«Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes».
Cette citation que je croyais de Bossuet est ... de moi !
La citation exacte de Bossuet est :
«Mais Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? quand on l'approuve et qu'on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance.»
Pour l'usage que j'en fais, je préfère la mienne : elle est plus compacte et ne fait pas appel à la prière, que les modernes ne comprennent plus.
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mardi, août 07, 2012
mercredi, juillet 11, 2012
La "conférence sociale", pourquoi c'est du cinéma
La "conférence sociale", c'était du cinéma sous Nicolas Sarkozy (rares ont été ceux qui ont relevé que François Hollande fait exactement la même chose que Nicolas Sarkozy - le changement, c'est pour plus tard), c'est du cinéma sous François hollande.
Et pour les mêmes raisons : les organisations "représentatives" ne représentent qu'elles-mêmes, elles n'ont aucune légitimité, donc aucun pouvoir de négociation.
Le "dialogue social", c'est une incantation vide. Et idiote : un "dialogue social" au niveau national n'a plus rien de social et tout de politique. Tant qu'on s'obstinera à vouloir faire du "dialogue social" d'en haut, il n'y aura pas de dialogue social. La folie consiste à faire plusieurs fois la même chose en espérant un résultat différent.
Le code du travail suisse fait vingt pages, le nôtre deux mille, quel est le pays le plus prospère ? Les Suisses subissent-ils un effroyable esclavagisme ?
Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes,
Et pour les mêmes raisons : les organisations "représentatives" ne représentent qu'elles-mêmes, elles n'ont aucune légitimité, donc aucun pouvoir de négociation.
Le "dialogue social", c'est une incantation vide. Et idiote : un "dialogue social" au niveau national n'a plus rien de social et tout de politique. Tant qu'on s'obstinera à vouloir faire du "dialogue social" d'en haut, il n'y aura pas de dialogue social. La folie consiste à faire plusieurs fois la même chose en espérant un résultat différent.
Le code du travail suisse fait vingt pages, le nôtre deux mille, quel est le pays le plus prospère ? Les Suisses subissent-ils un effroyable esclavagisme ?
Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes,
lundi, juin 18, 2012
Gendarmes tués : les femmes sont-elles des hommes comme les autres ?
A propos des femmes-gendarmes tuées par un cambrioleur, notre ami Bob Marchenoir a commenté (voir infra).
Je suis réservé. Il est toujours difficile d'analyser une situation opérationnelle où tout se joue en quelques secondes et quelques gestes.
L'agresseur a réagi de manière parfaite de son point de vue hyperviolent : il a frappé le premier, sans sommation et très violemment (on pensera qu'il n'a pas oublié de lever la sécurité de l'arme, ce que chacun interprétera à sa manière). Peut-être des hommes auraient-ils été tout aussi surpris et auraient réagi de la même façon que les victimes (je crains que Bob Marchenoir ne surestiment les hommes (1) en pensant qu'un gendarme masculin ne se serait pas enfui).
Mais il est vrai qu'il vaut mieux avoir le maximum de facteurs de son coté, et que, au physique, une femme n'est pas un homme, n'en déplaise aux féministes.
On peut aussi s'interroger sur la légitime défense : le tueur ayant commencé par prendre l'arme d'un gendarme, il n'était pas armé dans la première séquence, donc pas de tir pour cause de riposte proportionnée à l'attaque, puis, une fois qu'il était armé, il était trop tard.
En matière de légitime défense, la doctrine devrait être : mieux vaut une injustice qu'un désordre. Quoiqu'en disent les amis du désastre, nous vivons dans une société où le narcissisme pathologique a ouvert la voie à la violence extrême. Bien sûr, j'ai entendu une magistrate à C dans l'air expliquer qu'en cas d'attaque, il ne fallait surtout se défendre mais appeler la policie.
En revanche, une chose me paraît certaine. L'égalitarisme est une revendication intellectuelle qui repose sur des lubies idéologiques. Dans le drame, les hommes et les femmes ne sont pas traités à égalité, le naturel revient au galop : l'émotion est plus vive quand les victimes sont des femmes. C'est une des raisons de ne pas envoyer des femmes au combat : l'ennemi tuerait de préférence des femmes de manière à gagner un meilleur rendement médiatique (on l'a vu dans le cas des opérations américaines, par exemple).
