Je suis en train de lire la préface de la réédition du Camp des Saints. Jean Raspail y est toujours pessimiste, mais il envisage une issue dans la possibilité que les Français de souche se regroupent en une communauté parmi d'autres sur la terre de France, sauvant ainsi l'essentiel, c'est-à-dire notre culture, pour une future renaissance.
Je pense que nous sommes mûrs pour retourner le discours victimaire en notre faveur. En entrant dans la concurrence des discours victimaires, nous pourrons de nouveau nous défendre légitimement.
Car notre paralysie est intellectuelle et morale. Une fois qu'un petit quart des Français de souche sera décidé à se défendre, je ne doute pas que les moyens de cette défense viendront.
Daniel Pipes est étrangement optimiste à propos de l'Europe :
My optimism about Europe
Je ne suis pas encore optimiste, mais je suis moins pessimiste. Je sais que le chemin sera long, mais au moins y a-t-il un chemin.
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vendredi, février 11, 2011
lundi, février 07, 2011
Pourquoi je n'aime pas Alain Finkielkraut
J'ai lu très jeune La défaite de la pensée d'Alain Finkielkraut. Il rencontre un succès d'estime dans la réacossphère. Je devrais l'aimer, n'est-ce pas ?Hé bien non. Et pour des raisons précises.
Le droit du sol est, en ces temps de grandes migrations, un crime contre la France. Or, qui était dans les années 80, en pointe dans le combat contre les différentes lois qui tentèrent de revenir sur ce droit funeste ? Alain Finkielkraut. En 1997 encore, ce n'est pas si vieux, il signait une pétition réclamant leur abrogation.
C'est une trahison. Pas une petite trahison, comme de changer de parti politique ou de boucher-charcutier. Non, une vraie trahison, de celles qui se terminent dans le petit matin blême à la Santé. «En joue .... Feu». Pan ! Pan ! Et le coup de grâce derrière l'oreille.
Bien sûr, l'Alain, il n'a pas été condamné pour son crime contre la France, il n'a même pas été jugé. Il a été encensé, fêté, médiatisé célébré, par le tout-Paris microcosmique.
Et vingt ans après, regrette-il ? Pas le moins du monde. Bien sûr, bien sûr, il regrette amèrement, bruyamment et médiatiquement les conséquences fâcheuses de ses mauvaises idées, mais pas au point de remettre en cause les idées en question. Il baigne toujours dans le bain méphitique de l'universalisme.
Comme Zemmour, Finkielkraut est l'allié objectif du politiquement correct. Il le rend tolérable en laissant croire que la bien-pensance accepte la contestation. Mais c'est une opposition en carton bouilli, qui n'est pas cohérente, qui ne va pas au fond des choses, et qui, en réalité, ne conteste rien du tout d'essentiel et repose sur les mêmes bases intellectuelles que le politiquement correct.
Avec des opposants comme ceux-là, le politiquement correct devrait bien durer mille ans. Beaucoup plus de temps qu'il n'en faut pour faire disparaître la France.
Ecoutez Jean Raspail, c'est autre chose.
samedi, février 05, 2011
A propos de la réédition du Camp des saints
Je n'ai pas mis les autres videos, car c'est le défilé des bien-pensants et des amis du désastre pour contrer Raspail. La technique la plus efficace consiste à parler d'autre chose, et surtout pas de l'essentiel, ce qu'ils font tous très bien.
Regardez tout de même les cinq premières minutes de celle-ci où Raspail les remet en place :
Vous aurez peut-être remarqué le sourire en coin de Raspail qui me semble dire : «Causez toujours, mes cocos, pendant ce temps-là, les envahisseurs arrivent et font des gosses». Jean Raspail toise l'orchestre du Titanic.
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vendredi, octobre 15, 2010
Dans la tête d'un réac (E. Brunet)
Je qualifierais ce livre de jubilatoire si ce mot n'était pas à ce point connoté gauche festiviste.
Brunet est déchainé.
Dans sa critique, l'UNI cite à propos Jean Raspail :
« Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe, parce qu’ils savent qu’ils vont mourir pour quelque chose d’impalpable jailli de leurs fantasmes, à mi-chemin entre l’humour et le radotage. Peut-être est-ce un peu plus subtil : le fantasme cache une pudeur d’homme bien né qui ne veut pas se donner le ridicule de se battre pour une idée, alors il l’habille de sonneries déchirantes, de mots creux, de dorures inutiles, et se permet la joie suprême d’un sacrifice pour carnaval. C’est ce que la Gauche n’a jamais compris et c’est pourquoi elle n’est que dérision haineuse. Quand elle crache sur le drapeau, pisse sur la flamme du souvenir, ricane au passage des vieux schnoques à béret et crie « woman’s lib ! » à la sortie des mariages en blanc, pour ne citer que des actions élémentaires, elle le fait d’une façon épouvantablement sérieuse, « conne » dirait-elle si elle pouvait se juger. La vraie Droite n’est pas sérieuse. C’est pourquoi la Gauche la hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. La Gauche est un incendie qui dévore et consume sombrement. En dépit des apparences, ses fêtes sont aussi sinistres qu’un défilé de pantins à Nuremberg ou Pékin. La Droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée. »
En lisant Brunet, j'ai moi aussi pensé à cette citation de Jean Raspail, extraite du Camp des Saints (excellente lecture, je ne saurais trop y insister). Ce n'est évidemment pas un hasard si mon reproche le plus viscéral à la gauche est de se prendre au sérieux. L'humour «Canal +» ne me fait pas rire du tout : l'humour est avant tout un outil de connaissance de soi, alors que la gauche l'utilise comme une arme contre ses ennemis -ce qui fait que ce n'est plus vraiment de l'humour.
