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mercredi, avril 10, 2013
Cahuzac est grand ! (2)
Un honorable commentateur me laisse l'honorable commentaire suivant :
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Il semble avoir repris du poil de la bête et maintient son intention de revenir à l'assemblée.
http://www.20minutes.fr/politique/1134817-20130410-cahuzac-compare-mensonge-compte-suisse-a-promesse-3-deficit
Deux extraits :
"... Comment va Jérôme Cahuzac? A priori pas si mal, si l'on en croit les propos rapportés par Le Canard enchaîné ce mercredi. L'ex-ministre du Budget, qui a provoqué un séisme la semaine dernière en avouant détenir un compte en Suisse, apparaît droit dans ses bottes et semble ne pas comprendre à quel point son mensonge devant l'Assemblée a choqué. ..."
"... Il compare notamment ses franches dénégations devant les députés à propos de ce fameux compte suisse à la promesse d'atteindre 3% de déficit fin 2013 faite par François Hollande. "On me dit que j'ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu'il y aurait des mensonges indignes et d'autres qui seraient dignes ? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l'Assemblée, est-ce digne? A ce compte-là, j'ai menti devant l'Assemblée sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013", aurait-il expliqué. ..."
Il pose un sacré gambit à notre Normalitude. Dissolution ou un incontrôlable dans l'assemblée. Pépère, fallait lui accorder ton pardon plutôt que lui dire "impardonnable" dans ton allocution.
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Bien sûr, quand j'écris que Cahuzac est grand, j'ironise, mais pas seulement.
La classe politique française une mafia où règne non pas la loi du silence mais la loi du mensonge. Dire la vérité y est considéré à la fois comme une faute professionnelle et comme un crime contre le clan. Et aussi comme une preuve de bêtise, car -c'est bien connu- seuls les naïfs, les imbéciles, disent la vérité.
Or, l'expulsion sans ménagement de Jérôme Cahuzac le délivre d'un coup de ce carcan de l'obligation de mensonge. Il se pourrait que, par réaction, il devienne notre politicien le plus franc des trente dernières années. Ce n'est qu'une hypothèse, elle est réjouissante.
Nota : le mensonge est parfois nécessaire en politique (cf le mensonge résitantialiste) mais il ne faut pas qu'il envahisse out le champ et, surtout, qu'il n'envahisse pas l'analyse.
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mercredi, avril 03, 2013
La gauche toujours morale et toujours vierge des gauchistes toujours immoraux et toujours corrompus
Il y a deux siècles, on considérait les «partageux» comme le parti des fainéants, des jaloux et des incapables.
La chose s'est bien inversée.
Très aidée par notre déliquescence intellectuelle et par l'appareil de propagande soviétique, la gauche a conquis le magistère exclusif de la morale publique.
Les turpitudes de ses membres ne sont jamais révélatrices de la nature profonde de la gauche, les corrompus seraient-ils largement majoritaires dans ses rangs qu'ils resteraient toujours de regrettables exceptions, les «affaires» glissent sur elle comme l'eau fangeuse sur les plumes d'un canard, et les «bonnes intentions» sauvent tout.
Alors que la moindre «affaire» révèle instantanément et sans discussion la véritable nature fasciste de la droite, rien de mauvais ne révèle jamais la vérité de la gauche.
Puisqu'il est posé que la gauche est par essence et pour l'éternité le camp du Bien, aucun mal ne peut venir d'elle. S'il arrive que des imbéciles aient une impression contraire, c'est qu'ils sont trompés par des traitres à la Cause, de faux gauchistes, des envoyés du Mal pour salir le Bien.
Le raisonnement est circulaire, c'est ce qui en fait la beauté : la gauche étant le camp du Bien, aucun corrompu ni aucun criminel n'est un véritable homme de gauche. La gauche ne compte donc aucun corrompu ni aucun criminel. Cela confirme qu'elle est le camp du Bien.
