La prospérité ou la récession se font à la marge. Quelques pour cents de croissance en plus ou en moins, ce sont des chômeurs en plus ou moins, des salaires qui stagnent ou qui augmentent.
Mais en France, comme nous ne comprenons rien à l'économie, nous aimons bien les moyennes, les grosses masses et les agrégats, qui n'ont aucune pertinence.
C'est ainsi qu'on peut entendre des choses aussi intelligentes que «on n'a pas besoin des riches» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Il ne viendrait à personne l'idée de dire «on n'a pas besoin des médecins» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Les riches sont importants, non parce qu'ils sont riches, mais à cause de ce qu'ils ont fait pour devenir riches et par ce qu'ils peuvent encore faire.
Après ce petit détour par la marge, que j'ai déjà évoquée, je reviens à l'essentiel de mon propos.
Le pendant de la marge, c'est l'effet de seuil. Quand une digue cède, la descente des eaux ne se fait pas symétriquement à la montée, elle est brutale. De même, à force de rogner la marge, l'activité ne diminue pas graduellement, il existe un seuil où l'activité s'arrête complètement, c'est la cessation de paiement.
Or, je crains un phénomène du même ordre pour l'économie française. A force que l'économie communiste charge l'économie marchande de taxes, d'impôts, de règlements, j'ai peur que celle-ci s'effondre d'un coup.
Nous ne sommes plus en 1981. Les capitaux, les hommes et le savoir, qui est dématérialisé, sont très mobiles. Il suffirait de pas grand'chose pour que les déménagements de sièges sociaux et d'usines s'enchainent, appauvrissant d'un coup le pays.
Le siège de Schneider a déjà déménagé de fait à Hong-Kong.
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vendredi, mai 04, 2012
vendredi, février 19, 2010
Le gouvernement se chiraquise, il devient une cellule de soutien psychologique
Le ministre Christian Estrosi se dit choqué de la brutalité de la fermeture de l'usine Philips à Dreux.
Une remarque de fait : de même qu'une porte est ouverte ou fermée, une usine est ouverte ou fermée. La fermeture comprend donc toujours un élément de brutalité. On n'est pas chez les Bisounours, c'est malheureux pour les gens concernés, mais c'est la vie.
Ceci étant, ce n'est pas ce qui me dérange. En revanche, la remarque du ministre me paraît déplacée :
> de quoi se mêle-t-il ? Où est sa légitimité dans ce problème ?
> le terme «choqué» est du domaine du sentiment, du compassionnel, de l'affectation de proximité. C'est hypocrite, démagogique et faux.
Je me languis d'un gouvernement, ferme, droit, juste, qui compatit moins et qui décide plus, qui fasse bien ce qu'il a à faire au lieu de donner son avis sur tout et sur n'importe quoi.
Cette remarque du ministre permet de constater une autre tendance : l'emploi devient un bien public. Par exemple, saccager une préfecture au nom de l'emploi est désormais permis.
C'est un pas de plus dans une dérive vers un communisme mou, avec ce que cela comporte de misères, d'oppressions (molles mais réelles) et, surtout, d'immoralité. Car le communisme avilit et appauvrit les hommes (on le constate d'ailleurs déjà en France).
Dernière minute : le tribunal de grande instance de Chartres a ordonné vendredi, dans un jugement en référé, la reprise du travail à l'usine Philips de Dreux et la "suspension du projet de licenciements collectifs" dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel. Les juges avaient été saisis d'un recours en référé par les salariés du site de fabrication de téléviseurs à écran plasma, qui contestent les conditions de la fermeture. (AFP)
Une remarque de fait : de même qu'une porte est ouverte ou fermée, une usine est ouverte ou fermée. La fermeture comprend donc toujours un élément de brutalité. On n'est pas chez les Bisounours, c'est malheureux pour les gens concernés, mais c'est la vie.
Ceci étant, ce n'est pas ce qui me dérange. En revanche, la remarque du ministre me paraît déplacée :
> de quoi se mêle-t-il ? Où est sa légitimité dans ce problème ?
> le terme «choqué» est du domaine du sentiment, du compassionnel, de l'affectation de proximité. C'est hypocrite, démagogique et faux.
Je me languis d'un gouvernement, ferme, droit, juste, qui compatit moins et qui décide plus, qui fasse bien ce qu'il a à faire au lieu de donner son avis sur tout et sur n'importe quoi.
Cette remarque du ministre permet de constater une autre tendance : l'emploi devient un bien public. Par exemple, saccager une préfecture au nom de l'emploi est désormais permis.
C'est un pas de plus dans une dérive vers un communisme mou, avec ce que cela comporte de misères, d'oppressions (molles mais réelles) et, surtout, d'immoralité. Car le communisme avilit et appauvrit les hommes (on le constate d'ailleurs déjà en France).
Dernière minute : le tribunal de grande instance de Chartres a ordonné vendredi, dans un jugement en référé, la reprise du travail à l'usine Philips de Dreux et la "suspension du projet de licenciements collectifs" dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel. Les juges avaient été saisis d'un recours en référé par les salariés du site de fabrication de téléviseurs à écran plasma, qui contestent les conditions de la fermeture. (AFP)
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dimanche, janvier 24, 2010
L'anti Obama
L'apprenti-sorcier de la Maison Blanche
Mes doutes sur Obama vous sont largement connus : victoire d'Obama.
