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lundi, novembre 19, 2018

Dans le jaune

Ce ne sont pas les mésaventures de Carlos Ghosn qui vont réconcilier les gilets jaunes avec l'hyper-classe mondialisée. Je n'ai jamais pu blairer ce rastaquouère : en plus de tout le reste (on pourrait discuter des « valeurs » de ce monsieur), un honnête homme n'a pas trois nationalités.

Les « Gilets jaunes » contre le mensonge et le mépris !

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Le pouvoir actuel a choisi la voie de la facilité : faire payer les Français en leur racontant des bobards !

Lorsque le mensonge est trop grossier, il est déjà méprisant, mais cette fois, le mépris devient systématique et multiforme. On peut le résumer en deux mots : d’abord, celui de pédagogie qui revient constamment. Le « paîs, paîdos » grec d’où vient le mot, c’est l’enfant. Le second mot, c’est celui que d’une voix doucereuse et attendrie, emploient nos ministres : « accompagner ». Les Français sont des enfants, des mineurs irresponsables à qui il faut expliquer ce qu’ils doivent faire, et qu’on va prendre par la main pour qu’ils le fassent. Cela va consister à redonner d’une main à quelques-uns ce qu’on a pris de l’autre à tout le monde ou presque. Les classes moyennes qui sont au milieu donnent mais ne reçoivent pas : elles sont dans la rue, et c’est une première. Avec effarement elles prennent conscience que les socialistes sont toujours au pouvoir avec quelques transfuges pour faire illusion : dépense publique, fiscalité répressive, libertés réduites, et inefficacité économique. Il n’est pas difficile de les reconnaître même s’il s’agit du socialisme de luxe qui supprime l’ISF et joue l’écolo. L’ineffable chien de garde Castaner traite d’ailleurs les gilets jaunes comme Valls naguère les marcheurs pour tous. Ces gens n’aiment pas le peuple, et ce sera de plus en plus réciproque !
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J'aime beaucoup Bertrand Renouvin :

Gilets jaunes : Macron dans la tenaille

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Depuis le 17 novembre, le président des riches est pris au piège.

Mandataire de puissants groupes d’intérêts, il est obligé de poursuivre les « réformes » ultralibérales qui s’abattent les unes après les autres sur les classes moyennes et populaires. Cela pouvait marcher tant que la « gouvernance » se trouvait face à un peuple d’individus ou à de petits groupes éparpillés et sans influence sur la vie dans les grandes métropoles. C’est fini.

Ce peuple s’est révolté et spontanément rassemblé hors des partis politiques, mêmes populistes de droite ou de gauche. Il n’offre aucune prise à la séduction et à la récupération et ce ne sont pas les « experts » de médias discrédités depuis belle lurette qui vont l’impressionner. La « gouvernance » ne peut faire de concessions, fiscales par exemple, car ce serait encourager des revendications intolérables pour l’oligarchie. Mais si elle persévère dans son ultralibéralisme, elle alimente l’incendie social.

Les dirigeants du pays ont choisi la guerre sociale, persuadés qu’ils allaient la gagner. Ils sont en échec. C’est une première victoire.
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Le grand retour des classes dangereuses ?

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Eric Verhaeghe : Les élites françaises ont mangé leur pain blanc. Depuis 1968, elles règnent sans vrai partage, imposant un régime politique somme toute autoritaire et très rude pour l'identité française traditionnelle. Dans la pratique, la France des petits bistrots, des marchés vivants, de la mixité sociale, de la laïcité militante, d'une société laissée largement vierge de toute intervention de l'État, qui a marqué les années 60, a cédé la place à une France hyper-administrée, hyper-réglementée, où les cafés disparaissent, les boucheries, les boulangeries aussi, pour céder la place à des hypermarchés installés aux abords des villes et même des villages. Au lieu d'une société mélangée, laïque, la France offre aujourd'hui le visage d'un communautarisme et de ségrégations à tous les étages. Ce bouleversement-là est largement le fait d'une élite mondialisée qui a proclamé un jour que la France était une puissance moyenne dont le modèle de base était la société anglo-saxonne. Je ne pense pas qu'une majorité de Français ne se soit jamais prononcée pour un mouvement de cette ampleur, et, de fait, la rupture est profonde entre la majorité silencieuse qui désapprouve ces changements et la minorité au pouvoir qui l'impose par un curiaçage savant des oppositions.

