Chutes de neige et panique à bord: l’action publique devient obsolète en France
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On pourrait pourtant imaginer qu’à la suite de chaque épisode neigeux qui paralyse le pays, nos services publics, dans une démarche qualité que n’importe quelle entreprise privée serait sommée de mettre en place, fassent la liste de ce qui n’a pas fonctionné et prennent des mesures efficaces pour éviter que cela ne se reproduise. Eh bien! si (on veut bien l’imaginer) d’interminables réunions doivent avoir lieu chaque année pour papoter sur les difficultés à venir, aucune décision efficace n’y est prise et la France paraît toujours aussi désemparée et fragile lorsque l’hiver arrive.
D’où la sempiternelle redite, et le sempiternel recommencement du même désordre à chaque chute de quelques flocons. D’où le blocage rituel de la plus grande zone de conurbation d’Europe – l’Ile-de-France, comme si la neige y était exceptionnelle…
On se demande comment font les villes canadiennes ou scandinaves, de taille bien plus modeste, pour ne pas être paralysée lorsque plusieurs dizaines de centimètres de neige tombent en une seule fois.
[…]
On parle ici des routes qui se bloquent dès qu’une pellicule de neige les recouvre. On pourrait aussi parler des services de renseignement qui n’ont pas empêché l’attentat de Saint-Étienne du Rouvray, ou qui ont eu des réactions désastreuses lors de la tragique tuerie du Bataclan. On pourrait aussi parler du cataclysme éducatif, avec des établissements fermés pendant plusieurs mois sans stratégie alternative, des classes privées d’enseignants pendant de longues périodes, et un niveau éducatif général qui s’effondre.
On pourrait aussi parler des hôpitaux publics où la souffrance des personnels trahit un malaise généralisé, malgré un endettement permanent du système sanitaire. On pourrait parler de ces médicaments vitaux qui coûtent trop cher pour être remboursés par la sécurité sociale. On pourrait parler de ces fraudes aux aides sociales devant lesquelles la sécurité sociale se croise les bras au nom d’une sensiblerie tout à fait coupable.
En réalité, le service public français, protéiforme, lourd, complexe, n’est plus en mesure d’assumer ses missions fondamentales. On a beau nous répéter que l’État, c’est plus moral que le marché, que l’État, c’est l’intérêt général quand l’entreprise c’est le méchant intérêt particulier, une évidence s’impose en France: l’État ne fonctionne plus.
On connaît la pleurnicherie traditionnelle selon laquelle l’État manquerait de moyens pour assumer ses missions. C’est évidemment une imposture qu’il est facile de démonter ligne après ligne pour peu qu’on ouvre les yeux en dépassant les cécités idéologiques.
L’action publique française est la plus coûteuse de l’OCDE. Avec 57% du PIB recyclé en action publique, les pouvoirs publics français sont les mieux dotés du monde industrialisé. En grattant bien, on remarquerait d’ailleurs que cette dépense n’a jamais aussi peu servi à investir et n’a jamais autant servi à des charges de fonctionnement.
Certaines sont scandaleuses, comme les salaires des hauts fonctionnaires de Bercy, épinglés par la Cour des Comptes sans que Bruno Le Maire, toujours prompt à donner des leçons de morale aux entreprises, ne prenne la moindre mesure pour rétablir la légalité dans ses services. Il serait intéressant que les hauts fonctionnaires en question publient leur fiche de paye. Le buzz qui s’ensuivrait remettrait quelques pendules à l’heure sur le prétendu manque de moyens de l’État.
Le même mot d’ordre pourrait s’appliquer à l’Éducation Nationale, où des sommes colossales qui devraient servir aux élèves servent en réalité à nourrir une caste bureaucratique dans les rectorats et les administrations centrales. Le même prisme pourrait servir à comprendre le budget des universités, où le nombre d’administratifs rapportés au nombre d’étudiants est colossal.
Dans tous ces exemples, une certitude apparaît: le gras, l’obèse service public français, est devenu si lourd et si peu agile qu’il n’est plus capable d’assumer ses missions fondamentales. Avec 57% de PIB, il ne parvient pas à délivrer les services pour lequel il existe.
Non parce qu’il manque le moyen, mais parce qu’il n’est pas managé.
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Bon, vous allez dire que je suis obsédé, mais, pour moi, c'est un nouvel avatar de la sécession des élites.
Discuter avec un fonctionnaire a toujours donné l'impression d'être transporté dans la 12ème dimension : pas les mêmes préoccupations, pas les mêmes références, pas la même vie ... Mais les fonctionnaires faisaient au moins semblant de vivre dans le même pays et les chefs des fonctionnaires de s'en préoccuper.
Même plus. les hauts fonctionnaires vivent dans leur monde à part.
Tant que ces connards de moutontribuables continuent de payer les impôts qui nous font vivre, nous l'élite des ponctionnaires, pourquoi on se casserait le cul à s'en soucier ? Et s'ils arrêtent de payer nos impôts, on ne s'en souciera pas plus, on leur enverra les flics.
On ne se rend des comptes qu'entre nous, et comme on fait partie de la même caste, vous imaginez comme c'est féroce.
Non, vraiment, pourquoi s'en faire ?
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mercredi, février 07, 2018
lundi, octobre 09, 2017
Le suicide des banques françaises
Les banques françaises, en mauvaise santé, s'intéressent aux banques allemandes en encore plus mauvaise santé.
Vous connaissez le mécanisme infernal qui plombe les banques allemandes, le mercantilisme maudit, je vous l'ai déjà expliqué (mais la répétition est la base de la pédagogie) : chaque fois que Mercedes, Porsche ou BMW vendent un panzer à un gros con, ils touchent des Euros qu'ils placent dans une banque allemande. Avec ses Euros, la banque allemande achètent des bons du trésor grec, français ou italien, puisqu'il n'y a presque que plus de dette allemande. Et elle se retrouve plombée de bons du trésor dont elle ne sait pas quoi faire, qui vaudront peut-être un jour zéro, et qui en plus ne rapportent plus rien (merci Mario).
Alors pourquoi les banques françaises se lancent-elles dans cette aventure idiote ?
Parce qu'elles ont déjà fait le coup d'investissements à la con avec les banques italiennes et grecques et qu'elles n'en ont subi aucune conséquence néfaste puisque leur petit cul a été sauvé par les Etats aux dépens des moutontribuables. Plus exactement, les enfoirés de banquiers ex-hauts fonctionnaires ont été sauvés par les enfoirés de hauts fonctionnaires toujours en activité.
Alors c'est la logique du Belge qui met des pièces dans le distributeur de Coca sans s'arrêter : « Tant que je gagne, je joue ».
Vous connaissez le mécanisme infernal qui plombe les banques allemandes, le mercantilisme maudit, je vous l'ai déjà expliqué (mais la répétition est la base de la pédagogie) : chaque fois que Mercedes, Porsche ou BMW vendent un panzer à un gros con, ils touchent des Euros qu'ils placent dans une banque allemande. Avec ses Euros, la banque allemande achètent des bons du trésor grec, français ou italien, puisqu'il n'y a presque que plus de dette allemande. Et elle se retrouve plombée de bons du trésor dont elle ne sait pas quoi faire, qui vaudront peut-être un jour zéro, et qui en plus ne rapportent plus rien (merci Mario).
Alors pourquoi les banques françaises se lancent-elles dans cette aventure idiote ?
