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vendredi, mars 29, 2013

Le vrai choc de simplification


Paraît-il que François Hollande a parlé d'un choc de simplification. Excellente idée en soi. La France souffre encore plus de la complexité administrative que des impots. Pompidou disait déjà : «Cessez d'emmerder les Français».

Chaque Français a déjà vécu cette aventure d'être soumis à une directive idiote et de subir le harcèlement des fonctionnaires chargés d'en vérifier l'application.

Un mien collègue a fait l'erreur de déposer un dossier pour installer un Velux. Dossier refusé parce que le Velux était trop haut, en référence à un règlement X. Son second dossier est en passe d'être refusé parce que le Velux est trop bas, par rapport à un règlement Y. Que va-t-il faire ? Il va attendre six mois que les choses se tassent et installer son velux en toute illégalité.

Et l'interdiction des feux de cheminée ? Et l'interdiction de fumer en voiture ?

Ces maires qui se plaignent ? Albaret-Sainte Marie croule sous normes absurdes.

On n'arrête pas de pourrir la vie des Français, avec, comme de juste, les meilleures intentions du monde. On a toujours une bonne raison d'inventer un nouveau règlement, qui viendra s'ajouter à un entassement qui rend la France invivable.

Mes amis pilotes connaissent bien l'inflation bureaucratique de la DGAC, au nom de la sécurité, sans que la sécurité ne soit améliorée.

Bref, le choc de simplification de François Hollande s'impose. Pourtant, il est mort-né, il n'a aucune chance. C'est mécanique.

Georges Pompidou disait aussi : «Prenez un fonctionnaire, posez le sur une chaise. Une heure plus tard, il a trouvé un papier et un crayon. Deux heures plus tard, il a écrit une circulaire, un règlement, un décret ...»

On peut dire la même chose des ministres et des députés vis-à-vis des lois et des dépenses. L'inflation législative est un mal bien connu. Quant à l'inflation des dépenses, mieux vaut ne pas en parler. Un ministre ou un député existent quand ils votent soit une dépense, soit une loi.

La seule manière d'obtenir une simplification administrative pérenne est de diminuer le nombre de ceux dont la justification de l'emploi se trouvent dans l'emmerdement maximal de leurs concitoyens, dans le pourrissement de la vie économique et sociale, dans l'enculage de mouches dans la production de lois et de règlements. C'est-à-dire qu'il faut diminuer le nombre de ministres, de députés et de fonctionnaires. Or, François Hollande a déjà pris le chemin inverse.

Sans compter qu'il faudrait aussi supprimer le «principe de précaution», qui donne une base constitutionnelle à cette hystérie réglementaire. Vous imaginez le tableau ? Hollande affrontant les zozos verts ?

C'est donc foutu d'avance.

Comme d'habitude, François Hollande fait des promesses pour la galerie, sans avoir analysé le moyen de les tenir. Peut-être n'a-t-il même jamais eu l'intention de les tenir.

samedi, novembre 24, 2012

L'acédie française

L'acédie, plus connue sous la désignation populaire de paresse, est l'un des sept péchés capitaux. Elle désigne la paresse de vivre, le refus de lutter pour vivre, le laisser-aller physique et moral, l'ennui, la dépression, la perte de foi.

Il en existe une variante, l'aboulie, quand on n'a plus goût à rien, plus d'envies.

L'acédie se traduit par une mollesse générale coupée par de brèves périodes d'excitation sans queue ni tête.

C'est le mal dont souffre la France. On l'a même inscrit dans la constitution, sous la forme du principe de précaution. Inutile que je vous en fasse un tableau clinique, vous l'avez chaque jour sous les yeux si vous vivez en France.

Comme l'écrit Jean Clair : «Un pays qui n'est plus conscient ni fier de ses propres idéaux finit seulement par appeler pluralisme ou tolérance ce qui n'est qu'impuissance».

Que faire ?

D'abord, respecter les rites. C'est simple et facile. Continuer à faire les gestes de la foi quand elle vacille n'est pas inutile, ni ridicule, comme le croient les rationalistes qui ne connaissent rien aux subtilités de l'esprit humain.

Respecter le drapeau, le 14 juillet, la culture, la langue et le petit salé aux lentilles. Ce n'est pas par hasard que ceux dont le but avoué est la destruction de notre nation tournent en ridicule ses rites et symboles.

Ensuite, se souvenir du général Lee : «"Devoir" est le plus beau mot de notre langue». En français, on dit : fais ce que dois, advienne que pourra. Quand on songe à ses devoirs plutôt que de se regarder le nombril, la dépression est finie.

Si les Français songeaient un peu plus à leurs devoirs vis-à-vis de leurs ancêtres, ils ne seraient pas si vulnérables à toutes les propagandes. Là encore, ceux qui détruisent l'enseignement de l'histoire savent ce qu'ils font.

Enfin, ne pas perdre espoir. Entretenir la foi.