Le retour de bâton risque d'être brutal. Il faut dire que l'antienne du "populisme" est une bombe à retardement. Tous les nostalgiques de leur petit bistrot à trois sous aujourd'hui remplacé par un franchisé s'entendent depuis des années (en gros depuis le referendum sur Maastricht) traîner dans la boue sous cette étiquette de "populisme", si proche de populeux, de plébéien, de ces mots méprisants pour ce qui fait le fond de la société française. Des années d'humiliation peuvent coûter très cher à cette élite qui, avec Macron, déçoit en donnant le sentiment de ne pas tenir sa promesse de renouvellement. Donc oui, je pense que les élites peuvent trembler aujourd'hui, car une réaction chimique s'est produite dans la société française, une réaction de colère que la domination de la société par cette élite essentiellement administrative. Et si le pire n'est jamais sûr, il peut être craint...
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Enfin, un bon texte (bien qu'un peu long) d'Onfray :

MICHEL ONFRAY AU MERCENAIRE BHL EN MISSION STIPENDIÉE. DU ONFRAY TRÈS EN VERVE

Allez, pour finir, un grand moment d'information à la russe à la française :


vendredi, novembre 16, 2018

Les gilets jaunes et les foies jaunes

Une jacquerie qui ne débouche pas sur une révolution n'a aucun intérêt. Elle renforce même le pouvoir en place.

Zemmour, Naulleau et leur orchestre laissent entendre exactement la même chose.

Edouard Husson, dans un article d'Atlantico,  met le doigt là où ça fait mal (1) : pas un de nos politiciens, pas un, pas même Marine Le Pen, n'a les couilles de se mettre réellement à dos l'establishment pour prendre une vraie défense des Français d'en bas.

Comprenez bien : faire le Trump, cela a des conséquences funestes très concrètes. Ca n'a rien d'aisé. Chaque passage dans les médias est une guerre, on n'est plus invité dans les diners en ville, on se fait plus insulter que féliciter par les puissants, on est persécuté par les contrôles fiscaux, on perd l'espoir d'enrichissantes sinécures et de lucratives conférences, les ors des palais nationaux s'éloignent ... C'est la mort sociale.

C'est pourquoi aucune organisation, aucun parti, ne prendra la fronde des gilets jaunes en charge pour la transformer en révolution.

Les manifestations des gilets jaunes n'ont donc presque aucun intérêt (j'explique ce « presque » en fin de billet) puisqu'elles n'auront pas de traduction politique. Si les gilets jaunes étaient sérieux, ils ne manifesteraient pas comme des cons aux ronds-points, ils auraient voté Le Pen en 2002 et en 2017. Non pas parce que les Le Pen sont la solution mais parce qu'ils sont la seule chance de rupture offerte à nos suffrages.

Quand on vote depuis trente ans pour les candidats du Système (ou qu'on les laisse passer par abstention), il ne faut pas se plaindre ensuite que le Système perdure.

Cette révolte des gilets jaunes permet aussi de mesurer la décadence de la France. Quand on compare la désormais fameuse Jacline et Pierre Poujade, il n'y a pas photo. Poujade avait un discours plus construit et s'exprimait mieux.

Alors, pourquoi « presque » sans intérêt ?

Parce que ce gouvernement manque tant de jugement qu'il en devient vulnérable. Face à un gouvernement pas constitué exclusivement de crétins cupides et narcissiques, ces manifestations des gilets jaunes n'auraient aucune chance. Mais, justement, ce gouvernement est constitué exclusivement de crétins cupides et narcissiques. Alors, une grosse bourde bien conséquente est toujours possible.

Bref, à mes yeux, ces manifestations pourraient être l'occasion pour le gouvernement de manifester (!) une fois de trop sa nullité.

Une petite utilité annexe : pour les derniers qui se faisaient des illusions, c'est un révélateur. Ils savent maintenant que les syndicats font partie de la France d'en haut.

Enfin, un satisfecit (si je ne m'envoie pas des roses, qui le fera ?). Cela fait des mois que je répète que la contestation surprendra, sera originale, car le pouvoir a verrouillé les formes de contestation institutionnalisées (pauvre Wauquiez, pauvres syndicats).


Même analyse de François Bousquet :

Les gilets jaunes, nouveaux «ploucs émissaires» ?

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Toutes ces protestations (et les protestations antifiscales furent de très loin les plus nombreuses) - des Jacques, Croquants et autres Nu-pieds jusqu'aux boutiquiers poujadistes - raconte la même histoire depuis le MoyenÂge tardif où elles commencèrent, avec la naissance de l'État : celle d'un échec programmé, tant il est dans la nature de ces soulèvements d'être des phénomènes irruptifs, spontanés et passagers. Au nom de quoi la révolte des gilets jaunes échapperait-elle à cette fatalité de l'échec ? Tout l'appelle, au grand regret des populistes, jusqu'à la composition socioprofessionnelle du mouvement (interclassiste), mêlant artisans, ouvriers, intérimaires, auto-entrepreneurs, chauffeurs routiers, ce qui n'est pas sans évoquer les « fureurs paysannes », lesquelles réunissaient « les trois ordres du royaume reportés à l'échelle du clocher », comme l'a dit un historien.