Cependant, je suis parfaitement d'accord avec la conclusion de Bob : de toute façon, le meurtrier, bien connu des services de police, cette victime de la méchante société, sera libéré dans dix ans, grand maximum, pour bonne conduite. A quarante ans, on a toute la vie devant soi.
Tous avec moi : Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.
Et on a une pensée pour ces gendarmes morts en service.
***************
(1) : on peut être formé et préparé à une situation de stress soudain et intense, mais il faudrait être bien présomptueux pour anticiper les réactions de chaque individu. Untel, qui est parfait à l'entrainement, se révélera lamentable en opérations et tel autre, très moyen à l'entrainement, se révèle un guerrier (Guynemer est en France l'exemple le plus célèbre).
Je suis réservé. Il est toujours difficile d'analyser une situation opérationnelle où tout se joue en quelques secondes et quelques gestes.
L'agresseur a réagi de manière parfaite de son point de vue hyperviolent : il a frappé le premier, sans sommation et très violemment (on pensera qu'il n'a pas oublié de lever la sécurité de l'arme, ce que chacun interprétera à sa manière). Peut-être des hommes auraient-ils été tout aussi surpris et auraient réagi de la même façon que les victimes (je crains que Bob Marchenoir ne surestiment les hommes (1) en pensant qu'un gendarme masculin ne se serait pas enfui).
Mais il est vrai qu'il vaut mieux avoir le maximum de facteurs de son coté, et que, au physique, une femme n'est pas un homme, n'en déplaise aux féministes.
On peut aussi s'interroger sur la légitime défense : le tueur ayant commencé par prendre l'arme d'un gendarme, il n'était pas armé dans la première séquence, donc pas de tir pour cause de riposte proportionnée à l'attaque, puis, une fois qu'il était armé, il était trop tard.
En matière de légitime défense, la doctrine devrait être : mieux vaut une injustice qu'un désordre. Quoiqu'en disent les amis du désastre, nous vivons dans une société où le narcissisme pathologique a ouvert la voie à la violence extrême. Bien sûr, j'ai entendu une magistrate à C dans l'air expliquer qu'en cas d'attaque, il ne fallait surtout se défendre mais appeler la policie.
En revanche, une chose me paraît certaine. L'égalitarisme est une revendication intellectuelle qui repose sur des lubies idéologiques. Dans le drame, les hommes et les femmes ne sont pas traités à égalité, le naturel revient au galop : l'émotion est plus vive quand les victimes sont des femmes. C'est une des raisons de ne pas envoyer des femmes au combat : l'ennemi tuerait de préférence des femmes de manière à gagner un meilleur rendement médiatique (on l'a vu dans le cas des opérations américaines, par exemple).
Cependant, je suis parfaitement d'accord avec la conclusion de Bob : de toute façon, le meurtrier, bien connu des services de police, cette victime de la méchante société, sera libéré dans dix ans, grand maximum, pour bonne conduite. A quarante ans, on a toute la vie devant soi.
Tous avec moi : Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.
Et on a une pensée pour ces gendarmes morts en service.
***************
(1) : on peut être formé et préparé à une situation de stress soudain et intense, mais il faudrait être bien présomptueux pour anticiper les réactions de chaque individu. Untel, qui est parfait à l'entrainement, se révélera lamentable en opérations et tel autre, très moyen à l'entrainement, se révèle un guerrier (Guynemer est en France l'exemple le plus célèbre).
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dimanche, juin 03, 2012
Le chômage n'est pas un problème en France
Au premier ordre, le chômage n'est pas un problème en France.
En effet, il suffirait de faire voter une loi interdisant les camions et rendant les brouettes obligatoires. D'un coup, des millions d'emplois seraient créés. Ce qui manquerait, ce sont les richesses pour payer les brouetteurs, qui auraient en conséquence un salaire de misère.
Ce n'est pas le travail qui manque, mais les richesses. Comme disait Coluche, ils réclament du travail, mais de l'argent leur suffirait.
Si on se posait la question «Comment créer des richesses ?» au lieu de «Comment créer des emplois ?», les trois quarts du chômage en France disparaitraient.