C'est ainsi qu'on découvre après coup que Strauss-Kahn et Cahuzac, pour ne citer que les derniers en date, n'étaient pas vraiment de gauche.
C'eut été sympathique de nous le dire avant.
J'avoue que je suis stupéfait par ce tour de force rhétorique : plus c'est gros, plus ça passe.
La chose s'est bien inversée.
Très aidée par notre déliquescence intellectuelle et par l'appareil de propagande soviétique, la gauche a conquis le magistère exclusif de la morale publique.
Les turpitudes de ses membres ne sont jamais révélatrices de la nature profonde de la gauche, les corrompus seraient-ils largement majoritaires dans ses rangs qu'ils resteraient toujours de regrettables exceptions, les «affaires» glissent sur elle comme l'eau fangeuse sur les plumes d'un canard, et les «bonnes intentions» sauvent tout.
Alors que la moindre «affaire» révèle instantanément et sans discussion la véritable nature fasciste de la droite, rien de mauvais ne révèle jamais la vérité de la gauche.
Puisqu'il est posé que la gauche est par essence et pour l'éternité le camp du Bien, aucun mal ne peut venir d'elle. S'il arrive que des imbéciles aient une impression contraire, c'est qu'ils sont trompés par des traitres à la Cause, de faux gauchistes, des envoyés du Mal pour salir le Bien.
Le raisonnement est circulaire, c'est ce qui en fait la beauté : la gauche étant le camp du Bien, aucun corrompu ni aucun criminel n'est un véritable homme de gauche. La gauche ne compte donc aucun corrompu ni aucun criminel. Cela confirme qu'elle est le camp du Bien.
C'est ainsi qu'on découvre après coup que Strauss-Kahn et Cahuzac, pour ne citer que les derniers en date, n'étaient pas vraiment de gauche.
C'eut été sympathique de nous le dire avant.
J'avoue que je suis stupéfait par ce tour de force rhétorique : plus c'est gros, plus ça passe.
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Les affreux réacs se payent le luxe de ne pas accabler Cahuzac !
Vous avez bien craché sur Cahuzac, pas la peine de lui pisser dessus
De quoi la "lutte intérieure taraudante" de Jérôme Cahuzac est-elle le nom ?
Mes états d'âme
Et la tonalité un peu différente de Tesson :
Affaire Cahuzac - Tesson : Où est passé Hollande, le président irréprochable ?
Cette défense de Jérome Cahuzac par les réacs ne lui fera peut-être pas plaisir mais je pense qu'elle est sincère : pour un réac, il y a des crimes pires que la fraude fiscale.
Alors qu'on a l'impression en écoutant les réactions hystériques à gauche que cette échelle des valeurs n'est pas partagée de ce coté-là de l'échiquier politique : pour les gauchistes, le fraudeur fiscal se place, à l'évidence, au-dessus de Dutroux, Landru et Jack l'Eventreur dans l'épouvante (je ne méconnais pas la part d'hypocrisie dans ces condamnations exagérées).
Si j'en crois les récentes déclarations, vu de la gauche, frauder le fisc serait plus abominable que d'empaler des enfants de sans-papiers sur des sculptures d'«art» contemporain subventionné. Je suis effaré par la véhémence des jugements, au point d'en venir à penser que tout ce qui est excessif est insignifiant (Mou-Président parle d'un «outrage à la république», je comprendrai ce que cela signifie quand on m'aura expliqué ce que sont les fameuses «valeurs républicaines» qu'on invoque à tour de bras sans jamais les définir).
Il faut dire que le fraudeur fiscal cumule deux crimes atroces : il a de l'argent et il le soustrait au racket fiscal (ce faisant, il refuse de s'associer au mensonge de la «solidarité», qui n'est que prédation social-clientélistes. Comme d'habitude, celui qui dit la vérité ou, tout au moins, dévoile une certaine vérité, doit être assassiné).