On a fait grand cas de la politisation du mouvement, à tout le moins de sa récupération partisane ou syndicale, mais la vérité, c'est que la révolte des gilets jaunes, pareille en cela à la plupart des révoltes (ce en quoi elles constituent l'exact antonyme des révolutions), est plus impolitique encore qu'elle n'est faiblement politisée. Or, c'est de politique qu'a besoin la France périphérique pour la tirer de son marasme économique et identitaire. L'homme ou la femme politique qui sera capable de tenir ce langage sera assurément susceptible d'en recueillir les suffrages. Les gilets jaunes auront alors vengé les ploucs émissaires.
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(1) : « Ce qui surprend le plus nos commentateurs, c’est l’efficacité de Trump. Comme ils ont pris pour argent comptant la propagande électorale démocrate, ils ne comprennent pas comment quelqu’un dont on leur dit qu’il est en fait stupide, incapable de se concentrer, instable etc…. arrive à faire tout ce qu’il a annoncé.

De ce point de vue, les Russes ou les Chinois sont beaucoup plus réalistes. Ils ne sous-estiment pas Trump. Ils le prennent au sérieux. J’ai été frappé, lors d’un récent voyage en Chine, d’entendre beaucoup d’interlocuteurs se demander à haute voix comment ils allaient limiter les dégâts que leur inflige la politique de Trump. La question n’était pas de savoir si Trump était simplet ni même s’il avait raison ou tort – au royaume des idées politiques - mais quel allait être l’effet sur la croissance chinoise d’une modification des traités commerciaux.

Nous sommes étonnés parce qu’en France nous n’avons pas connu de président efficace en économie depuis Georges Pompidou. Dans un entretien récent au journal Le Point, Nicolas Sarkozy évoque avec une certaine envie les régimes autoritaires qui auraient la durée et l’efficacité pour eux ; et dans le même entretien, il a tendance à minimiser les succès de Trump, qui se contenterait d’aller « de deal en deal » avec une certaine efficacité.

Mais le nœud du problème est bien là : accepter de regarder Trump avec recul et équanimité, cela revient à accepter que nos gouvernements démocratiques pourraient être efficaces. Nous devrions nous réjouir des leçons venues des Etats-Unis : sauf que cela voudrait dire, pour nos politiques, se couper, comme Trump l’a fait, d’une partie de l’establishment, pour quelques années de navigation solitaire. Nos dirigeants n’y sont pas prêts. »
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vendredi, décembre 19, 2014

Il paraît que Sardou revient à la mode

Dans le sillage du film La famille Bélier :




Bien sûr, c'est très marrant de voir que ce chanteur, trainé dans la boue tout au long de sa carrière comme affreux réac par des gens tombés dans l'oubli depuis longtemps n'est pas, lui, oublié.

J'ai de l'admiration pour la famille Sardou où l'on n'est artiste de scène, mime, chanteur ou acteur, de génération en génération. On doit en être à la cinquième ou à la sixième.

J'ai choisi une chanson non polémique :




dimanche, octobre 05, 2014

Impayés, racket, CDD abusifs : la France, État voyou

Impayés, racket, CDD abusifs : la France, État voyou

Je dédis ce billet à tous les imbéciles, les Zemmour, Polony, Le Pen et compagnie qui pensent que le «retour de l'Etat» (comme s'il était jamais parti) est LA solution.

mercredi, janvier 29, 2014

L'expression politique de l'opposition

Le Jour de colère a prouvé une fois de plus que l'opposition au nihilisme gouvernemental a un problème d'expression politique. Elle n'a aucun support ni médiatique ni politique.

L'opposition institutionnelle, UMP et FN, ne la représente absolument pas.

Cette opposition n'arrive pas à se cristalliser faute de délivrer un message positif, qui ne soit pas seulement réactif. Or, c'est le boulot des partis politiques de parvenir à articuler un ensemble d'idées plus ou moins disparates en un programme politique positif susceptible de devenir un programme de gouvernement.

Il me semble que, de ce point de vue, la création de l'UMP fut une catastrophe, au compte de Chirac (une de plus). La division RPR / UDF avait une cohérence idéologique. Schématiquement, au RPR le bonapartisme, à l'UDF l'orléanisme. L'UMP, ce fut les ex-du RPR avec les idées de l'UDF, une regrettable confusion intellectuelle et donc politique.

Le FN est hors-jeu pour la prise du pouvoir (il ne fera jamais 50 % des voix au plan national) et l'UMP est incapable d'être une vraie opposition au socialisme progressiste.

Le scénario le plus optimiste que je puisse envisager est la dissolution de l'appareil d'Etat dans une banqueroute. Voyez comme je baigne dans l'allégresse politique !

mardi, novembre 12, 2013

Excellent article de Consigny : la gauche responsable de la France désunie

Excellent article de Consigny : la gauche responsable de la France désunie

Je suis quelquefois en désaccord avec lui mais, cette fois, je trouve que Consigny tape fort juste.

