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mercredi, octobre 31, 2018

Bernard Lugan sur le Mali

Comme d'habitude, c'est limpide :


1) Si pour l’armée française les ennemis sont les islamistes, pour Bamako, ces derniers sont au contraire des « alliés » contre les séparatistes touareg.

2) Comment donner une conscience « nationale » aux populations de cet Etat sans Nation qu’est le Mali où, légitimé par l’ethno-mathématique électorale, le régime sudiste refuse de prendre en compte les revendications nordistes ?

3) Comment prétendre faire vivre ensemble les agriculteurs noirs sédentaires du sud, les nomades berbères ou arabes du nord et les éleveurs peul du centre quand le contentieux qui les oppose est à la fois inscrit dans la nuit des temps et amplifié par la suicidaire démographie régionale ?

La question malienne, et plus généralement celle du Sahel, est donc sans issue à court et à moyen terme. Quant au « développement », il s’agit d’une illusion à destination des gogos. Le déversement de ses populations vers le nord de la méditerranée est donc programmé.

Pour l’Europe, l’urgence est alors d’établir des partenariats avec les pays d’Afrique du Nord qui constituent sa première frontière, tout en adoptant des mesures militaires d’une absolue fermeté contre les passeurs et ceux qui les aident.



dimanche, juillet 01, 2018

Bernard Lugan : Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre »

Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre »

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Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe. Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?

Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …

Bernard Lugan

25/06/2018
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On rappellera Jean Raspail dans le Camp des Saints : « Il nous faudra apprendre le courage résigné d'être pauvre ou retrouver l'inflexible courage d'être riches. Dans les deux cas, la charité dite chrétienne se révélera impuissante. Ces temps-là seront cruels. »

vendredi, août 07, 2015

2017 : le scénario catastrophe de Bernard Lugan



2017: le Califat du Ponant, fédérant la Libye et l’Algérie, déclenche l'opération Prophète des mers

(Ce communiqué peut être repris à condition d'en citer la source)

En 2017, la Libye et l'Algérie sont passées sous le contrôle de Daesh qui en a fait le Califat du Ponant. Profitant du désarmement moral des Européens, les islamistes décident de l'envoi, par vagues successives, de 4 millions de migrants vers l’Europe et plus spécifiquement vers la France, nouveaudâr al-harb[1]. A bord de certaines embarcations, ont pris place des kamikazes chargés de couler les navires portant secours aux forceurs de frontières et cela, afin de déstabiliser encore davantage l'ennemi. L'opération est baptisée Prophète des mers.

Face à cette guerre navale asymétrique, les rares frégates ultra-sophistiquées de la marine française, taillées pour la lutte de haute mer, sont débordées. A l’inverse les navires garde-côtes qui auraient dû être construits depuis longtemps afin de sécuriser les frontières maritimes, manquent cruellement. Faute de prise en compte par les autorités politiques des enjeux stratégiques vitaux que constitue la frontière maritime méditerranéenne, la marine française est impuissante.

Au sud, harcelé le long d'un front ouvert depuis la Mauritanie à l'ouest jusqu'au Soudan à l'est, le dispositif Barkhane s'est replié sur le Burkina Faso afin de protéger la Côte d'Ivoire. Quant aux dernières réserves opérationnelles françaises disponibles après des années de déflation des effectifs, elles ont été positionnées autour de N'Djamena afin de couvrir le Cameroun. Boko Haram, un moment affaibli, a en effet refait ses forces grâce à des cadres venus de Libye, d'Algérie mais aussi de Syrie.

En France même, alors que se déroule la campagne présidentielle, plusieurs banlieues se sont soulevées à la suite de contrôles d'identité ayant dégénéré. En raison de la dissolution de plusieurs escadrons de gendarmes mobiles opérée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les forces de l'ordre qui n'ont pas les effectifs suffisants pour intervenir doivent se contenter de boucler les périmètres insurgés. Les associations d'aide aux migrants dénoncent l' "amalgame"  et leurs mots d'ordre sont abondamment relayés par les médias. Vingt cinq mille réservistes de la gendarmerie sont rappelés cependant qu’ un peu partout, face à la passivité de l'Etat, se constituent clandestinement des groupes de résistants prêts à passer à l'action. La France est au bord de la guerre civile.

Comment en est-on arrivé là ? Entre 2011 et 2017, conduite au chaos par l'intervention franco-otanienne, la Libye est passée de la plus totale anarchie au califat, Daesh ayant réussi à y engerber les milices. Quant au général Haftar, sur lequel la "communauté internationale" comptait pour constituer une troisième force, il n'a pas pesé lourd face aux jihadistes.  Impuissante, l'Egypte s'est illusoirement retranchée derrière un mur électronique cependant que, quotidiennement, des attentats y entretiennent un climat de guerre civile. Quant à la Tunisie, une artificielle quiétude y règne car lesjihadistes qui ont besoin d'un pays-relais, se gardent de trop y tendre la situation, se contentant d'y maintenir une pression calculée. Après plus d'un demi-siècle de gabegie, de détournements de fonds publics, de népotisme et de récriminations à l'égard de l'ancienne puissance coloniale, l'Algérie, cible principale des islamistes de toutes obédiences depuis la décennie 1990, a, quant à elle, basculé dans l'islamisme à la suite d'émeutes urbaines déclenchées par l'effondrement de la rente pétrolière.

Tel est le scénario auquel nous pourrions nous attendre à la veille de l'élection présidentielle française. Avec une Marine sans moyens, mais en première ligne face à la déferlante venue du sud, une Armée de terre aux effectifs rognés et isolée sur le rideau défensif sahélien et une Gendarmerie démotivée en raison de son alignement sur le modèle policier.