Parce qu'elles ont déjà fait le coup d'investissements à la con avec les banques italiennes et grecques et qu'elles n'en ont subi aucune conséquence néfaste puisque leur petit cul a été sauvé par les Etats aux dépens des moutontribuables. Plus exactement, les enfoirés de banquiers ex-hauts fonctionnaires ont été sauvés par les enfoirés de hauts fonctionnaires toujours en activité.
Alors c'est la logique du Belge qui met des pièces dans le distributeur de Coca sans s'arrêter : « Tant que je gagne, je joue ».
samedi, juillet 15, 2017
Pendant que le gamin s'amuse avec les jouets payés par le moutontribuable, Terra Nova triomphe
Macron inaugure le parc Disneylyséeland !
Elisabeth Lévy : « Macron nous rappelle qu'entre le sublime et le ridicule, la frontière est ténue »
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Finalement, si vous deviez choisir, ne préférez-vous pas « le meilleur des mondes macronisé » au « Paris merveilleux » d'Anne Hidalgo ?
Je crains, justement, de ne pas avoir à choisir et d'avoir les deux ! Malgré l'animosité entre le président et le maire de Paris, le progressisme macronien n'est pas fondamentalement différent de celui d'Anne Hidalgo, rappelez-vous le show du président-tennisman sur la Seine pour défendre Paris 2024. Cependant, si je devais vraiment choisir entre vos deux versions de l'avenir radieux, je parierais sur la monarchique plutôt que sur la citoyenne. Les ambiguïtés de Macron seront peut-être la source de bonnes surprises, alors que rien n'arrêtera Anne Hidalgo dans l'entreprise de destruction des conditions de la vie concrète qu'elle mène sous l'étendard de la transformation. Rien, sinon bien sûr les électeurs. Jusque-là, les Parisiens qui aiment tant se dire rebelles se sont montrés étonnamment dociles face aux âneries inventées pour leur pourrir la vie. On saura lors des prochaines élections municipales si les néo-humains à roulettes regroupés sous la bannière d'Homo festivus ont réussi à mener à bien le Grand remplacement du peuple de Paris.
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L'affaire Sarah Halimi et le tabou du « nouvel » antisémitisme
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« Plus une société s'éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent » nous prévenait George Orwell. L'incapacité politique de désigner cet antisémitisme [arabo-musulman] pour ce qu'il est interdit d'en faire l'analyse historique, anthropologique et religieuse et par voie de conséquence, d'entreprendre les actions spécifiques et ciblées qui seraient nécessaires pour le vaincre. La France s'enfonce chaque jour un peu plus dans une politique multiculturaliste à relents - involontairement, mais inévitablement - racialistes. Racialistes pour ne pas dire racistes car cette attitude culturaliste qui prétend être inspirée par le respect de cultures différentes n'est rien d'autre que l'abandon à bas bruit de notre modèle d'intégration, jugé inaccessible pour ces populations, présumées, par nos responsables politiques chaperonnés par une partie de nos associations antiracistes, comme incapables de sortir de leurs modes de pensée et de fonctionnements archaïques. On a renoncé à aider ces populations, à leur tendre la main. En abandonnant les juifs, on a aussi abandonné ces dernières et, ce faisant, nous nous sommes perdus nous-mêmes.
Le meurtre de Sarah Halimi doit être compris comme une alarme qui nous rappelle à nous-mêmes, à ce qui nous définit. Cette inertie est indigne de nous. La France, pays des Lumières, berceau des valeurs universelles des droits de l'homme, ne peut pas être un pays où les juifs se font agresser et tuer, parce que juifs, dans l'indifférence générale. Nous sommes tous héritiers d'une histoire, nous sommes tous comptables d'un héritage qui va de Salomon de Troyes à la France de Vichy en passant par l'émancipation des juifs en 1791 (que la France a été la première en Europe à consentir) et par l'affaire Dreyfus. Par respect pour ce que nous sommes, pour ce que nous nous targuons de représenter, nous n'avons pas le droit d'assister sans réagir à la montée de la haine contre nos concitoyens juifs. Il en va de notre admiration pour la France et, en définitive, de notre fierté d'être français.
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Je me demande si, au fond, les Français en ont vraiment quelque chose à foutre, de la France, de son destin, de son honneur.
Elisabeth Lévy : « Macron nous rappelle qu'entre le sublime et le ridicule, la frontière est ténue »
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Finalement, si vous deviez choisir, ne préférez-vous pas « le meilleur des mondes macronisé » au « Paris merveilleux » d'Anne Hidalgo ?
Je crains, justement, de ne pas avoir à choisir et d'avoir les deux ! Malgré l'animosité entre le président et le maire de Paris, le progressisme macronien n'est pas fondamentalement différent de celui d'Anne Hidalgo, rappelez-vous le show du président-tennisman sur la Seine pour défendre Paris 2024. Cependant, si je devais vraiment choisir entre vos deux versions de l'avenir radieux, je parierais sur la monarchique plutôt que sur la citoyenne. Les ambiguïtés de Macron seront peut-être la source de bonnes surprises, alors que rien n'arrêtera Anne Hidalgo dans l'entreprise de destruction des conditions de la vie concrète qu'elle mène sous l'étendard de la transformation. Rien, sinon bien sûr les électeurs. Jusque-là, les Parisiens qui aiment tant se dire rebelles se sont montrés étonnamment dociles face aux âneries inventées pour leur pourrir la vie. On saura lors des prochaines élections municipales si les néo-humains à roulettes regroupés sous la bannière d'Homo festivus ont réussi à mener à bien le Grand remplacement du peuple de Paris.
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L'affaire Sarah Halimi et le tabou du « nouvel » antisémitisme
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« Plus une société s'éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent » nous prévenait George Orwell. L'incapacité politique de désigner cet antisémitisme [arabo-musulman] pour ce qu'il est interdit d'en faire l'analyse historique, anthropologique et religieuse et par voie de conséquence, d'entreprendre les actions spécifiques et ciblées qui seraient nécessaires pour le vaincre. La France s'enfonce chaque jour un peu plus dans une politique multiculturaliste à relents - involontairement, mais inévitablement - racialistes. Racialistes pour ne pas dire racistes car cette attitude culturaliste qui prétend être inspirée par le respect de cultures différentes n'est rien d'autre que l'abandon à bas bruit de notre modèle d'intégration, jugé inaccessible pour ces populations, présumées, par nos responsables politiques chaperonnés par une partie de nos associations antiracistes, comme incapables de sortir de leurs modes de pensée et de fonctionnements archaïques. On a renoncé à aider ces populations, à leur tendre la main. En abandonnant les juifs, on a aussi abandonné ces dernières et, ce faisant, nous nous sommes perdus nous-mêmes.
Le meurtre de Sarah Halimi doit être compris comme une alarme qui nous rappelle à nous-mêmes, à ce qui nous définit. Cette inertie est indigne de nous. La France, pays des Lumières, berceau des valeurs universelles des droits de l'homme, ne peut pas être un pays où les juifs se font agresser et tuer, parce que juifs, dans l'indifférence générale. Nous sommes tous héritiers d'une histoire, nous sommes tous comptables d'un héritage qui va de Salomon de Troyes à la France de Vichy en passant par l'émancipation des juifs en 1791 (que la France a été la première en Europe à consentir) et par l'affaire Dreyfus. Par respect pour ce que nous sommes, pour ce que nous nous targuons de représenter, nous n'avons pas le droit d'assister sans réagir à la montée de la haine contre nos concitoyens juifs. Il en va de notre admiration pour la France et, en définitive, de notre fierté d'être français.
