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vendredi, janvier 03, 2014

Un exemple de clientélisme (breton)

Le député Jean-Jacques Urvoas entame une campagne d'influence pour sauver la douane de Quimper. Un bel exemple de la sclérose propre à la démocratie représentative

Il est souvent question sur ce blog de clientélisme.

Même si on connaît des fonctionnaires embauchés pour faire plaisir, la notion de clientélisme reste souvent abstraite.

En voici un exemple bien concret. Et il me plaît qu'il soit breton, parce que le mouvement des Bonnets Rouges n'est pas une révolte contre le clientélisme mais, au contraire, une réclamation d'une part plus grosse du gâteau.

mercredi, novembre 27, 2013

Pourquoi l'impasse française est vraiment une impasse


Les maux économiques de la France sont la traduction de maux intellectuels, pour ne pas dire philosophiques, plus profonds.

D'après Alain Madelin, il y a trois issues économiques possibles au surendettement et au social-clientélisme :

> sortie de l'Euro + protectionnisme + inflation

> Euro + déflation intérieure (solution grecque ou espagnole)

> libéralisation + croissance forte

Il croit que la troisième solution finira par s'imposer à cause du discrédit qui touche la classe politique qui porte les deux autres solutions : l'UMPS est discrédité et le FN a beaucoup de mal à se construire une crédibilité économique (1). Il cite la révolution française qui a vu surgir à la fois une nouvelle classe dirigeante et une nouvelle politique.

Je n'y crois pas : la révolution des idées avait été longuement préparée par les sociétés de pensée, les loges maçonniques et tout un climat qui mettait les «Lumières» à la mode.

Rien de tel aujourd'hui en faveur du libéralisme. On peut même dire que les Français n'ont jamais été si peu libéraux. Quant aux intellectuels, à de rares exceptions, ils ne connaissent du libéralisme que la caricature qu'ils répètent comme des perroquets.

Le libéral-conservatisme (conservateur partout donc libéral en économie puisque c'est notre tradition jusqu'en 1945 -même au temps du colbertisme, qui a échoué, l'Etat intervenait finalement peu dans l'économie) n'a aucune assise populaire. L'opinion en est à un socialisme sécuritaire.

Si les Bonnets Rouges manifestent pour que Paris leur foute la paix avec son écotaxe, ce qui pourrait passer pour une amorce de libéralisme, ils veulent aussi plus de subventions.

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(1) : je pense à Jean-François Revel : «A quoi sert la démocratie si elle consiste à essayer toutes les mauvaises solutions avant de se résigner à la bonne ?»

lundi, novembre 11, 2013

François Hollande hué sur les Champs-Elysées à l'occasion des cérémonies du 11 novembre

Si cette information en est une, je veux dire, si cette information a l'importance que lui donnent les médias et n'est pas une manoeuvre pour faire passer Hollande pour une victime d'opposants indignes, elle m'attriste.

Mais elle ne me surprend pas : il y a une bonne partie de l'opposition à François Hollande qui est aussi clientéliste que lui, simplement elle se plaint de ne pas faire partir des clientèles arrosées. Elle n'a pas plus de dignité que les socialistes, c'est aussi «Tout pour ma pomme».

Vous savez ce que je pense des bonnets rouges. Déclarer, comme Manuel Valls (un salaud de première bourre), qu'il s'agit de groupuscules d'extrême-droite, est de la désinformation pure et simple : l'extrême-droite essaie de récupérer ces mouvements, mais n'en est pas à l'origine.

Dire qu'il règne une certaine tension en France en ce moment est un euphémisme ! Et cette tension, qui d'autre l'a exacerbée si ce n'est François Hollande, réussissant l'exploit de se montrer à la fois sectaire et apathique ?

Addendum du 12 novembre 2013 :

Excellent article de Consigny : la gauche responsable de la France désunie

Je suis quelquefois en désaccord avec lui mais, cette fois, je trouve que Consigny tape fort juste.

Celui qui instrumentalise l'histoire et divise les Français, c'est François Hollande. Quand il est sifflé le 11 novembre, il récolte les fruits amers du sectarisme, du clientélisme, de la négation incessante de l'intérêt général, du refus de toute transcendance, de la médiocrité, de la critique incessante de la France, qu'il a semés.

