush Jr (vous savez, la fiole de produit chimique très très dangereux agitée sous le nez de l'ONU) :
Espérons qu'Hitchens se trompe. Mais êtes vous prêts à le parier ?
En tout cas, je suis, comme Hitchens, très inquiet de cette atmosphère de chasse aux sorcières des opinions dissidentes.
Addendum :
Je trouve cet article intéressant bien que trop pro-russe (dans une affaire de ce genre, personne ne dit la vérité, personne n'est objectif, c'est à vous de vous faire une idée à l'aide de données incertaines et biaisées) :
Affaire Skripal, analyse d’un potentiel bobard de guerre
mardi, janvier 10, 2017
L’avenir de la Russie est pas rose, l’avenir de la Russie est morose
Vladimir Poutine est le gagnant de l’année 2016.
Mais ses succès sont de court terme : ni l’économie ni la démographie ne sont en pleine forme et les perspectives ne sont folichonnes.
Quant à la diplomatie et à la politique étrangère, il va falloir transformer les coups de 2016 en succès durables et, vu le merdier qu’est l’Orient compliqué, je lui souhaite bien du courage. C'est toujours mieux que la diplomatie française, qui ne sait pas où elle est et ignore où elle va.
Aux royaume des aveugles ...
C'est pour relativiser le tapage autour de Poutine.
jeudi, décembre 15, 2016
Je n'ai pas peur de Poutine mais de notre faiblesse
Je l'ai déjà dit, je suis partisan de moins d'atlantisme et de plus de rapprochement avec la Russie.
Mais à la condition que ce soit en position ferme et en parfaite adéquation avec les intérêts de la France. Par exemple, je ne rechignerai pas à baser quelques Rafales nucléaires en Pologne.
Malheureusement, j'ai peur que, si rapprochement russe il y a, il s'agisse de la recherche d'un nouveau protecteur par ces Français qui sont incapables de croire que la France peut se débrouiller seule.
Mais à la condition que ce soit en position ferme et en parfaite adéquation avec les intérêts de la France. Par exemple, je ne rechignerai pas à baser quelques Rafales nucléaires en Pologne.
Malheureusement, j'ai peur que, si rapprochement russe il y a, il s'agisse de la recherche d'un nouveau protecteur par ces Français qui sont incapables de croire que la France peut se débrouiller seule.
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vendredi, mai 27, 2016
« Populisme » : et si on arrêtait avec les poncifs ?
« Populisme » : et si on arrêtait avec les poncifs ?
Il ne faut pas se raconter d'histoires : la prétendue peur du populisme, c'est tout simplement un mépris de classe, comme les aristos méprisaient les vilains et craignaient les émotions populaires.
Éric Zemmour : Poutine, notre mauvaise conscience
Il ne faut pas se raconter d'histoires : la prétendue peur du populisme, c'est tout simplement un mépris de classe, comme les aristos méprisaient les vilains et craignaient les émotions populaires.
Éric Zemmour : Poutine, notre mauvaise conscience
mardi, mars 15, 2016
Poutine, ce joueur d’échecs sans affect
Poutine, ce joueur d’échecs sans affect : pourquoi a-t-il annoncé le retrait des forces russes de Syrie ?
La supériorité de Poutine, c'est qu'il pense un peu au-delà du temps médiatique.
La supériorité de Poutine, c'est qu'il pense un peu au-delà du temps médiatique.
jeudi, février 18, 2016
Poutine est-il un nouvel Hitler ?
Un commentaire m’a aiguillé vers ce site où l’on n’hésite pas à comparer Poutine à un nouvel Hitler et la Turquie à une nouvelle Pologne.
Je suis perturbé par cette analyse. Poutine est retors et impérialiste. Mais des centaines de conquérants avant lui ont répondu à cette définition. Ce qui caractérise Hitler est un fanatisme idéologique dont je ne trouve pas trace chez Poutine. Je vois en Poutine un expansionniste comme un autre, ce qui veut dire que ses objectifs sont assez limités : anciennes provinces russes, accès aux mers chaudes, influence en Europe.
Ou est-ce simplement pour dire que Poutine est un danger pour la paix du monde ? Mais alors, les dirigeants américains sont bien plus dangereux.
Bref, je ne vois pas bien ce qui justifie qu’on traite Poutine de nouveau Hitler. Après tout, plus d’un opposant a traité De Gaulle de fasciste.
J'en tire qu'il faut traiter comme un dirigeant normal : lui faire comprendre les limites que l'on pose et s'allier avec lui si besoin.
Ai-je raté quelque chose ?
Je suis perturbé par cette analyse. Poutine est retors et impérialiste. Mais des centaines de conquérants avant lui ont répondu à cette définition. Ce qui caractérise Hitler est un fanatisme idéologique dont je ne trouve pas trace chez Poutine. Je vois en Poutine un expansionniste comme un autre, ce qui veut dire que ses objectifs sont assez limités : anciennes provinces russes, accès aux mers chaudes, influence en Europe.
Ou est-ce simplement pour dire que Poutine est un danger pour la paix du monde ? Mais alors, les dirigeants américains sont bien plus dangereux.
Bref, je ne vois pas bien ce qui justifie qu’on traite Poutine de nouveau Hitler. Après tout, plus d’un opposant a traité De Gaulle de fasciste.
J'en tire qu'il faut traiter comme un dirigeant normal : lui faire comprendre les limites que l'on pose et s'allier avec lui si besoin.
Ai-je raté quelque chose ?
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