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vendredi, mai 24, 2019

Thérèse ne laisse que des braises

Theresa May est restée 2 ans de trop.

2 bilans au lance-flammes :

The blunt truth is, Theresa May was a terrible Prime Minister, and we're better off without her.

This is a sorry end for a Prime Minister who never believed in Brexit.

Et en français :

Theresa May, la femme qui avait le mieux compris le défi politique du Brexit tout en se révélant incapable de le traduire en actes. (Husson est beaucoup trop indulgent pour May)

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Le plus étonnant, c’est que le Premier ministre ait accepté alors la grosse ficelle de l’Union Européenne consistant à agiter la question de la frontière irlandaise. Elle aurait dû rompre les négociations à ce moment-là, si elle ne l’avait pas fait plus tôt. Donald Trump lui a conseillé une méthode de négociation beaucoup plus dure mais elle n’a pas suivi le conseil.
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Surtout, le problème de fond n’est pas réglé : les 2/3 des parlementaires, y compris Tories, sont hostiles à un vrai Brexit. Et ils ne veulent pas dissoudre, par peur de Farage et de Corbyn. Et comme ce sont eux qui désignent le Premier Ministre … Johnson a très peu de chances. Les Anglais risquent de se récolter un mou qui ne fera guère mieux que May.

La leçon pour un Français qui rêve que son pays se libère de l'UE ? Après la trahison de Tsipras, le surplace d'Orban et de Salvini, l'échec de May, c'est très clair : la libération est un vrai combat où l'ennemi européiste se permet tous les mauvais coups. Bisounours s'abstenir.

Ce n'est pas un mignonnet comme Dupont-Aignan ou réciteur de traités comme Asselineau qui y arriveront. Il faut un guerrier et je n'en vois point à l'horizon.








dimanche, avril 07, 2019

May et Corbyn sont affreusement similaires

PETER HITCHENS: The TRUE problem with May and Corbyn? They're far closer than you think

Pour bien comprendre les lignes ci-dessous, il faut savoir que Peter Hitchens est un Brexiter de longue date et qu'il reproche aux Tories :

1) d'être faussement conservateurs (on a les mêmes en France).

2) de considérer le Brexit comme un simple numéro de cirque électoral, de ne pas le prendre au sérieux et de ne pas savoir réellement ce qu'ils font.

Il pense que le Brexit est très désirable mais catastrophique s'il est mal négocié.

La critique que je fais à Hitchens est d'être excessivement craintif, à la limite de la pusillanimité. C'est un causeur, pas un faiseur. En politique, rien n'est jamais parfait. Il vaut mieux un mauvais Brexit qu'un faux Brexit.

Lui non plus n'a pas confiance dans son pays. C'est comme les Français qui ne veulent pas quitter l'Euro, ces cons (oui, je sais, ça fait du monde. « Mort aux cons ! Vaste programme ! »).

Au moins, Hitchens ne se cache pas de manquer de confiance dans la Grande-Bretagne telle qu'elle est devenue en soixante ans et il explique très clairement pourquoi (dans d'autres articles et même dans des livres).

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Theresa May ’s Tories have always been far closer to Jeremy Corbyn than they like to admit. That’s why all their attacks on him fail so badly, and why there is a real possibility that he will become Prime Minister if the Government is idiotic enough to call an Election.

The Tories’ wild, Trotskyist policies on marriage, ‘equality’, ‘diversity’ and education actually aren’t much different from Mr Corbyn’s.

See their recent imposition of compulsory politically correct indoctrination in schools. Their spending and tax levels aren’t much lower than his would be, either.

And, while they go on about Mr Corbyn and the IRA, it is a Tory Government that is ready to let former British soldiers go on trial for actions in Northern Ireland , while IRA killers benefit from an amnesty.

As for Mr Corbyn’s nasty connections with Hezbollah, the May Government’s fervent and crazy support for Al Qaeda fanatics in Syria isn’t really any more defensible. I might add that anti-Semitism is not exactly unknown in dimmer regions of the Tory Party

This is why the Tory assault on Mr Corbyn has been so personal. There wasn’t really anything else left.