Mais, en cela, François Hollande n'est pas une exception. C'est un socialistes comme les autres (comme, par exemple, le supporter du FC Barcelone Manuel Valls parlant avec mépris de «Je ne sais quelle France»).

Le problème de la France n'est pas François Hollande, c'est le socialisme.

Et aussi :





dimanche, novembre 10, 2013

Les bonnets rouges et les benêts roses

Vu que les Bretons votent sans discontinuer socialiste depuis trente ans et qu'ils se goinfrent de subventions bruxelloises, ils sont très mal venus de se plaindre des méfaits du socialisme et des directives bruxelloises.

Pourtant, mes enfants, quelle poilade ! Les réactions des curés de la bien-pensance, les Demorand, Joffrin, Mélenchon etc. Eux qui pronaient la désobéissance et les valeurs au-dessus des lois pour Leonarda, voici qu'ils demandent la loi rien que la loi.

Je me marre ...

Mais, en réalité, j'écris ce billet pour le plaisir du titre.

samedi, novembre 09, 2013

«Pour une majorité de Français, les "bonnets rouges" doivent arrêter leur mouvement»

Pour une majorité de Français, les "bonnets rouges" doivent arrêter leur mouvement

En lisant cet article de l'imMonde, je me suis réjoui. Il sent la panique des bien-pensants à plein nez. Et puis, c'est gros comme une maison :

1) Canaliser le mouvement à tout prix vers des organes qui font le jeu du pouvoir hollando-étatiste-taxatoire. C'est la tentative maladroite de Mélenchon et de la CGT. Cela a totalement foiré.

2) Démotiver les bonnets rouges, leur expliquer qu'ils sont minoritaires, que les Français sont contre eux et qu'ils feraient mieux de rester chez eux.

L'imMonde recourt à la technique bien connue du sondage orienté : «Restez chez vous. C'est pas nous qu'on le dit, c'est les Français. Et pas respecter les désirs des Français, c'est anti-démocratique. C'est mal, hein.»

Franchement, si ces connards en sont réduits à de si grosses ficelles, c'est qu'ils ne doivent pas être très sereins. Il y a donc de l'espoir.




dimanche, novembre 03, 2013

Pourquoi les Bonnets Rouges n'auront pas plus de résultats que la Manif Pour Tous




Pour que les problèmes actuels de la France trouvent un début de commencement de résolution, il faudrait que notre gouvernement socialiste cesse d'être socialiste. C'est évidemment impossible, sauf à le renverser.

Or, renverser le gouvernement n'est pas possible :

> les institutions de la Vème sont solides. Et François Hollande n'est pas Louis XVI : beaucoup de cynisme et aucune noblesse, il ne se laissera pas faire au nom d'idées généreuses.

> les manifestants n'ont pas la bonne analyse. Ils croient à un problème Hollande alors que c'est un problème socialiste. Et je ne suis pas sûr que les Bretons qui votent socialiste depuis trente ans l'aient compris (on pourra vérifier ce point aux prochaines élections, mais je ne me fais guère d'illusions).

> le suffrage universel désamorce les contestations radicales. Il y a toujours l'illusion que, la prochaine fois, en «votant bien», ça ira mieux. Ca, se sont les gens de la LMPT qui ne l'ont pas compris.

> au final, peu comprennent que le système est impeccablement verrouillé, notamment par les medias, et que seule la violence politique (s'abstenir ou voter FN, malgré les graves déficiences de ce parti), économique (frauder le fisc, travailler au noir) ou médiatique (séquestrer des préfets, bruler des perceptions) pourrait être efficace.

Je ne vois pas ce qui pourrait transformer une réunion de mécontentements hétéroclites en un changement de régime (la république gouverne mal mais se défend bien).

Le plus simple, c'est encore la fuite individuelle : vers l'Asie, l'Amérique, la Grande-Bretagne pour les jeunes, le Portugal et le Maroc pour les vieux.