Il est aisé de paraître intelligent et spirituel aux dépens de la gauche : le gauchisme est devenu l'idéologie officielle, suivie par tous les moutons du pays, avec ses slogans, ses rites et ses codes, souvent grotesques à force de tenter de séduire le vulgaire. Brunet se laisse aller quelquefois à cette facilité de la moquerie : c'est un journaliste, pas un écrivain.
Cependant, tout cela est bien plaisant. Il y a de vrais morceaux de bravoure, comme cette descente en flammes du carriériste déçu Hugo, Victor.
Brunet est à juste titre très mal à l'aise avec la fausse droite qui, depuis Giscard, prétend porter les couleurs de la droite, mais en cédant au diktat de la gauche moralisatrice, les salit et les décridibilise. Nicolas Sarkozy est, hélas, issu de cette lignée de fausse droite. Contrairement à ses prétentions, il n'est en rien «décomplexé». Si il l'était, il n'aurait pas choisi comme épouse une demi-mondaine gauchiste, il aurait pris une grenouille de bénitier qu'il aurait assumée à la face du microcosme médiatico-politico-bobo.
Dédicace
Brunet est déchainé.
Dans sa critique, l'UNI cite à propos Jean Raspail :
« Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe, parce qu’ils savent qu’ils vont mourir pour quelque chose d’impalpable jailli de leurs fantasmes, à mi-chemin entre l’humour et le radotage. Peut-être est-ce un peu plus subtil : le fantasme cache une pudeur d’homme bien né qui ne veut pas se donner le ridicule de se battre pour une idée, alors il l’habille de sonneries déchirantes, de mots creux, de dorures inutiles, et se permet la joie suprême d’un sacrifice pour carnaval. C’est ce que la Gauche n’a jamais compris et c’est pourquoi elle n’est que dérision haineuse. Quand elle crache sur le drapeau, pisse sur la flamme du souvenir, ricane au passage des vieux schnoques à béret et crie « woman’s lib ! » à la sortie des mariages en blanc, pour ne citer que des actions élémentaires, elle le fait d’une façon épouvantablement sérieuse, « conne » dirait-elle si elle pouvait se juger. La vraie Droite n’est pas sérieuse. C’est pourquoi la Gauche la hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. La Gauche est un incendie qui dévore et consume sombrement. En dépit des apparences, ses fêtes sont aussi sinistres qu’un défilé de pantins à Nuremberg ou Pékin. La Droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée. »
En lisant Brunet, j'ai moi aussi pensé à cette citation de Jean Raspail, extraite du Camp des Saints (excellente lecture, je ne saurais trop y insister). Ce n'est évidemment pas un hasard si mon reproche le plus viscéral à la gauche est de se prendre au sérieux. L'humour «Canal +» ne me fait pas rire du tout : l'humour est avant tout un outil de connaissance de soi, alors que la gauche l'utilise comme une arme contre ses ennemis -ce qui fait que ce n'est plus vraiment de l'humour.
Il est aisé de paraître intelligent et spirituel aux dépens de la gauche : le gauchisme est devenu l'idéologie officielle, suivie par tous les moutons du pays, avec ses slogans, ses rites et ses codes, souvent grotesques à force de tenter de séduire le vulgaire. Brunet se laisse aller quelquefois à cette facilité de la moquerie : c'est un journaliste, pas un écrivain.
Cependant, tout cela est bien plaisant. Il y a de vrais morceaux de bravoure, comme cette descente en flammes du carriériste déçu Hugo, Victor.
Brunet est à juste titre très mal à l'aise avec la fausse droite qui, depuis Giscard, prétend porter les couleurs de la droite, mais en cédant au diktat de la gauche moralisatrice, les salit et les décridibilise. Nicolas Sarkozy est, hélas, issu de cette lignée de fausse droite. Contrairement à ses prétentions, il n'est en rien «décomplexé». Si il l'était, il n'aurait pas choisi comme épouse une demi-mondaine gauchiste, il aurait pris une grenouille de bénitier qu'il aurait assumée à la face du microcosme médiatico-politico-bobo.
Dédicace
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dimanche, septembre 19, 2010
Le tamtam de Jonathan (J. Raspail)
Ce livre de 1971 est quasiment introuvable en France. Dire qu'il est politiquement incorrect est un doux euphémisme. C'est du Jean Raspail au mieux de sa forme : cruel, mordant, ironique.
