Profiles in courage?
Je demande à voir. Je trouverais assez rigolo qu'il aille jusqu'à la grève de la faim pour ne pas se faire imposer ces pronoms grotesques et totalitaires.
Les plus beaux combats sont ceux pour presque rien, c'est-à-dire tout.
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mercredi, février 28, 2018
samedi, août 19, 2017
Trump va-t-il être lâché par ses électeurs ?
Les défections se multiplient autour de Donald Trump. Est-ce grave ?
La force de Trump n'a jamais été (c'est le moins qu'on puisse dire) ses appuis dans l'Amérique d'en haut. Cependant, le matraquage anti-Trump pourrait finir par avoir un effet sur ses électeurs. Le matraquage pro-Macron a bien réussi à la faire élire.
Certes, les Américains ne sont pas des Français, mais je me méfie.
La force de Trump n'a jamais été (c'est le moins qu'on puisse dire) ses appuis dans l'Amérique d'en haut. Cependant, le matraquage anti-Trump pourrait finir par avoir un effet sur ses électeurs. Le matraquage pro-Macron a bien réussi à la faire élire.
Certes, les Américains ne sont pas des Français, mais je me méfie.
Libellés :
Ca Trump énormément,
Conservatisme à l'américaine
mercredi, novembre 09, 2016
Le nouveau président des Etats-Unis en action
Tant que la campagne électorale durait, je n’ai pas voulu vous diffuser cette video pour ne pas tomber dans le psittacisme critique des bobos. Maintenant que Trump est élu, on peut rigoler :
J'ai cru en la victoire de Trump, puis le matraquage médiatique pro-Clinton m'a paru assez puissant pour l'empêcher. Je ne cherche pas d'excuses, mais l'ampleur et la férocité de celui-ci furent inédites. Il y avait 200 journaux de grande diffusion qui soutenaient Clinton contre 6 pour Trump.
Trois liens :
D'abord, le blog de Scott Adams, à qui il faut rendre un hommage particulier. Ces analyses tout au long de la campagne furent remarquables :
Scott Adam's blog
Charles Gave :
« Les crétins surdiplômés, c’est toute cette classe politique qui a un mépris profond pour le peuple. »
Nassim Taleb :
Nassim Taleb Explains Who Just Got Buried
IYI : Intellectual Yet Idiot. Intellectuel mais idiot.
Contrairement à l'homme de la rue, qui confronte idées et réalités, l'intellectuel confronte ses idées à d'autres idées et à d'autres intellectuels. C'est ainsi que peuvent se constituer des ensembles d'idées cohérents qui n'ont plus aucun rapport avec les réalités. On appelle cela des idéologies, par exemple, l'idéologie multiculturaliste, qui n'a plus aucun rapport avec la réalité des sociétés humaines (car elle néglige cette réalité toute bête « qui se ressemble s'assemble »).
Bien sûr, les intellectuels véritablement intelligents confrontent leurs idées à la réalité, mais ils sont rares et, me semble-t-il de plus en plus rares. Nous avons plutôt à faire à des bataillons d'ânes diplômés, des demi-intellectuels qui bavassent beaucoup, savent des choses, mais ne comprennent rien (dont certains sont ministres ou plus).
Le phénomène n'est pas nouveau, il y avait les demi-habiles de Blaise pascal et, a contrario, les paysans de Montesquieu (« J'aime les paysans. Ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »).
Là où notre époque est franchement différente, c'est en quantité : les ânes diplômés, les demi-intellectuels, sont des millions, ils envahissent, et pourrissent, tout. Ils sont favorisés par l'extension permanente de la sphère étatique.
J'ai cru en la victoire de Trump, puis le matraquage médiatique pro-Clinton m'a paru assez puissant pour l'empêcher. Je ne cherche pas d'excuses, mais l'ampleur et la férocité de celui-ci furent inédites. Il y avait 200 journaux de grande diffusion qui soutenaient Clinton contre 6 pour Trump.
Trois liens :
D'abord, le blog de Scott Adams, à qui il faut rendre un hommage particulier. Ces analyses tout au long de la campagne furent remarquables :
Scott Adam's blog
Charles Gave :
« Les crétins surdiplômés, c’est toute cette classe politique qui a un mépris profond pour le peuple. »
Nassim Taleb :
Nassim Taleb Explains Who Just Got Buried
IYI : Intellectual Yet Idiot. Intellectuel mais idiot.