Evidemment, on a porté au pouvoir un président qui a dit «Je l'avoue, je n'aime pas les riches» et il y a une légère (toute, petite, minuscule) connection entre les riches, l'espérance de devenir riche et la création de richesses. Nous ne sommes donc pas à la veille de résoudre les problèmes de chômage. Probablement n'en avons nous jamais été aussi éloignés depuis 1981.
Au second ordre, même en supposant la France inondée de richesses, nous aurions encore un chômage relativement élevé :
> l'Education Nationale, cette gueuse, cette salope, sort chaque année des centaines de milliers de jeunes sans formation ou avec un ersatz de formation qui ne vaut rien. Tout cela par idéologie. C'est le genre de choses qui donne envie de fusiller les coupables séance tenante et de pisser sur leurs cadavres.
> le marché du travail est trop rigide. Quand il est difficile de débaucher, on embauche peu. La loi des barrières à la sortie qui créent des barrières à l'entrée est une des rares lois économiques qui ne souffrent aucun contestation et ne fait l'objet d'aucune polémique entre économistes.
Sur aucun des sujets fondamentaux pour résoudre le problème du chômage (création de richesses, formation, marché du travail), les Français n'ont montré qu'ils avaient compris et qu'ils étaient prêts à des réformes.
Comme il y a deux France, on peut dire qu'une certaine France a compris et que l'autre n'a pas compris et ne veut pas comprendre. Mais le résultat, c'est que la France, somme des deux, ne bougera pas.
Sur certains points, on peut même penser que la situation s'aggrave.
Répétez en choeur après moi :
Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.
En effet, il suffirait de faire voter une loi interdisant les camions et rendant les brouettes obligatoires. D'un coup, des millions d'emplois seraient créés. Ce qui manquerait, ce sont les richesses pour payer les brouetteurs, qui auraient en conséquence un salaire de misère.
Ce n'est pas le travail qui manque, mais les richesses. Comme disait Coluche, ils réclament du travail, mais de l'argent leur suffirait.
Si on se posait la question «Comment créer des richesses ?» au lieu de «Comment créer des emplois ?», les trois quarts du chômage en France disparaitraient.
Evidemment, on a porté au pouvoir un président qui a dit «Je l'avoue, je n'aime pas les riches» et il y a une légère (toute, petite, minuscule) connection entre les riches, l'espérance de devenir riche et la création de richesses. Nous ne sommes donc pas à la veille de résoudre les problèmes de chômage. Probablement n'en avons nous jamais été aussi éloignés depuis 1981.
Au second ordre, même en supposant la France inondée de richesses, nous aurions encore un chômage relativement élevé :
> l'Education Nationale, cette gueuse, cette salope, sort chaque année des centaines de milliers de jeunes sans formation ou avec un ersatz de formation qui ne vaut rien. Tout cela par idéologie. C'est le genre de choses qui donne envie de fusiller les coupables séance tenante et de pisser sur leurs cadavres.
> le marché du travail est trop rigide. Quand il est difficile de débaucher, on embauche peu. La loi des barrières à la sortie qui créent des barrières à l'entrée est une des rares lois économiques qui ne souffrent aucun contestation et ne fait l'objet d'aucune polémique entre économistes.
Sur aucun des sujets fondamentaux pour résoudre le problème du chômage (création de richesses, formation, marché du travail), les Français n'ont montré qu'ils avaient compris et qu'ils étaient prêts à des réformes.
Comme il y a deux France, on peut dire qu'une certaine France a compris et que l'autre n'a pas compris et ne veut pas comprendre. Mais le résultat, c'est que la France, somme des deux, ne bougera pas.
Sur certains points, on peut même penser que la situation s'aggrave.
Répétez en choeur après moi :
Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.
vendredi, juin 01, 2012
Je suis vachement intelligent. Si, si ...
On dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. A lire ce billet de 2004, on peut penser que je suis loin d'être un imbécile !
Identité européenne ?
En 2004, j'étais de la droite libérale, voire anarchiste, cosmopolite, mondialisée. En 2012, je suis de la droite nationaliste et conservatrice, même si je suis resté libéral en économie.
Pourquoi cette conversion ?
Une cause intime : j'ai vécu pendant quelques mois dans un quartier à «forte population immigrée». Pas besoin que je m'explique plus, vous avez compris.