Celui qui instrumentalise l'histoire et divise les Français, c'est François Hollande. Quand il est sifflé le 11 novembre, il récolte les fruits amers du sectarisme, du clientélisme, de la négation incessante de l'intérêt général, du refus de toute transcendance, de la médiocrité, de la critique incessante de la France, qu'il a semés.

Mais, en cela, François Hollande n'est pas une exception. C'est un socialistes comme les autres (comme, par exemple, le supporter du FC Barcelone Manuel Valls parlant avec mépris de «Je ne sais quelle France»).

Le problème de la France n'est pas François Hollande, c'est le socialisme.

Et aussi :





dimanche, novembre 03, 2013

Pourquoi les Bonnets Rouges n'auront pas plus de résultats que la Manif Pour Tous




Pour que les problèmes actuels de la France trouvent un début de commencement de résolution, il faudrait que notre gouvernement socialiste cesse d'être socialiste. C'est évidemment impossible, sauf à le renverser.

Or, renverser le gouvernement n'est pas possible :

> les institutions de la Vème sont solides. Et François Hollande n'est pas Louis XVI : beaucoup de cynisme et aucune noblesse, il ne se laissera pas faire au nom d'idées généreuses.

> les manifestants n'ont pas la bonne analyse. Ils croient à un problème Hollande alors que c'est un problème socialiste. Et je ne suis pas sûr que les Bretons qui votent socialiste depuis trente ans l'aient compris (on pourra vérifier ce point aux prochaines élections, mais je ne me fais guère d'illusions).

> le suffrage universel désamorce les contestations radicales. Il y a toujours l'illusion que, la prochaine fois, en «votant bien», ça ira mieux. Ca, se sont les gens de la LMPT qui ne l'ont pas compris.

> au final, peu comprennent que le système est impeccablement verrouillé, notamment par les medias, et que seule la violence politique (s'abstenir ou voter FN, malgré les graves déficiences de ce parti), économique (frauder le fisc, travailler au noir) ou médiatique (séquestrer des préfets, bruler des perceptions) pourrait être efficace.

Je ne vois pas ce qui pourrait transformer une réunion de mécontentements hétéroclites en un changement de régime (la république gouverne mal mais se défend bien).

Le plus simple, c'est encore la fuite individuelle : vers l'Asie, l'Amérique, la Grande-Bretagne pour les jeunes, le Portugal et le Maroc pour les vieux.

L'histoire linéaire, faite en prolongeant les courbes, n'est pas réjouissante : la France est victime d'un destin à l'espagnole. Les plus mobiles et les plus entreprenants s'exilent (et en plus, les sous-diplomés et les assistés arrivent, vive le Grand Remplacement !), les autres restent prisonniers d'un système sclérosé et autiste au sommet duquel trônent une caste de profiteurs.

Mais l'histoire n'est pas linéaire : c'est pourquoi je garde encore un espoir.


lundi, août 26, 2013

Jacquerie de la France bien élevée : enfin une sortie du bisounoursisme ?

L’action des Tondus prend de l’ampleur sur Internet

Prenant comme base de réflexion l'aphorisme thatcherien «Le socialisme vit de l'argent des autres. Il s'arrête quand il n'y a plus d'argent des autres», je considère que la véritable issue politique de la jacquerie de la France bien élevée est la révolte fiscale.

Et je prends un aphorisme maurrassien «La république gouverne mal mais se défend bien» pour vous prédire que l'administration sera sans pitié, car taper au portefeuille, c'est toucher à l'essentiel.

vendredi, août 02, 2013

Début de révolte fiscale ?

Comme vous le savez, je pense que la jacquerie de la France bien élevée ne restera que cela, une jacquerie sans lendemains, tant que les opposants au socialisme ne n'utiliseront pas l'arme de destruction massive du socialisme, la grève des impots (M. Thatcher : «Le socialisme vit avec l'argent des autres. Il s'arrête quand il n'y a plus d'argent des autres»).

Or, on détecte des frémissements sur ce front. Il y a bien sûr le travail au noir, mais celui-ci, par définition, est discret et on peut donc faire semblant de l'ignorer (toujours le problème de la parole publique).

Voici une initiative publique et collective, donc qui pourra difficilement être ignorée, même si l'on connaît les immenses capacités de dégueulasserie méprisante des medias : Grève des cotisations sociales des TPE en septembre ?.

