Les racines européennes du christianisme, ou l’impasse politique du pape François.
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C’est probablement ici que la défiance grandissante des catholiques européens vis-à-vis de François trouve son explication. Pour François, l’église a fondé l’Europe mais ne résume pas à elle. Mais les faits sont têtus : une lecture inversée de l’histoire montre que c’est plutôt la pensée européenne qui a modelé le christianisme à son image. Et que le « décolonisation » de l’église se traduira par sa disparition rapide… comme si son sens se vidait.
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lundi, décembre 30, 2019
dimanche, mars 18, 2018
La Russie, nouvel ogre ? (2)
Pour prolonger la réflexion de ce billet, voici des extraits du Drone n° 10 (texte intégral):
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A quoi ressemblerait un monde sans Poutine?
Commençons par la Russie. Le départ de l’homme du KGB signifierait sans faute l’arrivée d’un homme de la CIA, tenu par une laisse plus ou moins visible, plus ou moins longue. La Russie retomberait dans le chaos et le pillage des années Perestroïka, où des directeurs de théâtre s’improvisaient exportateurs de cuivre ou de nickel en gros. Selon le cinéaste Stanislav Govoroukhine, qui avait réalisé une enquête sidérante (et confisquée) sur la Grande Révolution criminelle des années 1990, le bradage frénétique des ressources russes en ces temps-là avait contribué au redressement des économies occidentales après le krach de 1988. Les médias et le système éducatif seraient immédiatement reprogrammés. Le patriotisme et la relative liberté d’expression feraient place à une dérussisation sans failles.
Nul Navalny, nul Kasparov — mais de l’autre bord — ne serait plus autorisé à défier le nouveau pouvoir démocratique dans la rue. (Lorsque la Douma nationaliste s’opposa à Eltsine en 1993, Eltsine la fit démolir au canon, tuant mille insurgés, députés et autres civils de passage dans le silence approbateur des médias d’Occident.) Le défilé du Régiment
Le défilé du Régiment immortel du 9 mai, avec ses petites pancartes ringardes à l’effigie des ancêtres morts pour la patrie, serait remplacé par une tonitruante gay pride où des femen équipées de godemichés géants sodomiseraient en cadence le patriarche Cyrille — ou du moins son effigie. Les crimes du nazisme eux-mêmes — du moins sur le front de l’Est — seraient minimisés en regard des horreurs du poutinat. Une reprogrammation qui s’arrête aux confins du vraisemblable et du raisonnable n’est pas une reprogrammation. La «sixième colonne» russe — cette élite loyale au pouvoir quel qu’il soit — se chargerait de présenter aux reprogrammeurs des gages de parfaite réceptivité au sein de la masse populaire.
[…]
Sur le Vieux Continent, les quelques États d’Europe centrale tacitement adossés à la Russie pour défendre leur souveraineté et refuser le saupoudrage migratoire seraient mis au pas et gratifiés de quotas punitifs de réfugiés pour mieux savourer la «chance» dont ils s’étaient privés jusqu’alors. Pris en tenailles entre le flux humain et les grognements croissants de leur population, les satrapes de l’UE s’empresseraient, en échange d’un relâchement de la pression, de signer avec les USA les contrats de libre-échange léonins qui officialiseraient la transformation de l’Europe en marché de dumping américain. Dès lors, tout en achetant massivement appartements et placements outre-Atlantique, ils renforceraient les programmes d’éducation- à-l’acceptation-de-l’Autre à l’égard des indigènes. Les Botho Strauss et autres Renaud Camus auraient enfin de bonnes raisons de ne plus reconnaître leur propre pays en sortant de chez eux. Ils auraient d’encore meilleures raisons de ne plus s’en plaindre, puisqu’à la suite des lois sur les « fake news » françaises et allemandes et de la transformation de la paranoïa Russiagate en programme de censure officiel, l’Euroland adopterait des dispositifs assimilant toute résistance à la tiers-mondisation du continent à du nationalisme d’inspiration poutinienne.
[…]
Implacable, non ? Or je ne veux pas croire à ce scénario. Il ne me convainc pas et je n’ai pas envie d’y penser. Ceci pour deux raisons. La première est générale, la seconde personnelle. La raison générale, c’est que ce pronostic est tendancieux. A chaque embranchement, il fait le choix du pire. Il ne convainc que ceux qui ont envie de malheur. D’autre part, on n’est plus en 1993 [Ne surtout pas oublier que Slobodan Despot est serbe : ceci explique une imperméabilité certaine, pour dire le moins, à la propagande euratlantique]. L’Empire atlantique n’est plus seul maître du monde. Bien au contraire, il est dressé sur ses pattes arrière, les babines retroussées, face à deux challengers qui se tiennent les coudes.
[…]
Par conséquent, il n’y a pas que la CIA qui pourrait convoiter le trône du Kremlin. Les camarades beaucoup plus discrets du Guoanbu pourraient être déjà assis dessus avant que le premier agent U. S. n’entre dans la salle.
De plus, les Yankees et leurs moucherons se sont intoxiqués avec leurs propres affabulations. Attribuer la responsabilité de ces renversements historiques à l’action d’un seul homme, et croire que son élimination permettrait de ramener le monde vingt ans en arrière, est une tournure rhétorique qui certes permet de simplifier efficacement la story à l’adresse du grand public, mais qui fait oublier qu’on a affaire non à des chefs de bandes, mais à des systèmes évolués.
La Russie, une fois rentrée dans son assiette historique et administrative, est un système stable, centralisé, qui peut compter sur une obéissance sans faille de ses sujets, sur une abnégation d’un autre temps et sur un patriotisme élevé au rang de religion. C’est ce consentement à la destinée commune que les Occidentaux appellent une dictature, eux-mêmes préférant gouverner leurs masses par la diversion et le simulacre.
[…]
Ceci m’amène à ma raison personnelle. Je n’ai plus envie de combattre les moulins à vent de la propagande officielle. Je l’ai fait voici bientôt trente ans, excédé par la bêtise ignare et raciste qui tenait lieu d’information au sujet du conflit qui dévasta mon pays natal, la Yougoslavie. Cela m’a détourné de mes études, coupé de mes intérêts réels, et m’a poussé vers un univers dont je n’eusse jamais songé à me rapprocher: la politique.