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Je me demande si, au fond, les Français en ont vraiment quelque chose à foutre, de la France, de son destin, de son honneur.
mercredi, mars 16, 2016
Impôt à la source : une réforme liberticide
Impôt à la source : une réforme liberticide
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Indolore, acceptabilité : les grands mots sont avancés et révèlent la véritable intention de la Puissance publique. Pour parler en termes clairs, en changeant l'axe de la lame de la tondeuse, le mouton sera d'autant plus coopératif. Pour parler en termes de science politique, le prélèvement à la source peut devenir une grandiose opération d'enfumage qui masquera, pour des millions de citoyens, la vraie charge publique.
Autrement dit, prélever en amont c'est s'assurer d'avoir l'aval de celui qui paye et ne comprend plus le schéma d'ensemble. C'est donner quitus aux gouvernants pardelà les errements éventuels de leurs gestions.
[…]
En fait, la retenue à la source pose une vraie question de société: en étant soidisant débarrassé mensuellement ET passivement de l'impôt sur le revenu, le citoyen ou la citoyenne gagnerait en pseudo-confort de vie. Il pourrait dépenser son net à payer post fiscalité. Soit. Alors, pourquoi pas une retenue à la source des loyers? Bien au-delà des systèmes de prélèvements bancaires actuels qui sont récusables. Tout ceci est un bouillon de culture pour l'irresponsabilité et éloigne le citoyen de sa bonne capacité à gérer ses propres affaires. Et surtout, il l'éloigne de la capacité à bien «ressentir «ce que lui coûte la sphère publique.
**********
Etant farouchement libéral (mais pas libertaire), je suis outré par cette mesure dont Archer explique très bien les tenants et aboutissants.
De plus, je trouve que les employeurs en savent toujours trop sur la vie privée de leurs employés. Tout ce qui est en dehors du contrat de travail ne les concerne pas. Renforcer ce viol de l'intimité sous un prétexte fumeux est une belle saloperie.
Nous sommes dans une société de plus en plus invasive, pour ne pas dire totalitaire, et nous n'avons aucune garantie (c'est même plutôt le contraire) que les entreprises ne participent pas de bon coeur à cette évolution.
Ceux qui approuvent la retenue à la source pour cause de modernité et de facilité sont des imbéciles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qu'ils ont même fort court.
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Indolore, acceptabilité : les grands mots sont avancés et révèlent la véritable intention de la Puissance publique. Pour parler en termes clairs, en changeant l'axe de la lame de la tondeuse, le mouton sera d'autant plus coopératif. Pour parler en termes de science politique, le prélèvement à la source peut devenir une grandiose opération d'enfumage qui masquera, pour des millions de citoyens, la vraie charge publique.
Autrement dit, prélever en amont c'est s'assurer d'avoir l'aval de celui qui paye et ne comprend plus le schéma d'ensemble. C'est donner quitus aux gouvernants pardelà les errements éventuels de leurs gestions.
[…]
En fait, la retenue à la source pose une vraie question de société: en étant soidisant débarrassé mensuellement ET passivement de l'impôt sur le revenu, le citoyen ou la citoyenne gagnerait en pseudo-confort de vie. Il pourrait dépenser son net à payer post fiscalité. Soit. Alors, pourquoi pas une retenue à la source des loyers? Bien au-delà des systèmes de prélèvements bancaires actuels qui sont récusables. Tout ceci est un bouillon de culture pour l'irresponsabilité et éloigne le citoyen de sa bonne capacité à gérer ses propres affaires. Et surtout, il l'éloigne de la capacité à bien «ressentir «ce que lui coûte la sphère publique.
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Etant farouchement libéral (mais pas libertaire), je suis outré par cette mesure dont Archer explique très bien les tenants et aboutissants.
De plus, je trouve que les employeurs en savent toujours trop sur la vie privée de leurs employés. Tout ce qui est en dehors du contrat de travail ne les concerne pas. Renforcer ce viol de l'intimité sous un prétexte fumeux est une belle saloperie.
Nous sommes dans une société de plus en plus invasive, pour ne pas dire totalitaire, et nous n'avons aucune garantie (c'est même plutôt le contraire) que les entreprises ne participent pas de bon coeur à cette évolution.
Ceux qui approuvent la retenue à la source pour cause de modernité et de facilité sont des imbéciles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qu'ils ont même fort court.
mardi, février 02, 2016
Les ponctionnaires, les bourreaucrates et les entrepreneurs
Du dépôt de bilan à la rue : la descente aux enfers d'une jeune chef d'entreprise française
Il faut être fou, ou très inconscient, pour devenir entrepreneur en France. C'est suicidaire. Mieux vaut être fonctionnaire ou salarié. Ca ne vole pas haut, on n'est pas libre, mais c'est la France de 2016 : le pays de la médiocrité et de la bureaucratie.
Chaque Français connaît mille exemples.
Mais raisonnons macroscopiquement.
La France est à 56 % du PIB en dépenses publiques.
On estime, que l'URSS était à 70 % (hé oui, il y avait un peu de propriété privée) et Cuba vient de se fixer l'objectif de descendre à 50 %, c'est-à-dire en dessous du niveau actuel de la France.
Autrement dit, la France se situe en gros entre Cuba et l'URSS. Comment voulez vous que notre économie soit autre chose qu'un désastre ? Certes, il faut du temps pour liquider furtivement, sans goulag, des siècles de prospérité, mais ne vous inquiétez pas, nos technocrates y travaillent depuis quarante ans et ils sont en voie de réussir.
Au-delà des effets économiques, le communisme larvé en France a les mêmes conséquences délétères que le communisme affiché eut en Russie et en Chine (effets qui traumatisaient Simon Leys, amoureux de la Chine) : nomenklatura, apparatchiks, cynisme, arrivisme, égoïsme, culte matérialiste de l'argent, effondrement moral et culturel de la population (l'absence de vraie réaction de la population française aux attentats de 2015 est navrante. Des agneaux à l'abattoir).
Comprenez que nous, amoureux de la France, soyons traumatisés par le communisme dans le quel nous baignons.
Il faut être fou, ou très inconscient, pour devenir entrepreneur en France. C'est suicidaire. Mieux vaut être fonctionnaire ou salarié. Ca ne vole pas haut, on n'est pas libre, mais c'est la France de 2016 : le pays de la médiocrité et de la bureaucratie.
Chaque Français connaît mille exemples.
Mais raisonnons macroscopiquement.
La France est à 56 % du PIB en dépenses publiques.
On estime, que l'URSS était à 70 % (hé oui, il y avait un peu de propriété privée) et Cuba vient de se fixer l'objectif de descendre à 50 %, c'est-à-dire en dessous du niveau actuel de la France.
Autrement dit, la France se situe en gros entre Cuba et l'URSS. Comment voulez vous que notre économie soit autre chose qu'un désastre ? Certes, il faut du temps pour liquider furtivement, sans goulag, des siècles de prospérité, mais ne vous inquiétez pas, nos technocrates y travaillent depuis quarante ans et ils sont en voie de réussir.