Une cause intellectuelle : j'ai voté Oui au référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen. Et j'ai appelé à voter Oui. Mon raisonnement était à peu près : je suis libéral, l'«Europe» est libérale, donc votons pour l'extension de l'«Europe».
Dans les discussions chaudes qui ont animé mon blog à cette époque, les nonistes ont raconté pas mal d'idioties, mais quelques arguments forts ont fait leur chemin, notamment le découplage entre l'UE et le libéralisme (car, malgré ma modération de ce blog quelquefois soupe au lait, je fais attention à ce que racontent mes contradicteurs).
Suite à l'effondrement ce mythe de «l'Europe libérale», vient naturellement l'UERSS, dont découle logiquement la notion d'oligarchie, puis de particularismes niés et de racines assassinées. Enfin, c'est l'universalisme qui meurt.
Et voilà où j'en suis aujourd'hui.
Identité européenne ?
En 2004, j'étais de la droite libérale, voire anarchiste, cosmopolite, mondialisée. En 2012, je suis de la droite nationaliste et conservatrice, même si je suis resté libéral en économie.
Pourquoi cette conversion ?
Une cause intime : j'ai vécu pendant quelques mois dans un quartier à «forte population immigrée». Pas besoin que je m'explique plus, vous avez compris.
Une cause intellectuelle : j'ai voté Oui au référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen. Et j'ai appelé à voter Oui. Mon raisonnement était à peu près : je suis libéral, l'«Europe» est libérale, donc votons pour l'extension de l'«Europe».
Dans les discussions chaudes qui ont animé mon blog à cette époque, les nonistes ont raconté pas mal d'idioties, mais quelques arguments forts ont fait leur chemin, notamment le découplage entre l'UE et le libéralisme (car, malgré ma modération de ce blog quelquefois soupe au lait, je fais attention à ce que racontent mes contradicteurs).
Suite à l'effondrement ce mythe de «l'Europe libérale», vient naturellement l'UERSS, dont découle logiquement la notion d'oligarchie, puis de particularismes niés et de racines assassinées. Enfin, c'est l'universalisme qui meurt.
Et voilà où j'en suis aujourd'hui.
lundi, mai 07, 2012
lundi, octobre 24, 2011
La victoire des polygames « modérés »
En Libye, les masques sont vite tombés : dimanche 22 octobre, à Tripoli, devant une foule enthousiaste, le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a ainsi déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Pour mémoire, Mustapha Abdel Jalil que le président Sarkozy a chaleureusement accueilli sur les marches de l’Elysée encore chaudes des pas du défunt colonel Khadafi, a un incontestable passé de « démocrate ». Dans les années 2000, ce sénoussiste proche des Frères musulmans présida la cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, pour le remercier de son zèle, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice, poste dont il démissionna en 2010 pour protester contre la politique anti islamiste du régime. Comme BHL ne cesse de l’affirmer, nous sommes donc bien en présence d’un islamiste « modéré »…
Depuis le premier jour, j’ai soutenu que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur politique reposant sur une hypocrisie et qu’elle aurait des résultats contraires aux buts recherchés. Les faits ne m’ont hélas pas démenti.
Une politique se jugeant à ses résultats, faisons un bref rappel de cet engrenage libyen qui prépara le triomphe des islamistes aujourd’hui et qui annonce l’anarchie de demain :
1) Ce fut officiellement pour protéger les civils de Benghazi que la France arracha à l’ONU le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne.
2) Devant l’incapacité des rebelles à entamer les défenses du régime, la France fut peu à peu contrainte de s’immiscer dans une guerre civile qui lui était totalement étrangère.
3) La situation militaire étant bloquée, la France s’est alors engagée sur le terrain, notamment, mais pas exclusivement, à Misrata et dans le djebel Nefusa.
4) Enfin, outrepassant une fois encore le mandat de l’ONU, l’OTAN porta l’estocade finale en offrant ou en livrant le colonel Kadhafi aux insurgés avec le résultat que nous connaissons.
En Tunisie, c’est à une autre « grande avancée » démocratique que nous assistons avec les forts résultats obtenus par les islamistes du mouvement ennadha. Là encore, ce que j’écrivais au mois de décembre 2010, dès le début des évènements, s’est réalisé.