Les rapports sociaux sont régis par la loi de l’osmose. Qui se ressemble s’assemble, certes — mais l’inverse est aussi valable: qui s’assemble se ressemble. A force de ferrailler contre la simplification, on se simplifie. A force de pourfendre les a priori politiques, on se politise. A force de s’opposer à un parti, on crée le sien. Quiconque s’immisce dans le débat public s’expose à fédérer des «partisans» dont les motivations n’ont pas grand-chose à voir avec les siennes propres. On vous attire — ou l’on vous pousse — dans des cénacles «amis» avec qui vous n’avez souvent en commun que des rejets. Dans le même temps, certains milieux où vous attireraient vos affinités se referment. Bref, vous êtes «marqué», comme un bovin d’élevage. On vous identifiera désormais par votre étiquette.
C’est ainsi. Je ne suis pas l’éditeur de dizaines d’auteurs originaux, ni l’auteur de romans primés publiés par Gallimard. Je suis en premier lieu le souverainiste prorusse, proserbe et antiatlantiste de service. A ce titre, je suis sûr de ne prêcher que les convaincus, alors qu’en tant qu’éditeur ou romancier je touche un public aussi inclassable qu’inattendu.
Le plus élémentaire bon sens, hormis l’intérêt de carrière, me commande de ne plus me laisser enfermer dans ce rôle. Mais ce n’est pas qu’une affaire de stratégie de communication. Cela touche aussi à la qualité et à la substance de ce que je peux comprendre et exprimer.
[…]
Je ne suis pas du côté des selliers et des cordonniers parce que je suis réac et souverainiste. Je suis réac et souverainiste parce que je suis du côté des selliers et des cordonniers. Entre la boutique vermoulue de la rue pavée et le flagship store de l’artère commerciale, c’est une bataille titanesque qui se livre, bien plus féroce que toutes les guerres du pétrole. Elle oppose les mammifères vivant de et sur la terre, ou ce qu’il en reste, à des androïdes vivant dans les branchages de la réalité virtuelle, sans contact avec le sol, telle une population de perruches dans les forêts d’Amazon.
M. Poutine aimerait peut-être bien, lui aussi, jucher son vaste pays dans ces frondaisons chatoyantes. Le hic est qu’on ne le lui permet pas — ou seulement sans drapeau, à l’échelle des particuliers, comme aux derniers JO d’hiver. Il reste donc — lui, son sosie ou son successeur préparé par les Services — un semblant de recours des mammifères enracinés face à la volière psychédélique qu’est en train de devenir le monde régi par le capitalisme du désastre.
Je me joins donc au chœur de ceux qui voudraient dépoutiniser le monde. Mais peut-être pas pour la même raison. J’aimerais qu’on cesse de réduire des peuples à des Poutine, des Trump, des Macron® et des Xi, et qu’on commence à éprouver et méditer les réalités humaines qui se cachent derrière ces ombres chinoises.
PS — D’aucuns m’ont suggéré de commenter l’épisode de l’empoisonnement britannique. Je n’ai rien à dire là-dessus. L’affaire est trop claire. Il va de soi que M. Poutine n’a rien de plus pressé que de liquider un espion au rebut, sur le sol du pays qui jappe le plus contre lui, avec un produit qui le «signe», et ce à la veille de ses élections et de son Mondial de foot. Il aurait tout aussi bien pu laisser sa carte d’identité sur les lieux du crime. C’est à la mode, parmi les débiles mentaux.
************
Sur cette affaire d'empoisonnemnt, je connais 4 hypothèses et je n'ai aucun élément pour décider entre elles. :
1) V. Poutine a ordonné cet empoisonnement.
2) Un clan ou une mafia russes ont voulu mouiller Poutine.
3) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise en suivant les voies hiérarchiques.
4) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise sans suivre les voies hiérarchiques. La haine anti-russe est si forte dans l'Etat profond anglais ou américain que cette hypothèse est aussi vraisemblable que les autres.
Les hypothèses 2, 3 et 4 peuvent se combiner en des clairs-obscurs plus obscurs que clairs.
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A quoi ressemblerait un monde sans Poutine?
Commençons par la Russie. Le départ de l’homme du KGB signifierait sans faute l’arrivée d’un homme de la CIA, tenu par une laisse plus ou moins visible, plus ou moins longue. La Russie retomberait dans le chaos et le pillage des années Perestroïka, où des directeurs de théâtre s’improvisaient exportateurs de cuivre ou de nickel en gros. Selon le cinéaste Stanislav Govoroukhine, qui avait réalisé une enquête sidérante (et confisquée) sur la Grande Révolution criminelle des années 1990, le bradage frénétique des ressources russes en ces temps-là avait contribué au redressement des économies occidentales après le krach de 1988. Les médias et le système éducatif seraient immédiatement reprogrammés. Le patriotisme et la relative liberté d’expression feraient place à une dérussisation sans failles.
Nul Navalny, nul Kasparov — mais de l’autre bord — ne serait plus autorisé à défier le nouveau pouvoir démocratique dans la rue. (Lorsque la Douma nationaliste s’opposa à Eltsine en 1993, Eltsine la fit démolir au canon, tuant mille insurgés, députés et autres civils de passage dans le silence approbateur des médias d’Occident.) Le défilé du Régiment
Le défilé du Régiment immortel du 9 mai, avec ses petites pancartes ringardes à l’effigie des ancêtres morts pour la patrie, serait remplacé par une tonitruante gay pride où des femen équipées de godemichés géants sodomiseraient en cadence le patriarche Cyrille — ou du moins son effigie. Les crimes du nazisme eux-mêmes — du moins sur le front de l’Est — seraient minimisés en regard des horreurs du poutinat. Une reprogrammation qui s’arrête aux confins du vraisemblable et du raisonnable n’est pas une reprogrammation. La «sixième colonne» russe — cette élite loyale au pouvoir quel qu’il soit — se chargerait de présenter aux reprogrammeurs des gages de parfaite réceptivité au sein de la masse populaire.