Tout cela est bien entendu une démarche individuelle ou locale. La traduction politique ne sera que la conséquence.

Cette traduction politique se verra nettement : la France aura gagné et sortira du coma quand le principe de précaution disparaitra de la constitution (peut-être à la faveur d'une disparition de la constitution actuelle) et un tas d'autres choses que je vous laisse imaginer : il suffit de prendre le contrepied de ce qui est à la mode aujourd'hui dans la classe jacassante.

Allons, ce n'est pas le première fois que la France a été en péril de mort.

Aujourd'hui, notre ennemi est la bêtise à front de taureau, celle par exemple, qui voulut interdire Ronsard sous prétexte qu'il préférait les jeunes femmes aux vieilles. Alors terminons avec lui :

Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage


samedi, novembre 17, 2012

Ca gaze, le schiste


Bon, on apprend que l'exploitation des hydrocarbures de schiste par les Etats-Unis bouleverse la géo-stratégie de l'énergie.

Et nous, en France, dont on dit que nous pourrions devenir le Qatar de l'Europe ? On interdit, non pas l'exploitation, mais les recherches ! La différence entre l'interdiction des recherches et le moratoire sur l'exploitation porte un nom : l'obscurantisme.

C'est de la folie furieuse. Un suicide collectif. Ce suicide à coup d'écologie obscurantiste est partagé par les Allemands arrêtant cette énergie d'avenir (j'insiste : c'est une énergie d'avenir) qu'est le nucléaire. Le fait qu'une erreur soit partagée ne l'empêche pas d'être une erreur.

Il y a quelques années, je vous avais prédit, sur la base de l'excellent livre The bottomless well, que nous ne manquerions jamais d'énergie et que les énergies de l'avenir étaient le charbon et le nucléaire.

Voilà que s'y ajoute une troisième : les hydrocarbures enfouis (de schiste ou bitumineux). Cela renforce mon analyse sur le caractère irrationnel de la peur de manquer d'énergie.

Se trouve aussi validée l'analyse libérale : l'information portée par les prix est efficace. Le prix du pétrole a monté, ce qui a suscité des innovations.

Mais je crains que tous ces arguments n'atteignent pas ceux qui ont décidé, quoi qu'il arrive, que la fin du monde était pour demain.

Il ne faut pas oublier que le socialisme et l'écologisme ne sont pas des politiques raisonnables mais des religions. C'est pourquoi toute argumentation rationnelle glisse sur le socialiste et l'écologiste comme l'eau sur les plumes d'un canard, ils préfèrent les réactions à caractère religieux : tabous, boucs-émissaires, mots sacrés, rituels d'exorcisme, sacrifices propitiatoires etc.


Ce suicide rappelle d'autres grands suicides civilisationnels : la Chine se fermant pour cinq siècles, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît ; l'Espagne ratant le train du progrès industriel ...

La puissance n'est jamais irréversible, elle s'entretient. Nous refusons dogmatiquement d'entretenir notre puissance, économique, technique, militaire ou diplomatique. Nous déclinons, c'est justice.


dimanche, août 05, 2012

Fate is the hunter (Ernest K. Gann)

Le meilleur livre d'aviation que j'ai lu.

Gann résiste un peu mieux que Saint-Exupéry à son insupportable envie de philosopher -ça doit être une tare de pilote écrivain.

Il décrit avec une grande sensibilité la psychologie du pilote. Ce que j'ai lu de mieux permettant au "pékin" de comprendre les pilotes.

Ses aventures du début de l'aviation commerciale moderne, de 1938 à 1950, sont prenantes au point que ce livre a servi de semence à quatre scénarios de films. Cela ne doit pas être loin d'un record.

J'ai aussi découvert que l'aviation commerciale naissante avait fait beaucoup de victimes. Je le savais vauguement mais n'avais pas l'ordre de grandeur en tête : il y a eu, à ce jour, 369 accidents de DC4, pourtant avion d'excellente réputation.

Une fois de plus, je n'ai pu m'empêcher, en lisant la vie de ces aventuriers et de ces bâtisseurs d'empire, de me faire cette réflexion que le principe de précaution est une véritable catastrophe, un suicide civilisationel sous une forme juridique.

vendredi, novembre 25, 2011

samedi, avril 24, 2010

«Le principe de précaution est un principe d'incohérence»

Je pense que l'inscription du principe de précaution dans notre constitution fait partie de ces quelques décisions mortelles pour un pays.

Vous croyez que j'exagère ?

Que dit le principe de précaution ? Que, face à un risque perçu mais non rationnellement mesuré, il faut faire quelque chose : agir sans savoir ... Comment a-t-on pu faire de ce principe fou un principe constitutionnel ?

Le principe de précaution attaque ce qui a fait le succès de l'Occident jusqu'à maintenant : la prise de risque rationnelle et la responsabilité assumée.

Le fait qu'il soit dans la constitution signifie que son poison va se diffuser dans toute la société.

«Le principe de précaution est un principe d'incohérence»