Au-delà des effets économiques, le communisme larvé en France a les mêmes conséquences délétères que le communisme affiché eut en Russie et en Chine (effets qui traumatisaient Simon Leys, amoureux de la Chine) : nomenklatura, apparatchiks, cynisme, arrivisme, égoïsme, culte matérialiste de l'argent, effondrement moral et culturel de la population (l'absence de vraie réaction de la population française aux attentats de 2015 est navrante. Des agneaux à l'abattoir).
Comprenez que nous, amoureux de la France, soyons traumatisés par le communisme dans le quel nous baignons.
mercredi, novembre 04, 2015
Excellente explication du social-clientélisme, misérabiliste et anti-démocratique
Eric Verhaeghe :
Le contribuable, ce citoyen de seconde zone
************
Le contribuable est forcément un citoyen de seconde zone. S’il paie des impôts, c’est parce qu’il a de l’argent. Et s’il a de l’argent, il a probablement quelque chose à se reprocher. Grâce à ce brillant sophisme, aussi vieux qu’un cheval gratuit est rare, et comme tout ce qui est rare est cher, un cheval gratuit est cher, le gouvernement discrédite chaque jour un peu plus la démocratie: ceux qui la financent sont des gens suspects, beaucoup moins fréquentables que ceux qui en profitent. Cet extravagant retournement des valeurs conforte une logique d’assistanat où la valeur est tirée de la dépendance vis-à-vis de la communauté.
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Là où il n'y a pas de respect de la propriété et du contribuable, il ne peut y avoir de démocratie. Ca tombe bien : nous ne sommes pas en démocratie.
Le contribuable, ce citoyen de seconde zone
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Le contribuable est forcément un citoyen de seconde zone. S’il paie des impôts, c’est parce qu’il a de l’argent. Et s’il a de l’argent, il a probablement quelque chose à se reprocher. Grâce à ce brillant sophisme, aussi vieux qu’un cheval gratuit est rare, et comme tout ce qui est rare est cher, un cheval gratuit est cher, le gouvernement discrédite chaque jour un peu plus la démocratie: ceux qui la financent sont des gens suspects, beaucoup moins fréquentables que ceux qui en profitent. Cet extravagant retournement des valeurs conforte une logique d’assistanat où la valeur est tirée de la dépendance vis-à-vis de la communauté.
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Là où il n'y a pas de respect de la propriété et du contribuable, il ne peut y avoir de démocratie. Ca tombe bien : nous ne sommes pas en démocratie.
samedi, juin 27, 2015
En France, pendant ce temps là ...
L'absentéisme atteint des sommets dans la fonction publique
Aucun rapport direct avec les attentats, bien sûr, mais tout cela est tout de même symptomatique d'une société dysfonctionnelle et du fait que le premier facteur de dysfonctionnement de la société française, c'est l'Etat.
Aucun rapport direct avec les attentats, bien sûr, mais tout cela est tout de même symptomatique d'une société dysfonctionnelle et du fait que le premier facteur de dysfonctionnement de la société française, c'est l'Etat.
jeudi, juin 11, 2015
Une erreur de communication ? C'est ça, appelle nous «cons» ...
Manuel Valls nous explique que son escapade footballistique à Berlin aux frais du montontribuable était «une erreur de communication».
Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.
Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.
Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».
Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).
Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.
Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.
Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.
Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».
Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).
Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.
vendredi, décembre 27, 2013
Hollande : marre des grosses ficelles et des petites magouilles
A propos de la désormais fameuse «inversion de la courbe du chômage», tout le monde a compris la kolossale finesse de François Hollande : les courbes économiques ont toujours quelques soubresauts à rebours de la tendance de fond. La tendance de fond est à l'augmentation massive du chômage, il y aura bien quelques sursauts à la diminution. Si on aide ces mouvements erratiques favorables à coups d'emplois inutiles subventionnés par les moutontribuables, Hollande pourra annoncer triomphalement (et faussement) pendant un quart de seconde qu'il a fait baisser le chômage.
Je crois que les Français sont fatigués de ces ruses de garçon-coiffeur.
Mais sont-ils fatigués au point de renoncer aux fausses solutions de facilité ? On peut définir le socialisme comme la politique de la jalousie, mais c'est aussi la politique du moindre effort. Après tout, si les socialistes détiennent tous les leviers du pouvoir en France, c'est parce que les Français l'ont voulu ou ne s'y sont pas opposés assez fermement, ce qui revient au même.
Il y a toujours des Français qui croient qu'on peut résoudre nos problèmes sans effort, d'où les imbécilités sur l'abrogation de la loi de 1973 ou sur la sortie miraculeuse de l'Euro (1), ou en faisant porter les efforts sur les autres, les immigrés par exemple (2).
Or je pense que tous, absolument tous, y compris Marine Le Pen, nos politiciens sont fondamentalement incompétents à redresser le pays. Fondamentalement car la racine du problème vient de notre cursus honorum, de notre manière de les sélectionner et des pouvoirs et des contre-pouvoirs que nous leur donnons, dans nos institutions malades.
Mon théorème (théorème = proposition démontrable) est le suivant : tout homme politique apte à redresser le pays est éliminé par le système avant d'arriver au sommet.
D'où il s'en suit que tout homme politique arrivé au sommet est inapte à redresser le pays.
Le grand déni : quand l'obsession française pour les chiffres du chômage cache la défaite intellectuelle du renoncement au plein emploi
Puisque le salut ne peut venir d'en haut, il viendra d'en bas.
Mais avant, il faudra que les institutions qui paralysent le pays soient brisées. Or, elles sont solides. Une administration aussi tentaculaire et envahissante que la nôtre ne se laissera pas contourner sans réagir violemment. Je suis hanté par le destin espagnol, j'ai peur que nos descendants soient concierges à Londres.
Je crois donc qu'il faudra sombrer dans l'anarchie et la dislocation, et probablement dans une forme plus ou moins larvée de guerre civile avant que les Français puissent de nouveau prendre, chacun, leur destin en mains. Pour l'instant, les seuls Français qui retrouvent pleinement leur liberté sont ceux qui s'exilent.
En attendant, j'espère, sans y croire une seule seconde, que M. Hollande renoncera à ses gosses ficelles et petites magouilles et entamera une politique de vérité, de lucidité et de courage. Rien qu'à l'écrire, je mesure la vanité d'une telle idée.
****************
(1) : je suis favorable à une sortie de l'Euro mais je pense qu'elle ne sera pas une solution miracle. Elle sera très douloureuse pendant quelques années.
(2) : je pense qu'il faut chasser les immigrés extra-européens, mais l'économie n'est pas ma raison principale.
Je crois que les Français sont fatigués de ces ruses de garçon-coiffeur.
Mais sont-ils fatigués au point de renoncer aux fausses solutions de facilité ? On peut définir le socialisme comme la politique de la jalousie, mais c'est aussi la politique du moindre effort. Après tout, si les socialistes détiennent tous les leviers du pouvoir en France, c'est parce que les Français l'ont voulu ou ne s'y sont pas opposés assez fermement, ce qui revient au même.
Il y a toujours des Français qui croient qu'on peut résoudre nos problèmes sans effort, d'où les imbécilités sur l'abrogation de la loi de 1973 ou sur la sortie miraculeuse de l'Euro (1), ou en faisant porter les efforts sur les autres, les immigrés par exemple (2).