Embarrassingly for both Labour and Tories, some of his actual policies are often more sensible than Mrs May’s.

He is, for a start, a lifelong opponent of British membership of the EU, like his hero Tony Benn.

She is a lifelong supporter. Comically, neither of them dare admit their real views openly.

Millions of commuters have come round to his view that the sooner the railways are renationalised, the better.

And everybody now knows he was right to oppose the Iraq War, when both the big-party front benches supported it.

So let’s not get too righteous about the Prime Minister’s attempt to co-operate with him, in the hope of escaping from the hopeless mess we have got ourselves into over the EU.

It is a rare instance, in these times, of politicians at least trying to put country before party. It is not exactly a rerun of Stalin and Hitler’s pact in 1939.

I fear it will fail anyway, but – given the price millions will pay if we mess this up – it was a risk worth taking. I won’t condemn it.

The concrete-headed behaviour of many Tories, who have in the past three years become fanatics in a cause they couldn’t have cared less about in 2010, and still don’t understand, is the reason for this.
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samedi, avril 06, 2019

Brexit : j'avais tort d'espérer

Une conversation de juin 2016 :

Lui : _ Tu verras, les anti-Brexits vont avoir le dessus, malgré le résultat du référendum. Ils vont brouiller les pistes, compliquer les choses, rendre tout ce qui est simple incompréhensible à force de pinailler sur les détails, perdre du temps, demander des rallonges et, à la fin, les Anglais en auront tellement marre, seront tellement usés, qu'ils n'auront plus assez d'énergie pour se battre, qu'ils resteront dans l'UE. Avec un habillage légal, pour que les faux-culs puissent dire qu'il n'y a pas eu de viol de la démocratie.

Moi : _ Ton scénario n'est pas idiot. Mais la Grande-Bretagne est la démocratie la plus ancienne d'Europe (dans les pays majeurs). Je pense qu'ils trouveront un moyen de faire une vraie sortie. La Grande-Bretagne, ce n'est pas la France ou les Pays-Bas, les dirigeants n'y méprisent pas autant le peuple. Contrairement aux pays du continent, il y a un quart de l'élite qui est anti-UE, donc authentiquement démocrate, j'espère et je crois que cette minorité suffira à empêcher ton scénario magouilleur.

J'avais tort. L'actuel sabotage du Brexit est une défaite cinglante pour tous les amoureux de la liberté.

Les lumières s'éteignent.



Le vrai Brexit se fera : l'UE est un empire en décomposition, le vrai Brexit sera mécanique, s'imposera de lui-même. Hélas, dans dix ans, après le désastre d'un ou deux mandats Corbyn.

Nos maitres tablent sur notre dépression, c'est pour cela qu'ils cherchent à gagner du temps. Ils pensent que le temps joue pour eux (et puis, tant que ça dure, ils en profitent), que nous finirons bien par nous résigner à leur dictature européiste, au fait accompli. Mécontents, malheureux, hargneux mais abattus et résignés.

Je pense que les forces anti-mondialisation qui se sont mises en marche depuis deux ans seront plus fortes car mondiales et pas seulement européennes (comme je viens de me planter en beauté, je ne sais pas si cette prévision vaut grand'chose), que l'UE est un zombie, qu'elle est déjà morte mais qu'elle continue à nous emmerder plus que jamais.

En attendant ce jour béni où les Anglais délivreront les continentaux du joug européiste en  se délivrant eux-mêmes, que de temps perdu ! Que de souffrances inutiles !


(rent at me = m'engueuler)

samedi, mars 30, 2019

Ze Brexit : la bonne stratégie, qui hélas n'a pas été suivie.

Intéressant, un  article sur la stratégie qu'aurait du suivre May pour faire passer un Brexit à l'avantage des Britanniques (c'est une synthèse : j'ai lu ces idées tout au long des deux dernières années) :

🦁Préparer un no deal et virer tous les fonctionnaires anti-Brexit qui trainaient les pieds.

🦁 Refuser de négocier avec Bruxelles et s'adresser seulement aux gouvernements nationaux.

🦁 Poser la question de confiance, la gagner (puisqu'elle avait une courte majorité) puis demander à la reine de suspendre la session parlementaire. Cela aurait désactivé l'opposition parlementaire anti-Brexit.

