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dimanche, août 20, 2017

Prenons des précautions avec la vérité



Je pense que l'expression du donneur de leçons politiquement correctes de service, « prendre des précautions avec la vérité », mérite de passer à la postérité.

dimanche, juillet 09, 2017

Macron : « Pour lutter contre le terrorisme islamique, supprimons le diesel ».

Au G20, Emmanuel Macron a déclaré : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique ». D'où le titre, ironique, de ce billet.



Si c'est ça, « la pensée complexe » de Jupiter, il vaut mieux effectivement qu'on se passe de conférence de presse du 14 juillet.

Ce n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée tarée. On comprend bien le raisonnement à deux balles, qui n'a rien de complexe : réchauffement climatique = déplacements de populations = troubles sociaux = terrorisme.

Sauf qu'il est complètement faux : les parents de Mohammed Merah n'ont pas immigré en France à cause du réchauffement climatique et les islamistes ne tuent pas au nom de revendications socio-économiques mais au nom de l'islam.

La cartographie du terrorisme islamique ne correspond absolument pas aux zones de réchauffement, mais aux zones où il y a ... des musulmans.

Le macronide nous sert une énième resucée de ce mensonge que le terrorisme islamique aurait exclusivement, ou principalement, des causes économico-sociales.

Macron fait un superbe non sequitur : il n'y a aucune logique qui mène du réchauffement climatique au terrorisme islamique. Tous les malheureux ne deviennent pas des terroristes musulmans et tous les terroristes musulmans ne sont pas des malheureux. En revanche, l'islam comporte des prescriptions d'une extrême violence et tous les terroristes musulmans s'en revendiquent.

Marine Le Pen a évidemment du bon sens  quand elle dit : « Emmanuel Macron ne voit pas de rapport entre islam et islamisme, en revanche, il voit un rapport entre climat et terrorisme ».

D'ailleurs, même si le raisonnement de Macron était juste, le discours resterait absurde : en effet, la lutte contre le réchauffement climatique ne serait une solution qu'à long terme, il ne serait pas permis pour autant de faire abstraction du court-terme.

Bien sûr, tout le monde a compris le fond de cette tartuferie : la continuation de la politique de l'autruche face à l'islam. Macron part dans des considérations lointaines pour ne pas affronter le présent.

Dernier commentaire : bien évidemment, Macron a des défenseurs, qui prennent les autres pour des débiles, alors qu'ils nous sortent des absurdités par idéologie, et ne pas adhérer sans barguigner à leurs pseudo-évidences fait de vous un crétin. C'est assez marrant et inquiétant.

La pensée Macron est bien adaptée à cette population des demi-intellectuels, ceux qui se croient intelligents parce qu'ils savent manier des mots ronflants mais qui sont cons comme des balais parce qu'ils ont perdu tout bon sens.


We Have Nothing to Fear but Hope Itself

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In other words, the battle is fought out on a purely symbolic level. Politics, far from being a practical art, has now become a theoretical matter, and we are all theorists now.

The day after Donald Trump was elected President of the United States, the Guardian, the British liberal newspaper favored by intellectuals, claimed that America had changed beyond recognition, overnight. This seemed to me absurd, as if the election had been a coup d’état and Trump had become a dictator with absolute power.

[…]

I doubt whether anyone other than an intellectual ever thought that America had changed utterly and unrecognizably overnight with the election of Mr. Trump. Most people probably believed, rightly, that their lives would continue much as before, neither for the better nor for the worse. Mr. Trump was neither the beginning of a new world nor the end of an old one. Change always occurs but is mostly undirected, which is why discussions of what caused it are without end.

[…]

Speaking personally, I have reached an age when I have more to fear from politicians than to hope from them: or perhaps I should say that I have reached an age when I realize that hope and fear are not symmetrically realistic where politics is concerned, given how much easier it is to damage than to improve. It is possible to fell a tree in a few minutes; it may be impossible to grow it in less than a century. We have nothing to fear but hope itself.
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lundi, juin 05, 2017

Islam et violence : ça fait du bien de lire ces quelques mots dans un journal grand public

Pascal Bruckner : « Désolé M. Castaner, Daech appartientbien, hélas, à la sphère musulmane »

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Une remarque préliminaire: on assiste, en France, à une impressionnante multiplication de théologiens et de spécialistes en islam. Nos politiques sont tellement informés qu'ils savent mieux que les musulmans ce qu'est l'islam lui-même !