[…]
Sur le Vieux Continent, les quelques États d’Europe centrale tacitement adossés à la Russie pour défendre leur souveraineté et refuser le saupoudrage migratoire seraient mis au pas et gratifiés de quotas punitifs de réfugiés pour mieux savourer la «chance» dont ils s’étaient privés jusqu’alors. Pris en tenailles entre le flux humain et les grognements croissants de leur population, les satrapes de l’UE s’empresseraient, en échange d’un relâchement de la pression, de signer avec les USA les contrats de libre-échange léonins qui officialiseraient la transformation de l’Europe en marché de dumping américain. Dès lors, tout en achetant massivement appartements et placements outre-Atlantique, ils renforceraient les programmes d’éducation- à-l’acceptation-de-l’Autre à l’égard des indigènes. Les Botho Strauss et autres Renaud Camus auraient enfin de bonnes raisons de ne plus reconnaître leur propre pays en sortant de chez eux. Ils auraient d’encore meilleures raisons de ne plus s’en plaindre, puisqu’à la suite des lois sur les « fake news » françaises et allemandes et de la transformation de la paranoïa Russiagate en programme de censure officiel, l’Euroland adopterait des dispositifs assimilant toute résistance à la tiers-mondisation du continent à du nationalisme d’inspiration poutinienne.
[…]
Implacable, non ? Or je ne veux pas croire à ce scénario. Il ne me convainc pas et je n’ai pas envie d’y penser. Ceci pour deux raisons. La première est générale, la seconde personnelle. La raison générale, c’est que ce pronostic est tendancieux. A chaque embranchement, il fait le choix du pire. Il ne convainc que ceux qui ont envie de malheur. D’autre part, on n’est plus en 1993 [Ne surtout pas oublier que Slobodan Despot est serbe : ceci explique une imperméabilité certaine, pour dire le moins, à la propagande euratlantique]. L’Empire atlantique n’est plus seul maître du monde. Bien au contraire, il est dressé sur ses pattes arrière, les babines retroussées, face à deux challengers qui se tiennent les coudes.
[…]
Par conséquent, il n’y a pas que la CIA qui pourrait convoiter le trône du Kremlin. Les camarades beaucoup plus discrets du Guoanbu pourraient être déjà assis dessus avant que le premier agent U. S. n’entre dans la salle.
De plus, les Yankees et leurs moucherons se sont intoxiqués avec leurs propres affabulations. Attribuer la responsabilité de ces renversements historiques à l’action d’un seul homme, et croire que son élimination permettrait de ramener le monde vingt ans en arrière, est une tournure rhétorique qui certes permet de simplifier efficacement la story à l’adresse du grand public, mais qui fait oublier qu’on a affaire non à des chefs de bandes, mais à des systèmes évolués.
La Russie, une fois rentrée dans son assiette historique et administrative, est un système stable, centralisé, qui peut compter sur une obéissance sans faille de ses sujets, sur une abnégation d’un autre temps et sur un patriotisme élevé au rang de religion. C’est ce consentement à la destinée commune que les Occidentaux appellent une dictature, eux-mêmes préférant gouverner leurs masses par la diversion et le simulacre.
[…]
Ceci m’amène à ma raison personnelle. Je n’ai plus envie de combattre les moulins à vent de la propagande officielle. Je l’ai fait voici bientôt trente ans, excédé par la bêtise ignare et raciste qui tenait lieu d’information au sujet du conflit qui dévasta mon pays natal, la Yougoslavie. Cela m’a détourné de mes études, coupé de mes intérêts réels, et m’a poussé vers un univers dont je n’eusse jamais songé à me rapprocher: la politique.
Les rapports sociaux sont régis par la loi de l’osmose. Qui se ressemble s’assemble, certes — mais l’inverse est aussi valable: qui s’assemble se ressemble. A force de ferrailler contre la simplification, on se simplifie. A force de pourfendre les a priori politiques, on se politise. A force de s’opposer à un parti, on crée le sien. Quiconque s’immisce dans le débat public s’expose à fédérer des «partisans» dont les motivations n’ont pas grand-chose à voir avec les siennes propres. On vous attire — ou l’on vous pousse — dans des cénacles «amis» avec qui vous n’avez souvent en commun que des rejets. Dans le même temps, certains milieux où vous attireraient vos affinités se referment. Bref, vous êtes «marqué», comme un bovin d’élevage. On vous identifiera désormais par votre étiquette.
C’est ainsi. Je ne suis pas l’éditeur de dizaines d’auteurs originaux, ni l’auteur de romans primés publiés par Gallimard. Je suis en premier lieu le souverainiste prorusse, proserbe et antiatlantiste de service. A ce titre, je suis sûr de ne prêcher que les convaincus, alors qu’en tant qu’éditeur ou romancier je touche un public aussi inclassable qu’inattendu.
Le plus élémentaire bon sens, hormis l’intérêt de carrière, me commande de ne plus me laisser enfermer dans ce rôle. Mais ce n’est pas qu’une affaire de stratégie de communication. Cela touche aussi à la qualité et à la substance de ce que je peux comprendre et exprimer.
[…]
Je ne suis pas du côté des selliers et des cordonniers parce que je suis réac et souverainiste. Je suis réac et souverainiste parce que je suis du côté des selliers et des cordonniers. Entre la boutique vermoulue de la rue pavée et le flagship store de l’artère commerciale, c’est une bataille titanesque qui se livre, bien plus féroce que toutes les guerres du pétrole. Elle oppose les mammifères vivant de et sur la terre, ou ce qu’il en reste, à des androïdes vivant dans les branchages de la réalité virtuelle, sans contact avec le sol, telle une population de perruches dans les forêts d’Amazon.
M. Poutine aimerait peut-être bien, lui aussi, jucher son vaste pays dans ces frondaisons chatoyantes. Le hic est qu’on ne le lui permet pas — ou seulement sans drapeau, à l’échelle des particuliers, comme aux derniers JO d’hiver. Il reste donc — lui, son sosie ou son successeur préparé par les Services — un semblant de recours des mammifères enracinés face à la volière psychédélique qu’est en train de devenir le monde régi par le capitalisme du désastre.
