Vous remarquerez qu'il parle mieux français que les ministres du gouvernement Castex-Macron et que, à l'évidence, il a plus de culture historique et plus de recul.
Allez, un petit coup de Lugan :
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mercredi, juillet 08, 2020
lundi, septembre 16, 2019
Les cocus ...
dimanche 8 septembre 2019
Afrique du Sud : les cocus ayant cru à la fable de la nation arc-en-ciel peuvent sortir des rangs et avancer de trois pas…
Communiqué de Bernard Lugan
En Afrique du Sud, pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent d'autres Noirs. Qui plus est, des Noirs immigrés, des frères migrants venus de pays ayant jadis soutenu leur lutte contre le régime blanc...
Comme en 2016, un peu partout, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les étrangers noirs, qu'ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou Nigérians, sont ainsi de nouveau pris pour cible, lynchés, brûlés vifs, cependant que leurs pauvres biens sont systématiquement pillés par des foules ayant échappé à tout contrôle policier.
Voilà de quoi déstabiliser ces cocus idéologiques qui, croyant au mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel », prétendaient que les maux du pays découlant de la domination blanche, une fois la majorité noire au pouvoir, les fontaines de la démocratie laisseraient couler le lait et le miel de la fraternité...
La réalité est évidemment autre car ces tueries xénophobes illustrent l’échec de la « Nouvelle Afrique du Sud » dont les dirigeants ont dilapidé le colossal héritage reçu de l’ancien régime blanc. Résultat :
- Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ;
- 17 millions de Noirs vivent essentiellement des prestations sociales et 14 millions ne survivent que grâce au versement d’une allocation (Social Grant) qui leur assure le minimum vital ;
- Le taux réel de chômage est de près de 35%, et celui des jeunes âgés de 15 à 34 ans de plus de 50%.
En 25 années de pouvoir, l'ANC - le parti de Nelson Mandela -, a donc transformé la prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par les derniers secteurs ultraperformants encore tenus par des Blancs. Un naufrage économique qui tient en trois points :
1) La production minière nécessite une énorme modernisation et donc de gros investissements ; or, la main d’œuvre noire revendiquant des salaires plombant la compétitivité, les investisseurs ont délocalisé.
2) Les cadres blancs continuent à quitter le pays, chassés par la discrimination inversée, l’incroyable insécurité et le surfiscalisme.
3) Le secteur agricole, le seul à être excédentaire a été littéralement assassiné par la décision de spoliation des fermiers blancs.
Dans ce pays où un abîme s'est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec économique et social de l’ANC a donc débouché sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres.
Au pied du mur, acculé par le bilan de ses détournements et de son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a désormais plus que trois options :
1) Chercher à redresser l’économie en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une révolution.
2) Accuser le bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un héritage de l’apartheid et en nationalisant les mines et la terre. La « poule aux œufs d’or » sera alors définitivement tuée, comme au Zimbabwe, et le pays sombrera encore davantage dans la misère.
3) Recourir à la « planche à billets », ce qui, comme au Zimbabwe, provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation et la ruine totale du pays.
Pour en savoir plus sur les raisons du naufrage sud-africain : inscrivez-vous au cours de Bernard Lugan
Libellés :
Bernard Lugan,
saloperies gauchistes
lundi, décembre 31, 2018
Lugan en pleine forme
A propos de la libération des Africains de l'esclavage arabe, par les Européens : « Avec la féminisation des esprits, l'émotionnel l'emporte sur la raison et il y a des sujets dont on peut plus discuter » et « Pour trouver la vérité, tournez le dos à la multitude ».
mercredi, octobre 31, 2018
Bernard Lugan sur le Mali
Comme d'habitude, c'est limpide :
1) Si pour l’armée française les ennemis sont les islamistes, pour Bamako, ces derniers sont au contraire des « alliés » contre les séparatistes touareg.
2) Comment donner une conscience « nationale » aux populations de cet Etat sans Nation qu’est le Mali où, légitimé par l’ethno-mathématique électorale, le régime sudiste refuse de prendre en compte les revendications nordistes ?