[…]

Dire que ce terrorisme n'est lié a aucune religion c'est tout simplement faux. Le calife et ses soutiens se revendiquent de l'islam. C'est un des visages, fort heureusement pas le seul et pas le principal, mais c'est un des visages de l'islam. En outre, si toutes les religions comptent dans leurs rangs des criminels et des assassins, la systématisation de la terreur n'appartient aujourd'hui qu'à la sphère islamique. Le nier c'est se priver du moyen de désigner ceux qui veulent nous tuer et qui le font comme à Londres « au nom d'Allah ». Personne aujourd'hui ne tue au nom de Jésus, Vishnou ou Moïse.

Rachid Kassim, l'un des organisateurs des attentats en France l'avait déclaré avant d'être tué par un drone américain : ses motivations n'étaient ni sociales, ni idéologiques (colonisation) mais religieuses. On ne peut en rien exonérer l'islam des crimes qui sont commis en son nom. Ceux qui le font rejoignent le discours de Tariq Ramadan qui veut noyer la singularité d'une grande confession dans la masse des crimes mondiaux, dans la nuit de l'équivalence. Pourtant les islamologues comme Gilles Kepel ou Suleiman Mourad sont très clairs. Ce dernier, dans son essai La mosaïque de l'islam (http://www.fayard.fr/la-mosaique-de-lislam-9782213701233), écrit: « Les penseurs sunnites qui ont soutenu que le Coran pouvait servir à la modernisation se sont empêtrés dans un bourbier conceptuel, ce qui explique la crise de la pensée islamique aujourd'hui. Le Coran, poursuit Suleiman Mourad, légitime nombre de choses embarrassantes pour les musulmans modernistes: l'esclavage, le djihad armé, le contrôle des femmes, la polygamie et des aberrations scientifiques… »

[…]

Adonis, Kamel Daoud, Boualem Sansal, Abdenour Bidart pourtant ne cessent de nous mettre en garde. Au fond, cette rhétorique est très anglo-saxonne. Pour les Américains et les Anglais, toute religion est bonne en soi. Mais l'islam n'a pas connu les lumières et la réforme interne. La vérité que nous sommes obligés de répéter sans cesse est la suivante: ces massacres n'ont pas de causes sociales, économiques, pathologiques mais bien théologiques. Garder les yeux grands fermés comme M. Castaner augure mal de la politique du gouvernement.
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Bien sûr, il n'y a nulle révélation pour les hommes de bon sens qui ont le courage de voir ce qu'ils voient, les hommes libres, mais il semble que cette race soit en voie de disparition.

Je ne sais plus qui (help commentateurs) disait récemment qu'il y avait disparition de l'éducation à la singularité, cette disparition que JP Brighelli appelle la fabrique du crétin à propos du système scolaire mais qu'on peut étendre à toute notre société. Phénomène que Dalrymple qualifie d'individualisme sans individualité.

Quiconque a ou fréquente des enfants devrait être sensible à ce sujet (ils demandent tous le même jouet à Noël, ils voient tous Blanche Neige comme Disney le leur a dessinée, etc.). Mon expérience prouve que ce n'est pas le cas. Dommage.

On m'a raconté récemment l'histoire d'un universitaire qui s'est retiré du monde (ça peut mal finir). Le point qui m'intéresse est qu'il a laissé ses enfants et sa femme à ses parents. Les enfants nous attachent au monde, aussi pourri soit-il.

Quel rapport avec le terrorisme musulman ? Des enfants musulmans commettront des attentats chez nous, comme cela se passe aujourd'hui au Moyen-Orient. Et quels meilleurs sujets pour l'endoctrinement que ces individus sans individualité ?

Que faire en cas d'attaque terroriste musulmane ?