Je me joins donc au chœur de ceux qui voudraient dépoutiniser le monde. Mais peut-être pas pour la même raison. J’aimerais qu’on cesse de réduire des peuples à des Poutine, des Trump, des Macron® et des Xi, et qu’on commence à éprouver et méditer les réalités humaines qui se cachent derrière ces ombres chinoises.
PS — D’aucuns m’ont suggéré de commenter l’épisode de l’empoisonnement britannique. Je n’ai rien à dire là-dessus. L’affaire est trop claire. Il va de soi que M. Poutine n’a rien de plus pressé que de liquider un espion au rebut, sur le sol du pays qui jappe le plus contre lui, avec un produit qui le «signe», et ce à la veille de ses élections et de son Mondial de foot. Il aurait tout aussi bien pu laisser sa carte d’identité sur les lieux du crime. C’est à la mode, parmi les débiles mentaux.
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Sur cette affaire d'empoisonnemnt, je connais 4 hypothèses et je n'ai aucun élément pour décider entre elles. :
1) V. Poutine a ordonné cet empoisonnement.
2) Un clan ou une mafia russes ont voulu mouiller Poutine.
3) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise en suivant les voies hiérarchiques.
4) Les services secrets anglais ou américains ont voulu accuser Poutine, décision prise sans suivre les voies hiérarchiques. La haine anti-russe est si forte dans l'Etat profond anglais ou américain que cette hypothèse est aussi vraisemblable que les autres.
Les hypothèses 2, 3 et 4 peuvent se combiner en des clairs-obscurs plus obscurs que clairs.
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La Russie, nouvel ogre ?
Dire que je n'aime pas beaucoup l'hostilité, de plus en plus hystérique et irrationnelle, de l'Europe de l'ouest à l'égard de la Russie est un euphémisme.
Je pense que notre intérêt stratégique est une Europe unie (rien à voir avec l'UERSS) de l'Atlantique à l'Oural et que cette désunion joue dans la main de l'Amérique, qui la suscite et l'entretient à travers ses valets.
Cette hostilité européenne répond-elle à une hostilité russe ? Oui, sans aucun doute, mais cette hostilité russe a elle-même été provoquée par l'extension de l'OTAN à ses frontières.
Il faut arrêter ce jeu de la poule et de l'oeuf. Il faut repartir d'un constat simple : la Russie est pour l'instant hostile mais n'a pas vocation à le rester indéfiniment. De plus, elle n'a pas les moyens de cette hostilité : la Russie peut nous emmerder gravement mais pas gagner une guerre.
Nous Français (mais pas les Américains, là est le noeud du problème) avons tout intérêt à ce que les pays d'Europe de l'ouest se rapprochent de la Russie.
Le moyen sain d'y parvenir est d'être forts et francs. Or, aujourd'hui, nous sommes à la fois faibles et aboyants. Nous sommes sur la pente savonneuse de l'hostilité croissante à petits pas de roquets à la Macron, sans aucun homme d'Etat pour remettre les choses en perspective.
Je n'aurais vraiment aucune hésitation à stationner des Rafale nucléaires dans les pays baltes et, simultanément, à demander la levée de toutes les sanctions économiques vis-à-vis de la Russie.
Pour envoyer un message clair : « Nous craignons votre éventuelle expansion, mais nous n'avons pas d'hostilité de fond, nous ne voulons pas vous ronger, vous grignoter ».
Je pense que notre intérêt stratégique est une Europe unie (rien à voir avec l'UERSS) de l'Atlantique à l'Oural et que cette désunion joue dans la main de l'Amérique, qui la suscite et l'entretient à travers ses valets.
Cette hostilité européenne répond-elle à une hostilité russe ? Oui, sans aucun doute, mais cette hostilité russe a elle-même été provoquée par l'extension de l'OTAN à ses frontières.
Il faut arrêter ce jeu de la poule et de l'oeuf. Il faut repartir d'un constat simple : la Russie est pour l'instant hostile mais n'a pas vocation à le rester indéfiniment. De plus, elle n'a pas les moyens de cette hostilité : la Russie peut nous emmerder gravement mais pas gagner une guerre.
Nous Français (mais pas les Américains, là est le noeud du problème) avons tout intérêt à ce que les pays d'Europe de l'ouest se rapprochent de la Russie.
Le moyen sain d'y parvenir est d'être forts et francs. Or, aujourd'hui, nous sommes à la fois faibles et aboyants. Nous sommes sur la pente savonneuse de l'hostilité croissante à petits pas de roquets à la Macron, sans aucun homme d'Etat pour remettre les choses en perspective.
Je n'aurais vraiment aucune hésitation à stationner des Rafale nucléaires dans les pays baltes et, simultanément, à demander la levée de toutes les sanctions économiques vis-à-vis de la Russie.
Pour envoyer un message clair : « Nous craignons votre éventuelle expansion, mais nous n'avons pas d'hostilité de fond, nous ne voulons pas vous ronger, vous grignoter ».
vendredi, juin 24, 2016
Appel au peuple : l'erreur des européistes fréquentables
La plupart des européistes sont des salauds qui croient en l'Europe parce qu'ils ne croient plus ni en leur pays et ni en leurs compatriotes. Il n'y a qu'à voir comment le show-biz anglais à la Emma Thompson ou à la JK Rowling, à 96 % contre le Brexit, traite aujourd'hui plus bas que terre le peuple anglais.
Cependant, il y a des européistes fréquentables qui croient sincèrement que l'union fait la force et que leur pays serait plus grand dans une Europe unie par des liens à définir.
Pour ma part, je ne le crois pas. Je crois que les pays européens sont trop différents pour s'unir dans autre chose que la contrainte bureaucratique. Autrement dit, il n'y a pas d'autre « Europe » possible que celle de Juncker, Schultz et Barroso.
D'autre part, je considère que l'idée de « big si beautiful » est dépassée (sauf dans le domaine militaire).
Autrement dit, il n'y a pas d'« autre Europe » et il n'y en a pas besoin.
Mais je dois dire que je me trouve un peu court sur l'argumentation. Mes généreux (et intelligents) lecteurs) peuvent-ils m'aider ?
