jeudi, décembre 29, 2016
Obama : que l'agonie est longue
Dans une manoeuvre à la fois dégueulasse et inédite, il fait tout pour savonner la planche de son successeur :
Obama fait feu de tout bois
Et comme tous les gauchistes, il raconte n'importe quoi :
At Pearl Harbor, Obama Twists History to Sell Agenda
Tout cela est impardonnable, mais pas incompréhensible.
Les gauchistes ont mieux compris que la droite molle façon Fillon à quel point Trump, son style, son comportement, ses idées et maintenant ses nominations menacent le règne du clergé politiquement correct.
La capacité de la gauche à dire le Bien, le Mal, le respectable et le blasphématoire, était la vraie source de son pouvoir, celui qui faisait que, même lorsque le gouvernement se disait de droite, il ne faisait une politique de droite que sur des sujets accessoires, pas sur l'essentiel (façon Chirac-Juppé ou Sarkozy-Fillon).
Or, Trump a été élu en résistant à l'Eglise de gauche, il a piétiné tous ses tabous, il est donc primordial qu'il échoue. C'est le même problème que tous les clergés qui expliquent que « dieu est de notre coté » : si « notre coté » perd les batailles les unes après les autres, on finit par ne plus croire ni en dieu ni au clergé.
Le danger est existentiel partout en Occident pour les gauches « Terra Nova », celles qui parient sur le fait qu'un assemblage hétéroclite de minorités fait une majorité. En effet, cela a été peu noté par des journalistes toujours aussi incompétents et biaisés, une des raisons de la victoire de Trump est qu'il a fait un score relativement bon chez les femmes, les noirs et les hispanos.
Alors que la gauche a oublié et le peuple et la nation, si Trump ou un autre réussissaient à montrer qu'on peut avoir du succès en transcendant le peuple dans la nation (vous êtes tous différents, mais vous avez en commun notre belle nation), c'en serait fini de la gauche terra-noviste.
Cela ne serait pas la première fois qu'un parti politique disparaît (les whigs en Grande-Bretagne, les rad-socs en France). Des imbéciles comme Juppé ou Fillon n'y ont rien compris, mais Valls et Obama, comme il s'agit de leur gamelle, ont bien pigé.
lundi, décembre 31, 2012
L'illusion du trésor caché des riches
L'illusion du trésor caché des riches
dimanche, septembre 18, 2011
Présidentielles 2012
Je persiste à penser que la crise favorise le vote légitimiste pour le sortant.
En revanche, je ne peux vous en donner le scenario puisque nous ne connaissons pas encore les opposants. M'est simplement avis que Sarkozy va regretter DSK, plus vulnérable.
mardi, septembre 13, 2011
De Gaulle, Churchill, Obama, Sarkozy
Il est clair que les uns furent à la hauteur de l'histoire alors que les autres, pour autant qu'on puisse juger une histoire en train de s'écrire, ne le sont pas du tout.
Mon premier sentiment fut d'expliquer les différences par le caractère. Sarkozy est d'une inconstance pathologique et l'indécision d'Obama choque ses plus fervents partisans.
Mais De Gaulle et Churchill , si ils ne pouvaient être accusés d'indécision et d'inconstance, ont aussi eu leur part de retournement de veste.
Finalement, il me semble que la réponse est plutôt dans la culture. Tout le monde connaît la phrase de De Gaulle : «La culture générale est l'école du commandement. Au fond des victoires d'Alexandre, on trouve toujours Aristote».
Churchill et De Gaulle vivaient l'histoire de leur pays comme une histoire intime, comme leur propre histoire. Ils en étaient familiers au point d'en rêver la nuit. Ils avaient chacun mille ans. A contrario, Sarkozy et Obama sont des déracinés, ils sont nés d'hier. Quelquefois même, on se demande si ils ne sont pas nés de ce matin.
De Gaulle et Churchill étaient, suivant l'expression médiévale, des nains juchés sur les épaules de géants, les grands hommes qui les ont précédés. Obama et Sarokozy ne sont que des nains car ils ignorent les géants et ne se sentent pas portés sur leurs épaules.