C'est très simple :














On aurait pu ajouter un 5bis : « Insister sur le fait que les terroristes tuent plus de musulmans que de chrétiens » (sur cette affirmation débile, voir Raymond Ibrahim).

Et hop, une couche de Dalrymple, toujours aussi net dans ses exécutions :

Clichés and Platitudes : the default response to terrorist atrocities remains unchanged. (Theodore Dalrymple June 4, 2017)

mardi, mai 23, 2017

Le déroutant réflexe des lemmings

A chaque attentat musulman, il se trouve des gens pour avoir le réflexe « Bougies, nounours, drapeaux en berne, tour Eiffel éteinte, marche blanche … ». Les attentats ne sont qu’un symptôme, voire un leurre. L’essentiel est ailleurs, dans l’invasion non-armée mais tout de même hostile (1) que nous subissons sans réagir. Remarquez bien que le porte-parole du gouvernement de MM (Messie Macron) a trouvé le moyen de dire que le danger était … au Mali !

Enabling Murder

Le sous-titre de cet article résume bien le problème politique : « Les  politiciens occidentaux s'inquiètent plus d'être taxés d'islamophobie que d'arrêter le massacre djihadiste ». Mais il est faux d'accuser les politiciens seulement : s'ils se comportent comme des enculés, des enfoirés, des salauds  (car ici, on parle de meurtres d'enfants que leurs décisions et leurs non-décisions ont rendu possibles), c'est parce qu'ils ont plus peur du qu'en dira-t-on médiatique et des djihadistes que de nous, leurs pacifiques concitoyens. Ils savent que nous ne leur ferons aucun mal alors qu'une saine et virile colère justifierait qu'on les pende, sans hésitations ni remords, au premier réverbère venu.

Dans quelques siècles, les historiens, s’il y en a encore, seront intrigués par notre capacité apparemment illimitée à contourner, à dévier ou à nier les problèmes provoqués par l’immigration musulmane en occident. Cette oblitération de l'instinct de survie est déroutante. Serge Federbusch appelle cela la marche des lemmings, ces rongeurs qui jettent en masse des falaises. Elle sera un objet d’étude, comme aujourd’hui la chute de l’empire romain.

KATIE HOPKINS: Despite all the politicians’ clichés of bravery, there is a sickness in our society - and I fear it’s terminal

Sur les photos, on voit une pancarte « Manchester united against hate ». « Against hate » ? Are you sure ?

Je comprends bien le mécanisme de ces folies : beaucoup sont tellement paumés qu’ils sont prêts à toutes les soumissions pour préserver leur petite vie et leur petite tranquillité. Plutôt rouge, brun (oui, même brun), vert, n’importe quoi, plutôt que mort. N’importe quoi, plutôt qu’un début de commencement de tentative de virilité. Après, on se trouve de bonnes raisons , on trouve que l’islam, ce n’est pas si mal. Houellebecq a très bien décrit cette mentalité. N’étant, au fond, plus rien, ils n’ont rien à défendre. Les salafistes ont bien raison de reprocher aux terroristes leur impatience : sans les attentats, nous nous laisserions islamiser avec encore moins de réactions, ce qui n’est pas peu dire.

Bien sûr, l’histoire est pleine de civilisations qui se sont laissées mourir. Mais c’est une chose de le lire, c’en est une autre de le vivre.

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(1) : même les études de l’archi bien-pensante Institut Montaigne ne laissent aucun doute sur l’hostilité à notre civilisation des arrivants.

C'est cette histoire anglaise :

Au milieu de la Manche, les douanes britanniques trouvent deux malheureux immigrants clandestins sur un bateau à moitié submergé :

> Qui êtes vous ?

> Nous sommes l'invasion !

> Vous vous foutez de nous : deux pékins sur un radeau, l'invasion ?

> Les autres sont déjà arrivés.


Attentat de Manchester : que va dire notre Justin Trudeau ?

A propos de l'attentat de Manchester, Justin Trudeau parle d' « horreur terroriste ». Combien d'heures avant que les bien-pensants prononcent du bout des lèvres « islam » ou un de ses dérivés ? Et notre Justin Trudeau à nous ?