Cependant, il y a des européistes fréquentables qui croient sincèrement que l'union fait la force et que leur pays serait plus grand dans une Europe unie par des liens à définir.
Pour ma part, je ne le crois pas. Je crois que les pays européens sont trop différents pour s'unir dans autre chose que la contrainte bureaucratique. Autrement dit, il n'y a pas d'autre « Europe » possible que celle de Juncker, Schultz et Barroso.
D'autre part, je considère que l'idée de « big si beautiful » est dépassée (sauf dans le domaine militaire).
Autrement dit, il n'y a pas d'« autre Europe » et il n'y en a pas besoin.
Mais je dois dire que je me trouve un peu court sur l'argumentation. Mes généreux (et intelligents) lecteurs) peuvent-ils m'aider ?
lundi, décembre 23, 2013
Pourquoi «l'Europe» est une idée idiote
L'idée d'une union européenne est une idée idiote de penseurs fumeux, détachés de la réalité charnelle. L'argument avec lequel on nous le vend, «l'union fait la force», est une fausse sagesse, à deux balles : l'union fait la force ? Ca dépend avec qui et ça dépend comment !
Les peuples et les nations d'Europe sont trop vieux pour vivre en union. Des accords de circonstance, oui. Une union perpétuelle ? Non. Il faudrait trop arracher pour que cela fonctionne. Le rêve fou des salopards de technocrates bruxellois : des Européens déracinés et apatrides, c'est pourquoi ils ont les yeux de Chimène pour les zimmigris, qui correspondent à cette définition de l'Européen idéal vu de Bruxelles.
L'union n'est pas nécessaire : ce ne sont pas les plus gros pays qui sont les plus prospères. Big n'est pas beautiful dans une économie moderne.
Dans le domaine politique, c'est-à-dire, diplomatique et militaire, la taille compte, mais, à cause de l'histoire et des cultures, c'est justement là que l'union européenne est encore plus impossible (s'il y a des degrés dans l'impossibilité).
La seule «Europe» possible est une utopie imposée d'en haut par des crânes d'oeuf à la Jean Monnet (payé par la CIA). Et la seule voie possible était de commencer par l'économie. La technocratie bruxelloise n'est pas la mauvaise dérive d'une bonne idée, mais la conséquence logique d'une mauvaise idée.
J'entends : «une autre Europe est possible». Non, c'est une contre-utopie toute aussi idiote que l'autre.
Quand une idée est mauvaise, il ne faut pas se crever à la rafistoler, elle mourra de toute façon, l'acharnement thérapeutique augmente juste les souffrances des victimes de cette idée.
Quand une idée est mauvaise, il faut l'abandonner et passer à autre chose.
Autre chose pour la France, c'est la sortie de l'Euro, la sortie de l'UE, la banqueroute et la désétatisation. Solution radicale, mais qui, au final, est moins catastrophique pour solder quarante ans d'idées à la con que la maladie de langueur provoquée par le maintien en vie coute que coute de l'utopie européenne dévastatrice.
On comprend bien la raison de cet acharnement : l'Union Européenne est avant tout l'union des technocrates de tous les pays. La vraie devise de l'UE est «Technocrates de tous les pays ! Unissez vous !». Ils défendent leur casse-croute. Mais le peu de réaction des peuples m'intriguent. Certes, ils ont dit leur opposition, mais les technocrates se sont assis dessus et les peuples se sont laissés faire.
Comme Rome devait détruire Carthage, qui était son exact opposé, les peuples européens doivent l'idée d'union européenne, qui est l'exact opposé de la souveraineté et de la liberté.
Delenda est Europa.
Les peuples et les nations d'Europe sont trop vieux pour vivre en union. Des accords de circonstance, oui. Une union perpétuelle ? Non. Il faudrait trop arracher pour que cela fonctionne. Le rêve fou des salopards de technocrates bruxellois : des Européens déracinés et apatrides, c'est pourquoi ils ont les yeux de Chimène pour les zimmigris, qui correspondent à cette définition de l'Européen idéal vu de Bruxelles.
L'union n'est pas nécessaire : ce ne sont pas les plus gros pays qui sont les plus prospères. Big n'est pas beautiful dans une économie moderne.
Dans le domaine politique, c'est-à-dire, diplomatique et militaire, la taille compte, mais, à cause de l'histoire et des cultures, c'est justement là que l'union européenne est encore plus impossible (s'il y a des degrés dans l'impossibilité).
La seule «Europe» possible est une utopie imposée d'en haut par des crânes d'oeuf à la Jean Monnet (payé par la CIA). Et la seule voie possible était de commencer par l'économie. La technocratie bruxelloise n'est pas la mauvaise dérive d'une bonne idée, mais la conséquence logique d'une mauvaise idée.
J'entends : «une autre Europe est possible». Non, c'est une contre-utopie toute aussi idiote que l'autre.
Quand une idée est mauvaise, il ne faut pas se crever à la rafistoler, elle mourra de toute façon, l'acharnement thérapeutique augmente juste les souffrances des victimes de cette idée.
Quand une idée est mauvaise, il faut l'abandonner et passer à autre chose.
Autre chose pour la France, c'est la sortie de l'Euro, la sortie de l'UE, la banqueroute et la désétatisation. Solution radicale, mais qui, au final, est moins catastrophique pour solder quarante ans d'idées à la con que la maladie de langueur provoquée par le maintien en vie coute que coute de l'utopie européenne dévastatrice.
On comprend bien la raison de cet acharnement : l'Union Européenne est avant tout l'union des technocrates de tous les pays. La vraie devise de l'UE est «Technocrates de tous les pays ! Unissez vous !». Ils défendent leur casse-croute. Mais le peu de réaction des peuples m'intriguent. Certes, ils ont dit leur opposition, mais les technocrates se sont assis dessus et les peuples se sont laissés faire.
Comme Rome devait détruire Carthage, qui était son exact opposé, les peuples européens doivent l'idée d'union européenne, qui est l'exact opposé de la souveraineté et de la liberté.
Delenda est Europa.
mardi, novembre 01, 2011
Le 1er novembre 2011 : une bonne journée pour l'Europe.
Le 1er novembre 2011 : une bonne journée pour l'Europe.