3) Comment prétendre faire vivre ensemble les agriculteurs noirs sédentaires du sud, les nomades berbères ou arabes du nord et les éleveurs peul du centre quand le contentieux qui les oppose est à la fois inscrit dans la nuit des temps et amplifié par la suicidaire démographie régionale ?
La question malienne, et plus généralement celle du Sahel, est donc sans issue à court et à moyen terme. Quant au « développement », il s’agit d’une illusion à destination des gogos. Le déversement de ses populations vers le nord de la méditerranée est donc programmé.
Pour l’Europe, l’urgence est alors d’établir des partenariats avec les pays d’Afrique du Nord qui constituent sa première frontière, tout en adoptant des mesures militaires d’une absolue fermeté contre les passeurs et ceux qui les aident.
1) Si pour l’armée française les ennemis sont les islamistes, pour Bamako, ces derniers sont au contraire des « alliés » contre les séparatistes touareg.
2) Comment donner une conscience « nationale » aux populations de cet Etat sans Nation qu’est le Mali où, légitimé par l’ethno-mathématique électorale, le régime sudiste refuse de prendre en compte les revendications nordistes ?
3) Comment prétendre faire vivre ensemble les agriculteurs noirs sédentaires du sud, les nomades berbères ou arabes du nord et les éleveurs peul du centre quand le contentieux qui les oppose est à la fois inscrit dans la nuit des temps et amplifié par la suicidaire démographie régionale ?
La question malienne, et plus généralement celle du Sahel, est donc sans issue à court et à moyen terme. Quant au « développement », il s’agit d’une illusion à destination des gogos. Le déversement de ses populations vers le nord de la méditerranée est donc programmé.
Pour l’Europe, l’urgence est alors d’établir des partenariats avec les pays d’Afrique du Nord qui constituent sa première frontière, tout en adoptant des mesures militaires d’une absolue fermeté contre les passeurs et ceux qui les aident.
dimanche, juillet 01, 2018
Bernard Lugan : Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre »
Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre »
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Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe. Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?
Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …
Bernard Lugan
25/06/2018
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On rappellera Jean Raspail dans le Camp des Saints : « Il nous faudra apprendre le courage résigné d'être pauvre ou retrouver l'inflexible courage d'être riches. Dans les deux cas, la charité dite chrétienne se révélera impuissante. Ces temps-là seront cruels. »
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Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe. Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?
Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …
Bernard Lugan
25/06/2018
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On rappellera Jean Raspail dans le Camp des Saints : « Il nous faudra apprendre le courage résigné d'être pauvre ou retrouver l'inflexible courage d'être riches. Dans les deux cas, la charité dite chrétienne se révélera impuissante. Ces temps-là seront cruels. »
jeudi, juin 14, 2018
dimanche, mars 06, 2016
Pour vous remonter le moral
Echec de la tentative de censure et d’intimidation physique sur Bernard Lugan à Clermont-Ferrand
Lugan a un petit coté Tartarin, finalement pas déplaisant. La moindre castagne d'avant-meeting ou d'après-boire devient le combat apocalyptique entre l'Armée du Démon et l'Armée des Anges.
Mais bon, si les mecs de droite mettaient un peu plus souvent leur poing dans la gueule aux crasseux de gauche, il y a bien des choses qui iraient mieux en France.
Lugan a un petit coté Tartarin, finalement pas déplaisant. La moindre castagne d'avant-meeting ou d'après-boire devient le combat apocalyptique entre l'Armée du Démon et l'Armée des Anges.
Mais bon, si les mecs de droite mettaient un peu plus souvent leur poing dans la gueule aux crasseux de gauche, il y a bien des choses qui iraient mieux en France.
jeudi, juillet 30, 2015
Libye : allons-nous être contraints de soutenir Al-Qaida contre Daesh ?
Libye : allons-nous être contraints de soutenir Al-Qaida contre Daesh ?
Lugan décape, comme d'habitude.
L'affaire libyenne est une raison suffisante pour que plus jamais je ne vote Sarkozy.
Lugan décape, comme d'habitude.
L'affaire libyenne est une raison suffisante pour que plus jamais je ne vote Sarkozy.