On n'a pas parlé de terrorisme musulman dans la campagne électorale orientée par les médias, le sujet était indécent, comme de péter devant la reine d'Angleterre. C'est bien connu, les sujets dont les medias ne parlent pas n'existent plus. Et Macron a été élu.

Malheureusement, la réalité a le mauvais goût ne pas se plier à la bienséance bisounours. Et Macron est président.

jeudi, janvier 08, 2015

Capitulation en rase campagne de la classe dirigeante face au terrorisme islamiste : «Non, ce n'est pas l'islam»

Capitulation en rase campagne de la classe dirigeante face au terrorisme islamiste

On nous répète en boucle «Non, ce n'est pas l'islam» ou on omet le mot «islamiste» de façon automatique. Bien entendu, ce sont des antiphrases. Il s'agit bien d'islam.

Nous sommes vraiment mal partis avec une telle classe dirigeante de merde, car leur but n'est pas de combattre pour leur pays, ils sont devenus apatrides, mais de se dédouaner, sur le mode  «c'est pas nous qu'on l'a dit, que c'était l'islam, on y est pour rien», de la future guerre religieuse qu'ils auront tout fait pur provoquer.

Les Français sont seuls.

Nota : je commence à trouver qu'on en fait un peu trop. Il n'y a pas tant de barouf pour les soldats tombés en mission ces dix dernières années.

Heureusement, il y a quelques voix discordantes sur Boulevard Voltaire :

Gabrielle Cluzel :

«Je ne suis pas Charlie parce que ce psittacisme facile m’indispose. Il ne suffira pas d’être Charlie, de décréter un deuil national, de mettre les drapeaux en berne pour tout résoudre, si l’on refuse de regarder la réalité en face, de soulever le couvercle d’une marmite dont on redoute les remugles. Cette fois, plus de déséquilibré, de loup solitaire, de paumé, ni de bronzé-fait-le-djihad qui aurait crié « Allahu akbar » pour se donner du courage. Il suffit de regarder la vidéo, le sang-froid, la façon de progresser des tueurs… Ces hommes-là savent faire la guerre. Mais peut-être qu’autour de Noël, si on avait évité précisément de minimiser, de psychiatriser, d’isoler, de démontrer par A + B que rien de tout cela ne relevait du terrorisme pour, au contraire, voir la petite lumière rouge, le signal d’alerte, et commencer à ratisser méthodiquement, les choses auraient pu être différentes. Non pas « Je suis Charlie », mais « Où est Charlie ? », le djihadiste planqué dans l’anonymat de sa cité, de sa banlieue, de sa cave.

Je ne suis pas Charlie. Mais je le serais, « j’aurais la rage ». La rage de penser qu’avec un gouvernement moins inapte, schizophrène et dans le déni, tout cela aurait, peut-être, pu être évité.»

Robert Ménard :

«Il faut cesser la politique de l’autruche. Non, les assassins ne sont pas des "fous" ou des "marginaux".

Ce sont des tueurs islamistes qui veulent imposer la terreur comme leurs congénères de Syrie ou d’Irak. La différence est qu’aujourd’hui, après trente ans d’immigration galopante, ces choses-là sont possibles à Paris et en France.

Non, la rédaction de Charlie Hebdo n’a pas été attaquée par des gens adversaires de la liberté de la presse. Elle a été attaquée parce qu’elle avait osé, courageusement, librement, critiquer l’islam. Si des conséquences politiques ne sont pas tirées de cette tragédie, alors, d’autres viendront. Tout doit être fait pour éviter la libanisation de notre pays. Il est encore temps.»