Non pas l'Europe technocratique bruxelloise, mais la véritable Europe, celle des peuples et des nations.
Non pas l'Europe technocratique bruxelloise, mais la véritable Europe, celle des peuples et des nations.
Libellés :
éclatement de l'Euro,
Euro à la grecque,
Europe
vendredi, mars 11, 2011
Ernst Jünger, un autre destin européen (D. Venner)
Ernst Jünger a vécu 103 ans.
Titulaire de l'Ordre pour le Mérite, blessé douze fois dont deux blessures graves (il fait un récit hallucinant de sa fuite en courant pour rejoindre ses lignes avec un poumon transpercé par une balle anglaise). Il fut un guerrier extraordinaire, dans le genre de ceux qu'on voit dans Capitaine Conan.
Devenu écrivain, il s'oppose au nazisme par conservatisme (1). Il passe la seconde guerre mondiale à Paris.
Toute sa vie, ses écrits et ses idées peuvent se résumer en un mot : droiture. J'ai écrit ailleurs que je trouvais que rigueur était un joli mot. Droiture aussi.
Ses convictions sont totalement opposées au monde actuel : il est nationaliste, viril, libre. Il est écrit des choses totalement inaudibles aujourd'hui. L'idéal de la belle mort, depuis Achille, travaille les Européens. Tout homme doit mourir un jour, mieux vaut mourir pour quelque chose que de prolonger une vie vide de sens qui, de toute façon, cessera.
Jünger était aussi très européen par sa grande curiosité et sa soif d'expériences.
Il ne me semble pas impossible que, dans une ou deux générations, des Européens, pas tous, mais ceux qui suffiront à sauver l'essentiel, retrouvent ces valeurs et, ce faisant, construisent une autre Europe que notre Europe du bisou qui cogne, à la fois mollassonne et oppressante, une Europe pour les hommes libres et courageux.
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(1) : étonnant pour les anti-fascistes avec 70 ans de retard qui ne comprennent rien à rien, mais pas pour lecteurs de La Lime®.
mardi, décembre 28, 2010
Si la Turquie est en Europe, alors c'est la preuve que l'Europe n'existe pas
Que les Américains soient partisans de l'intégration de la Turquie à l'UE, je le comprends. De leur point de vue, cela a une certaine logique.
En revanche, que des gens qui se prétendent des Européens fervents partagent cette opinion relève de la bêtise crasse (guère étonnante de la part d'un Rocard ou d'un Juppé, qui sont des cons de classe mondiale) ou de la démence. Istanbul s'est construite sur la conquête de Byzance au cours d'une longue guerre de civilisations, cela suffit à trancher. Les arguments qui justifient aujourd'hui l'intégration de la Turquie pourraient, de proche en proche, justifier demain l'intégration de la Syrie, puis de l'Iran et, pourquoi pas, après deux cents ans de progression, de la Chine.
Qu'on se pose encore la question de l'intégration de la Turquie à l'UE prouve à quel point les Européistes en ont un coup dans le casque. Ça me flanque une trouille bleue de penser que nous sommes dirigés par des gens aussi azimuthés.
Heureusement, les Turcs sont en train de trancher pour nous cette question : en se ré-islamisant, ils prouvent chaque jour un peu pls qu'ils ne sont pas Européens. L'Islam est incompatible avec l'Europe, ou alors c'est que l'Europe est un concept si vague qu'il est vide.
En revanche, que des gens qui se prétendent des Européens fervents partagent cette opinion relève de la bêtise crasse (guère étonnante de la part d'un Rocard ou d'un Juppé, qui sont des cons de classe mondiale) ou de la démence. Istanbul s'est construite sur la conquête de Byzance au cours d'une longue guerre de civilisations, cela suffit à trancher. Les arguments qui justifient aujourd'hui l'intégration de la Turquie pourraient, de proche en proche, justifier demain l'intégration de la Syrie, puis de l'Iran et, pourquoi pas, après deux cents ans de progression, de la Chine.
Qu'on se pose encore la question de l'intégration de la Turquie à l'UE prouve à quel point les Européistes en ont un coup dans le casque. Ça me flanque une trouille bleue de penser que nous sommes dirigés par des gens aussi azimuthés.
Heureusement, les Turcs sont en train de trancher pour nous cette question : en se ré-islamisant, ils prouvent chaque jour un peu pls qu'ils ne sont pas Européens. L'Islam est incompatible avec l'Europe, ou alors c'est que l'Europe est un concept si vague qu'il est vide.
mardi, décembre 21, 2010
L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !
Il est de coutume, depuis au moins la présidence de Charles De Gaulle, de sauter comme des cabris en criant «L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !».
Je m'avoue un peu perdu sur le sujet. J'ai bien quelques repères fondamentaux :
> L'Europe est géographique, historique et culturelle, pas politique et financière. L'Euro et l'UE peuvent bien crever, l'Europe n'en disparaitra pas pour autant.
> L'Europe à la mode bruxelloise est une usurpation.
En dehors de cela, j'ai les idées floues sur ce qu'est l'Europe. Les histoires d'Hyperboréens me séduisent, mais comme de gentils contes plus qu'en tant qu'une base intellectuelle solide.
Pour m'être beaucoup baigné dans ses eaux, il me reste quelques notions du moyen-âge (cette imposture, dirait Jacques Heers).
J'ai aussi quelques idées sur l'histoire plus récente.
Il ne faut pas me raconter trop de calembredaines. Mais, tout cela ne fait une idée travaillée et mûrie. Je sens bien qu'il faut que j'aille voir du coté de la romanité. Ca me rappellera ma jeunesse, puisque le latin était ma seconde langue au bac. Pour prendre le problème par un bout, j'ai commandé La voie romaine, de Rémi Brague.
Suite au prochain numéro.
Je m'avoue un peu perdu sur le sujet. J'ai bien quelques repères fondamentaux :
> L'Europe est géographique, historique et culturelle, pas politique et financière. L'Euro et l'UE peuvent bien crever, l'Europe n'en disparaitra pas pour autant.
> L'Europe à la mode bruxelloise est une usurpation.