C'est la partie violente qui manque pour donner de la force au mouvement. Violence financière, et non pas physique, mais l'Etat prédateur réagira peut-être par la violence physique : les ponctionnaires n'aiment pas du tout quand les moutontribuables se rebellent.

mercredi, juin 26, 2013

Les flics ne sont pas nos amis (le problème des institutions)


Je trouvais le «CRS avec nous !» des premières Manifs Pour Tous naïf et grotesque. Les manifestants ont vite été détrompés, à coups de matraques, de gaz lacrymos, de gardes à vue abusives et de tabassages discrets. Ils sont maintenant beaucoup moins naïfs, ils ont appris à la dure.

Le syllogisme «la France bien élevée est pour l'ordre donc les forces de l'ordre sont avec nous» repose sur l'expression trompeuse «les forces de l'ordre». En effet, la police, ce sont les forces du pouvoir, pas de l'ordre. Si le pouvoir est pour le désordre, comme en banlieue, la police obéit et laisse le désordre s'installer (en banlieue, c'est plutôt un pouvoir alternatif, narco-islamique, qui s'installe).

La police obéit toujours au pouvoir en place : ce n'est pas avant la 19 aout 1944 que la police parisenne a vraiment retourné sa veste. La police sera pour la France bien élevée le jour où celle-ci aura pris le pouvoir.

Cela n'empêche bien entendu pas les sympathies policières à titre individuel, mais, là encore, il ne faut pas se faire d'illusion : les syndicats de gauche ou d'extrême-gauche sont majoritaires dans la police et certains policiers semblent s'en donner à coeur joie dans le tabassage de Versaillais, ils n'ont pas besoin d'encouragements.

En tant qu'institution, la police illustre le problème de la France : les institutions sont particulièrement à l'aise dans un système oligarchique socialiste qui favorise à outrance les insiders, les bien connectés, les abrités, les fonctionnaires, les du bon coté du manche.

C'est pourquoi toutes les institutions se sont montrées ou tièdes ou carrément hostiles, y compris le clergé et les partis dits d'opposition (sauf peut-être l'armée), vis-à-vis de la jacquerie de la France bien élevée.

Quelques exemples d'absurdités policières ici et .

C'est un combat de longue haleine, la France bien élevée restera encore longtemps sans appuis institutionnels. Mais les hommes qui peuplent les institutions sont, par nature, soumis au plus fort. A nous de montrer que nous sommes les plus forts.

Le premier pouvoir, presque le seul, en tout cas celui qu'il faut prendre en priorité, est le pouvoir médiatique. Je pense que cela se fera à l'usure : il n'y a pas plus moutonnier que le journaliste. Si, petit à petit, nous le persuadons que le sens de l'histoire est nôtre (car, le journaliste étant de gauche, il croit au sens de l'histoire), il retournera sa veste.

La principale manoeuvre de défense du Système est l'enfumage, c'est-à-dire l'évitement du débat à la loyale et la diversion par des affaires accessoires (lire les journaux de ces dernières semaines). Et cela tombe bien pour le Système, il y a à l'Elysée un enfumeur de classe mondiale. Mais cela ne suffira pas.

Ma perspective est la suivante : la France va faire banqueroute. Comme disait Margaret, le socialisme vit de l'argent des autres, il s'arrête quand les autres n'ont plus d'argent (en tout cas, plus d'argent à nous prêter, et ce moment approche). Quand cette catastrophe arrivera, il sera primordial d'avoir des anti-Système qui sont restés fermes sur leurs convictions et dont la crédibilité n'a pas été entamée. C'est d'eux que viendra le renouvellement.

Bien sûr, les anti-dénaturation du mariage ne sont pas d'accord entre eux sur les deux sujets essentiels que sont l'Europe et l'économie. C'est un problème, je ne sais s'il sera surmonté, et comment. Si je devais faire des paris, je dirais que les européistes seront marginalisés par la banqueroute. Pour les étatistes, c'est moins clair.

mardi, juin 25, 2013

On les regarde et on attend

On les regarde et on attend

A vrai dire, on connaît déjà le résultat : soit, s'ils sont un peu rusés, un simulacre de sévérité pour les socialement proches, qui ne fera pas illusion face au penchant quotidien des juges et des lois en leur faveur, soit, carrément, un beau foutage de gueule, qui aurait un certain panache.

vendredi, juin 21, 2013

Valls, Taubira et Hollande devraient se méfier : les chrétiens ont le goût du martyre !

J'ai souvent écrit que l'arme principale de la jacquerie de la France bien élevée est la Foi. Je complète en ajoutant les autres vertus théologales : Espérance et Charité.

La particularité de la Manif Pour Tous tient à ce qu'elle est un combat culturel et spirituel, très éloigné des luttes catégorielles habituelles. Les manifestants n'attendent aucun gain matériel de leurs protestations.

Or, le gouvernement Hollande ne l'a pas compris : il s'est cru, comme d'habitude, dans un rapport de forces (cela est juste) et dans une revendication catégorielle (cela est faux). Ce gouvernement d'ignares et d'imbéciles, très satisfaits d'eux-mêmes, est évidemment inapte à comprendre quoi que ce soit d'un peu élevé. Il ne croit qu'aux magouilles de bas étage entre corrompus.