L'histoire linéaire, faite en prolongeant les courbes, n'est pas réjouissante : la France est victime d'un destin à l'espagnole. Les plus mobiles et les plus entreprenants s'exilent (et en plus, les sous-diplomés et les assistés arrivent, vive le Grand Remplacement !), les autres restent prisonniers d'un système sclérosé et autiste au sommet duquel trônent une caste de profiteurs.

Mais l'histoire n'est pas linéaire : c'est pourquoi je garde encore un espoir.


vendredi, novembre 01, 2013

On sait de quel coté se trouvent les syndicats

Le Figaro :

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Hormis FO, plusieurs organisations syndicales se sont également désolidarisées du mouvement. La CGT, Solidaires et FSU appellent à ne pas se rendre à Quimper car les organisateurs, selon eux, ne portent pas «les revendications des salariés». Pour la CGT, «les employeurs profitent de la situation de détresse des salariés, c'est malhonnête». Les trois syndicats appellent même à une autre manifestation à Carhaix le même jour.
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Suite à ces réactions face à la révolte bretonne, on sait de quel côte se trouvent les syndicats : du coté de la France protégée, qui perpétue à coups de matraque fiscale ses avantages exquis, contre la France exposée. On s'en doutait.


Les Bretons (et les Français) ont fait leur propre malheur (2)

Les Bretons ont fait leur propre malheur. Les Français aussi.

Electeurs de Hollande, vous étiez prévenus !

Maintenant, la question que je me pose : les Français ont-ils vraiment compris que ce qui fait leurs malheurs actuels, ce n'est pas François Hollande mais le socialisme ? J'en doute.

Sont-ils prêts à assumer qu'à chaque fois qu'ils refusent une hausse d'impôts ou exigent une baisse, il faut mettre en face la suppression d'une subvention ou d'une mesure d'assistanat ?




François Hollande a une politique et elle est socialiste (sectaire, doctrinaire et nihiliste)

François Hollande n'a pas de ligne politique (je l'ai écrit plusieurs fois). En revanche, il poursuit avec constance une politique (je l'ai aussi écrit plusieurs fois).

Il n'a pas de ligne politique : il n'a pas annoncé aux Français un objectif, des moyens, des étapes, une stratégie, une cohérence.

Il a une politique : à travers le brouillard du n'importe quoi des décisions gouvernementales, une constante claire se dégage, la socialisation de la société française, y compris un contrôle politique de l'expression et de la pensée dès le plus jeune âge. On voit se former une collection d'individus déracinés sous le contrôle de l'Etat tout-puissant. Avec une remarquable cohérence philosophique (comme quoi le gouvernement est capable de cohérence), la cible première est la famille, depuis toujours l'obstacle au règne des régimes totalitaires.

Ne nous leurrons pas : le président Hollande garde le cap

Pour Hollande, la famille, voici l'ennemi

Bref, François Hollande enfume les Français : il a une politique radicale, mais de manière dissimulée, sans l'approbation du peuple prétendu souverain. C'est un salopard.

Je vous avoue que j'éprouve une vive satisfaction intellectuelle (vanité, tout est vanité, surtout moi !) à vous avoir prévenus dans des termes prémonitoires :

Et si François Hollande est élu ?

Cependant, je suis désespéré que nous (moi et ceux qui pensaient comme moi) n'ayons pas été entendus par assez de Français.

Je ne suis même pas sûr que les Français aient encore vraiment compris.

Par exemple, j'aimerais bien discuter avec quelques Bretons pour savoir s'ils regrettent d'avoir voté socialiste depuis trente ans. Ont-ils compris que François Hollande n'est pas un mauvais choix passager et regrettable mais le résultat d'une évolution à laquelle ils ont activement participé par leurs votes successifs ?






mardi, octobre 22, 2013

Les Bretons ont fait leur propre malheur

J'entends parler des malheurs de la Bretagne. J'en suis peu ému.

Cela fait des années que les Bretons confondent catholicisme, sanscouillisme, européisme et socialisme.

Il fallait réfléchir avant de voter n'importe quoi des décennies durant (les cathos bretons ont quand même contribué à faire élire un gouvernement obsessionnellement cathophobe !).

Cette constance dans la connerie méritait bien une punition.

Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux pour les causes desquels on a voté.

Que les Bretons retrouvent l'esprit des Chouans et nous en reparlerons.