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mercredi, novembre 21, 2018

Ebola et la révolution

Je fais le lien entre cette vidéo :




Et ce texte :

« Pourquoi ce n’est sans doute pas une révolte mais une révolution » L’édito de Charles SANNAT


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Lorsque j’entends quelques éditorialistes de talents et médiatisés expliquer que la faiblesse du mouvement [des gilets jaunes] c’est son absence d’organisation et des revendications disparates, je me dis que vraiment, « ils » n’ont rien compris.

Bon, en fait, « ils » ont très bien compris que les vents de la grande histoire commençaient peut-être à souffler.

L’absence d’organisation et les revendications disparates sont la faiblesse d’un mouvement, mais la force d’une révolution.

[...]

Une vraie révolution est armée ?

Eh bien globalement non. Presque jamais. En 1917, quelques coups de fusil furent tirés, mais les vrais massacres arrivent après la chute du pouvoir en place. Avant, c’est de la « gnognotte ».

C’est plutôt qu’à un moment, les leviers de commande ne répondent plus et que les moyens ne sont plus suffisants pour enrayer la révolte plus ou moins pacifique.

Si l’on ne tire pas sur la foule, il arrive un moment où les grenades lacrymogènes ne sont plus suffisantes.

Ce jour-là, l’armée tire ou se retire. La police tire ou se retire. Si elle tire, le pouvoir sombre du côté du crime contre l’humanité. S’il ne tire pas, il tombe tout court comme un fruit mûr et prend la fuite. Macron ira à Berlin. Je pensais qu’il irait aux États-Unis, mais Trump le laissera certainement se démerder avec ses sans-dents au mordant acéré. Un remake de la fuite de Varennes.

[...]

Est-ce une révolution Sire ?

C’est encore un petit tôt pour le dire. On sera fixé samedi.

Si samedi prochain, le 24 novembre, les sans-dents montent à Paris et profitent de leur week-end pour bloquer le pays alors oui, on pourra dire à Macron, « Sire, c’est une révolution ».

Macron a voulu se comporter comme un monarque et risque de finir comme notre dernier roi.

Les journalistes sont étonnés. Les Parisiens sont étonnés. Cela relève un manque de culture historique crasse.

Quand de Gaulle lance l’appel du 18 juin, il appelle les officiers, les ingénieurs et les classes éduquées.

Il est rejoint par de « pauvres » bougres [ce n'est pas tout à fait vrai : la sociologie de la Résistance est plus bourgeoise que la moyennende la population. En revanche, les premiers Résistants ont souvent dans leur parcours antérieur des éléments originaux, ce sont rarement des bourgeois modèles, style premiers de la classe, ils ont des signes d'iconoclasme]. Des sans-dents de l’époque qui puaient déjà la clope et le gasoil, surtout quand ils rejoignaient l’Angleterre dans des rafiots puants.

Les nations sont toujours vendues par les riches et sauvées par les gueux…

Les beaux quartiers qui s’empiffrent peuvent frémir… Les gueux sont de sortie et ils sont très fâchés.
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Dans mon milieu de cadres parisiens, je me demande souvent quelle supériorité désigne le terme « CSP+  classe socio-professionnelle supérieure », car ils ne comprennent pas Trump, ils ne comprennent pas les gilets jaunes. En fait, ils ne comprennent pas grand'chose au monde qui les entoure, mais aimeraient bien qu'on leur laisse vivre peinards leur petite vie confortable et au diable ceux qui payent le prix de leur confort. Bref, ces « enragés du centre », qui montaient à l'assaut de la barricade de Marius dans Les Misérables, aussi extrémistes dans leur genre que les communistes ou que les fascistes. Depuis quarante ans (Giscard), ils croient malins en vendant la France à l'Allemagne pour que le monde qui les a faits ne change pas. L'Europe allemande, cette grande idée ...



Quel rapport avec Ebola ?

Le contrôle policier (écoutes, interceptions, espionnages divers) et social (lois scélérates, intériorisation du politiquement correct) est tellement fort que, contrairement à Charles Sannat, je n'ai aucun doute sur le fait que le mouvement des gilets jaunes ne se transformera pas en révolution. Sauf si ...

Sauf s'il se passe un événement qui concerne tout le monde, qui fait très peur et qui fait perdre toute confiance dans les autorités, comme une pénurie de pain ... ou une épidémie d'Ebola ... ou autre chose.