Le texte de Bernard Martoïa, dont vous ne trouverez aucun équivalent dans la presse obamaniaque (1) française,est certes incisif mais il me semble assez juste. Notamment, on pouvait très tôt douter de la compétence d'Obama.
C'est d'ailleurs un des problèmes de l'hyperdémocratie que la présomption d'incompétence(autre exemple : GW Bush, Ségolène Royal (2)) ne constitue pas un obstacle à l'élection.
*****************
(1) : l'obamania de la presse française est facile à comprendre. L'élection d'Obama lui apparaît comme une validation de l'idéologie qu'elle martèle depuis trente ans : le métis, «l'ouvert», le «divers», le «mélangé», comme modèle, comme idéal, comme surhomme. Que la réalité démente cruellement cette idéologie ne suffit pas pour en changer. Ce n'est donc pas demain la veille que la presse française reconnaîtra qu'un homme dont les ancêtres viennent de vingt pays n'a aucune raison d'être supérieur à un homme issu de vingt générations de corréziens.
(2) : elle a certes perdu, mais elle est allée loin.
Mes doutes sur Obama vous sont largement connus : victoire d'Obama.
Le texte de Bernard Martoïa, dont vous ne trouverez aucun équivalent dans la presse obamaniaque (1) française,est certes incisif mais il me semble assez juste. Notamment, on pouvait très tôt douter de la compétence d'Obama.
C'est d'ailleurs un des problèmes de l'hyperdémocratie que la présomption d'incompétence(autre exemple : GW Bush, Ségolène Royal (2)) ne constitue pas un obstacle à l'élection.
*****************
(1) : l'obamania de la presse française est facile à comprendre. L'élection d'Obama lui apparaît comme une validation de l'idéologie qu'elle martèle depuis trente ans : le métis, «l'ouvert», le «divers», le «mélangé», comme modèle, comme idéal, comme surhomme. Que la réalité démente cruellement cette idéologie ne suffit pas pour en changer. Ce n'est donc pas demain la veille que la presse française reconnaîtra qu'un homme dont les ancêtres viennent de vingt pays n'a aucune raison d'être supérieur à un homme issu de vingt générations de corréziens.
(2) : elle a certes perdu, mais elle est allée loin.
lundi, novembre 16, 2009
Dette : l'Etat français sera-t-il sauvé par l'épargne privée ?
J'ai lu le nom d'Henri Guaino pour la première fois de ma vie en signature en bas d'un article des Echos expliquant que la dette publique n'est pas un problème parce que les Français, eux, plus prévoyants que les politicards, épargnent. Sous-entendu : quand l'Etat sera au bout des artifices comptables, il suffira de spolier les Français de leur épargne (après tout, c'est pour leur bien que l'Etat s'endette, non ?).
J'avais été scandalisé par cette mentalité de voleurs cyniques.
Guaino est un danger public. Mais voilà que j'ai entendu le même raisonnement d'un chroniqueur de BFM.
Disons le tout simplement : cette réflexion, en plus d'être amorale, est idiote.
L'Etat n'a pas les moyens de spolier les Français de leur épargne au point de lui permettre de rembourser ses dettes. Je ne minimise aucunement le pouvoir de nuisance de la politique fiscale.
Les deux tiers de la dette publique sont déjà détenus par des étrangers. Les Français n'en peuvent ou n'en veulent plus.
Et leur épargne est souvent sous des formes immobilières qu'il n'est pas facile de réaliser, sans compter que l'épargne mobile s'enfuira à toutes jambes.
En fait, l'Etat, à partir d'un taux d'imposition insupportable, n'a plus qu'un moyen de spolier ses citoyens : l'inflation.
Or, nous ne sommes pas maîtres de notre monnaie. Et sortir de l'Euro n'est pas une solution : notre dette étant libellée en Euros, il faudrait la rembourser en Euros, même si nous revenions au Franc.
Bref, la résolution de la crise de dette par la spoliation de l'épargne me paraît invraisemblable.
Je prévois plutôt de longues années de stagnation. Les épargnants seront pressurés, mais pas plus que les autres.
J'avais été scandalisé par cette mentalité de voleurs cyniques.
Guaino est un danger public. Mais voilà que j'ai entendu le même raisonnement d'un chroniqueur de BFM.
Disons le tout simplement : cette réflexion, en plus d'être amorale, est idiote.
L'Etat n'a pas les moyens de spolier les Français de leur épargne au point de lui permettre de rembourser ses dettes. Je ne minimise aucunement le pouvoir de nuisance de la politique fiscale.
Les deux tiers de la dette publique sont déjà détenus par des étrangers. Les Français n'en peuvent ou n'en veulent plus.
Et leur épargne est souvent sous des formes immobilières qu'il n'est pas facile de réaliser, sans compter que l'épargne mobile s'enfuira à toutes jambes.
En fait, l'Etat, à partir d'un taux d'imposition insupportable, n'a plus qu'un moyen de spolier ses citoyens : l'inflation.