En dehors de cela, j'ai les idées floues sur ce qu'est l'Europe. Les histoires d'Hyperboréens me séduisent, mais comme de gentils contes plus qu'en tant qu'une base intellectuelle solide.
Pour m'être beaucoup baigné dans ses eaux, il me reste quelques notions du moyen-âge (cette imposture, dirait Jacques Heers).
J'ai aussi quelques idées sur l'histoire plus récente.
Il ne faut pas me raconter trop de calembredaines. Mais, tout cela ne fait une idée travaillée et mûrie. Je sens bien qu'il faut que j'aille voir du coté de la romanité. Ca me rappellera ma jeunesse, puisque le latin était ma seconde langue au bac. Pour prendre le problème par un bout, j'ai commandé La voie romaine, de Rémi Brague.
Suite au prochain numéro.
dimanche, décembre 19, 2010
Histoire et traditions des Européens, 30 000 ans d'identité (D.Venner)
Selon Dominique Venner l'Europe commence il y a 30 000 ans, avec l'apparition des langues indo-européennes.
Les textes fondateurs de l'Europe sont l'Iliade et l'Odyssée.
La culture européenne se caractérise par le tropisme hyperboréen, l'attraction vers le nord.
Résumons :
> la division ternaire : chevalier, prêtre, paysan. Il n'y a pas en Europe de fusion du sacré et du temporel, même si les rois de France s'en sont approchés.
> l'idéal noble, l'histoire faite par des groupes d'hommes libres, des Achéens aux Conquistadores ; des Thermopyles à la Résistance.
> la virtu et la dignitas. L'honneur, au sens européen, qui consiste pour un homme libre à se sacrifier à la Cité, ne se retrouve nulle part ailleurs , sauf peut-être au Japon.
> l'esprit d'aventure et la curiosité, dans la lignée d'Ulysse. Pas plus curieux et aventureux que les Européens, peut-être à cause d'une hantise perpétuelle du déclin et de la décadence.
> les religions d'origine européenne, faites pour une nature riche, s'opposent aux arides religions du désert. Le christianisme a tiré sa puissance de savoir se concilier les anciens paganismes. Quand il a coupé cette liaison à partir du XVIIIè siècle, il a perdu sa puissance.
> une conception originale des rapport hommes - femmes (qui ne consiste pas, comme le voudraient les féministes, à transformer les femmes en hommes). L'homme, une fois qu'il a prouvé sa force et sa vaillance, peut se dévouer au service de sa dame.
D. Venner conclut par l'histoire de Miracea Eliade, qui s'est voulu indien parmi les Indiens jusqu'au jour où il a tenté d'épouser le fille de la maison et s'est fait jeté dehors.
Même quand on le veut (et Dieu sait que beaucoup d'Européens le veulent plus que tout au monde en ce moment), on ne peut être autre chose que ce qu'on est.
Europeens, nous sommes de race blanche, fortement imprégnés de christianisme, de culture grecque et latine. Se mentir, prétendre autre chose, nier ce qu'on est et ce que les autres sont (des étrangers), c'est tenter la colère des dieux.
Le nihilisme consiste à se prétendre sans racines, alors, effectivement, on ne doit plus rien à rien ni à personne et plus rien ne vaut. C'est le discours «je suis français par hasard donc je ne dois à rien à la France». Discours ridicule à force de vanité. Les gens qui le tiennent se sentent supérieurs au point de prétendre pouvoir se détacher de ce qui les a faits (culture, patrie, histoire, famille, éducation, parents, enfance) et de n'accepter d'être soumis qu'à leur volonté propre. Vanité ? Ou bêtise ?
D. Venner est assez optimiste. L'histoire en Europe a toujours été faite par une poignée d'hommes nobles. Certes, la démographie compte, mais moins que l'esprit. Il encourage les Européens à retrouver leurs racines, dans Homère, dans Sénèque ...
On connaît l'histoire de la Reconquista : les musulmans qui montent vers le nord, les potentats locaux qui font des alliances à courte vue avec l'envahisseur, puis quelques hommes qui préfèrent la lutte, avec les souffrances qu'elles impliquent et qui retournent la situation.
Les textes fondateurs de l'Europe sont l'Iliade et l'Odyssée.
La culture européenne se caractérise par le tropisme hyperboréen, l'attraction vers le nord.
Résumons :
> la division ternaire : chevalier, prêtre, paysan. Il n'y a pas en Europe de fusion du sacré et du temporel, même si les rois de France s'en sont approchés.
> l'idéal noble, l'histoire faite par des groupes d'hommes libres, des Achéens aux Conquistadores ; des Thermopyles à la Résistance.
> la virtu et la dignitas. L'honneur, au sens européen, qui consiste pour un homme libre à se sacrifier à la Cité, ne se retrouve nulle part ailleurs , sauf peut-être au Japon.
> l'esprit d'aventure et la curiosité, dans la lignée d'Ulysse. Pas plus curieux et aventureux que les Européens, peut-être à cause d'une hantise perpétuelle du déclin et de la décadence.
> les religions d'origine européenne, faites pour une nature riche, s'opposent aux arides religions du désert. Le christianisme a tiré sa puissance de savoir se concilier les anciens paganismes. Quand il a coupé cette liaison à partir du XVIIIè siècle, il a perdu sa puissance.
> une conception originale des rapport hommes - femmes (qui ne consiste pas, comme le voudraient les féministes, à transformer les femmes en hommes). L'homme, une fois qu'il a prouvé sa force et sa vaillance, peut se dévouer au service de sa dame.
D. Venner conclut par l'histoire de Miracea Eliade, qui s'est voulu indien parmi les Indiens jusqu'au jour où il a tenté d'épouser le fille de la maison et s'est fait jeté dehors.
Même quand on le veut (et Dieu sait que beaucoup d'Européens le veulent plus que tout au monde en ce moment), on ne peut être autre chose que ce qu'on est.
Europeens, nous sommes de race blanche, fortement imprégnés de christianisme, de culture grecque et latine. Se mentir, prétendre autre chose, nier ce qu'on est et ce que les autres sont (des étrangers), c'est tenter la colère des dieux.