Toute la question est : Theresa May voulait-elle vraiment réussir le Brexit ?

vendredi, mars 29, 2019

Ze Brexit is not for today.

Le jour du Brexit, ça devrait être aujourd’hui et ça ne le sera pas.

Les causes de ce fiasco sont simples :

1) 🦁 Les leaders du Brexit , les Johnson, Farage, ont fui avec un grand courage.

2) 🦁Dans le système parlementaire britannique, le référendum est indicatif et le parlement est souverain. Or, les parlementaires sont aux 3/4 hostiles au Brexit, c’est la fameuse coupure entre les élites et le peuple, qui pourrit tout l’occident.

La seule manière d’avoir un Brexit propre, c’est une majorité parlementaire favorable à l’éjection de l’UE, et ce n’est pas le cas.

Donc ce n’est pas étonnant que ça merde.



Remarquez bien que tout ceci est conforme à la lettre de la loi et peut-être même à son esprit.

A contrario, en France, le référendum a force de loi et le re-vote en 2007 du référendum de 2005 est une forfaiture nette et sans bavure, contraire à l'esprit de la loi et peut-être même à la lettre (mais, comme toute la France d’en haut était pour, c’est passé comme une lettre à la poste … sur le moment).

Et ensuite ? Je suis comme tout le monde : je ne sais pas.

Le mieux, ça serait la dissolution (« general election ») et une majorité pro-Brexit. Mais ça relève du scénario rose.

Au moins, les Anglais se seront battu, contrairement aux Français, aux Irlandais et aux Bataves.



jeudi, mars 14, 2019

Dalrymple sur le Brexit

Theresa May’s Lucky Defeat. The British prime minister and her colleagues never wanted Britain to leave the EU, anyway.

Ah, que j'aime Dalrymple.

Dalrymple est le pseudonyme d’un médecin anglais (Anthony Daniels) des prisons, à la retraite, marié à une française. Il vit en France, qu’il trouve aussi décadente que la Grande-Bretagne, mais comme ce n’est pas son pays, il souffre moins. Ses opinions sont toujours intéressantes.

Que nous explique-t-il, en résumé ? Que Theresa May n'a jamais voulu quitter l'UE, que ses défaites successives l'arrangent bien, qu'elle va obtenir ce qu'elle désire, un faux Brexit, et que les Anglais ont le même problème que les Français : la classe dirigeante veut des choses diamétralement opposées à ce que veut le peuple.

Pour remettre les idées dans le bon sens :

Idée Fausse n°3 : L’avenir de l’Europe est dans le fédéralisme …

lundi, mars 19, 2018

Affaire Skripal : dansons sur le volcan

Je ne comprends rien à cette affaire Skripal. Soit les Russes ont fait n’importe quoi (pourquoi tuer, avec signature, un agent grillé et échangé depuis dix ans ?), soit May, Macron et Merkel font n’importe quoi.

Je connais 5 hypothèses et je n'ai aucun élément pour décider entre elles. :

1) V. Poutine a ordonné cet empoisonnement.

2) Un clan ou une mafia russes ont voulu mouiller Poutine.

3) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise en suivant les voies hiérarchiques.

4) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise sans suivre les voies hiérarchiques. La haine anti-russe est si forte dans l'Etat profond anglais ou américain que cette hypothèse est aussi vraisemblable que les autres.

5) Un accident.

Mon mépris d’airain pour les dirigeants occidentaux m’incline à pencher vers les hypothèses 3 et 4 mais c’est seulement une intuition : quand May, Macron et Merkel sont en cause, c’est souvent une option raisonnable de prendre l’hypothèse la plus idéologique, la plus conne et la plus vicieuse, mais je n’ai aucune preuve. J'ai toujours cette sale impression de voir des gamins abrutis jouer avec des allumettes au-dessus d'un baril de poudre. Ca peut aussi être l'hypothèse 5 maquillé en assassinat poutinien.

Bref, je ne sais pas.