Contrairement à l'homme de la rue, qui confronte idées et réalités, l'intellectuel confronte ses idées à d'autres idées et à d'autres intellectuels. C'est ainsi que peuvent se constituer des ensembles d'idées cohérents qui n'ont plus aucun rapport avec les réalités. On appelle cela des idéologies, par exemple, l'idéologie multiculturaliste, qui n'a plus aucun rapport avec la réalité des sociétés humaines (car elle néglige cette réalité toute bête « qui se ressemble s'assemble »).
Bien sûr, les intellectuels véritablement intelligents confrontent leurs idées à la réalité, mais ils sont rares et, me semble-t-il de plus en plus rares. Nous avons plutôt à faire à des bataillons d'ânes diplômés, des demi-intellectuels qui bavassent beaucoup, savent des choses, mais ne comprennent rien (dont certains sont ministres ou plus).
Le phénomène n'est pas nouveau, il y avait les demi-habiles de Blaise pascal et, a contrario, les paysans de Montesquieu (« J'aime les paysans. Ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »).
Là où notre époque est franchement différente, c'est en quantité : les ânes diplômés, les demi-intellectuels, sont des millions, ils envahissent, et pourrissent, tout. Ils sont favorisés par l'extension permanente de la sphère étatique.
mercredi, août 10, 2016
Donad Trump m'inquiéte
Qu'un conservateur de vieille souche, pour qui j'ai la plus grande estime, comme Thomas Sowell, déteste Trump, me fait douter. Pourtant, j'espère la victoire de Donald Trump :
1) c'est le centre le l'Empire qui donne le la aux dominions que nous sommes et je pense que la politique nationaliste et anti-hyperclasse mondiale de Trump est celle dont nous avons besoin.
2) l'isolationnisme de Trump pourrait redonner aux pays européens liberté et responsabilité (saurons nous saisir cette chance ? C'est une autre histoire).
Or, Trump m'inquiète : il multiplie les provocations idiotes et inutiles.
Il y a les fausses provocations, qui consistent simplement à dire quelque chose d'intelligent mais qui choque le politiquement correct.
Mais il y a aussi les vraies provocations, idiotes et inutiles : insulter un handicapé, moquer le physique d'une présentatrice, etc.
Donald Trump me semble atteint du syndrome Jean-Marie Le Pen : il préfère préserver son personnage de bouffon plutôt que conquérir le pouvoir.
François Mitterrand s'est fait limer les dents, François Hollande a maigri, ça vaut ce que ça vaut, mais cela montrait qu'ils étaient près à renoncer à une part d'eux-mêmes pour conquérir le pouvoir.
Jean-Marie Le Pen n'a jamais renoncé à rien et n'a jamais conquis le pouvoir (inversement, sa fille a renoncé à trop de choses et n'arrivera pas au pouvoir non plus, peut-être sa petite-fille ...). J'ai peur que Donald Trump soit sur la même trajectoire que notre Jean-Marie.
Nota : je fais cette critique en connaissance de cause. Je ne m'abreuve pas aux seules sources du politiquement correct.
1) c'est le centre le l'Empire qui donne le la aux dominions que nous sommes et je pense que la politique nationaliste et anti-hyperclasse mondiale de Trump est celle dont nous avons besoin.
2) l'isolationnisme de Trump pourrait redonner aux pays européens liberté et responsabilité (saurons nous saisir cette chance ? C'est une autre histoire).
Or, Trump m'inquiète : il multiplie les provocations idiotes et inutiles.
Il y a les fausses provocations, qui consistent simplement à dire quelque chose d'intelligent mais qui choque le politiquement correct.
Mais il y a aussi les vraies provocations, idiotes et inutiles : insulter un handicapé, moquer le physique d'une présentatrice, etc.
Donald Trump me semble atteint du syndrome Jean-Marie Le Pen : il préfère préserver son personnage de bouffon plutôt que conquérir le pouvoir.
François Mitterrand s'est fait limer les dents, François Hollande a maigri, ça vaut ce que ça vaut, mais cela montrait qu'ils étaient près à renoncer à une part d'eux-mêmes pour conquérir le pouvoir.
Jean-Marie Le Pen n'a jamais renoncé à rien et n'a jamais conquis le pouvoir (inversement, sa fille a renoncé à trop de choses et n'arrivera pas au pouvoir non plus, peut-être sa petite-fille ...). J'ai peur que Donald Trump soit sur la même trajectoire que notre Jean-Marie.
Nota : je fais cette critique en connaissance de cause. Je ne m'abreuve pas aux seules sources du politiquement correct.