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dimanche, juillet 12, 2015
Migrants africains : comment casser l'entonnoir libyen ?
Migrants africains : comment casser l'entonnoir libyen ?
J'enrage : cela serait si simple un coup d'arrêt à cette invasion migratoire. On coule quelques dizaines de bateaux, on monte des camps de réfugiés en Libye, bref, on fait comme les Australiens et basta.
J'enrage : cela serait si simple un coup d'arrêt à cette invasion migratoire. On coule quelques dizaines de bateaux, on monte des camps de réfugiés en Libye, bref, on fait comme les Australiens et basta.
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samedi, juillet 04, 2015
Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains
En ces temps de grande misère intellectuelle et morale, où le simple constat de réalités devient une intolérable provocation (les tribulations judiciaires d'Eric Zemmour en témoignent), Bernard Lugan se fait provocateur avec délice :
Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains
J'en profite pour faire de la publicité pour Afrique Réelle : les autres articles que vous avez dans le sommaire à gauche sont intéressants, mais vous ne les aurez pas, il faut vous abonner.
***************
[…]
Comment espérer […] que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?
Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...
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Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains
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[…]
Comment espérer […] que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?
Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...
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lundi, avril 20, 2015
jeudi, novembre 20, 2014
samedi, mai 24, 2014
samedi, décembre 14, 2013
Mandela vu par Lugan
Bernard Lugan : le vrai Nelson Mandela par BernardLugan
Evidemment, cela n'a pas grand'chose à voir avec ce qu'on nous a raconté ces derniers jours.
samedi, décembre 07, 2013
Le bilan de Mandela selon Bernard Lugan
Le bilan de Mandela selon Bernard Lugan
Ca change des niaiseries et de la pure désinformation qu'on entend dans les medias (pour s'apercevoir qu'il s'agit de désinformation, nul besoin d'aller en Afrique du Sud : il suffit de consulter quelques statistiques tout ce qu'il y a d'officiel).
Bref, l'Afrique du Sud, c'était mieux du temps de l'apartheid pour les blancs (on s'en doutait) mais aussi pour la grande majorité des noirs.
Ca change des niaiseries et de la pure désinformation qu'on entend dans les medias (pour s'apercevoir qu'il s'agit de désinformation, nul besoin d'aller en Afrique du Sud : il suffit de consulter quelques statistiques tout ce qu'il y a d'officiel).
Bref, l'Afrique du Sud, c'était mieux du temps de l'apartheid pour les blancs (on s'en doutait) mais aussi pour la grande majorité des noirs.
lundi, novembre 04, 2013
Lugan : Kidal, morts par imprudence
Bernard Lugan sur l'assassinat de deux journalistes au Mali.
Je me doutais qu'on allait en venir là : il était peu probable que des journalistes respectant les consignes se soient faits enlever. Il était donc probable qu'ils n'avaient pas respecté les consignes.
Les reporters de guerre ne sont pas que des journalistes. Ce sont aussi des aventuriers, qui aiment aller où les autres ne vont pas, qui aiment aller où on leur déconseille d'aller.
Je ne le leur reproche pas, à deux conditions :
1) que d'autres ne payent pas, par leur argent et par leur sang, le goût pour l'aventure de ces journalistes. Or, l'imprudence de journalistes à l'ego surdimensionné a couté très cher à la France ces dernières années, y compris en militaires tués.
2) qu'eux ou leur entourage ne viennent pas pleurer ensuite. Ces gens prennent leurs risques, qu'ils assument. Vous pouvez trouver, comme moi, indécent et exagéré ce battage autour de la mort, certes malheureuse, de deux journalistes.
On aimerait que les journalistes aient autant de considération à l'occasion de la mort de non-journalistes, comme par exemple des militaires en service commandé. Mais nous savons que les journalistes sont un milieu d'imbéciles nombrilistes. C'est un des drames de la France que d'avoir des journalistes si médiocres.
L'autre drame, ce sont ses politiciens. Mais B. Lugan a déjà dit ce qu'il fallait en dire. J'ajoute juste que payer la rançon alimente la machine à drames et que, finalement, les Britanniques qui ne payent pas ont eu moins de journalistes tués.