A partir de cette analyse fausse, on comprend la répression politique : si les manifestations étaient alimentées par un calcul avantages/inconvénients, il y aurait quelque logique de la part du pouvoir à augmenter les inconvénients de manifester.

Bien au contraire, dans un mouvement qui n'est pas inconnu en période troublée, la répression prouve aux opposants qu'ils ont raison de penser qu'ils combattent le Mal (1). Et les motive davantage. Le cycle répression / contestation est classique et, quand les oppositions sont aussi fondamentales, il est bien difficile à désamorcer une fois enclenché.

Il y a chez les chrétiens le goût du martyre (2). Le gouvernement s'acharne à le cultiver. Ca m'étonnerait que cela lui porte chance !

Qu'aurais-je fait à la place de Hollande ? J'aurais joué l'ouverture : aller systématiquement discuter avec les opposants, réduire la présence policière, etc. De façon à faire passer les opposants pour les méchants et moi pour le gentil.

Pour cela, il faut un courage physique et intellectuel et l'on retombe sur le problème de la médiocrité  intellectuelle et morale de nos gouvernants. De gens qui n'ont pas eu la sagesse de retirer la loi à temps, on ne peut guère espérer de réactions subtiles et courageuses.

En tous les cas, ce n'est pas mon problème : la vie et l'avenir de ces gens me sont complètement indifférents.

En revanche, j'aimerais que la jacquerie de la France bien élevée ait de fortes conséquences politiques et, pour l'instant, de ce coté, c'est le brouillard.

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(1) : ce que je pense. Je suis convaincu que le nihilisme socialiste est la forme moderne du Mal.

(2) : très différent du martyre musulman. Heureusement.


jeudi, juin 20, 2013

Manif Pour Tous : les raisons de la répression politique

Manif Pour Tous : les raisons de la répression politique

La première faute politique est bien sûr la loi Taubira.

Ensuite, l'autisme hollandiste a fait le reste.

Je ne crois guère à une révolution en France, mais il faut avouer que le gouvernement Hollande, par incompréhension, par incompétence ou par inconscience, fait ce qu'il faut pour chauffer ses opposants.

mardi, juin 04, 2013

La police politique de Manuel Valls en action

La police politique de Manuel Valls en action

J'ai une certaine tolérance pour les débordements policiers en cours de manifestation : les CRS sont humains et, dans le feu de l'action, ils peuvent se laisser emporter.

En revanche, le comportement à froid de l'OPJ est inadmissible. Même si l'on fait la part de l'exagération de l'avocat, il n'en reste pas moins que 27 heures de garde à vue pour un rappel à la loi ne peut se justifier. Le risque de trouble à l'ordre public est très limité et le risque d'atteinte aux biens et aux personnes nul.

L'OPJ est un fonctionnaire. Il ne se comporterait pas ainsi s'il encourait les foudres de sa hiérarchie. Je connais la thèse de l'influence maçonnique sur la police et j'en viens à la croire.

Dans le deux poids-deux mesures du gouvernement, la peur voyage : le gouvernement a peur des voyous de banlieue, mais il veut faire peur à la France bien élevée. Nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Enfin, j'écris «police politique de Manuel Valls» par facilité. Mais, en réalité, il s'agit de la police politique de François Hollande. Ne nous laissons pas tromper par un partage de façade des responsabilités.

Cette répression policière se double d'une répression médiatique, l'une permettant l'autre. Parmi nos courageux journalistes, défenseurs des libertés, de la veuve et de l'orphelin, gardiens indispensables de la démocratie (c'est du moins ainsi qu'ils se décrivent), combien, à part ceux du Point, ont dénoncé les motivations politiques de la répression policière ?

Nous donnons de grandes leçons aux Turcs, nous ferions bien de balayer devant notre porte.

Addendum : C'est au pied du mur qu'on voit le maçon

vendredi, mai 31, 2013

Pour gagner la guerre civile idéologique, encore faut-il se battre

La France est en guerre civile idéologique depuis deux cent cinquante ans.

La gauche de 2013 est particulièrement pugnace et mène cette guerre contre le peuple français sans complexes sur tous les fronts : dans les salles de mairie, devant le Palais de Justice, dans les hôpitaux, dans les commissariats, chez les médecins, chez les auto-entrepreneurs, dans les drives, à la terrasse des cafés, sur les feuilles d'imposition, à l'école, ...

Le principe est simple : l'Etat a vocation à être propriétaire de tout et à se mêler de tout. S'il vous laisse un peu de propriété et de liberté, de moins en moins, c'est simple tolérance de sa part, révocable à tout instant.