Pierre Von Ommeslaeghe :

«Passer du refus de l’amalgame à l’affirmation que les meurtriers n’ont rien à voir avec l’islam est un raccourci faux et plus néfaste que bénéfique. C’est au cri de "Allahu akbar" que cet attentat a été commis. Pas au cri de "Christus vincit". Si cela avait été le cas, nul doute qu’on aurait considéré les coupables chrétiens et l’on aurait demandé des comptes à l’Église…

Ici, il convient de reconnaître que ce sont des musulmans, agissant au nom de leur foi, qui ont commis cet attentat. Si cela ne s’était produit qu’une fois, on pourrait plaider la folie des auteurs. Ce n’est, hélas, pas le cas. Que ce soit en Europe, en Afrique ou en Orient, le salafisme est responsable d’attentats qui révulsent la conscience. Et le salafisme est une branche de l’islam. L’islam est aussi divers que le christianisme, le judaïsme ou le bouddhisme. Il y a autant de différence entre un soufi et un salafiste qu’entre un évangéliste et un orthodoxe. Il serait donc injuste de condamner l’un pour les actes de l’autre.

Pour autant, chaque courant d’une religion puise aux mêmes sources. Les croyances et comportements des fidèles d’une religion sont toujours issus d’une certaine lecture de ces sources. Les interprétations de la Bible, du Coran ou de tout autre texte sacré sont variées, d’où la variété des courants au sein d’une même religion. Mais ces interprétations sont permises par ces sources. Il est donc légitime qu’on demande à l’ensemble des croyants d’une religion des explications sur les actes de certains d’entre eux. Ce faisant, il ne s’agit pas de mettre tous ces croyants dans le même panier. Il s’agit de les mettre devant leur responsabilité. Il s’agit de leur demander de discerner ce qui, dans les sources de leur foi, permet des actes qui révulsent leur propre foi. Car ce n’est pas à un chrétien, ni à un juif ou à un athée, de faire l’exégèse du Coran ou des hadiths. C’est aux musulmans de le faire. C’est leur responsabilité et il serait injuste et infantilisant de les en dédouaner. Et ça ne pourrait que conforter les terroristes dans l’idée qu’eux seuls sont de bons musulmans…»

Dominique Jamet :

«J’ai interrogé Bruno Roger-Petit et Edwy Plenel, en leur demandant une réaction suite à l’attentat ; au vu de ces faits, Éric Zemmour était-il toujours, selon eux, le principal danger pesant sur la République ? La réponse de Bruno Roger-Petit fut édifiante : "Pauvre imbécile", m’a-t-il rétorqué. Un argumentaire d’une pauvreté ahurissante qui traduit l’incapacité à affronter le réel de toute une génération biberonnée à l’utopie d’un monde post-historique et globalisé. Ils ne comprennent pas qu’ils seront, eux aussi, et plus encore, des cibles prioritaires.»

Pierre Christèle :

«S’il est autorisé de formuler quelques réflexions au milieu du torrent lacrymal qui sert aujourd’hui d’information au grand public, alors je me risque, à 15 h 50, à partager avec mes lecteurs quelques observations. Elles sont sans doute un peu iconoclastes. Disons que c’est une forme d’hommage à ces actionnaires, journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo qui n’ont jamais rien respecté ni personne ; ou en tout cas rien ni personne qui serait proche de la sphère de valeurs d’un Européen blanc catholique hétérosexuel père de famille travaillant dans le privé.

1) Tout le monde hurle à la remise en cause de la liberté d’expression. Journalistes et politiques en tête. Ceux-là mêmes feignent d’oublier que la France, avec son arsenal législatif des lois Pleven puis Gayssot, a déjà supprimé la liberté d’expression. Que des historiens sont déjà allés en prison pour leurs écrits. Et que la camarilla médiatique sait très bien organiser la mort civile de ceux dont l’expression n’est pas tolérée. Voir les affaires Millet, Zemmour, etc.

2) Nos politiques prétendent que les tueurs s’attaquent à la "République" ou, mieux encore, à notre "démocratie". C’est faux et idiot. Charlie Hebdo est un journal comme il en est apparu à toutes époques et sous tous les régimes. Les tueurs vengeurs du prophète se fichent de la République et de la démocratie comme d’une guigne. Ils installent un crime de blasphème puni de mort. Ce qu’il faut défendre, c’est l’identité du modèle français de vie commune dans la cité, modèle attaqué en l’occurrence par les théocrates extérieurs à notre sol.