Ceux qui regardèrent la « révolution du jasmin » avec les yeux de Chimène sont donc aujourd’hui cocus. Mais ce sont des cocus contents puisque les médias leur disent qu’ennadha a rompu avec le fondamentalisme et qu’il est désormais « modéré » prônant un islam « à la turque »…
Vu de France, une grande leçon doit être retenue : les immigrés tunisiens qui y vivent ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait naturellement encourager ceux qui veulent accorder le droit de vote aux étrangers à persévérer dans leur entreprise suicidaire.
L’aveuglement et la bêtise n’ont d’ailleurs pas de limites car, depuis plusieurs décennies, au nom des « droits de l’Homme », religion-vérité postulée universelle, les « Occidentaux » n’ont cessé de faire fausse route dans le monde arabo-musulman où ils ont préparé la voie à l’anarchie et à l’islamisme.
Bernard Lugan
24/10/2011
Depuis le premier jour, j’ai soutenu que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur politique reposant sur une hypocrisie et qu’elle aurait des résultats contraires aux buts recherchés. Les faits ne m’ont hélas pas démenti.
Une politique se jugeant à ses résultats, faisons un bref rappel de cet engrenage libyen qui prépara le triomphe des islamistes aujourd’hui et qui annonce l’anarchie de demain :
1) Ce fut officiellement pour protéger les civils de Benghazi que la France arracha à l’ONU le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne.
2) Devant l’incapacité des rebelles à entamer les défenses du régime, la France fut peu à peu contrainte de s’immiscer dans une guerre civile qui lui était totalement étrangère.
3) La situation militaire étant bloquée, la France s’est alors engagée sur le terrain, notamment, mais pas exclusivement, à Misrata et dans le djebel Nefusa.
4) Enfin, outrepassant une fois encore le mandat de l’ONU, l’OTAN porta l’estocade finale en offrant ou en livrant le colonel Kadhafi aux insurgés avec le résultat que nous connaissons.
En Tunisie, c’est à une autre « grande avancée » démocratique que nous assistons avec les forts résultats obtenus par les islamistes du mouvement ennadha. Là encore, ce que j’écrivais au mois de décembre 2010, dès le début des évènements, s’est réalisé.
Ceux qui regardèrent la « révolution du jasmin » avec les yeux de Chimène sont donc aujourd’hui cocus. Mais ce sont des cocus contents puisque les médias leur disent qu’ennadha a rompu avec le fondamentalisme et qu’il est désormais « modéré » prônant un islam « à la turque »…
Vu de France, une grande leçon doit être retenue : les immigrés tunisiens qui y vivent ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait naturellement encourager ceux qui veulent accorder le droit de vote aux étrangers à persévérer dans leur entreprise suicidaire.
L’aveuglement et la bêtise n’ont d’ailleurs pas de limites car, depuis plusieurs décennies, au nom des « droits de l’Homme », religion-vérité postulée universelle, les « Occidentaux » n’ont cessé de faire fausse route dans le monde arabo-musulman où ils ont préparé la voie à l’anarchie et à l’islamisme.
Bernard Lugan
24/10/2011
samedi, octobre 15, 2011
Quelle politique après notre naufrage éducatif ?
Nous vivons un naufrage éducatif.
Certains psychologues tiennent que le matriarcat intégral que nous subissons est une figure inédite dans l'histoire, aux conséquences imprévisibles.
Dans l'éducation traditionnelle qui remonte (au moins) à l'Antiquité, l'alternance de la protection maternelle et de l'exigence paternelle préparait les enfants à être des adultes affrontant la réalité du monde.
Aujourd'hui, les enfants, élevés dans le mensonge qui consiste à leur faire croire qu'ils sont le centre du monde, étouffés par la sollicitude des vraies mères et des mères-bis que sont devenus les pères biologiques, découvrent à l'entrée de l'âge adulte que leur vie était bâtie sur une tromperie. C'est la fameuse crise de l'adolescence.
Au lieu d'avoir eu toute l'enfance pour se préparer à affronter le monde, ils doivent en quelques années turbulentes se forger les armes et les outils qu'on a refusé de leur enseigner. Il est bien normal qu'ils n'y réussissent qu'imparfaitement.