Le brouillard ne m'empêche pas de me poser des questions :

1) Pourquoi n’entend-t-on plus parler de Skripal et de sa fille ? Sont-ils morts ? Vivants ? Dans quel état ? Si l’agent chimique est si virulent qu’on nous le dit, pourquoi ne sont-ils pas encore morts ?

2) Pourquoi avoir utilisé un agent chimique qui signe la provenance russe (si ce qu’on nous dit est vrai) alors qu’il y a des méthodes d’assassinat plus efficaces et plus discrètes ? Si on veut faire passer un message, lequel, de qui et pour qui ?

3) Salisbury est proche (20 minutes en voiture d’après Google Maps) du centre de guerre nucléaire, chimique et bactériologique anglais de Porton Down (Wikipedia). Il y a donc une source de produits nucléaires, bactériologiques et chimiques beaucoup plus près de Salisbury que la poutinienne Russie. Simple coïncidence ? En tout cas, les journalistes, d'une pudeur de rosières, sont muets comme des carpes sur ce curieux hasard.

Quelles que soient les interrogations, plus nombreuses que les réponses, on peut tenir une chose pour certaine : nos dirigeants ne jouent pas cette actualité avec la retenue de bon aloi qui siérait.

Sherlock, reviens, tes compatriotes ne savent plus mener une enquête !

La tactique habituelle, surjouer la tension extérieure pour détourner l’attention des problèmes intérieurs (Brexit et compagnie), ne peut être exclue. Ce n’est pas glorieux, c’est petit magouilleur genre Hollande, c’est risqué, mais on doit avoir l’honnêteté de reconnaître que ça peut marcher, en tout cas pour un temps.

Peter Hitchens croit même voir dans cette affaire une montée à la guerre comme au temps de Bush Jr (vous savez, la fiole de produit chimique très très dangereux agitée sous le nez de l'ONU) :


Espérons qu'Hitchens se trompe. Mais êtes vous prêts à le parier ?

En tout cas, je suis, comme Hitchens, très inquiet de cette atmosphère de chasse aux sorcières des opinions dissidentes.

Addendum :

Je trouve cet article intéressant bien que trop pro-russe (dans une affaire de ce genre, personne ne dit la vérité, personne n'est objectif, c'est à vous de vous faire une idée à l'aide de données incertaines et biaisées) :

Affaire Skripal, analyse d’un potentiel bobard de guerre

lundi, juin 05, 2017

Que faire en cas d'attaque terroriste musulmane ?

C'est très simple :














On aurait pu ajouter un 5bis : « Insister sur le fait que les terroristes tuent plus de musulmans que de chrétiens » (sur cette affirmation débile, voir Raymond Ibrahim).

Et hop, une couche de Dalrymple, toujours aussi net dans ses exécutions :

Clichés and Platitudes : the default response to terrorist atrocities remains unchanged. (Theodore Dalrymple June 4, 2017)

mardi, janvier 17, 2017

Brexit means Brexit (enfin !) ... et pendant ce temps, la classe jacassante française est en extase devant Macron

Enfin ! Le discours de Theresa May d'aujourd'hui a été clair :

1) La Grande-Bretagne sort du marché unique européen (sauf éventuellement pour la finance et l'automobile), de la cour européenne des droits de l'homme et de la cour européenne de justice afin de retrouver sa souveraineté judiciaire et sa souveraineté sur la politique migratoire, qui est un enjeu plus important que l'économie.

2) En cas de position non-coopérative de l'UE, les deux parties souffriront et la Grande-Bretagne sortira son arme atomique : la guerre fiscale.

3) L'accord final sera soumis au Parlement. Ce point me chagrine, il rend un retour en arrière théoriquement possible. Mais dans deux ans, bien des choses auront changé.

Ce n'est pas tous les jours qu'on entend un discours dont on devine qu'il est historique (Jacques Sapir : « Le ‘Brexit dur' et la rupture avec lemarché unique, un événement historique ») :



Pendant ce temps, la France discute de Fillon, Macron, Le Pen, surtout Macron, dont aucun ne propose vraiment de changer de politique, même plus Le Pen. La France va, une fois de plus depuis 1981, rater un tournant de l'histoire.

J'en pleurerais de rage.