3) Le déferlement lacrymal et événementiel est totalement délirant dans son intensité. Chaque élu, chaque corps de métier doit manifester son soutien. Il est en fait à l’image de la place qu’occupe le pouvoir médiatique dans notre cité. Il est vrai que la coterie des victimes rejoint celle des pleureurs. De grâce, un peu de mesure. Voulez-vous que nous fassions la liste des morts français (comme nos soldats en opération) ou d’autres victimes (chrétiens d’Orient, enfants de Beslan ou de Gaza…) massacrées dans l’indifférence ?

4) Wolinski, Charb, Tignous et Cabu, pour ne citer que les plus connues des victimes, ont passé leur vie à choquer le bourgeois et à user et abuser de tous les sacrilèges possibles. C’était leur droit le plus absolu et la société française devrait respecter ce droit au libertinage. Leur mort violente va sans doute réveiller un peu plus le peuple français qui va s’indigner encore plus des dangers d’un islam agressif et vindicatif sur son sol. Au bénéfice, sans doute, de ces forces politiques que lesdites victimes ont abhorrées et combattues. Joli pied de nez en vérité ; que ces ironistes féroces auraient sûrement apprécié de leur vivant…»

mercredi, janvier 07, 2015

Des «déséquilibrés isolés»® attaquent Charlie Hebdo

Tout ça, c'est de la faute à Zemmour et Houellebecq. C'est clair que, si les islamistes n'étaient pas énervés par Zemmour et Houellebecq, ils seraient moins violents.

D'ailleurs, je vais vous dire une bonne chose : si on les laissait faire ce qu'ils veulent et si on se pliaient à leurs consignes islamiques (d'ailleurs, le cochon, est-ce si bon pour la santé ? Je vous le demande) dans un souci de vivrensemble®, il n'y aurait pas tous ces problèmes.

Arrêtons la plaisanterie.

Vous m'avez compris : mon ironie dénonce les mécanismes mentaux des appeasers de service.

«La France en état de choc» dit François Hollande. La France d'en haut,  déconnectée, peut-être.

Mais la France d'en bas, non. Elle n'est pas en état de choc, elle s'y attendait, elle a compris, elle n'est pas surprise, elle est en colère.

Ce qui me choque, c'est que les autorités utilisent des mots ronflants mais très vagues «terrorisme», «barbarie», comme l'expression américaine débile «war on terror».

Tout s'éclaire lorsqu'on y ajoute l'adjectif «islamiste».

Et l'on peut commencer à raisonner. A trier les bons musulmans des mauvais musulmans, si cela vous chante.

Mais tant qu'on n'appelle pas un chat un chat, comment réfléchir ? Comment peser le pour et le contre ? Comment décider ? Comment agir courageusement quand on tremble devant de simples mots ? Comment gagner une guerre où l'on a peur de désigner l'ennemi ?

J'ai cherché sans succès dans les déclarations de la France officielle le mot «islamiste». C'est navrant.

En réalité, notre classe dirigeante a déjà perdu cette guerre avant même que de l'avoir menée. Elle a déjà rendu les armes. Elle a intégrée que l'islam était une religion spéciale qui a droit à des égards particuliers.

Comment les Français pourraient-ils se sentir protégés par de tels gougnafiers ?

Les Français espèrent en vain un Clemenceau qui leur dirait : «Le pays saura qu'il est défendu». Non pas une parole creuse de communicant, mais un engagement à décider et à agir, sans faiblesse, vaille que vaille, coûte que coûte, dans les jours avec et dans les jours sans. Tout le contraire de notre classe politique au grand complet, qui a peur de son ombre et qui se fout du pays, pas assez grand pour eux. Eux, ils sont tellement magnifiques qu'ils pensent Europe, monde, univers, pas France.

En attendant, des Français sont morts parce qu'ils étaient français. Les rédacteurs de Charlie Hebdo n'imaginaient sans doute pas cet attentat mais ils savaient qu'ils prenaient des risques. Qu'ils trouvent ici un juste hommage.


Attentat à Charlie Hebdo : la République doit cesser d'être faible face au terrorismeislamique


Michel Maffesoli: Houellebecq a raison, les Lumières sont éteintes