Mais il est facile de gagner une guerre quand l'ennemi ne se bat pas : NKM est une traitresse, Marine Le Pen s'enfuit en courant avec son escorte d'homosexuels chévènementistes et on en apprend de belles sur Jean-François Copé. Les autres sont à l'avenant.

Ils ont comme seule excuse que leur caractère d'arrivistes sans scrupules ni principes ne leur permet pas de comprendre la nature culturelle, pour ne pas dire spirituelle, du combat.

Le peuple français est bien seul. Son combat n'en est que plus méritoire.

mardi, mai 28, 2013

La tenaille

Tout d'abord, un rappel sur la célèbre manoeuvre de la tenaille :




Je pense que le Printemps français doit prendre le gouvernement en tenaille entre :

> une branche juridique : porter plainte (avec des preuves) pour toutes les arrestations injustifiées. Les emmerder, leur pourrir la vie.

> une branche médiatico-politique. Continuer le harcèlement, notamment des élus de la fausse droite, en profitant des élections municipales. Faire mousser, les user, les excéder.

Je commence à prendre confiance : la principale faiblesse du Printemps français me semblait intellectuel, le manque de doctrine cohérente et claire empêchait de parier sur un maintien dans la durée. Or, dans ce domaine, je note des progrès, la mise à l'écart de Frigide Barjot et le bouillonnement des blogs me semble aller dans le bon sens.

Le sujet à clarifier est l'Europe. Nous n'y sommes pas encore mais la question se posera dans deux ans pour les élections européennes.

Il faudra expliquer le lien européisme / homme nouveau / étatisme / immigrationnisme / négation des traditions.




samedi, mai 25, 2013

La fracture : l'élite n'est plus dans «les élites»

Récemment, un commentateur disait à propos de l'UMP, «la fracture n'est pas entre Copé et Fillon, mais entre la direction du parti d'un coté et les militants et les électeurs de l'autre». Cette analyse se confirme un peu plus chaque jour.

La fracture est générale : la France est dirigée par des «élites» qui ne sont plus l'élite du pays.

On retrouve cette rupture même dans le clergé.

Où sont ceux qui montrent des qualités positives : courage, persévérance, réflexion, imagination, profondeur, solidarité, abnégation, désintéressement, culture ?

Ils sont dans la rue, avec les Veilleurs, avec les manifestants.

Où sont ceux qui montrent des qualités négatives : frilosité, conformisme, lâcheté, superficialité, vision à court terme, égoïsme, mépris, girouettisme, machiavélisme frelaté ?

Ils sont dans les lieux de pouvoir, politiques, médiatiques, cléricaux.

Les grotesques mésaventures parisiennes de Nathalie Kosciusco-Morizet, qui voient ses pseudo-habiletés et ses calculs mesquins se retourner contre elle, en sont un exemple éclatant (et assez comique).

Les manoeuvres et déclarations d'un Hollande, d'un Ayrault ou d'un Valls feraient rougir de honte un maire de village du fin fond de l'Ardèche.

Cela ne laisse pas de m'inquiéter : un pays dirigé par la lie ne peut rien espérer de bon.

Le mal est très profond. Dans un pays en bonne santé intellectuelle et morale, les intérêts des élites et du peuple ne se recouvrent pas exactement, mais les élites se sentent des responsabilités vis-à-vis du peuple qui, en retour, les respecte.

En France, les responsabilités que se sentent les «élites» sont réduites à peau de chagrin et totalement détachées des besoins réels du peuple. En retour, le peuple en vient à éprouver un mépris sans bornes pour ces «élites» qui ne trahissent leurs devoirs.

Au moins progresse-t-on. A part quelques courtisans, la vaste majorité des Français est maintenant convaincue de la médiocrité et de la bassesse de nos dirigeants et n'hésite plus à montrer son dédain glacé. Ils ne sont pas arrivés au pouvoir par hasard, nous leur avons laissé la voie libre.

Cependant, la situation s'éclaircit : la résistance opiniâtre des anti-Taubira à une récupération par l'UMP montre que la France bien élevée, celle qui est soumise depuis si longtemps, a enfin compris qu'il n'y avait rien à espérer de ces gens-là. C'est cela que signifie la mise à l'écart progressive de Frigide Barjot, sous-marin de l'UMP et porte-voix du politiquement correct.

Savoir ce que l'on refuse, c'est déjà un progrès. Reste à articuler un message positif.

dimanche, avril 28, 2013

Ce qui manque au Printemps français ? L'intelligence !

J'admets que le titre de ce billet est provocateur, mais vous allez comprendre où je veux en venir.

Quand j'entends par exemple Eric Zemmour, un socialiste étatiste et nationaliste, nous expliquer que le Printemps français est sympathique mais qu'il lui reste à comprendre qu'il doit aussi lutter contre le libéralisme, je me dis qu'on est dans le brouillard et la confusion les plus complets.