Or je pense que tous, absolument tous, y compris Marine Le Pen, nos politiciens sont fondamentalement incompétents à redresser le pays. Fondamentalement car la racine du problème vient de notre cursus honorum, de notre manière de les sélectionner et des pouvoirs et des contre-pouvoirs que nous leur donnons, dans nos institutions malades.
Mon théorème (théorème = proposition démontrable) est le suivant : tout homme politique apte à redresser le pays est éliminé par le système avant d'arriver au sommet.
D'où il s'en suit que tout homme politique arrivé au sommet est inapte à redresser le pays.
Le grand déni : quand l'obsession française pour les chiffres du chômage cache la défaite intellectuelle du renoncement au plein emploi
Puisque le salut ne peut venir d'en haut, il viendra d'en bas.
Mais avant, il faudra que les institutions qui paralysent le pays soient brisées. Or, elles sont solides. Une administration aussi tentaculaire et envahissante que la nôtre ne se laissera pas contourner sans réagir violemment. Je suis hanté par le destin espagnol, j'ai peur que nos descendants soient concierges à Londres.
Je crois donc qu'il faudra sombrer dans l'anarchie et la dislocation, et probablement dans une forme plus ou moins larvée de guerre civile avant que les Français puissent de nouveau prendre, chacun, leur destin en mains. Pour l'instant, les seuls Français qui retrouvent pleinement leur liberté sont ceux qui s'exilent.
En attendant, j'espère, sans y croire une seule seconde, que M. Hollande renoncera à ses gosses ficelles et petites magouilles et entamera une politique de vérité, de lucidité et de courage. Rien qu'à l'écrire, je mesure la vanité d'une telle idée.
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(1) : je suis favorable à une sortie de l'Euro mais je pense qu'elle ne sera pas une solution miracle. Elle sera très douloureuse pendant quelques années.
(2) : je pense qu'il faut chasser les immigrés extra-européens, mais l'économie n'est pas ma raison principale.
jeudi, décembre 26, 2013
Les ponctionnaires virent à droite : le point de vue de Bob
Notre ami Bob Marchenoir s'est fendu d'un long commentaire sur la «droitisation» des fonctionnaires :
**********
De quel type de virage à droite s'agit-il ?
Est-ce que par hasard il ne s'agirait pas de :
1) S'opposer désormais à l'immigration de masse, parce que les fonctionnaires commencent à découvrir, après l'avoir beaucoup soutenue pour justifier leurs propres postes, qu'elle s'exerce à leurs dépens : non seulement les allocations massives dont profitent les immigrés de façon disproportionnée ponctionnent les fonds publics qui sont nécessaires pour payer les fonctionnaires, mais, de plus, ces derniers sont concurrencés jusque sur leur lieu de travail par une discrimination positive à l'entrée dans les emplois publics, qui sont bien souvent les seuls que peuvent occuper les immigrés, dépourvus de l'éducation et de la culture de l'effort nécessaires pour être employables dans le privé.
2) Se détacher de l'Union européenne, vue comme le seul rempart restant à se goberger d'argent public par le biais d'une dette toujours renouvelée. En somme, le peu de libéralisme dont Bruxelles ferait preuve serait justement celui que les fonctionnaires ne peuvent pas supporter, parce qu'il porte atteinte à leur droit de l'homme de vivre d'argent gratuit financé par les autres.
3) Réclamer un régime autoritariste capable de "faire passer le politique avant l'économie", c'est à dire, là encore, de perpétuer leurs privilèges malgré l'évidence de plus en plus manifeste, pour tout le monde, qu'il est impossible de marcher sur l'eau, même pour un fonctionnaire français.
Autrement dit, ce fameux virage à droite des fonctionnaires, qui me paraît avéré, ne refléterait qu'un seul changement réel d'opinion : fortement immigrationnistes auparavant par idéologie comme par intérêt, ces personnes seraient devenues "racistes" parce qu'elles auraient fini par découvrir que l'immigration de masse portait directement atteinte à leurs intérêts de classe (avant de nuire à l'intérêt des Français en général).
**********
Bref, les ponctionnaires sont de droite comme Zemmour, Polony, Dupont-Aignan, Le Pen et compagnie sont de droite, c'est-à-dire de gauche.
Les ponctionnaires sont les plus mal placés pour briser le triptyque infernal «étatisme - mondialisme - immigrationnisme». La réponse à cet odieux trio est simple et, par essence, libérale : la subsidiarité. Mot barbare pour dire que chaque niveau, en commençant par le bas, par le niveau individuel, prend le maximum de responsabilité et laisse au niveau d'au-dessus ce que vraiment il ne peut pas faire.
En procédant ainsi, le niveau national est réduit à la défense et à la diplomatie et le niveau européen disparaît.
On remarque qu'à Versailles, construit à une époque citée par quelques romantiques comme Zemmour en exemple du temps béni de l'Etat puissant, la haute administration occupait deux ailes bien plus petites que le seul ministère des finances à Bercy. Les Français de l'âge classique faisait de la subsidiarité comme M. Jourdain faisait de la prose.
Et puisque nous en sommes à l'histoire, il y a toujours une époque que les Zemmour, Polony, Dupont-Aignan, Le Pen et compagnie oublient toujours soigneusement (tellement que cet oubli ne peut pas être totalement involontaire): le Second Empire, qui fut une magnifique réussite économique ... et libérale (1).
Je connais quelques ponctionnaires authentiquement libéraux, mais ce sont des raretés. Et ils fréquentent ce blog ! Quasiment des anormaux ...
**************
(1) : la défaite politique et militaire qui termina le Second Empire ne remet absolument pas en cause sa réussite économique. Les choix diplomatiques et militaires ne furent pas contraints par l'économie.
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De quel type de virage à droite s'agit-il ?
Est-ce que par hasard il ne s'agirait pas de :
1) S'opposer désormais à l'immigration de masse, parce que les fonctionnaires commencent à découvrir, après l'avoir beaucoup soutenue pour justifier leurs propres postes, qu'elle s'exerce à leurs dépens : non seulement les allocations massives dont profitent les immigrés de façon disproportionnée ponctionnent les fonds publics qui sont nécessaires pour payer les fonctionnaires, mais, de plus, ces derniers sont concurrencés jusque sur leur lieu de travail par une discrimination positive à l'entrée dans les emplois publics, qui sont bien souvent les seuls que peuvent occuper les immigrés, dépourvus de l'éducation et de la culture de l'effort nécessaires pour être employables dans le privé.
2) Se détacher de l'Union européenne, vue comme le seul rempart restant à se goberger d'argent public par le biais d'une dette toujours renouvelée. En somme, le peu de libéralisme dont Bruxelles ferait preuve serait justement celui que les fonctionnaires ne peuvent pas supporter, parce qu'il porte atteinte à leur droit de l'homme de vivre d'argent gratuit financé par les autres.
3) Réclamer un régime autoritariste capable de "faire passer le politique avant l'économie", c'est à dire, là encore, de perpétuer leurs privilèges malgré l'évidence de plus en plus manifeste, pour tout le monde, qu'il est impossible de marcher sur l'eau, même pour un fonctionnaire français.
Autrement dit, ce fameux virage à droite des fonctionnaires, qui me paraît avéré, ne refléterait qu'un seul changement réel d'opinion : fortement immigrationnistes auparavant par idéologie comme par intérêt, ces personnes seraient devenues "racistes" parce qu'elles auraient fini par découvrir que l'immigration de masse portait directement atteinte à leurs intérêts de classe (avant de nuire à l'intérêt des Français en général).