Le maitre des élégances morales parisianistes atteint un sommet vomitif :
Les liens inavouables de Cahuzac avec les "gudards" de Marine Le Pen
Sortir un tel amalgame à un tel moment, ce n'est plus tirer sur l'ambulance, c'est napalmiser un hôpital pédiatrique.
Cahuzac était ministre, il ne l'est plus. Il était tranquille, il est maintenant poursuivi. Il avait une carrière politique, il ne l'a plus (pour quelques temps). Cela suffit bien à son malheur, pas la peine d'en rajouter des tonnes.
En revanche, au-delà du cas de l'homme Cahuzac, il est intéressant de se poser la question de la corruption morale et financière (1) généralisée de notre belle classe jacassante :
Cahuzac, produit odieux du mensonge en politique
C'est évidemment de cette question globale dont on essaie de nous détourner en se concentrant sur Cahuzac Jérome.
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(1) : en France, depuis trente ans, on peut faire fortune en politique. C'est une forme de corrution et une incitation permanente à la corruption. A Venise (une vraie république, celle-là), on sortait d'un mandat de doge moins riche qu'on y était entré.
Quand Ayrault et Hollande disent «J'assume», qu'assument-ils exactement ? Le risque de toucher plus de 25 000 € de retraite s'ils perdent leur poste, après avoir passé leur carrière à se bâtir un patrimoine de châtelain au détriment de la collectivité nationale ?
Cahuzac a-t-il assassiné son père et sa mère ?
Le ministre Jérome Cahuzac a menti sur ses comptes en Suisse et à Singapour.
C'est mal, je vous l'accorde. Surtout venant de gens qui ne cessent de nous faire la morale. Surtout une fraude fiscale venant de gens qui ne cessent de nous présenter l'impôt comme le sommet de la justice et de la solidarité.
Mais je suis encore plus gêné par les réactions outrancières de ses «amis».
François Hollande parle de «faute morale impardonnable». Une faute je veux bien, mais pourquoi «morale» ? La faute est-elle seulement en esprit ? Allons, il n'a pas commis une«faute morale» mais un délit (petit, d'ailleurs (1)). Pourquoi toujours raisonner en (mauvais) moraliste ?
Et «impardonnable» ? Y a -t-il jamais rien d'impardonnable en politique ?
Enfin, qui l'a nommé et soutenu, Cahuzac ? N'est-ce pas un certain François Hollande ? Cynisme ou naïveté ? Faute partagée, faute à moitié pardonnée ?
Tout cela sent le sauve-qui-peut et le «courage, fuyons». Pas très reluisant.
Cahuzac doit se sentir très seul. Non pas que je le plaigne, mais enfin, les fameuses qualités morales de ses amis de gauche ne volent pas haut et elles s'évaporent dans la tempête.
Il aurait été réconfortant qu'un vrai ami de Cahuzac le défende. On aurait crié à la complicité entre coquins, mais cela aurait eu de la gueule qu'il se trouve au moins un socialiste pour risquer sa carrière et sa réputation pour un ami. Cela aurait été moral, pour le coup.
Même si les circonstances sont différentes, la défense de Sarkozy par Guaino, cela a plus d'allure.
Mais voilà : la gauche est très bonne pour les grandes leçons de morale. Pourtant, en privé et en public, c'est l'immoralisme le plus sordide qui y règne. D'ailleurs, la grandiloquence du discours est probablement une compensation pour la petitesse des actes. L'affaire Strauss-Kahn aurait du solder définitivement la prétention morale de la gauche.
C'est là qu'intervient la technique du bouc-émissaire : ses «amis» traitent Cahuzac de brebis galeuse. Mais n'est-ce pas pour dissimuler que la vérité est exactement à l'inverse ?
Bien loin d'être le mouton noir, il est très représentatif du troupeau. De quel ministre du fraudeur de l'ISF François Hollande pourrait-on dire «celui-là, il est honnête et droit, il n'aurait pas réagi comme Cahuzac» ?