Or, nous ne sommes pas maîtres de notre monnaie. Et sortir de l'Euro n'est pas une solution : notre dette étant libellée en Euros, il faudrait la rembourser en Euros, même si nous revenions au Franc.
Bref, la résolution de la crise de dette par la spoliation de l'épargne me paraît invraisemblable.
Je prévois plutôt de longues années de stagnation. Les épargnants seront pressurés, mais pas plus que les autres.
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lundi, octobre 26, 2009
Fusion Crédit Agricole - Société Générale : les gouvernants sont cons et n'apprennent jamais rien
Tout le monde tombe d'accord que le «too big to fail» est une des causes de la crise actuelle. Il est d'ailleurs probable que la sortie de crise des USA est due en partie aux petites banques locales bien gérées.
Et voilà qu'à cause de la stupide théorie des «champions nationaux», on parle d'une fusion Crédit Agricole - Société Générale.
Le gouvernement Fillon serait compétent, responsable et courageux (tout ce qu'il n'est pas), il pousserait un long hurlement de colère et interdirait cette fusion.
Cet interventionnisme ne serait certes pas très libéral, mais quelquefois il faut juste arrêter d'être con.
Sinon, à la prochaine crise bancaire, on pourra encore ressortir la phrase de Bossuet qui me fait hélas tant d'usage : «Dieu rit de ceux qui déplorent des maux dont ils chérissent les causes».
Et voilà qu'à cause de la stupide théorie des «champions nationaux», on parle d'une fusion Crédit Agricole - Société Générale.
Le gouvernement Fillon serait compétent, responsable et courageux (tout ce qu'il n'est pas), il pousserait un long hurlement de colère et interdirait cette fusion.
Cet interventionnisme ne serait certes pas très libéral, mais quelquefois il faut juste arrêter d'être con.
Sinon, à la prochaine crise bancaire, on pourra encore ressortir la phrase de Bossuet qui me fait hélas tant d'usage : «Dieu rit de ceux qui déplorent des maux dont ils chérissent les causes».
vendredi, octobre 16, 2009
La résistance française à la crise : une légende urbaine propagée par Nicolas Sarkozy
Dans son entretien d'aujourd'hui dans C'est bien entendu absolument faux.
Ce mensonge, censé prouver l'excellence du pseudo-modèle social français et complaisamment propagé par les journaleux, n'est pas anodin .
Les pays qui résistent vraiment, comme l'Australie ou le Canada, auront une croissance très légèrement positive en 2009 (contre -2 % en France). Ils ont une politique économique exactement inverse de la France : finances publiques à l'équilibre avant la crise, peu ou pas de relance, liberté économique.
Autant pour la validation du fameux modèle français.
De plus, si on regarde sur quelques décennies, c'est encore plus flagrant : l'Irlande présentée comme une grande victime de la crise a une croissance supérieure à la France sur vingt ans.
Vraiment, pas de quoi faire trop de cocoricos.
Ainsi nous demeurons égaux à nous-mêmes : vaniteux et aveugles, les pieds dans la merde, nous chantons nos propres louanges devant un monde cruel ricanant de ce triste spectacle. Et quelques Français baissent le front et avalent leur honte.
mercredi, octobre 07, 2009
«Pour qu'il y ait un déficit, il faut qu'il y ait un prêteur»
Je ne suis pas toujours d'accord avec Paul Fabra, mais je n'ai pas un mot à ajouter ou à retrancher de cet article :
Culture du déficit
«Pour qu'il y ait un déficit, il faut qu'il y ait un prêteur». Souvenez vous de cette phrase : c'est autour d'elle que s'ordonneront réellement, peu importent les discours dont on les habillera, toutes les décisions des gouvernements français pour au moins les dix prochaines années ayant trait à la finance, à la fiscalité, aux assurances sociales et à l'Etat.
Ca n'est d'ailleurs pas nouveau : l'affreuse, la terrible, l'odieuse libéralisation des services financiers date en France du gouvernement Fabius (ne riez pas en pensant aux discours radicaux de 2009 du personnage) et trouve son origine dans l'impérieuse nécessité d'attirer des créanciers suite à la gabegie provoquée par les lendemains qui chantent (faux) de 1981.
C'est assez facile à comprendre : nos politiciens ont une soif inextinguible de pouvoir et l'Etat est l'instrument du défoulement de ce désir irrépressible. Il est donc hors de question, autrement qu'à la marge et cosmétiquement, de réduire la place de l'Etat dans la société et de changer son organisation dispendieuse, ce qu'on appelle son train de vie.
La seule question qui tracasse un politcien est donc : comment voler encore plus d'argent ? Bien sûr, on peut augmenter les impots, c'est facile, ça demande juste quelques efforts assez bénins de communication vis-à-vis de ces crétins de contribuables (voir l'épisode de la «taxe carbone»). Mais , tout de même, ces cochons finissent par ne plus en ramer une si on leur pique une part trop importante de leurs revenus et les impots ne rentrent pas si bien qu'ils devraient.