Le truc à comprendre, c'est que le Système devient de plus en plus fragile, car trop interconnecté, trop contraint, trop détesté, trop endetté (relire Antifragile). On ne sait ni le jour ni l'heure ni le moyen, mais on sait que la dislocation n'a jamais été si probable. Rien ne sert d'essayer de prévoir l'avenir, en revanche, il faut être prêt à saisir les occasions qui se présenteront.




vendredi, août 07, 2015

2017 : le scénario catastrophe de Bernard Lugan



2017: le Califat du Ponant, fédérant la Libye et l’Algérie, déclenche l'opération Prophète des mers

(Ce communiqué peut être repris à condition d'en citer la source)

En 2017, la Libye et l'Algérie sont passées sous le contrôle de Daesh qui en a fait le Califat du Ponant. Profitant du désarmement moral des Européens, les islamistes décident de l'envoi, par vagues successives, de 4 millions de migrants vers l’Europe et plus spécifiquement vers la France, nouveaudâr al-harb[1]. A bord de certaines embarcations, ont pris place des kamikazes chargés de couler les navires portant secours aux forceurs de frontières et cela, afin de déstabiliser encore davantage l'ennemi. L'opération est baptisée Prophète des mers.

Face à cette guerre navale asymétrique, les rares frégates ultra-sophistiquées de la marine française, taillées pour la lutte de haute mer, sont débordées. A l’inverse les navires garde-côtes qui auraient dû être construits depuis longtemps afin de sécuriser les frontières maritimes, manquent cruellement. Faute de prise en compte par les autorités politiques des enjeux stratégiques vitaux que constitue la frontière maritime méditerranéenne, la marine française est impuissante.

Au sud, harcelé le long d'un front ouvert depuis la Mauritanie à l'ouest jusqu'au Soudan à l'est, le dispositif Barkhane s'est replié sur le Burkina Faso afin de protéger la Côte d'Ivoire. Quant aux dernières réserves opérationnelles françaises disponibles après des années de déflation des effectifs, elles ont été positionnées autour de N'Djamena afin de couvrir le Cameroun. Boko Haram, un moment affaibli, a en effet refait ses forces grâce à des cadres venus de Libye, d'Algérie mais aussi de Syrie.

En France même, alors que se déroule la campagne présidentielle, plusieurs banlieues se sont soulevées à la suite de contrôles d'identité ayant dégénéré. En raison de la dissolution de plusieurs escadrons de gendarmes mobiles opérée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les forces de l'ordre qui n'ont pas les effectifs suffisants pour intervenir doivent se contenter de boucler les périmètres insurgés. Les associations d'aide aux migrants dénoncent l' "amalgame"  et leurs mots d'ordre sont abondamment relayés par les médias. Vingt cinq mille réservistes de la gendarmerie sont rappelés cependant qu’ un peu partout, face à la passivité de l'Etat, se constituent clandestinement des groupes de résistants prêts à passer à l'action. La France est au bord de la guerre civile.

Comment en est-on arrivé là ? Entre 2011 et 2017, conduite au chaos par l'intervention franco-otanienne, la Libye est passée de la plus totale anarchie au califat, Daesh ayant réussi à y engerber les milices. Quant au général Haftar, sur lequel la "communauté internationale" comptait pour constituer une troisième force, il n'a pas pesé lourd face aux jihadistes.  Impuissante, l'Egypte s'est illusoirement retranchée derrière un mur électronique cependant que, quotidiennement, des attentats y entretiennent un climat de guerre civile. Quant à la Tunisie, une artificielle quiétude y règne car lesjihadistes qui ont besoin d'un pays-relais, se gardent de trop y tendre la situation, se contentant d'y maintenir une pression calculée. Après plus d'un demi-siècle de gabegie, de détournements de fonds publics, de népotisme et de récriminations à l'égard de l'ancienne puissance coloniale, l'Algérie, cible principale des islamistes de toutes obédiences depuis la décennie 1990, a, quant à elle, basculé dans l'islamisme à la suite d'émeutes urbaines déclenchées par l'effondrement de la rente pétrolière.

Tel est le scénario auquel nous pourrions nous attendre à la veille de l'élection présidentielle française. Avec une Marine sans moyens, mais en première ligne face à la déferlante venue du sud, une Armée de terre aux effectifs rognés et isolée sur le rideau défensif sahélien et une Gendarmerie démotivée en raison de son alignement sur le modèle policier.