Quand le destin frappe à coups redoublés, le fait d'être des oisillons du jour devient un handicap fatal. Si Obama et Sarkozy avaient un minimum de perspective historique, se mettre à dos les banquiers ou sortir de l'Euro leur apparaitraient comme des péripéties désagréables et non comme des événements terribles.
dimanche, novembre 14, 2010
mercredi, novembre 03, 2010
Pourquoi les républicains ont gagné
Excellente analyse de Pierre-Yves Dugua. Ca nous change d'Obamazoom.
mardi, novembre 02, 2010
Les obamaniaques français sont toujours aussi cons
1) l'erreur mineure : croire en un Messie politique. Je pense que cette erreur est mineure parce qu'il peut y avoir effectivement des hommes providentiels, mais c'est très rare.
2) l'erreur majeure : croire qu'Obama est ce Messie. Il faut une bonne dose d'aveuglement politique, c'est-à-dire d'idéologie (dont la presse française n'a jamais été avare), pour croire qu'un socialiste dogmatique (autant qu'on peut l'être aux Etats-Unis) et inexpérimenté est l'homme de la situation, et le métissage ne fait rien à l'affaire.
Je ne pense pas qu'ils seront capables d'analyser leurs erreurs, elles touchent de trop près leur foi (la gauche c'est le Bien, le métis est le nouveau surhomme, ...).
Bref, quand on est con, on est con.
samedi, octobre 09, 2010
Pourquoi l'Obamania se transforme en haine
Vous connaissez mon opinion : l'Obamania était la version démocratique des exaltations fascistes et ne pouvait se terminer que par une cruelle déception, à la mesure de l'excès d'enthousiasme. Ce qui arrive aujourd'hui(comme quoi il faut lire la Lime !).
Mais si vous voulez comprendre la force irrationnelle de l'anti-obamania, il faut bien réaliser à quel point l'Obamania fut excessive. Je vous ai donc coéié cet article de Causeur :
Qu’est-ce qui fait pleurer Jane Fonda ?
Election présidentielle et hystérie somatique
Publié le 3 novembre 2008 à 20h34 • 18 réactions • Imprimer
Mots-clés : États-Unis
Si je n’ai jamais nié l’existence des maladies mentales, qui sont un fléau bien réel, je me suis mille fois opposée, en tant que thérapeute, professeur d’université ou experte auprès de tribunaux, à bien des tentatives d’instrumentaliser de pseudo diagnostics psychiatriques à des fins de diabolisation d’un individu ou d’un groupe.
Je suis en revanche assez perplexe face à un certain type de comportements politiques des foules, qu’on pourrait caractériser de « dément ».
Dans le Wall Street Journal, l’islamologue Fouad Ajami cite Elias Canetti, qui explique dans Masse et Puissance que le fait de marcher ensemble donne aux gens « l’illusion de l’égalité ». Or Ajami pense que les foules pro-Obama aux Etats-Unis se comportent de plus en plus comme les masses populaires du monde arabe, c’est-à-dire avec un niveau très élevé d’émotions et une foi aveugle dans un grand Leader. Selon Ajami, cette « politique de charisme a ravagé les sociétés arabes et musulmanes ».
Il y a sûrement d’excellentes raisons de voter soit pour Obama, soit pour McCain. Personnellement, aucun des deux ne m’enthousiasme. Mais ce qui m’inquiète le plus dans cette affaire, ce ne sont pas tant les candidats eux-mêmes que ces millions d’Américains qui, pour la circonstance, semblent avoir perdu à la fois leur sérieux et leur bon sens et se comportent comme des supporters ivres ou des membres d’une secte en pleine extase mystique.
Pendant le discours de Denver où Obama a accepté sa désignation comme candidat, j’ai vu des gens de tous âges et couleurs pleurer, trembler, tomber en transe. J’ai vu des mamies se comporter comme jadis les groupies hurleuses au premier rang des concerts d’Elvis.
Les supporters de McCain et Palin ne semblent pas se comporter ainsi. Probablement parce qu’ils ne voient pas McCain et Palin comme des messies. Je ne dis pas que les supporters de candidats républicains sont exempts de comportements bizarres ou calamiteux. Nous avons tous en mémoire le cas de cette jeune supportrice de McCain qui a prétendu avoir été attaquée et blessée par un noir pro-Obama fou furieux. Tout cela était inventé, et cette jeune femme a manifestement eu des « problèmes ». Mais il s’agissait d’un cas unique et non pas d’une foule; d’une paumée lambda et non pas d’une personnalité influente.