Le courage paierait-il ?
Je ne sais pas si Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient croyants. En tout cas, paix à leur âme.
*****************
Parlons clair : le drame humain qui ne peut laisser insensible ne doit pas faire oublier que Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont morts en raison de leur imprudence. Comme Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier qui, en Afghanistan, n’avaient pas tenu compte des mises en garde de l’armée française (infosdefense.com), ils furent pareillement prévenus des risques. Ils avaient demandé à la force Serval de les conduire à Kidal et ils avaient essuyé un refus doublement justifié :
1) Parce que les groupes touareg s’y combattaient et que la situation y était totalement anarchique.
2) Parce qu’il n’y avait qu’un effectif français insuffisant pour y garantir la sécurité. En raison de la saignée que subit l’armée française depuis plusieurs années, il avait en effet fallu dégarnir la zone pour pouvoir mener plus au sud l’opération Hydre. Or, la « pacification » du Mali exige d’occuper le terrain, ce que, faute de moyens en hommes et en matériel, nos troupes ont de plus en plus de mal à faire.
Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne sont cependant pas partis pour Kidal de leur propre initiative. Ils furent envoyés dans le nord du Mali par la direction de RFI. Comme le Code du travail fixe les obligations du chef d’entreprise à l’égard de ses collaborateurs, ils furent donc nécessairement informés des risques ; d’autant plus que le ministère des Affaires étrangères lui-même avait mis en garde contre un tel voyage.
Au-delà de la tragédie humaine, l’assassinat des deux malheureux journalistes est le révélateur de l’échec malien où la parfaite réussite militaire de l’Opération Serval fut gâchée par le pouvoir politique français. Paris permit en effet à Bamako de « réoccuper » le nord Mali d’où son armée avait été chassée, sans exiger auparavant la mise en oeuvre d’une politique fédérale seule susceptible de pacifier le pays. Grands perdants du retour à la situation antérieure, tôt ou tard, en masse ou en petits groupes, seuls ou alliés à Aqmi, les Touareg reprendront donc les hostilités.
Les responsables de ce naufrage sont ces idéologues qui gouvernent la France et qui, prisonniers de leur religion universaliste, refusent de voir qu’il est impossible de faire vivre dans un même Etat artificiel les agriculteurs noirs sédentaires du sud et les nomades berbères ou arabes du nord. D’autant plus que le contentieux les opposant s’inscrit dans la nuit des temps et que la variante africaine de la démocratie qu’ils proposent comme seule solution n’est qu’une ethno-mathématique donnant automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les sudistes…
Bernard Lugan 04/11/2013
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Je me doutais qu'on allait en venir là : il était peu probable que des journalistes respectant les consignes se soient faits enlever. Il était donc probable qu'ils n'avaient pas respecté les consignes.
Les reporters de guerre ne sont pas que des journalistes. Ce sont aussi des aventuriers, qui aiment aller où les autres ne vont pas, qui aiment aller où on leur déconseille d'aller.
Je ne le leur reproche pas, à deux conditions :
1) que d'autres ne payent pas, par leur argent et par leur sang, le goût pour l'aventure de ces journalistes. Or, l'imprudence de journalistes à l'ego surdimensionné a couté très cher à la France ces dernières années, y compris en militaires tués.
2) qu'eux ou leur entourage ne viennent pas pleurer ensuite. Ces gens prennent leurs risques, qu'ils assument. Vous pouvez trouver, comme moi, indécent et exagéré ce battage autour de la mort, certes malheureuse, de deux journalistes.
On aimerait que les journalistes aient autant de considération à l'occasion de la mort de non-journalistes, comme par exemple des militaires en service commandé. Mais nous savons que les journalistes sont un milieu d'imbéciles nombrilistes. C'est un des drames de la France que d'avoir des journalistes si médiocres.
L'autre drame, ce sont ses politiciens. Mais B. Lugan a déjà dit ce qu'il fallait en dire. J'ajoute juste que payer la rançon alimente la machine à drames et que, finalement, les Britanniques qui ne payent pas ont eu moins de journalistes tués.
Le courage paierait-il ?