C'est pourquoi on complète par la dette. Il faut trouver des créanciers, qui eux, contrairement aux contribuables, ne sont pas prisonniers. Il faut donc les choyer, les cajoler, les séduire. On comprend que ça soit un métier à plein temps.
Deux chiffres pour vous donner une idée :
> en 2010, l'Etat français devra trouver des prêteurs pour 700 millions d'€ par jour. Il y a un danger réel pour la France que les pétro-monarchies arabes y prennent une place importante. Les discours immigrationnistes, chantant les louanges de l'invasion islamique de la France, cachent chez les moins naïfs la sordide arrière-pensée de voir fuir ces indispensables prêteurs.
> les étrangers détiennent 66 % de la dette publique française. L'impot sur le revenu couvre les intérêts de cette dette, c'est-à-dire 66 % de l'impot sur le revenu part à l'étranger sous forme d'intérets. Pensez y quand vous paierez vos impots sur le revenu : 66 % paient la retraite de l'intitutrice californienne ou de l'agriculter texan ou le jet du cheikh.
Des trois scénarios :
> hyper-inflation
> banqueroute
> stagnation à la japonaise,
le troisième est de loin le plus probable, et il peut durer très longtemps. Mais quand il s'écroulera parce que les prêteurs rechigneront (comme la pluie succède au beau temps, les prêteurs finissent toujours par se lasser), ça sera extrêmement brutal : plus on recule les ajustements, plus on gonfle la dette, plus la catastrophe est violente. Ca arrivera entre dans une semaine et dans quinze ans, je suis incapable d'être plus précis (vu la démographie -hé non, les «chances pour la France» ne paieront pas les retraites des Français- il est douteux que ça dure plus de quinze ans).
Le seul point positif de cet écroulement c'est qu'il mettra fin à l'Etat-providence et donc à l'invasion migratoire.
Culture du déficit
«Pour qu'il y ait un déficit, il faut qu'il y ait un prêteur». Souvenez vous de cette phrase : c'est autour d'elle que s'ordonneront réellement, peu importent les discours dont on les habillera, toutes les décisions des gouvernements français pour au moins les dix prochaines années ayant trait à la finance, à la fiscalité, aux assurances sociales et à l'Etat.
Ca n'est d'ailleurs pas nouveau : l'affreuse, la terrible, l'odieuse libéralisation des services financiers date en France du gouvernement Fabius (ne riez pas en pensant aux discours radicaux de 2009 du personnage) et trouve son origine dans l'impérieuse nécessité d'attirer des créanciers suite à la gabegie provoquée par les lendemains qui chantent (faux) de 1981.
C'est assez facile à comprendre : nos politiciens ont une soif inextinguible de pouvoir et l'Etat est l'instrument du défoulement de ce désir irrépressible. Il est donc hors de question, autrement qu'à la marge et cosmétiquement, de réduire la place de l'Etat dans la société et de changer son organisation dispendieuse, ce qu'on appelle son train de vie.
La seule question qui tracasse un politcien est donc : comment voler encore plus d'argent ? Bien sûr, on peut augmenter les impots, c'est facile, ça demande juste quelques efforts assez bénins de communication vis-à-vis de ces crétins de contribuables (voir l'épisode de la «taxe carbone»). Mais , tout de même, ces cochons finissent par ne plus en ramer une si on leur pique une part trop importante de leurs revenus et les impots ne rentrent pas si bien qu'ils devraient.
C'est pourquoi on complète par la dette. Il faut trouver des créanciers, qui eux, contrairement aux contribuables, ne sont pas prisonniers. Il faut donc les choyer, les cajoler, les séduire. On comprend que ça soit un métier à plein temps.
Deux chiffres pour vous donner une idée :
> en 2010, l'Etat français devra trouver des prêteurs pour 700 millions d'€ par jour. Il y a un danger réel pour la France que les pétro-monarchies arabes y prennent une place importante. Les discours immigrationnistes, chantant les louanges de l'invasion islamique de la France, cachent chez les moins naïfs la sordide arrière-pensée de voir fuir ces indispensables prêteurs.
> les étrangers détiennent 66 % de la dette publique française. L'impot sur le revenu couvre les intérêts de cette dette, c'est-à-dire 66 % de l'impot sur le revenu part à l'étranger sous forme d'intérets. Pensez y quand vous paierez vos impots sur le revenu : 66 % paient la retraite de l'intitutrice californienne ou de l'agriculter texan ou le jet du cheikh.
Des trois scénarios :
> hyper-inflation
> banqueroute
> stagnation à la japonaise,
le troisième est de loin le plus probable, et il peut durer très longtemps. Mais quand il s'écroulera parce que les prêteurs rechigneront (comme la pluie succède au beau temps, les prêteurs finissent toujours par se lasser), ça sera extrêmement brutal : plus on recule les ajustements, plus on gonfle la dette, plus la catastrophe est violente. Ca arrivera entre dans une semaine et dans quinze ans, je suis incapable d'être plus précis (vu la démographie -hé non, les «chances pour la France» ne paieront pas les retraites des Français- il est douteux que ça dure plus de quinze ans).
Le seul point positif de cet écroulement c'est qu'il mettra fin à l'Etat-providence et donc à l'invasion migratoire.