Libellés :
Ca Trump énormément,
Conservatisme à l'américaine,
Thomas Sowell
vendredi, février 26, 2016
Donald fait du Gérard
Je n’ai pas parlé beaucoup de Donald Trump, mais je m’y intéresse.
Donald Trump fait du Gérard Depardieu (restons français, que diable) en beaucoup mieux.
Quand on ne pense pas comme le Système, il y a une seule manière d’intéresser les medias du Système, la provocation (ainsi, le Système laisse le choix aux opposants entre le silence et l'extravagance : le Système exclut ses opposants du sérieux). C’est facile, puisque le simple fait de penser différemment du Système est considéré comme une provocation intolérable qui déclenche le tir de barrage automatique : « nauséabond », « HLPSDNH », « rance », « pas bisou » etc.
Le point de décision, c’est la suite. Est-ce qu’on s’excuse, c’est-à-à-dire qu’on rentre dans le rang et qu’on valide le Système, ou est-ce qu’on assume et qu’on en rajoute une louche ? Le comportement classique est de faire carpette. Il y a la variante Marine Le Pen : ne plus faire de provocation en comptant sur l’aura provocatrice laissée par son père.
Et puis il y a la technique Gérard : on remet les pieds dans le plat.
Le danger, c’est la lassitude du provocateur (ça demande de l’énergie d’aller contre le Système) et l’indifférence des medias et des spectateurs par mithridatisation.
C’est ce qui arrive à Depardieu parce qu’il parle sans réfléchir.
Mais Donald Trump, lui, pense stratégie (il faut arrêter de le prendre pour un crétin. Un provocateur, oui. Un crétin, non). Il a compris qu’il y a un électorat anti-Système qui est peut-être majoritaire, il a donc bâti un discours et un comportement en adéquation avec cette analyse.
Je souhaite la victoire de Donald Trump, dont je sais qu’elle est peut-être illusoire (il n’y a peut-être rien derrière la façade Trump) mais il faut tenter le coup, en transposant aux Etats-Unis des quelques lignes de Cyril Bennassar : «En politique, j’ai pris l’habitude de me méfier de ceux qui rassurent l’opinion pour m’intéresser à ceux qui l’inquiètent. Souvent dans l’histoire de France, les visionnaires excentriques ont concentré les méfiances et les moqueries pendant que les gestionnaires à courte vue ramassaient les suffrages. On se souvient qu’en juin 1940, Pétain était plus acclamé que de Gaulle, qu’en 2002, Jacques Chirac mit le pays dans sa poche face à Jean-Marie Le Pen et, comme on n’apprend jamais rien, il se pourrait qu’en 2017, les mêmes trouilles et les mêmes paresses nous condamnent à perdre cinq longues années avec Alain Juppé. La tentation du centre est le recours des Français qui ne comprennent rien et qui ont peur de tout, de ceux qui préfèrent s’endormir avec Alain Duhamel plutôt que réfléchir avec Alain Finkielkraut. »
Comme chez nous, mais moins que chez nous j’espère, Trump aura contre lui les éternels mous, les centristes, les peureux, les fatalistes. Le grand atout du Système, c’est l’inertie. Il est installé et les gens ont peur du changement, même quand ils sont insatisfaits de leur situation.
Tout cela concerne les Américains. Et Trump, que pourrait-il faire pour nous ? C’est très simple : tuer l’OTAN. Il nous rendrait un immense service en nous redonnant, bien malgré nous, notre souveraineté militaire. Est-ce que nous en ferions bon usage ? Est-ce que nous saurions l’assumer ? Je ne sais pas. Mais c’est comme la souveraineté monétaire et toutes les autres souverainetés, si on ne l’a pas, on ne risque pas d’en faire bon usage.
Enfin, y a-t-il possibilité d’un Trump en France ? Très difficile, à cause des lois totalitaires (Pleven, Gayssot, Taubira) très dissuasives, à la fois pour l’émergence d’une personnalité, la construction de son entourage et la diffusion de sa parole. La seule personnalité comparable est celle de Jean-Marie Le Pen et il a été très efficacement cantonné (je n'insiste pas sur sa fille, je dirais des choses pas très galantes). Comme d’habitude, la république gouverne mal mais se défend bien.
Donald Trump fait du Gérard Depardieu (restons français, que diable) en beaucoup mieux.
Quand on ne pense pas comme le Système, il y a une seule manière d’intéresser les medias du Système, la provocation (ainsi, le Système laisse le choix aux opposants entre le silence et l'extravagance : le Système exclut ses opposants du sérieux). C’est facile, puisque le simple fait de penser différemment du Système est considéré comme une provocation intolérable qui déclenche le tir de barrage automatique : « nauséabond », « HLPSDNH », « rance », « pas bisou » etc.