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Bref, les ponctionnaires sont de droite comme Zemmour, Polony, Dupont-Aignan, Le Pen et compagnie sont de droite, c'est-à-dire de gauche.
Les ponctionnaires sont les plus mal placés pour briser le triptyque infernal «étatisme - mondialisme - immigrationnisme». La réponse à cet odieux trio est simple et, par essence, libérale : la subsidiarité. Mot barbare pour dire que chaque niveau, en commençant par le bas, par le niveau individuel, prend le maximum de responsabilité et laisse au niveau d'au-dessus ce que vraiment il ne peut pas faire.
En procédant ainsi, le niveau national est réduit à la défense et à la diplomatie et le niveau européen disparaît.
On remarque qu'à Versailles, construit à une époque citée par quelques romantiques comme Zemmour en exemple du temps béni de l'Etat puissant, la haute administration occupait deux ailes bien plus petites que le seul ministère des finances à Bercy. Les Français de l'âge classique faisait de la subsidiarité comme M. Jourdain faisait de la prose.
Et puisque nous en sommes à l'histoire, il y a toujours une époque que les Zemmour, Polony, Dupont-Aignan, Le Pen et compagnie oublient toujours soigneusement (tellement que cet oubli ne peut pas être totalement involontaire): le Second Empire, qui fut une magnifique réussite économique ... et libérale (1).
Je connais quelques ponctionnaires authentiquement libéraux, mais ce sont des raretés. Et ils fréquentent ce blog ! Quasiment des anormaux ...
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(1) : la défaite politique et militaire qui termina le Second Empire ne remet absolument pas en cause sa réussite économique. Les choix diplomatiques et militaires ne furent pas contraints par l'économie.
vendredi, septembre 27, 2013
Trop de bureaucratie tue ... la France
Cela n'est qu'un exemple parmi mille :
Vers un "Louvois" de la communication de la Défense
Le mécanisme est bien connu : il n'y a jamais assez de fonctionnaires puisque les fonctionnaires ont la capacité d'inventer leur propre travail.
Il leur suffit d'écrire une circulaire pour justifier l'augmentation des effectifs pour appliquer cette circulaire.
D'où la création d'organismes aux missions de plus en plus parcellaires et qui se marchent sur les pieds. Et plus il y a de monde sur une mission, plus c'est le bordel et moins bien le boulot est fait. L'administration française ne souffre du manque de «moyens» (ils ne peuvent pas dire d'«argent», comme tout le monde, ces hypocrites ?) mais , au contraire, d'un trop-plein d'argent racketté au pauvre moutontribuable.
Il n'y a qu'une vraie manière d'arrêter ces conneries : couper le robinet à argent «gratuit» qui fait vivre tout ce petit monde. Affamer la bête.
Vers un "Louvois" de la communication de la Défense
Le mécanisme est bien connu : il n'y a jamais assez de fonctionnaires puisque les fonctionnaires ont la capacité d'inventer leur propre travail.
Il leur suffit d'écrire une circulaire pour justifier l'augmentation des effectifs pour appliquer cette circulaire.
D'où la création d'organismes aux missions de plus en plus parcellaires et qui se marchent sur les pieds. Et plus il y a de monde sur une mission, plus c'est le bordel et moins bien le boulot est fait. L'administration française ne souffre du manque de «moyens» (ils ne peuvent pas dire d'«argent», comme tout le monde, ces hypocrites ?) mais , au contraire, d'un trop-plein d'argent racketté au pauvre moutontribuable.
Il n'y a qu'une vraie manière d'arrêter ces conneries : couper le robinet à argent «gratuit» qui fait vivre tout ce petit monde. Affamer la bête.
jeudi, août 15, 2013
«Les députés sont mal payés» (Henri Guaino)
Je n'ai pas l'habitude de réagir aux saillies d'Henri Guaino : je l'ai depuis longtemps catalogué comme un con de gros calibre, qui mérite, intellectuellement, le mépris le plus complet.
J'ai découvert Henri Guaino il y a longtemps, comme auteur d'un article dans Les Echos disant que ce n'était pas grave que l'Etat français soit sur-endetté puisque les Français, eux, épargnent. Sous-entendu, très clairement, qu'il suffirait, au moment adéquat, de leur spolier leur épargne et de baptiser la manoeuvre «patriotisme économique» (comme cela, les inconscients qui auraient l'outrecuidance de protester seraient illico tamponnés de l'infamant «mauvais patriote». Cette confusion de l'Etat et de la patrie est en soi une belle saloperie, bien dégueulasse).
Comme il a été Commissaire au Plan (ça ne s'invente pas !), on ne peut parler d'égarement soviétique passager. C'est bien sa tendance de fond. Il ressemble un peu à Eric Zemmour, en moins talentueux.
Cette analyse des talents d'Henri Guaino est partagée.
Il lui arrive de temps en temps de dire des choses pas trop connes, mais comme une pendule arrêtée donne l'heure exacte deux fois pas jour.
Je laisse le commentaire de la dernière saillie guainoesque à mon camarade H16 :
Députés mal payés ? Mais qu’ils fassent grève !
J'ai découvert Henri Guaino il y a longtemps, comme auteur d'un article dans Les Echos disant que ce n'était pas grave que l'Etat français soit sur-endetté puisque les Français, eux, épargnent. Sous-entendu, très clairement, qu'il suffirait, au moment adéquat, de leur spolier leur épargne et de baptiser la manoeuvre «patriotisme économique» (comme cela, les inconscients qui auraient l'outrecuidance de protester seraient illico tamponnés de l'infamant «mauvais patriote». Cette confusion de l'Etat et de la patrie est en soi une belle saloperie, bien dégueulasse).
Comme il a été Commissaire au Plan (ça ne s'invente pas !), on ne peut parler d'égarement soviétique passager. C'est bien sa tendance de fond. Il ressemble un peu à Eric Zemmour, en moins talentueux.
Cette analyse des talents d'Henri Guaino est partagée.
Il lui arrive de temps en temps de dire des choses pas trop connes, mais comme une pendule arrêtée donne l'heure exacte deux fois pas jour.
Je laisse le commentaire de la dernière saillie guainoesque à mon camarade H16 :
Députés mal payés ? Mais qu’ils fassent grève !
Libellés :
guaino,
La lie,
Moutontribuables et ponctionnaires
vendredi, août 02, 2013
Début de révolte fiscale ?
Comme vous le savez, je pense que la jacquerie de la France bien élevée ne restera que cela, une jacquerie sans lendemains, tant que les opposants au socialisme ne n'utiliseront pas l'arme de destruction massive du socialisme, la grève des impots (M. Thatcher : «Le socialisme vit avec l'argent des autres. Il s'arrête quand il n'y a plus d'argent des autres»).
Or, on détecte des frémissements sur ce front. Il y a bien sûr le travail au noir, mais celui-ci, par définition, est discret et on peut donc faire semblant de l'ignorer (toujours le problème de la parole publique).
Voici une initiative publique et collective, donc qui pourra difficilement être ignorée, même si l'on connaît les immenses capacités de dégueulasserie méprisante des medias : Grève des cotisations sociales des TPE en septembre ?.