Rappelons que Mai 68 a été suivi  (il ne s'agit pas d'une corrélation par coïncidence mais d'une causalité) d'une expansion sans précédent de l'Etat-mamma en même temps que de la promotion du libre-échangisme mondialisé. Cela n'est en rien contradictoire, c'est ce qu'on appelle le communisme de marché.

Dans l'esprit de Mai 68, licence des moeurs, dissolution des nations, immigrationnisme et communisme de marché marchent de concert. Autrement dit, Mai 68 est l'ennemi du libéralisme, avec sa gênante responsabilité individuelle qui empêche de jouir sans entraves (pas étonnant que la crise économique actuelle, issue du communisme de marché, soit aussi une crise morale).

Il est donc incohérent de reprocher au Printemps français de ne pas s'attaquer au libéralisme en attaquant Mai 68. C'est comme reprocher à Napoléon de ne pas attaquer Murat quand il attaque Koutousov.

Je me suis amusé à vous dessiner un  petit tableau de correspondance :

JUSTIFIE


Licence morale
Etat-mamma
Immigrationnisme
Libre échangisme


échangisme
Licence morale

 L'Etat se mêle de  tout pour pacifier les relations entre individus immoraux.
l'immigration de masse est jutifiée puisque toutes les valeurs et toutes les culture se valent.
Les biens matériels sont les seules valeurs et donc rien ne doit faire obstacle au libre-échange.


Etat-mamma

Les indivdus ne se réfèrent à aucune valeur  ni autorité en dehors de l'Etat.

L'Etat seul définit les individus, ils sont interchangeables, leur histoire et leur culture ne comptent pas.
Le libre-échangisme à base non de responsabilité des individus mais d'accords entre Etats justifie l'Etat intrusif et omnipotent.


Immigrationnisme
Pour éviter les conflits entre hommes de culture différente, il ne faut pas imposer des valeurs morales.
L'assitanat étatique s'étend sans arrêt pour venir au secours du nouveau prolétariat immigré.

Si les individus circulent librement, il ne peut y avaoir aucun obstacle à la circulation des biens et des capitaux.


Libre-échangisme
La seule régulation est celle des biens matériels et la moralep ersonnelle est accesssoire.
 Le libre-échangisme à base non de responsabilité des individus mais d'accords entre Etats justifie l'Etat intrusif et omnipotent.
Pour baisser les coûts, la concurrence des immigrés est nécessaire.






Ce tableau se lit horizontalement.

Par exemple : La licence morale justifie l'Etat-mamma : L'Etat se mêle de  tout pour pacifier les relations entre individus immoraux.

Si ce tableau vous paraît trop emmerdant, une image simple : l'archétype du communisme de marché, c'est la Chine. La Chine est-elle libérale ?

Je pourrais faire le tableau opposé avec comme rubriques : valeurs morales, Etat minimal, patriotisme et liberté.

Or, je ne vois pas dans le Printemps français une réflexion profonde sur tous ces enjeux. Ce n'est pas de Benoist et ses lubies néo-païennes qui vont nous sortir le cul des ronces.

On peut raconter ce qu'on veut sur Mai 68, mais il fut précédé d'une éclosion de travaux intellectuels et d'un bouillonnement d'idées (totalement folles, mais ce n'est pas le sujet).

Je n'aperçois rien de semblable à l'horizon. La seule chose qui pourrait en tenir lieu, c'est la doctrine de l'Eglise, mais elle est très perméable à l'air du temps, notamment sur les sujets économiques.

Je ne vois nulle part ce corpus intellectuel articulé qui constitue le fond de sauce d'une bonne tambouille politique.

C'est pourquoi je ne suis pas très optimiste pour la suite du Printemps français, mais je ne demande qu'à être surpris.

samedi, avril 20, 2013

Frigide Barjot pète un plomb

Bon, voilà que Frigide Barjot se comporte commune gauchiste de base, en demandant l'enfermement préventif des gêneurs.

J'en conclus qu'elle a toujours été conne. En effet, jusqu'à maintenant, j'avais un  doute : je me demandais si ses concessions à la bien-pensance étaient une suprême habileté ou une conviction sincère, donc une preuve de connerie. Le doute n'est plus permis.

Virginie (puisque tel est ton vrai nom), c'est très bien ce que tu as fait, merci. Maintenant, il est temps que tu te retires, que tu ailles prendre le repos dont tu sembles avoir le plus grand besoin. Que d'autres se mettent en avant.

En interne, c'est fait : il y a déjà quelques semaines que les opposants au mariage pour n'importe qui écoutent d'autres voix que Frigide Barjot.

Maintenant, il reste à s'imposer aux salopards des medias, à leur forcer la main : je ne suis pas trop inquiet : dans les jeunes, il y a quelques têtes solides.  et qui n'ont pas froid aux yeux.