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lundi, octobre 05, 2009
Que peut faire l'Etat pour les PMEs ?
Les étatistes se grattent avec inquiétude la tête pour savoir comment aider les PMEs.
Ce n'est pourtant pas compliqué, nul besoin d'énarques pour comprendre (au contraire, fusiller les énarques pourrait être un bon début de la résolution de nos problèmes).
Il suffit de baisser les charges uniformément (pour supprimer les effets de seuil qui empêchent les PMEs de grossir), baisses de charges gagées sur une baisse des dépenses publiques (sans quoi l'Etat reprend d'une manière ou d'une autre ce qu'il a cédé sur les charges).
Mais en France, on doit être plus con que la moyenne : combien y a-t-il eu de plans d'aide aux PMEs depuis 1970, consistant à «injecter» de l'argent dans les PMEs (toujours cette sinistre folie injectrice™) tous sans aucun résultat probant ? Des dizaines ? Des centaines ? Et on continue pourtant les mêmes conneries.
Ecoutez au moins jusqu'à la 16ème minute (vous devinerez que je suis en opposition complète avec leurs commentaires sur Nicolas Hulot, je préfère de loin la remarque de Luc Ferry «Quand un charlatan et un scientifique débattent à la télévision, c'est le charlatan qui gagne») :
Les experts 5 octobre 2009
Ce n'est pourtant pas compliqué, nul besoin d'énarques pour comprendre (au contraire, fusiller les énarques pourrait être un bon début de la résolution de nos problèmes).
Il suffit de baisser les charges uniformément (pour supprimer les effets de seuil qui empêchent les PMEs de grossir), baisses de charges gagées sur une baisse des dépenses publiques (sans quoi l'Etat reprend d'une manière ou d'une autre ce qu'il a cédé sur les charges).
Mais en France, on doit être plus con que la moyenne : combien y a-t-il eu de plans d'aide aux PMEs depuis 1970, consistant à «injecter» de l'argent dans les PMEs (toujours cette sinistre folie injectrice™) tous sans aucun résultat probant ? Des dizaines ? Des centaines ? Et on continue pourtant les mêmes conneries.
Ecoutez au moins jusqu'à la 16ème minute (vous devinerez que je suis en opposition complète avec leurs commentaires sur Nicolas Hulot, je préfère de loin la remarque de Luc Ferry «Quand un charlatan et un scientifique débattent à la télévision, c'est le charlatan qui gagne») :
Les experts 5 octobre 2009
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samedi, octobre 03, 2009
Il n'y aura pas d'inflation pour combler les déficits publics
Certains, lâches et irresponsables, espèrent, pour résorber les déficits publics, l'inflation des prix à la consommation et des salaires, cette drogue que les Français ont tant aimée.
Cela n'arrivera pas, il n'y a pas de bouton pour déclencher l'inflation : les réserves de productivité dans notre monde ouvert sont telles que le prix des biens de consommation bougeront peu. La création monétaire excessive, si elle arrive (n'oublions plus que la France ne contrôle pas sa politique monétaire), ira gonfler les bulles spéculatives d'actifs (actions, immobilier, ...). Mais bien sûr, suis-je bête, les bulles spéculatives, c'est la faute des méchants traders.
Addendum : fort inquiétant : Good Morning Weekend du 3/10/2009
Cela n'arrivera pas, il n'y a pas de bouton pour déclencher l'inflation : les réserves de productivité dans notre monde ouvert sont telles que le prix des biens de consommation bougeront peu. La création monétaire excessive, si elle arrive (n'oublions plus que la France ne contrôle pas sa politique monétaire), ira gonfler les bulles spéculatives d'actifs (actions, immobilier, ...). Mais bien sûr, suis-je bête, les bulles spéculatives, c'est la faute des méchants traders.
Addendum : fort inquiétant : Good Morning Weekend du 3/10/2009
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100 000
100 000 : c'est le nombre de fonctionnaires de la territoriale qu'il y aurait en moins si le taux d'absentéisme de la dite territoriale était à la moyenne de l'absentéisme du privé.
Salariés du privé, vous qui payez ce bordel avec vos efforts de productivité, on vous prend vraiment pour des pigeons. Mais vous le saviez, n'est-ce pas ?
Salariés du privé, vous qui payez ce bordel avec vos efforts de productivité, on vous prend vraiment pour des pigeons. Mais vous le saviez, n'est-ce pas ?
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vendredi, octobre 02, 2009
Einstein et la relance
Einstein : «Une définition de la folie : recommencer plusieurs fois la même expérience en espérant qu'elle aura un résultat différent.»
Combien de «relances», qui ont toutes échoué, a fait l'Etat français en trente ans ?
Combien de «relances», qui ont toutes échoué, a fait l'Etat français en trente ans ?
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«Il faut relancer la consommation» qu'ils disent
Ah, cette fièvre de relance ... D'ailleurs, ce mot de «relance» a quelque chose de mal sonnant, d'inélégant, qui va bien aux gougnafiers qui l'emploient.