Que penser dans ce contexte des déclarations de mon amie Erica Jong1 qui a annoncé dans la presse italienne qu’elle commençait à éprouver de sérieux symptômes somatiques – insomnie, spasmes, douleurs dorsales, etc. – liés aux élections ? Je lui ai envoyé un mail pour en savoir plus, mais j’attends toujours la réponse. Selon Jason Horowitz du New York Observer, Jong a déclaré au Corriere della Sera qu’une défaite d’Obama déclencherait une seconde guerre de Sécession. « Le sang coulera dans les rues », a-t-elle dit. Quand ai-je lu quelque chose dans ce genre, déjà ? Toujours d’après Horowitz, Jong a dit au journal italien que sa peur d’une défaite d’Obama était devenue « une obsession, une terreur paralysante. Une fièvre anxieuse qui m’empêche de dormir la nuit ». Elle a également affirmé que ses amies Naomi Wolf et Jane Fonda étaient « extrêmement inquiètes, car elles craignent que l’élection Obama ne soit sabotée par les coups tordus des Républicains, ce qui conduirait inéluctablement à une seconde guerre civile ». Selon Erica Jong, Jane Fonda « a pleuré toute la nuit et n’arrive pas à se débarrasser de maux de dos liés au stress ». Quant à Jong, elle souffrirait elle aussi de « spasmes dorsaux » et envisage de se remettre « à l’acupuncture et au Valium ». Pour conclure le tout, Erica Jong a expliqué au Corriere : « Ce n’est pas par hasard que Bush a rappelé des soldats d’Irak. Cela permettra à Dick Cheney de les utiliser contre les citoyens américains qui descendront dans la rue… »
Alors, que faut-il penser quand de brillantes intellectuelles féministes commencent à se comporter comme de pauvres hystériques tout droit sorties d’un mauvais roman du XIXe siècle ? Quand elles se sentent affreusement martyrisées, alors même que leur candidat est donné archi-gagnant ?
Oh, Erica, dis-moi que tout ça est un canular, dis-moi que toutes ces citations sont hors contexte, dis-moi que tu as pris trop de Valium, Erica, je t’en conjure, dis-moi n’importe quoi.
samedi, août 14, 2010
Barack Hussein Obama soutient la construction d'une mosquée à Ground Zero
Pauvres Américains ! Il est vrai qu'ils l'ont élu, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ils ont inventé le politiquement correct, qu'ils en boivent le calice jusqu'à la lie .
dimanche, janvier 24, 2010
L'anti Obama
Mes doutes sur Obama vous sont largement connus : victoire d'Obama.
Le texte de Bernard Martoïa, dont vous ne trouverez aucun équivalent dans la presse obamaniaque (1) française,est certes incisif mais il me semble assez juste. Notamment, on pouvait très tôt douter de la compétence d'Obama.
C'est d'ailleurs un des problèmes de l'hyperdémocratie que la présomption d'incompétence(autre exemple : GW Bush, Ségolène Royal (2)) ne constitue pas un obstacle à l'élection.
*****************
(1) : l'obamania de la presse française est facile à comprendre. L'élection d'Obama lui apparaît comme une validation de l'idéologie qu'elle martèle depuis trente ans : le métis, «l'ouvert», le «divers», le «mélangé», comme modèle, comme idéal, comme surhomme. Que la réalité démente cruellement cette idéologie ne suffit pas pour en changer. Ce n'est donc pas demain la veille que la presse française reconnaîtra qu'un homme dont les ancêtres viennent de vingt pays n'a aucune raison d'être supérieur à un homme issu de vingt générations de corréziens.
(2) : elle a certes perdu, mais elle est allée loin.
vendredi, février 13, 2009
La folie injectrice (22) : la (presque) passe de 4 d'Obama
1) Hausse des tarifs douaniers et protectionnisme
2) Forcer les patrons à maintenir des salaires élevés
3) Augmenter les impôts sur le revenu.
4) essayer d'empêcher les prix de chuter
Pour l'instant, Obama a commis les erreurs 2 (par l'intermédiaire de nouvelles règles de marchés publics) et 4 (subventions agricoles, soutien artificiel aux créances bancaires, premières tentatives de manipulation du marché immobilier).
L'erreur 1 est clairement en préparation.
Qu'est-ce que ça serait si c'est gens ne nous répétaient pas à longueur de journées qu'ils ont tiré les leçons de la crise de 1929 et que, promis, craché, juré, ils ne recommenceront pas les mêmes erreurs !