Quelles conséquences ?
La première conséquence, nous l'avons déjà sous les yeux : une décadence évidente de la vie sociale, intellectuelle et spirituelle. On ne compte plus les comportements et les idées marqués par la frustration, la puérilité et le caprice.
Je redoute que l'ère des conséquences n'en soit qu'au commencement.
On a pu décrire le nazisme comme la politique des enfants sans père, Hitler faisant office de père de substitution.
Mais il est une autre politique des enfants sans père possible : le retour dans le giron maternel d'où la méchante réalité nous a arrachés.
Une figure castratrice comme Ségolène Royal pourrait parfaitement incarner cette dictature maternelle du conformisme, de la fusion communautaire. Je crois d'ailleurs que cette dimension n'est pas absente de l'enthousiasme qu'elle a suscitée en 2007 : je suis frappé par le registre émotionnel et affectif de ses partisans.
En politique, c'est sûr, les années qui viennent vont être passionnantes. Heureuses, c'est moins sûr.
Certains psychologues tiennent que le matriarcat intégral que nous subissons est une figure inédite dans l'histoire, aux conséquences imprévisibles.
Dans l'éducation traditionnelle qui remonte (au moins) à l'Antiquité, l'alternance de la protection maternelle et de l'exigence paternelle préparait les enfants à être des adultes affrontant la réalité du monde.
Aujourd'hui, les enfants, élevés dans le mensonge qui consiste à leur faire croire qu'ils sont le centre du monde, étouffés par la sollicitude des vraies mères et des mères-bis que sont devenus les pères biologiques, découvrent à l'entrée de l'âge adulte que leur vie était bâtie sur une tromperie. C'est la fameuse crise de l'adolescence.
Au lieu d'avoir eu toute l'enfance pour se préparer à affronter le monde, ils doivent en quelques années turbulentes se forger les armes et les outils qu'on a refusé de leur enseigner. Il est bien normal qu'ils n'y réussissent qu'imparfaitement.
Quelles conséquences ?
La première conséquence, nous l'avons déjà sous les yeux : une décadence évidente de la vie sociale, intellectuelle et spirituelle. On ne compte plus les comportements et les idées marqués par la frustration, la puérilité et le caprice.
Je redoute que l'ère des conséquences n'en soit qu'au commencement.
On a pu décrire le nazisme comme la politique des enfants sans père, Hitler faisant office de père de substitution.
Mais il est une autre politique des enfants sans père possible : le retour dans le giron maternel d'où la méchante réalité nous a arrachés.
Une figure castratrice comme Ségolène Royal pourrait parfaitement incarner cette dictature maternelle du conformisme, de la fusion communautaire. Je crois d'ailleurs que cette dimension n'est pas absente de l'enthousiasme qu'elle a suscitée en 2007 : je suis frappé par le registre émotionnel et affectif de ses partisans.
En politique, c'est sûr, les années qui viennent vont être passionnantes. Heureuses, c'est moins sûr.
mardi, août 09, 2011
ce qu'il y a de marrant avec les émeutes londoniennes ...
Ce qu'il y a de marrant avec les émeutes londoniennes (il faut bien trouver quelque chose de marrant aux pires drames), c'est qu'elles valident, comme les émeutes françaises de 2005, entièrement ce que racontent depuis des années les conservateurs sur le primat de de l'hédonisme, le massacre de l'autorité, la destruction de la famille et le danger du multiculturalisme et que, pourtant, les bien-pensants vont continuer sans scrupules, comme si de rien n'était, à nous traiter de «racisses» et de «fachisses».
Ils ont déjà commencé le travail de désamorçage de la situation en occupant l'espace médiatique avec des questions très accessoires, comme le rôle du Blackberry ou l'organisation de la police ou le fait de savoir si le truand abattu avait tiré avant .
Je me marre ... Mais alors là, je marre ...
lundi, mai 23, 2011
Los indignados : les jeunes cons en action (enfin, presque)
Les jeunes Espagnols, ils sont pas contents. C'est vrai quoi ... Personne leur avait dit aux Monchéris-Moncoeurs à leur maman, pardon, à leur mama, que la vie elle est pas facile.