Mais, s'agissant de relancer la consommation, je n'avais pas pensé que mes lecteurs pussent ignorer un instant que la consommation n'a jamais créé aucune richesse et que la «relancer» était une absurdité économique dommageable dont le seul but est d'acheter des électeurs à crédit.
Le comique, c'est que cette «relance par la consommation» dont le plus élémentaire bon sens détecte l'absurdité est justifiée par de savantes équations. En économie, il faut toujours se méfier des idées idiotes qui se réfugient dans un épais brouillard mathématique.
Chaque fois que j'entends un «économiste», un journaliste (car ils donnent leur avis sur ce qu'il faudrait faire, ces cons) ou un politicien dire qu'il faut «relancer (ou soutenir) la consommation», il est foutu à mes yeux, je le place immédiatement dans mon grand sac à imbéciles heureux.
Cependant, il peut arriver qu'un internaute naïf s'égare sur ce blog. C'est à son intention que je mets ce lien vers le blog de Vincent Bénard :
Le mythe de la consommation qui crée de la richesse
Mais, s'agissant de relancer la consommation, je n'avais pas pensé que mes lecteurs pussent ignorer un instant que la consommation n'a jamais créé aucune richesse et que la «relancer» était une absurdité économique dommageable dont le seul but est d'acheter des électeurs à crédit.
Le comique, c'est que cette «relance par la consommation» dont le plus élémentaire bon sens détecte l'absurdité est justifiée par de savantes équations. En économie, il faut toujours se méfier des idées idiotes qui se réfugient dans un épais brouillard mathématique.
Chaque fois que j'entends un «économiste», un journaliste (car ils donnent leur avis sur ce qu'il faudrait faire, ces cons) ou un politicien dire qu'il faut «relancer (ou soutenir) la consommation», il est foutu à mes yeux, je le place immédiatement dans mon grand sac à imbéciles heureux.
Cependant, il peut arriver qu'un internaute naïf s'égare sur ce blog. C'est à son intention que je mets ce lien vers le blog de Vincent Bénard :
Le mythe de la consommation qui crée de la richesse
samedi, septembre 12, 2009
L'escroquerie de la taxe carbone
Je suis un peu fainéant ces temps-ci, mais je ne vois pas pourquoi (le fameux JPP si cher aux bien-pensants !)je me fatiguerai à écrire ce que d'autres ont très bien écrit avant moi. De plus, je pars en vacances en Corse pour une semaine.
Remarque sémantique sur la taxe carbone
Je rappelle qu'à mes yeux environ la moitié de la dépense publique est frappée d'illégitimité (l'Etat s'occupe de choses qui ne le regardent en rien) et constitue donc un recel de vol, celui étant l'impôt correspondant.
Remarque sémantique sur la taxe carbone
Je rappelle qu'à mes yeux environ la moitié de la dépense publique est frappée d'illégitimité (l'Etat s'occupe de choses qui ne le regardent en rien) et constitue donc un recel de vol, celui étant l'impôt correspondant.
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vendredi, août 28, 2009
Le retour du Plan
Sarkozy de plus en plus socialiste (si le socialisme ne marche pas, c'est qu'on n'a pas encore été assez socialiste !) :
Le retour du Plan
Le retour du Plan
jeudi, août 20, 2009
Le secret bancaire suisse menacé de mort
La résignation de l'UBS et du gouvernement suisse n'est pas une bonne nouvelle
Bien que ne bénéficiant pas du secret bancaire, je considère sa mort comme une mauvaise nouvelle.
Il est bon que subsistent pour les honnêtes gens des aires de liberté pour fuir l'extorsion fiscale ou pour simplement préserver leur vie privée.
On ne sait jamais ce que l'avenir a dans son sac et il faudrait être bien naïf pour croire que, sous prétexte de démocratie universelle, tous les gouvernements, spécialement les nôtres, seront éternellement, bons, généreux et non-oppressifs.
Mon petit doigt me dit même que ce n'est déjà pas le cas : nos gouvernements sont généreux avec les parasites qui leur servent d'assises mais oppressifs avec les honnêtes gens qui travaillent sans rien demander à personne.
On m'opposera les trafiquants et les bandits. La grosse ficelle ! Comme si ces gens-là, sans scrupules, avaient besoin du secret bancaire. Ils l'utilisent parce qu'il existe. Mais il n'existerait pas qu'ils n'en seraient pas les plus gênés.
Décidément, le gouvernement par la démagogie et le jalousie a encore de beaux jours devant lui.
Bien que ne bénéficiant pas du secret bancaire, je considère sa mort comme une mauvaise nouvelle.
Il est bon que subsistent pour les honnêtes gens des aires de liberté pour fuir l'extorsion fiscale ou pour simplement préserver leur vie privée.
On ne sait jamais ce que l'avenir a dans son sac et il faudrait être bien naïf pour croire que, sous prétexte de démocratie universelle, tous les gouvernements, spécialement les nôtres, seront éternellement, bons, généreux et non-oppressifs.
Mon petit doigt me dit même que ce n'est déjà pas le cas : nos gouvernements sont généreux avec les parasites qui leur servent d'assises mais oppressifs avec les honnêtes gens qui travaillent sans rien demander à personne.