C'est la partie violente qui manque pour donner de la force au mouvement. Violence financière, et non pas physique, mais l'Etat prédateur réagira peut-être par la violence physique : les ponctionnaires n'aiment pas du tout quand les moutontribuables se rebellent.
Or, on détecte des frémissements sur ce front. Il y a bien sûr le travail au noir, mais celui-ci, par définition, est discret et on peut donc faire semblant de l'ignorer (toujours le problème de la parole publique).
Voici une initiative publique et collective, donc qui pourra difficilement être ignorée, même si l'on connaît les immenses capacités de dégueulasserie méprisante des medias : Grève des cotisations sociales des TPE en septembre ?.
C'est la partie violente qui manque pour donner de la force au mouvement. Violence financière, et non pas physique, mais l'Etat prédateur réagira peut-être par la violence physique : les ponctionnaires n'aiment pas du tout quand les moutontribuables se rebellent.
mercredi, juillet 03, 2013
Eviction de Delphine Batho : la méthode Hollande
Pour asseoir son peu d'autorité, François Hollande congédie un ministre anecdotique, avec des appuis minimes et sans trancher aucune ligne politique. Il peut s'y ajouter des motifs personnelles (elle a beaucoup critiquer la première concubine).
Cela aurait eu de la gueule de congédier Montebourg, et aurait été plus significatif politiquement.
Bref, tout Hollande est là : mou, flou, finasseur.
Bien entendu, cette manoeuvre politicarde est une tempête dans un verre d'eau, un pas de danse sur le volcan, eu égard aux gigantesques problèmes français.
On peut quand même rire du titre du Figaro :
Des écologistes indignés mais qui restent au gouvernement
La soupe est bonne !
Enfin, ne plaignons pas trop Mme Batho : vu son âge et son espérance de vie, elle devrait toucher pendant une soixantaine d'années une retraite de ministre aux frais des moutontribuables.
Et, bien entendu, obéissant à sa vocation de parasite, elle se fera nommer dans un machin public inutile mais très couteux.
Cela aurait eu de la gueule de congédier Montebourg, et aurait été plus significatif politiquement.
Bref, tout Hollande est là : mou, flou, finasseur.
Bien entendu, cette manoeuvre politicarde est une tempête dans un verre d'eau, un pas de danse sur le volcan, eu égard aux gigantesques problèmes français.
On peut quand même rire du titre du Figaro :
Des écologistes indignés mais qui restent au gouvernement
La soupe est bonne !
Enfin, ne plaignons pas trop Mme Batho : vu son âge et son espérance de vie, elle devrait toucher pendant une soixantaine d'années une retraite de ministre aux frais des moutontribuables.
Et, bien entendu, obéissant à sa vocation de parasite, elle se fera nommer dans un machin public inutile mais très couteux.
jeudi, février 21, 2013
Abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires
Abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires : pour l'administration française, c'est tous les jours jour de carence.
En fait, je n'avais pas compris ce gouvernement : c'est un gouvernement de scientifiques, ils font des expériences. Les cobayes, c'est nous.
Le thème de l'expérience en cours : «Où est le seuil d'explosion des Français du privé ? Jusqu'à quel point peut-on se foutre de leur gueule, les matraquer sans cesse tout en dorlotant les ponctionnaires, avant qu'ils n'explosent ?»
Ma réponse intuitive est que le seuil est très très haut. Nous sommes tellement habitués à nous comporter comme de gentils moutontribuables, bien soumis, bien obéissants, que le gouvernement aurait tort de se retenir.
Nous exprimons de temps en temps de mignons mouvements d'humeur, de rigolotes bouderies, mais de révoltes ? Mais de révolutions ? Jamais.
Enfin, si. Il y a tout de même une réaction forte (hélas, indolore à court terme, donc impuissante à rien changer) : les jeunes entreprenants partent faire leur vie ailleurs par dizaines de milliers.
La «manif» du 24 mars va être intéressante. C'est la manifestation du «coeur de cible» (pas au sens marketing, au sens fabricant de la MG 42) du gouvernement Hollande. Si nous restons dans le mièvre, le mou, le pastel, Hollande a raison de nous en foutre plein la gueule. Si nous passons à des slogans plus musclés, plus politiques, les affaires sérieuses commencent.
Pour ceux qui ne connaitraient pas la MG 42 (les citrouilles, c'est nous) :
En fait, je n'avais pas compris ce gouvernement : c'est un gouvernement de scientifiques, ils font des expériences. Les cobayes, c'est nous.
Le thème de l'expérience en cours : «Où est le seuil d'explosion des Français du privé ? Jusqu'à quel point peut-on se foutre de leur gueule, les matraquer sans cesse tout en dorlotant les ponctionnaires, avant qu'ils n'explosent ?»
Ma réponse intuitive est que le seuil est très très haut. Nous sommes tellement habitués à nous comporter comme de gentils moutontribuables, bien soumis, bien obéissants, que le gouvernement aurait tort de se retenir.
Nous exprimons de temps en temps de mignons mouvements d'humeur, de rigolotes bouderies, mais de révoltes ? Mais de révolutions ? Jamais.
Enfin, si. Il y a tout de même une réaction forte (hélas, indolore à court terme, donc impuissante à rien changer) : les jeunes entreprenants partent faire leur vie ailleurs par dizaines de milliers.
La «manif» du 24 mars va être intéressante. C'est la manifestation du «coeur de cible» (pas au sens marketing, au sens fabricant de la MG 42) du gouvernement Hollande. Si nous restons dans le mièvre, le mou, le pastel, Hollande a raison de nous en foutre plein la gueule. Si nous passons à des slogans plus musclés, plus politiques, les affaires sérieuses commencent.
Pour ceux qui ne connaitraient pas la MG 42 (les citrouilles, c'est nous) :
vendredi, janvier 11, 2013
Taxer les CDD : super génial !
M. Dugland, patron de Duglan-Plomberie a peur d'embaucher en CDI, parce que zut, merde, crotte, si on embauche en CDI, après, on peut plus virer les feignasses et on se traine les boulets jusqu'à la retraite. Alors M. Duglan, il embauche des CDD, comme ça, il peut lourder les bons-à-rien.
Les saints-diktats de ponctionnaires (tous les saints-diktats de zouvriers sont en réalité des syndicats de ponctionnaires), ils sont pas concernés par la question et ils y connaissent que dalle. Ca les empêche pas de trouver ça moyen : on a pas besoin d'être concerné et d'y connnaitre kekchose pour avoir un avis (quel est l'abruti qui leur a demandé leur avis ? Ah l'inénarrable M. Trierweiler). Alors, y zont une idée super géniale que ça casse des briques comme un karatéka sous amphète : taxer les CDD. Créer une nouvelle taxe ? Personne y avait jamais pensé en France. Ca vraiment, ça déchire l'originalité de ta race.
Et les saints-diktats prétendus patronaux, les gros avec des cigares qui font des partouzes tous les weekends avec les hauts-ponctionnaires, applaudissent, ces cons !
Qu'est-ce qu'i' va faire, M. Duglan ? Bin c'est simple, il va plus embaucher du tout, ni CDD ni CDI, même pas un cire-pompes, pour pas avoir d'emmerdes. Avec les gars qu'il a, il va payer les heures sup au noir et quand vraiment il sera charrette, si par miracle ça arrive, il annoncera au micheton des délais à perpète.