Alors, évidemment, maintenant, ils viennent gueuler que, bouh, la vie elle est trop injuste et que le monde il est méchant et qu'il faudrait changer tout ça. Mon Dieu, que fait le gouvernement ?
Heureusement, ils agissent. Ils se prennent en mains. Ils se secouent. Ils foncent. Euh ... C'est-à-dire qu'au lieu de vagir tout seuls dans leur coin, ils vagissent ensemble. C'est super génial de la mort qui tue. La Révolution est en marche.
Bon, on n'a pas autre chose de mieux à faire que de s'intéresser à ces pitoyables blanc-becs ?
Alors, évidemment, maintenant, ils viennent gueuler que, bouh, la vie elle est trop injuste et que le monde il est méchant et qu'il faudrait changer tout ça. Mon Dieu, que fait le gouvernement ?
Heureusement, ils agissent. Ils se prennent en mains. Ils se secouent. Ils foncent. Euh ... C'est-à-dire qu'au lieu de vagir tout seuls dans leur coin, ils vagissent ensemble. C'est super génial de la mort qui tue. La Révolution est en marche.
Bon, on n'a pas autre chose de mieux à faire que de s'intéresser à ces pitoyables blanc-becs ?
lundi, février 07, 2011
Pourquoi je n'aime pas Alain Finkielkraut
J'ai lu très jeune La défaite de la pensée d'Alain Finkielkraut. Il rencontre un succès d'estime dans la réacossphère. Je devrais l'aimer, n'est-ce pas ?Hé bien non. Et pour des raisons précises.
Le droit du sol est, en ces temps de grandes migrations, un crime contre la France. Or, qui était dans les années 80, en pointe dans le combat contre les différentes lois qui tentèrent de revenir sur ce droit funeste ? Alain Finkielkraut. En 1997 encore, ce n'est pas si vieux, il signait une pétition réclamant leur abrogation.
C'est une trahison. Pas une petite trahison, comme de changer de parti politique ou de boucher-charcutier. Non, une vraie trahison, de celles qui se terminent dans le petit matin blême à la Santé. «En joue .... Feu». Pan ! Pan ! Et le coup de grâce derrière l'oreille.
Bien sûr, l'Alain, il n'a pas été condamné pour son crime contre la France, il n'a même pas été jugé. Il a été encensé, fêté, médiatisé célébré, par le tout-Paris microcosmique.
Et vingt ans après, regrette-il ? Pas le moins du monde. Bien sûr, bien sûr, il regrette amèrement, bruyamment et médiatiquement les conséquences fâcheuses de ses mauvaises idées, mais pas au point de remettre en cause les idées en question. Il baigne toujours dans le bain méphitique de l'universalisme.
Comme Zemmour, Finkielkraut est l'allié objectif du politiquement correct. Il le rend tolérable en laissant croire que la bien-pensance accepte la contestation. Mais c'est une opposition en carton bouilli, qui n'est pas cohérente, qui ne va pas au fond des choses, et qui, en réalité, ne conteste rien du tout d'essentiel et repose sur les mêmes bases intellectuelles que le politiquement correct.
Avec des opposants comme ceux-là, le politiquement correct devrait bien durer mille ans. Beaucoup plus de temps qu'il n'en faut pour faire disparaître la France.
Ecoutez Jean Raspail, c'est autre chose.
mercredi, février 02, 2011
Le débat sur la récidive n'en finit de récidiver
Le débat sur la récidive n'en finit de récidiver
Zemmour est excellent. Depuis l'abolition de la peine de mort (pour prendre une date symbolique), la compassion pour l'individu criminel a pris le pas sur la défense de la société. C'est un épisode de la forclusion du père, du rejet de toute autorité et de l'égoïsme comme valeur suprême.
Et encore une fois, comme une rengaine, on peut déclamer : «Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.»
Zemmour est excellent. Depuis l'abolition de la peine de mort (pour prendre une date symbolique), la compassion pour l'individu criminel a pris le pas sur la défense de la société. C'est un épisode de la forclusion du père, du rejet de toute autorité et de l'égoïsme comme valeur suprême.
Et encore une fois, comme une rengaine, on peut déclamer : «Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.»
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