Bernard Lugan
07/08/2015









samedi, juillet 04, 2015

Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains

En ces temps  de grande misère intellectuelle et morale, où le simple constat de réalités devient une intolérable provocation (les tribulations judiciaires d'Eric Zemmour en témoignent), Bernard Lugan se fait provocateur avec délice :

Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains

J'en profite pour faire de la publicité pour Afrique Réelle : les autres articles que vous avez dans le sommaire à gauche sont intéressants, mais vous ne les aurez pas, il faut vous abonner.


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[…]

Comment espérer […] que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...
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lundi, décembre 02, 2013

Sur le drame de Berck : ce qu'il est interdit d'écrire

Une fillette de 15 mois que sa mère a fait noyer par la marée.

Le mode opératoire m'a intrigué mais je ne m'intéresse peu aux faits divers, je n'ai pas creusé. Je me suis contenté de lire les titres du Figaro et les chapeaux d'articles.

J'ai été ensuite scandalisé par les propos de l'avocate et du mari décrivant une «mère formidable». Mais au pays de la culture de l'excuse, plus aucune indécence ne m'étonne.

Puis, j'ai lu que la mère déclarait que «sa fille aurait eu une mauvaise vie». Ce fut une illumination. Je me suis dit : «Je parie qu'elle est noire». Pourquoi ? Parce que les blancs croient rarement aux mauvais esprits, au vaudou et à la sorcellerie.

Je me renseigne. Evidemment, jack-pot : elle habite Saint-Mandé et est originaire du Sénégal.

Je vous décris sans apprêt le cheminement de ma pensée. Mon hypothèse n'étonnera aucun africaniste. L'Afrique est le continent des enfants-sorciers. Mon idée est peut-être fausse mais pas absurde, l'enquête le dira.

Hé bien, dans la France de 2013, l'hypothèse que j'émets, qui est vraisemblable, pour ne pas dire la plus vraisemblable, n'apparaît dans aucun journal. Pire : c'est illégal de l'écrire. Ce billet tombe sous le coup de la loi.

Nous devenons cons à force de tabous.

vendredi, juin 29, 2012

A quoi bon ?

Quelquefois, je verse dans le désespoir : la France me semble irrémédiablement foutue, toutes les issues bouchées.

Démographiquement, nous nous africanisons.

Economiquement, nous tombons toujours plus bas dans la médiocrité socialiste, jalouse et agressive.

Politiquement, nous consentons à notre dissolution dans l'U€RSS.

Culturellement, ai-je besoin d'insister sur l'état de la langue et des arts ?

Socialement, formons nous encore un pays ?

Finalement, l'Australie, c'est pas mal. Quand un Européen de l'ouest émigre aujourd'hui, est-ce lui qui quitte le pays ou son pays qui le quitte ? Je comprends que Simon Leys se soit retiré à Canberra et communique avec l'Europe par fax.

samedi, septembre 25, 2010

Mouvements de fond, contingence, optimisme et avenir

La vie d'une nation est le royaume de la contingence.

On nous dit, ce que je veux bien admettre, que nos guerres révolutionnaires sont le résultat du dynamisme démographique de la France d'alors. Il n'empêche que, sans Napoléon, elles auraient été fort différentes. Et on peut aussi s'interroger sur ce qui provoque les mouvements de fond : pourquoi le dynamisme démographique, par exemple ?

Tout cela pour dire qu'effectivement, si l'on prolonge les courbes démographiques et économiques, la France ressemblera dans vingt ans à l'Afrique, avec toute la charge d'arriération, d'obscurantisme et de malheurs que cela suppose.

Mais, justement, si il y a une chose dont je suis bien sûr, c'est qu'on ne peut pas prédire grand'chose en prolongeant les courbes, que l'histoire est faite de ruptures.

L'esprit occidental est d'une fécondité exceptionnelle. Je n'arrive pas me persuader qu'un pays qui possède l'arme atomique se laissera submerger par des gens qui viennent de pays où l'on n'a pas encore inventé la roue.

Je suis jaloux de la maestria stratégique que montrent les Chinois, mais je pense que nous sommes capables de les égaler.

L'africanisation de la France par les virus

Je ne sais pas si vous avez remarqué la France s'africanise. C'est un vrai bonheur que d'imiter l'Afrique, ce continent exemplaire de paix, de culture et de progrès, dont nous avons, c'est sûr, tout à apprendre.

Dernier épisode en date : nous avons les mêmes maladies, puisqu'il y a désormais des cas autochtones de dengue et de chikungunya.

Cette africanisation de la France atteindra son apothéose dans une vingtaine d'années avec les guerres tribales, les tontons macoutes et un dictateur bananier. Je m'en réjouis d'avance.