Non, la singularité de Cahuzac était ailleurs : il venait du privé et n'était pas totalement un frein à la baisse de la dépense publique. Un hasard que ce soit lui qui disparaisse ?
**************
(1) : j'avoue que le tintamarre autour de cette affaire me semble disproportionné. Il est vrai qu'elle touche la gauche qui nous en a fait des tonnes sur sa haine des riches et de l'argent.
C'est mal, je vous l'accorde. Surtout venant de gens qui ne cessent de nous faire la morale. Surtout une fraude fiscale venant de gens qui ne cessent de nous présenter l'impôt comme le sommet de la justice et de la solidarité.
Mais je suis encore plus gêné par les réactions outrancières de ses «amis».
François Hollande parle de «faute morale impardonnable». Une faute je veux bien, mais pourquoi «morale» ? La faute est-elle seulement en esprit ? Allons, il n'a pas commis une«faute morale» mais un délit (petit, d'ailleurs (1)). Pourquoi toujours raisonner en (mauvais) moraliste ?
Et «impardonnable» ? Y a -t-il jamais rien d'impardonnable en politique ?
Enfin, qui l'a nommé et soutenu, Cahuzac ? N'est-ce pas un certain François Hollande ? Cynisme ou naïveté ? Faute partagée, faute à moitié pardonnée ?
Tout cela sent le sauve-qui-peut et le «courage, fuyons». Pas très reluisant.
Cahuzac doit se sentir très seul. Non pas que je le plaigne, mais enfin, les fameuses qualités morales de ses amis de gauche ne volent pas haut et elles s'évaporent dans la tempête.
Il aurait été réconfortant qu'un vrai ami de Cahuzac le défende. On aurait crié à la complicité entre coquins, mais cela aurait eu de la gueule qu'il se trouve au moins un socialiste pour risquer sa carrière et sa réputation pour un ami. Cela aurait été moral, pour le coup.
Même si les circonstances sont différentes, la défense de Sarkozy par Guaino, cela a plus d'allure.
Mais voilà : la gauche est très bonne pour les grandes leçons de morale. Pourtant, en privé et en public, c'est l'immoralisme le plus sordide qui y règne. D'ailleurs, la grandiloquence du discours est probablement une compensation pour la petitesse des actes. L'affaire Strauss-Kahn aurait du solder définitivement la prétention morale de la gauche.
C'est là qu'intervient la technique du bouc-émissaire : ses «amis» traitent Cahuzac de brebis galeuse. Mais n'est-ce pas pour dissimuler que la vérité est exactement à l'inverse ?
Bien loin d'être le mouton noir, il est très représentatif du troupeau. De quel ministre du fraudeur de l'ISF François Hollande pourrait-on dire «celui-là, il est honnête et droit, il n'aurait pas réagi comme Cahuzac» ?
Non, la singularité de Cahuzac était ailleurs : il venait du privé et n'était pas totalement un frein à la baisse de la dépense publique. Un hasard que ce soit lui qui disparaisse ?
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(1) : j'avoue que le tintamarre autour de cette affaire me semble disproportionné. Il est vrai qu'elle touche la gauche qui nous en a fait des tonnes sur sa haine des riches et de l'argent.
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Cahuzac,
Les conneries de Hollande
mardi, avril 02, 2013
Il se fout vraiment de notre gueule, celui-là ...
Jérome Cahuzac :
«J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d'affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J'affronterai désormais cette réalité en toute transparence.»
Il se paye vraiment notre tête : si son mensonge était passé, il n'aurait pas été «dévasté par le remords» de rester ministre.
Il ferait mieux de la fermer. Souvent, le silence est un signe de décence. Mais, évidemment, socialiste et décence ...
«J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d'affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J'affronterai désormais cette réalité en toute transparence.»
Il se paye vraiment notre tête : si son mensonge était passé, il n'aurait pas été «dévasté par le remords» de rester ministre.
Il ferait mieux de la fermer. Souvent, le silence est un signe de décence. Mais, évidemment, socialiste et décence ...
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