Je ne sais pas si Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient croyants. En tout cas, paix à leur âme.
dimanche, octobre 06, 2013
Le drame de Lampedusa (3) : le point de vue de Bernard Lugan
Le drame de Lampedusa : une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi
On notera cette conclusion qui fait directement écho à mon billet précédent :
«Au lieu de faire savoir aux Européens qui sont les trafiquants qui lancent sur les eaux les pitoyables cargaisons d’êtres humains qui échouent sur les côtes européennes, les médias, largement aidés par l’Eglise pour laquelle plus le prochain est lointain et plus il semble devoir être aimé, ont au contraire entrepris de culpabiliser les populations qui subissent ces débarquements.»
On notera cette conclusion qui fait directement écho à mon billet précédent :
«Au lieu de faire savoir aux Européens qui sont les trafiquants qui lancent sur les eaux les pitoyables cargaisons d’êtres humains qui échouent sur les côtes européennes, les médias, largement aidés par l’Eglise pour laquelle plus le prochain est lointain et plus il semble devoir être aimé, ont au contraire entrepris de culpabiliser les populations qui subissent ces débarquements.»
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vendredi, août 09, 2013
Printemps arabe : le point de vue de Bernard Lugan
Sur son blog :
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Ce numéro 44 de l’Afrique Réelle est en totalité consacré à l’Egypte et au mythe du « printemps arabe » en Afrique du Nord.
Mythe en effet puisque sur les cinq pays composant cette région (Egypte, Libye, Tunisie, Algérie et Maroc), seuls deux furent concernés par ce prétendu « printemps arabe » : la Tunisie et l’Egypte. La Libye constitue un cas à part car elle a subi, non pas une révolution, mais une guerre civile qui a vu la victoire d’un camp sur l’autre à la suite de cette colossale erreur politique que fut l’intervention militaire franco-otanienne.
Deux remarques doivent être faites : elles concernent un double échec, celui des Etats-Unis et celui de leurs alliés, les Frères musulmans :
1) Le rôle des Etats-Unis apparaît de plus en plus comme ayant été central dans ces évènements ; quant au suivisme des Européens, à commencer par la France, il fut plus que caricatural.
La clé d’explication est pourtant limpide : les Etats-Unis qui ont décidé de réorienter leur géopolitique vers l’Asie et qui ne vont plus avoir besoin du pétrole du Moyen-Orient en raison de leurs considérables réserves de schistes, ont voulu « organiser » leur départ. Pour cela, ils ont passé un pacte avec les Frères musulmans auxquels ils avaient prévu de confier les rênes du pouvoir, depuis la Turquie jusqu’en Tunisie.
La Maison Blanche pensait qu'en soutenant les Frères musulmans, mouvement supranational et très organisé, il serait possible de plaquer un semblant de paix sur l’ensemble de la région, tout en limitant l’influence des salafistes, et donc permettre un retrait en bon ordre.
Voilà qui explique pourquoi, et jusqu’au bout, l’ambassadeur des Etats-Unis en Egypte, madame Ann Patterson, a soutenu les Frères musulmans et le président Morsi.
Le renversement de ce dernier ayant fait capoter leur plan, les Etats-Unis ont ensuite improvisé un « plan B » en légitimant le coup d’Etat militaire tout en pesant sur l’armée égyptienne qui dépend financièrement d’eux. L’échec des Américains est donc une fois de plus total et c’est un nouveau champ de ruines qu’ils vont laisser derrière eux ; ils en ont d’ailleurs l’habitude...
2) La crise économique, sociale et politique qui a suivi l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Tunisie et en Egypte a mis en évidence la réalité de ce mouvement dont les projets ont davantage divisé qu’ils n’ont rassemblé. Quant à leur martingale alliant conservatisme religieux et modernité économique, elle est vite apparue pour ce qu’elle est : un mythe.
L’échec des Frères musulmans lève-t-il pour autant l’hypothèque islamiste ? Rien n’est moins certain. La nouveauté est cependant que pour une partie des populations des pays concernés, ils ne constituent plus un recours.