On m'opposera les trafiquants et les bandits. La grosse ficelle ! Comme si ces gens-là, sans scrupules, avaient besoin du secret bancaire. Ils l'utilisent parce qu'il existe. Mais il n'existerait pas qu'ils n'en seraient pas les plus gênés.
Décidément, le gouvernement par la démagogie et le jalousie a encore de beaux jours devant lui.
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samedi, mai 23, 2009
Contre le Human Development Index
Against the Human Development Index
Le Human Development Index (HDI)est souvent opposé aux libéraux et aux américanophiles sur l'air du «Les Américains sont peut-être riches, mais ils ne sont pas heureux et gnagnagna et gnagnagna»
L'article que je cite démontre que le HDI mesure en fait à quel point un pays est scandinave, c'est donc normal que la Suède se retrouve en tête.
Encore faudrait-il prouver que l'idéal du bien-être est la Scandinavie !
Le Human Development Index (HDI)est souvent opposé aux libéraux et aux américanophiles sur l'air du «Les Américains sont peut-être riches, mais ils ne sont pas heureux et gnagnagna et gnagnagna»
L'article que je cite démontre que le HDI mesure en fait à quel point un pays est scandinave, c'est donc normal que la Suède se retrouve en tête.
Encore faudrait-il prouver que l'idéal du bien-être est la Scandinavie !
mercredi, mai 13, 2009
En lisant le rapport Cotis
Sarkozy, qui n'est pas économe de conneries, nous avait sorti la règle des trois tiers de valeur ajoutée : un tiers d'investissement, un tiers de profits et un tiers de participation salariée (en oubliant au passage le tiers d'impôts, étrange oubli).
Il a donc demandé un rapport à M. Cotis.
On en tire que :
> la répartition entre salaires et profits est remarquablement stable (je ne crois pas que cette vérité archi-connue mettra fin à la légende comme quoi la part des profits augmente).
> la différence entre le coût du travail et le salaire net, le coin fiscal, a considérablement augmenté, ce qui donne l'impression que les salaires stagnent. (Ca fait longtemps que je suis convaincu que les salariés sont les premières victimes de notre système collectiviste).
> l'échelle des salaires s'est élargie.
Tout ça ne fera pas revenir les idéologues sur leurs préjugés, mais ça valait d'être dit.
Il a donc demandé un rapport à M. Cotis.
On en tire que :
> la répartition entre salaires et profits est remarquablement stable (je ne crois pas que cette vérité archi-connue mettra fin à la légende comme quoi la part des profits augmente).
> la différence entre le coût du travail et le salaire net, le coin fiscal, a considérablement augmenté, ce qui donne l'impression que les salaires stagnent. (Ca fait longtemps que je suis convaincu que les salariés sont les premières victimes de notre système collectiviste).
> l'échelle des salaires s'est élargie.
Tout ça ne fera pas revenir les idéologues sur leurs préjugés, mais ça valait d'être dit.
mardi, mars 31, 2009
Obama, un fasciste économique ?
Piqué sur l'excellent Econ Blog :
Here's what Sheldon Richman writes about "Fascism" in The Concise Encyclopedia of Economics:
********************
Where socialism sought totalitarian control of a society's economic processes through direct state operation of the means of production, fascism sought that control indirectly, through domination of nominally private owners. Where socialism nationalized property explicitly, fascism did so implicitly, by requiring owners to use their property in the "national interest"--that is, as the autocratic authority conceived it. (Nevertheless, a few industries were operated by the state.) Where socialism abolished all market relations outright, fascism left the appearance of market relations while planning all economic activities. Where socialism abolished money and prices, fascism controlled the monetary system and set all prices and wages politically. In doing all this, fascism denatured the marketplace. Entrepreneurship was abolished. State ministries, rather than consumers, determined what was produced and under what conditions.
********************
President Obama shouldn't get all the blame. Former President Bush took us a big step in that direction with his bailout. But when a President actually fires the president of a major company and decides to change the terms of that company's warranty on its products, that President has taken a major step. (H/T on the warranty point to Tyler Cowen.)
Cela mérite réflexion. En ces occasions, je me souviens toujours des propos de Robert Paxton : si le fascisme devait revenir sous une forme actuelle, ne croyez pas qu'il apparaitrait comme terrifiant. Au contraire, il se présenterait sous une forme rassurante, paternelle, comme Hitler rassurait les Allemands et Pétain les Français.
Bien sûr, je ne dis pas qu'Obama est un fasciste, mais certaines de ses initiatives me perturbent.
Sa manière de diriger GM indirectement est franchement inquiétante : le fameux «chapter 11», la loi américaine sur les faillites, permettrait bien mieux à GM de se restructurer bien mieux que par des injonctions gouvernementales.
Here's what Sheldon Richman writes about "Fascism" in The Concise Encyclopedia of Economics:
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Where socialism sought totalitarian control of a society's economic processes through direct state operation of the means of production, fascism sought that control indirectly, through domination of nominally private owners. Where socialism nationalized property explicitly, fascism did so implicitly, by requiring owners to use their property in the "national interest"--that is, as the autocratic authority conceived it. (Nevertheless, a few industries were operated by the state.) Where socialism abolished all market relations outright, fascism left the appearance of market relations while planning all economic activities. Where socialism abolished money and prices, fascism controlled the monetary system and set all prices and wages politically. In doing all this, fascism denatured the marketplace. Entrepreneurship was abolished. State ministries, rather than consumers, determined what was produced and under what conditions.