Bernard Lugan
07/08/2015









samedi, juillet 04, 2015

Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains

En ces temps  de grande misère intellectuelle et morale, où le simple constat de réalités devient une intolérable provocation (les tribulations judiciaires d'Eric Zemmour en témoignent), Bernard Lugan se fait provocateur avec délice :

Bernard Lugan : Réflexions sur le phénomène des « migrants » africains

J'en profite pour faire de la publicité pour Afrique Réelle : les autres articles que vous avez dans le sommaire à gauche sont intéressants, mais vous ne les aurez pas, il faut vous abonner.


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[…]

Comment espérer […] que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...
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vendredi, janvier 03, 2014

Opération Sangaris : un papillon dans le chaos

Cette analyse factuelle par un professionnel a une autre gueule que la bouillie déféquée par des "communicants" que nous servent nos abrutis de politiciens :

Opération Sangaris : un papillon dans le chaos

Il reste des gens intelligents en France mais il y a longtemps qu'ils ont fui la politique. Ce qui fait qu'on se retrouve avec, comme président, un Machiavel de sous-préfecture.

lundi, novembre 04, 2013

Lugan : Kidal, morts par imprudence

Bernard Lugan sur l'assassinat de deux journalistes au Mali.

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Parlons clair : le drame humain qui ne peut laisser insensible ne doit pas faire oublier que Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont morts en raison de leur imprudence. Comme Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier qui, en Afghanistan, n’avaient pas tenu compte des mises en garde de l’armée française (infosdefense.com), ils furent pareillement prévenus des risques. Ils avaient demandé à la force Serval de les conduire à Kidal et ils avaient essuyé un refus doublement justifié :

1) Parce que les groupes touareg s’y combattaient et que la situation y était totalement anarchique.

2) Parce qu’il n’y avait qu’un effectif français insuffisant pour y garantir la sécurité. En raison de la saignée que subit l’armée française depuis plusieurs années, il avait en effet fallu dégarnir la zone pour pouvoir mener plus au sud l’opération Hydre. Or, la « pacification » du Mali exige d’occuper le terrain, ce que, faute de moyens en hommes et en matériel, nos troupes ont de plus en plus de mal à faire.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne sont cependant pas partis pour Kidal de leur propre initiative. Ils furent envoyés dans le nord du Mali par la direction de RFI. Comme le Code du travail fixe les obligations du chef d’entreprise à l’égard de ses collaborateurs, ils furent donc nécessairement informés des risques ; d’autant plus que le ministère des Affaires étrangères lui-même avait mis en garde contre un tel voyage.

Au-delà de la tragédie humaine, l’assassinat des deux malheureux journalistes est le révélateur de l’échec malien où la parfaite réussite militaire de l’Opération Serval fut gâchée par le pouvoir politique français. Paris permit en effet à Bamako de « réoccuper » le nord Mali d’où son armée avait été chassée, sans exiger auparavant la mise en oeuvre d’une politique fédérale seule susceptible de pacifier le pays. Grands perdants du retour à la situation antérieure, tôt ou tard, en masse ou en petits groupes, seuls ou alliés à Aqmi, les Touareg reprendront donc les hostilités.

Les responsables de ce naufrage sont ces idéologues qui gouvernent la France et qui, prisonniers de leur religion universaliste, refusent de voir qu’il est impossible de faire vivre dans un même Etat artificiel les agriculteurs noirs sédentaires du sud et les nomades berbères ou arabes du nord. D’autant plus que le contentieux les opposant s’inscrit dans la nuit des temps et que la variante africaine de la démocratie qu’ils proposent comme seule solution n’est qu’une ethno-mathématique donnant automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les sudistes…

Bernard Lugan 04/11/2013
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Je me doutais qu'on allait en venir là : il était peu probable que des journalistes respectant les consignes se soient faits enlever. Il était donc probable qu'ils n'avaient pas respecté les consignes.

Les reporters de guerre ne sont pas que des journalistes. Ce sont aussi des aventuriers, qui aiment aller où les autres ne vont pas, qui aiment aller où on leur déconseille d'aller.

Je ne le leur reproche pas, à deux conditions :

1) que d'autres ne payent pas, par leur argent et par leur sang, le goût pour l'aventure de ces journalistes. Or, l'imprudence de journalistes à l'ego surdimensionné a couté très cher à la France ces dernières années, y compris en militaires tués.

2) qu'eux ou leur entourage ne viennent pas pleurer ensuite. Ces gens prennent leurs risques, qu'ils assument. Vous pouvez trouver, comme moi, indécent et exagéré ce battage autour de la mort, certes malheureuse, de deux journalistes.

On aimerait que les journalistes aient autant de considération à l'occasion de la mort de non-journalistes, comme par exemple des militaires en service commandé. Mais nous savons que les journalistes sont un milieu d'imbéciles nombrilistes. C'est un des drames de la France que d'avoir des journalistes si médiocres.

L'autre drame, ce sont ses politiciens. Mais B. Lugan a déjà dit ce qu'il fallait en dire. J'ajoute juste que payer la rançon alimente la machine à drames et que, finalement, les Britanniques qui ne payent pas ont eu moins de journalistes tués.

Le courage paierait-il ?

Je ne sais pas si Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient croyants. En tout cas, paix à leur âme.





dimanche, novembre 13, 2011

Bernard Lugan décolonise l'Afrique

Bernard Lugan sur Radio Courtoisie

Les phrases importantes sont : «Non, les Africains ne sont pas des Européens pauvres à la peau noire. Ce sont des Africains. Les universalistes refusent de le comprendre. Pour eux, le village Terre est peuplé d'hommes interchangeables. Hé bien, non. L'Afrique doit se décoloniser mentalement de ces idées occidentales».