Désormais, il est temps de tirer les leçons de ces dramatiques évènements pour enfin revenir au réel qui s’expose de la manière la plus politiquement incorrecte qui soit :
1) Cesser de pousser ces pays dans l’impasse mortelle pour eux qu’est la démocratie.
2) Laisser se reconstituer ces pouvoirs forts qui, seuls peuvent éviter le double écueil de l’anarchie et de l’islamisme. Ce sont en effet de nouveaux Nasser dont ont besoin ces pays et non d'élections puisqu'elles ne servent qu'à élargir les fractures sociétales.
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Ce numéro 44 de l’Afrique Réelle est en totalité consacré à l’Egypte et au mythe du « printemps arabe » en Afrique du Nord.
Mythe en effet puisque sur les cinq pays composant cette région (Egypte, Libye, Tunisie, Algérie et Maroc), seuls deux furent concernés par ce prétendu « printemps arabe » : la Tunisie et l’Egypte. La Libye constitue un cas à part car elle a subi, non pas une révolution, mais une guerre civile qui a vu la victoire d’un camp sur l’autre à la suite de cette colossale erreur politique que fut l’intervention militaire franco-otanienne.
Deux remarques doivent être faites : elles concernent un double échec, celui des Etats-Unis et celui de leurs alliés, les Frères musulmans :
1) Le rôle des Etats-Unis apparaît de plus en plus comme ayant été central dans ces évènements ; quant au suivisme des Européens, à commencer par la France, il fut plus que caricatural.
La clé d’explication est pourtant limpide : les Etats-Unis qui ont décidé de réorienter leur géopolitique vers l’Asie et qui ne vont plus avoir besoin du pétrole du Moyen-Orient en raison de leurs considérables réserves de schistes, ont voulu « organiser » leur départ. Pour cela, ils ont passé un pacte avec les Frères musulmans auxquels ils avaient prévu de confier les rênes du pouvoir, depuis la Turquie jusqu’en Tunisie.
La Maison Blanche pensait qu'en soutenant les Frères musulmans, mouvement supranational et très organisé, il serait possible de plaquer un semblant de paix sur l’ensemble de la région, tout en limitant l’influence des salafistes, et donc permettre un retrait en bon ordre.
Voilà qui explique pourquoi, et jusqu’au bout, l’ambassadeur des Etats-Unis en Egypte, madame Ann Patterson, a soutenu les Frères musulmans et le président Morsi.
Le renversement de ce dernier ayant fait capoter leur plan, les Etats-Unis ont ensuite improvisé un « plan B » en légitimant le coup d’Etat militaire tout en pesant sur l’armée égyptienne qui dépend financièrement d’eux. L’échec des Américains est donc une fois de plus total et c’est un nouveau champ de ruines qu’ils vont laisser derrière eux ; ils en ont d’ailleurs l’habitude...
2) La crise économique, sociale et politique qui a suivi l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Tunisie et en Egypte a mis en évidence la réalité de ce mouvement dont les projets ont davantage divisé qu’ils n’ont rassemblé. Quant à leur martingale alliant conservatisme religieux et modernité économique, elle est vite apparue pour ce qu’elle est : un mythe.
L’échec des Frères musulmans lève-t-il pour autant l’hypothèque islamiste ? Rien n’est moins certain. La nouveauté est cependant que pour une partie des populations des pays concernés, ils ne constituent plus un recours.
Désormais, il est temps de tirer les leçons de ces dramatiques évènements pour enfin revenir au réel qui s’expose de la manière la plus politiquement incorrecte qui soit :
1) Cesser de pousser ces pays dans l’impasse mortelle pour eux qu’est la démocratie.
2) Laisser se reconstituer ces pouvoirs forts qui, seuls peuvent éviter le double écueil de l’anarchie et de l’islamisme. Ce sont en effet de nouveaux Nasser dont ont besoin ces pays et non d'élections puisqu'elles ne servent qu'à élargir les fractures sociétales.
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La démocratie est une impasse dans ces pays divisés. Je me demande si ce n'est pas en train d'en devenir une en France pour les mêmes raisons (à force d'importer massivement des populations africaines, on finit par avoir les problèmes de l'Afrique).
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mardi, octobre 30, 2012
dimanche, mai 27, 2012
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