Bravo les saint-diktats patronaux ! Pouviez pas dire «merde», purement, simplement, naturellement ?
La France : le pays où même les syndicats patronaux sont socialistes.
Addendum : Les Experts 13/01/2013
Les saints-diktats de ponctionnaires (tous les saints-diktats de zouvriers sont en réalité des syndicats de ponctionnaires), ils sont pas concernés par la question et ils y connaissent que dalle. Ca les empêche pas de trouver ça moyen : on a pas besoin d'être concerné et d'y connnaitre kekchose pour avoir un avis (quel est l'abruti qui leur a demandé leur avis ? Ah l'inénarrable M. Trierweiler). Alors, y zont une idée super géniale que ça casse des briques comme un karatéka sous amphète : taxer les CDD. Créer une nouvelle taxe ? Personne y avait jamais pensé en France. Ca vraiment, ça déchire l'originalité de ta race.
Et les saints-diktats prétendus patronaux, les gros avec des cigares qui font des partouzes tous les weekends avec les hauts-ponctionnaires, applaudissent, ces cons !
Qu'est-ce qu'i' va faire, M. Duglan ? Bin c'est simple, il va plus embaucher du tout, ni CDD ni CDI, même pas un cire-pompes, pour pas avoir d'emmerdes. Avec les gars qu'il a, il va payer les heures sup au noir et quand vraiment il sera charrette, si par miracle ça arrive, il annoncera au micheton des délais à perpète.
Bravo les saint-diktats patronaux ! Pouviez pas dire «merde», purement, simplement, naturellement ?
La France : le pays où même les syndicats patronaux sont socialistes.
Addendum : Les Experts 13/01/2013
jeudi, octobre 04, 2012
Les lunettes de Mme Pulvar ne lui permettent pas de voir la liberté du moutontribuable
Audrey Pulvar a toujours été insupportable, même pour les nerfs les plus solides. Du genre qu'on a envie de lui envoyer la mandale du siècle à chaque fois qu'elle ouvre la bouche.
Là, elle se surpasse : ayant beaucoup oeuvré dans l'homélie et les cours de morale sur les ondes publiques, donc payées par le moutontribuable qui n'en peut mais, elle répond quand on l'interroge sur une paire de lunettes qui pourrait valoir dans les 12 000 € (payés par le moutontribuable, on ne le dira jamais assez) : "Je fais ce que je ce que je veux de l'argent que je gagne".
C'est-à-dire exactement le contraire du montontribuable ordinaire qui, lui, ne peut pas faire ce qu'il veut de l'argent qu'il gagne, tant il est ratiboisé par le gouvernement dont fait partie le tout aussi insupportable compagnon de Mme Pulvar.
Là, elle se surpasse : ayant beaucoup oeuvré dans l'homélie et les cours de morale sur les ondes publiques, donc payées par le moutontribuable qui n'en peut mais, elle répond quand on l'interroge sur une paire de lunettes qui pourrait valoir dans les 12 000 € (payés par le moutontribuable, on ne le dira jamais assez) : "Je fais ce que je ce que je veux de l'argent que je gagne".
C'est-à-dire exactement le contraire du montontribuable ordinaire qui, lui, ne peut pas faire ce qu'il veut de l'argent qu'il gagne, tant il est ratiboisé par le gouvernement dont fait partie le tout aussi insupportable compagnon de Mme Pulvar.
vendredi, mai 25, 2012
L'économie, c'est simple
Il faut arrêter les foutaises et les théories fumeuses : la prospérité dépend du capital accumulé et du travail. Tout ce qui défavorise l'accumulation de capital ou le travail est néfaste pour la croissance. Tout le reste est fumisterie pour justifier l'extorsion de fonds des ponctionnaires aux dépens du moutontribuable.
Je ne me lasse pas de rappeller ce bon mot d'un braqueur lors de son procès : «Croyez bien, M. le juge, que si je pouvais, comme le percepteur, envoyer mes menaces par la poste, je cesserais aussitôt les attaques à main armée».
Dans notre situation de surendettement, la priorité est la croissance. Donc chaque mesure du gouvernement Hollande doit être jugée sur ces critères simples : est-ce que cela favorise le capital et l'investissement ? Est-ce que cela favorise le travail et la créativité ?
Je vous laisse estimer par vous-même quel chemin nous prenons.
Je ne me lasse pas de rappeller ce bon mot d'un braqueur lors de son procès : «Croyez bien, M. le juge, que si je pouvais, comme le percepteur, envoyer mes menaces par la poste, je cesserais aussitôt les attaques à main armée».
Dans notre situation de surendettement, la priorité est la croissance. Donc chaque mesure du gouvernement Hollande doit être jugée sur ces critères simples : est-ce que cela favorise le capital et l'investissement ? Est-ce que cela favorise le travail et la créativité ?
Je vous laisse estimer par vous-même quel chemin nous prenons.
mardi, mars 27, 2012
Le moutontribuable et le ponctionnaire
La Fontaine en aurait fait une fable.
Un couple sado-masochiste est stable puisque l'un aime frapper et que l'autre aime être frappé.
Je me demande si les relations entre le ponctionnaire (1) et le moutontribuable (2) ne sont pas du même ordre.
Il y a en gros un tiers des fonctionnaires et assimilés qui sont inutiles (synthèse approximative des différents rapports de la cour des comptes). Cela ne veut pas d'ailleurs dire qu'ils sont tous fainéants : dans une mauvaise organisation, il y a des gens qui travaillent effectivement, mais à des taches inutiles.
Or, aucune révolte des moutontribuables contre les ponctionnaires, rien. Juste une fuite éperdue digne de Ben Johnson sur-dopé des plus mobiles.
Bien sûr, bien sûr, ceux qui sont du bon coté de la pompe à phynances (3) font tout pour que ceux qui sont du mauvais coté soient atomisés et réduits au silence. Mais tout de même, où est cette France qui sortait les fourches du plus loin qu'elle voyait arriver le percepteur ?
***********
(1) : copyright Bob Marchenoir
(2) : copyright H16
(3) : qui représentent bien quelques dizaines de millions de personnes, puisqu'une bonne moitié de la France vit aux dépens de l'autre
Un couple sado-masochiste est stable puisque l'un aime frapper et que l'autre aime être frappé.
Je me demande si les relations entre le ponctionnaire (1) et le moutontribuable (2) ne sont pas du même ordre.
Il y a en gros un tiers des fonctionnaires et assimilés qui sont inutiles (synthèse approximative des différents rapports de la cour des comptes). Cela ne veut pas d'ailleurs dire qu'ils sont tous fainéants : dans une mauvaise organisation, il y a des gens qui travaillent effectivement, mais à des taches inutiles.
Or, aucune révolte des moutontribuables contre les ponctionnaires, rien. Juste une fuite éperdue digne de Ben Johnson sur-dopé des plus mobiles.
Bien sûr, bien sûr, ceux qui sont du bon coté de la pompe à phynances (3) font tout pour que ceux qui sont du mauvais coté soient atomisés et réduits au silence. Mais tout de même, où est cette France qui sortait les fourches du plus loin qu'elle voyait arriver le percepteur ?
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(1) : copyright Bob Marchenoir
(2) : copyright H16
(3) : qui représentent bien quelques dizaines de millions de personnes, puisqu'une bonne moitié de la France vit aux dépens de l'autre
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