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President Obama shouldn't get all the blame. Former President Bush took us a big step in that direction with his bailout. But when a President actually fires the president of a major company and decides to change the terms of that company's warranty on its products, that President has taken a major step. (H/T on the warranty point to Tyler Cowen.)
Cela mérite réflexion. En ces occasions, je me souviens toujours des propos de Robert Paxton : si le fascisme devait revenir sous une forme actuelle, ne croyez pas qu'il apparaitrait comme terrifiant. Au contraire, il se présenterait sous une forme rassurante, paternelle, comme Hitler rassurait les Allemands et Pétain les Français.
Bien sûr, je ne dis pas qu'Obama est un fasciste, mais certaines de ses initiatives me perturbent.
Sa manière de diriger GM indirectement est franchement inquiétante : le fameux «chapter 11», la loi américaine sur les faillites, permettrait bien mieux à GM de se restructurer bien mieux que par des injonctions gouvernementales.
L'acierie, la charette à bras et le président
Je lis un article poignant sur la fermeture de l'acierie de Gandrange. Les employés se sentent doublement trahis : par leur patron et par Nicolas Sarkozy.
En réalité, leur patron ne les a pas trahis : nulle part dans leur contrat de travail, il n'était stipulé qu'il s'agissait d'un emploi à vie.
Ils traitent Lakshmi Mittal de prédateur, critique classique, mais eux-mêmes, ne sont-ils pas, dans cette logique, prédateurs quand ils vont au moins cher dans leur supermarché ?
Je comprends la nostalgie de voir disparaître leur outil de travail et leur emploi. Mais Si l'on avait suivi leur logique de sauvegarde de l'existant, nous en serions encore à la charette à bras.
C'est la rançon du progrès et la malédiction du capitalisme : la course à la rentabilité suscite sur la longue durée des progrès matériels qui profitent à tous. Cependant, localement et ponctuellement, cela donne lieu à des drames très voyants. Songeons pour nous rassurer à toutes ces petites boites et ces start-ups qui se créent en silence que la baisse du coût des matières premières, dont l'acier, favorise. C'est l'éternel ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas de Bastiat.
Il ya un seul véritable traitre dans cette histoire : Nicolas Sarkozy. Il a tenté de faire croire que, grâce à l'argent de l'Etat, l'avénement de l'automobile était compatible avec la perpétuation de la charette à bras. Cest une véritable malhonnêteté, qui la condamnera comme telle ?
Hélas, personne. Certains le critiqueront de ne pas avoir tenu sa promesse. Mais, pas un de nos médiatiques, qui sont tous socialistes plus ou moins honteux, ne le critiquera d'avoir fait une promesse intenable.
En réalité, leur patron ne les a pas trahis : nulle part dans leur contrat de travail, il n'était stipulé qu'il s'agissait d'un emploi à vie.
Ils traitent Lakshmi Mittal de prédateur, critique classique, mais eux-mêmes, ne sont-ils pas, dans cette logique, prédateurs quand ils vont au moins cher dans leur supermarché ?
Je comprends la nostalgie de voir disparaître leur outil de travail et leur emploi. Mais Si l'on avait suivi leur logique de sauvegarde de l'existant, nous en serions encore à la charette à bras.
C'est la rançon du progrès et la malédiction du capitalisme : la course à la rentabilité suscite sur la longue durée des progrès matériels qui profitent à tous. Cependant, localement et ponctuellement, cela donne lieu à des drames très voyants. Songeons pour nous rassurer à toutes ces petites boites et ces start-ups qui se créent en silence que la baisse du coût des matières premières, dont l'acier, favorise. C'est l'éternel ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas de Bastiat.
Il ya un seul véritable traitre dans cette histoire : Nicolas Sarkozy. Il a tenté de faire croire que, grâce à l'argent de l'Etat, l'avénement de l'automobile était compatible avec la perpétuation de la charette à bras. Cest une véritable malhonnêteté, qui la condamnera comme telle ?
Hélas, personne. Certains le critiqueront de ne pas avoir tenu sa promesse. Mais, pas un de nos médiatiques, qui sont tous socialistes plus ou moins honteux, ne le critiquera d'avoir fait une promesse intenable.
samedi, mars 28, 2009
L'économie d'un camp
Voici un texte assez réjouissant et pédagogique, transmis par un lecteur. Un économiste prisonnier pendant la seconde guerre mondiale a étudié l'économie du camp :
Economie d'un camp
Malgré son caractère limité, ce texte est bien plus intelligent que 99 % de ce qu'on lit en ce moment sous le nom d'économie.
Camarades, refondons le capitalisme !
Economie d'un camp
Malgré son caractère limité, ce texte est bien plus intelligent que 99 % de ce qu'on lit en ce moment sous le nom d'économie.
Camarades, refondons le capitalisme !
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