Le nihilisme consiste à se prétendre sans racines, alors, effectivement, on ne doit plus rien à rien ni à personne et plus rien ne vaut. C'est le discours «je suis français par hasard donc je ne dois à rien à la France». Discours ridicule à force de vanité. Les gens qui le tiennent se sentent supérieurs au point de prétendre pouvoir se détacher de ce qui les a faits (culture, patrie, histoire, famille, éducation, parents, enfance) et de n'accepter d'être soumis qu'à leur volonté propre. Vanité ? Ou bêtise ?
D. Venner est assez optimiste. L'histoire en Europe a toujours été faite par une poignée d'hommes nobles. Certes, la démographie compte, mais moins que l'esprit. Il encourage les Européens à retrouver leurs racines, dans Homère, dans Sénèque ...
On connaît l'histoire de la Reconquista : les musulmans qui montent vers le nord, les potentats locaux qui font des alliances à courte vue avec l'envahisseur, puis quelques hommes qui préfèrent la lutte, avec les souffrances qu'elles impliquent et qui retournent la situation.
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jeudi, décembre 16, 2010
Europe : personne n'arrêtera la chute
Comme je le prévoyais, personne n'arrêtera la chute de l'Europe supra-nationaliste. Les Européistes iront jusqu'au bout de leur logique suicidaire car ils n'en connaissent pas d'autre.
Nous nous acheminons à grands pas vers la mutualisation des dettes étatiques, autrement dit le remplacement de plusieurs grands problèmes quasi-insolubles par un seul gigantesque problème vraiment insoluble. Folie !
Finalement, j'en viens à croire Jean-Marie Le Pen quand il dit que l'objet de l'UE est de détruire les nations européennes et que, quand elle aura enfin réussi, elle disparaîtra à son tour.
Car nous pouvons anticiper la suite : la mutualisation des dettes étatiques obligera à des abandons de souveraineté massifs, discréditant encore plus les nations, devenues impuissantes, aux yeux des peuples, qui se replieront sur les clans et les tribus.
Mais comme le problème d'endettement ne sera pas pour autant résolu, ce montage finira par s'écrouler et par entrainer dans sa chute l'Europe politique, mais entre temps, les nations auront été détruites. La place vacante sera prise par le chaos et la guerre civile. Belle réussite. C'est le prix de la bêtise.
Le seul recours : les peuples, qu'ils rechignent enfin à se faire violer par les technocrates apatrides. A eux de se montrer plus intelligents que leurs dirigeants.
Nous nous acheminons à grands pas vers la mutualisation des dettes étatiques, autrement dit le remplacement de plusieurs grands problèmes quasi-insolubles par un seul gigantesque problème vraiment insoluble. Folie !
Finalement, j'en viens à croire Jean-Marie Le Pen quand il dit que l'objet de l'UE est de détruire les nations européennes et que, quand elle aura enfin réussi, elle disparaîtra à son tour.
Car nous pouvons anticiper la suite : la mutualisation des dettes étatiques obligera à des abandons de souveraineté massifs, discréditant encore plus les nations, devenues impuissantes, aux yeux des peuples, qui se replieront sur les clans et les tribus.
Mais comme le problème d'endettement ne sera pas pour autant résolu, ce montage finira par s'écrouler et par entrainer dans sa chute l'Europe politique, mais entre temps, les nations auront été détruites. La place vacante sera prise par le chaos et la guerre civile. Belle réussite. C'est le prix de la bêtise.
Le seul recours : les peuples, qu'ils rechignent enfin à se faire violer par les technocrates apatrides. A eux de se montrer plus intelligents que leurs dirigeants.
lundi, septembre 20, 2010
Bruxelles contre les nations : et maintenant, désarmons
Nos technocrates dénationalisés ont signé un tas de traités à la con qui nous empêchent de nous défendre.
Récemment, une harpie bruxelloise a rappelé vertement à la France qu'elle n'a pas le droit de choisir qui elle garde et qui elle expulse. Pour un technocrate bruxellois, l'immigré est le citoyen européen idéal : aucune de ses vieilles racines nationales européennes qui font chier et un vrai aspirateur à subventions, qui justifie l'existence et les impots du dit fonctionnaire.
Voilà maintenant, suite logique, que la même technocratie bruxelloise veut appliquer aux marchés militaires les règles des marchés civils. Pour justifier cette connerie, nous allons sûrement avoir droit à un grand coup de «J'vois pas pourquoi les marchés militaires ne seraient pas régis par les règles civiles».
Moi, je vois très bien pourquoi : l'industrie d'armement étant ce qu'elle est, l'application des règles civils implique à moyen terme, dix à vingt ans, une perte totale de souveraineté militaire au profit des Etats-Unis (c'est d'ailleurs ce que recherchent nos technocrates : tout ce qui entame la souveraineté des Etats leur est bénédiction, d'où par exemple, leur passion pour les régions).
Bon nombre d'Etats européens ont déjà abandonné leur souveraineté au profit des USA, raison de plus pour défendre le peu qui nous reste.
Récemment, une harpie bruxelloise a rappelé vertement à la France qu'elle n'a pas le droit de choisir qui elle garde et qui elle expulse. Pour un technocrate bruxellois, l'immigré est le citoyen européen idéal : aucune de ses vieilles racines nationales européennes qui font chier et un vrai aspirateur à subventions, qui justifie l'existence et les impots du dit fonctionnaire.
Voilà maintenant, suite logique, que la même technocratie bruxelloise veut appliquer aux marchés militaires les règles des marchés civils. Pour justifier cette connerie, nous allons sûrement avoir droit à un grand coup de «J'vois pas pourquoi les marchés militaires ne seraient pas régis par les règles civiles».
Moi, je vois très bien pourquoi : l'industrie d'armement étant ce qu'elle est, l'application des règles civils implique à moyen terme, dix à vingt ans, une perte totale de souveraineté militaire au profit des Etats-Unis (c'est d'ailleurs ce que recherchent nos technocrates : tout ce qui entame la souveraineté des Etats leur est bénédiction, d'où par exemple, leur passion pour les régions).
Bon nombre d'Etats européens ont déjà abandonné leur souveraineté au profit des USA, raison de plus pour défendre le peu qui nous reste.
dimanche, septembre 12, 2010
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