Il s'agit de quatre nouvelles africaines :
> un président-dictateur à vie, chantre de la négritude, se désespère de devoir faire appel aux ingénieurs blancs. Soudain, il découvre qu'un liftier noir arrive à faire fonctionner son ascenseur de l'Hotel National sans l'aide d'un blanc ...
> Un diplomate français à l'ONU monte un canular et écrit la lettre d'un Papou demandant l'indépendance. Panique dans le Machin ...
> En plein mois d'août à Paris, les employés Boukassas de la ligne de métro 7bis se retrouvent entre eux. Peu à peu, cette ligne part vers l'Afrique : les rails, c'est le fleuve ; les stations, les villages ; les rames de métro, les pirogues et le tamatam remplace le téléphone. S'en suivent des sacrifices de voyageurs ... La nouvelle la plus désopilante et la plus incorrecte du recueil.
> En 2081, dans un monde apaisé et guimauve, on découvre l'ancienne colonie du Bongo laissée à l'écart de la modernité ...
Il s'agit de quatre nouvelles africaines :
> un président-dictateur à vie, chantre de la négritude, se désespère de devoir faire appel aux ingénieurs blancs. Soudain, il découvre qu'un liftier noir arrive à faire fonctionner son ascenseur de l'Hotel National sans l'aide d'un blanc ...
> Un diplomate français à l'ONU monte un canular et écrit la lettre d'un Papou demandant l'indépendance. Panique dans le Machin ...
> En plein mois d'août à Paris, les employés Boukassas de la ligne de métro 7bis se retrouvent entre eux. Peu à peu, cette ligne part vers l'Afrique : les rails, c'est le fleuve ; les stations, les villages ; les rames de métro, les pirogues et le tamatam remplace le téléphone. S'en suivent des sacrifices de voyageurs ... La nouvelle la plus désopilante et la plus incorrecte du recueil.
> En 2081, dans un monde apaisé et guimauve, on découvre l'ancienne colonie du Bongo laissée à l'écart de la modernité ...
mardi, août 10, 2010
Le camp des saints (Jean Raspail)
Première lecture de vacances.
En 1973, Jean Raspail écrit ce roman où il imagine le débarquement d'un million de miséreux indiens sur la Côte d'Azur.
Raspail est féroce pour les occidentaux qui n'ont plus la tripe de se battre. Les mitres molles sont exécutées avec sauvagerie.
Il y a une scène que j'aime bien : c'est quand le professeur tue d'un simple coup de fusil le jeune tiers-mondiste venu lui cracher sa haine de sa civilisation et sa jubilation de se fondre dans les autres, puis qu' il s'attable tranquillement pour son dernier soir avant l'invasion. Assiette, couteau, fourchette, cinq verres, un pour chaque vin ; rite typiquement occidental, puisqu'ailleurs, on mange avec les mains ou les baguettes et que le vin n'y est pas un rituel. Je serai bien malheureux quand, ce qui ne saurait tarder si nous ne faisons rien, le couscous sera devenu plat national.
Ce livre sur un sujet grave est plein de grotesque. L'exageration permet de dénoncer la lâcheté des autorités : politiciens, évêques, intellectuels.
Évidemment, ce roman est plus que jamais d'actualité : Raspail avait bien anticipé les salauds, style Mgr Gaillot et RESF. Plus généralement, il a bien senti cette fatigue de vivre, cette envie d'abandon, que ressentent les occidentaux. Mais quoi ? La civilisation est toujours sauvée par une élite.
En 1973, Jean Raspail écrit ce roman où il imagine le débarquement d'un million de miséreux indiens sur la Côte d'Azur.
Raspail est féroce pour les occidentaux qui n'ont plus la tripe de se battre. Les mitres molles sont exécutées avec sauvagerie.
Il y a une scène que j'aime bien : c'est quand le professeur tue d'un simple coup de fusil le jeune tiers-mondiste venu lui cracher sa haine de sa civilisation et sa jubilation de se fondre dans les autres, puis qu' il s'attable tranquillement pour son dernier soir avant l'invasion. Assiette, couteau, fourchette, cinq verres, un pour chaque vin ; rite typiquement occidental, puisqu'ailleurs, on mange avec les mains ou les baguettes et que le vin n'y est pas un rituel. Je serai bien malheureux quand, ce qui ne saurait tarder si nous ne faisons rien, le couscous sera devenu plat national.
Ce livre sur un sujet grave est plein de grotesque. L'exageration permet de dénoncer la lâcheté des autorités : politiciens, évêques, intellectuels.
Évidemment, ce roman est plus que jamais d'actualité : Raspail avait bien anticipé les salauds, style Mgr Gaillot et RESF. Plus généralement, il a bien senti cette fatigue de vivre, cette envie d'abandon, que ressentent les occidentaux. Mais quoi ? La civilisation est toujours sauvée par une élite.
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