Le point de décision, c’est la suite. Est-ce qu’on s’excuse, c’est-à-à-dire qu’on rentre dans le rang et qu’on valide le Système, ou est-ce qu’on assume et qu’on en rajoute une louche ? Le comportement classique est de faire carpette. Il y a la variante Marine Le Pen : ne plus faire de provocation en comptant sur l’aura provocatrice laissée par son père.
Et puis il y a la technique Gérard : on remet les pieds dans le plat.
Le danger, c’est la lassitude du provocateur (ça demande de l’énergie d’aller contre le Système) et l’indifférence des medias et des spectateurs par mithridatisation.
C’est ce qui arrive à Depardieu parce qu’il parle sans réfléchir.
Mais Donald Trump, lui, pense stratégie (il faut arrêter de le prendre pour un crétin. Un provocateur, oui. Un crétin, non). Il a compris qu’il y a un électorat anti-Système qui est peut-être majoritaire, il a donc bâti un discours et un comportement en adéquation avec cette analyse.
Je souhaite la victoire de Donald Trump, dont je sais qu’elle est peut-être illusoire (il n’y a peut-être rien derrière la façade Trump) mais il faut tenter le coup, en transposant aux Etats-Unis des quelques lignes de Cyril Bennassar : «En politique, j’ai pris l’habitude de me méfier de ceux qui rassurent l’opinion pour m’intéresser à ceux qui l’inquiètent. Souvent dans l’histoire de France, les visionnaires excentriques ont concentré les méfiances et les moqueries pendant que les gestionnaires à courte vue ramassaient les suffrages. On se souvient qu’en juin 1940, Pétain était plus acclamé que de Gaulle, qu’en 2002, Jacques Chirac mit le pays dans sa poche face à Jean-Marie Le Pen et, comme on n’apprend jamais rien, il se pourrait qu’en 2017, les mêmes trouilles et les mêmes paresses nous condamnent à perdre cinq longues années avec Alain Juppé. La tentation du centre est le recours des Français qui ne comprennent rien et qui ont peur de tout, de ceux qui préfèrent s’endormir avec Alain Duhamel plutôt que réfléchir avec Alain Finkielkraut. »
Comme chez nous, mais moins que chez nous j’espère, Trump aura contre lui les éternels mous, les centristes, les peureux, les fatalistes. Le grand atout du Système, c’est l’inertie. Il est installé et les gens ont peur du changement, même quand ils sont insatisfaits de leur situation.
Tout cela concerne les Américains. Et Trump, que pourrait-il faire pour nous ? C’est très simple : tuer l’OTAN. Il nous rendrait un immense service en nous redonnant, bien malgré nous, notre souveraineté militaire. Est-ce que nous en ferions bon usage ? Est-ce que nous saurions l’assumer ? Je ne sais pas. Mais c’est comme la souveraineté monétaire et toutes les autres souverainetés, si on ne l’a pas, on ne risque pas d’en faire bon usage.
Enfin, y a-t-il possibilité d’un Trump en France ? Très difficile, à cause des lois totalitaires (Pleven, Gayssot, Taubira) très dissuasives, à la fois pour l’émergence d’une personnalité, la construction de son entourage et la diffusion de sa parole. La seule personnalité comparable est celle de Jean-Marie Le Pen et il a été très efficacement cantonné (je n'insiste pas sur sa fille, je dirais des choses pas très galantes). Comme d’habitude, la république gouverne mal mais se défend bien.
samedi, août 22, 2015
On me parle de Donald Trump
Donald Trump est « jubilatoire » pour employer un des mots favoris de Telerama.
Je tombe sur cet entrefilet :
****************
Heidi Klum ne manque pas vraiment d'humour. L'ancien top [on passe de l’anglicisme à l’anglicisme abrégé, la décadence continue. « Le mannequin », c’est pas possible ? Oh pardon : « La mannequin » ] de 42 ans s'est payé la tête de Donald Trump, qui mutliplie les sorties de routes [La sortie de route, c’est le dérapage en pire. Ach ! Grosse humour ! Kolossale finesse ! ] ces dernières semaines.
Après avoir été recadré [comme un petit garçon ? Son confesseur lui a donné une pénitence ?] suite à ses propos racistes et avoir prononcé des propos sexistes après une interview avec Megyn Kelly, une journaliste de Fox News, le candidat à l'élection présidentielle de 2016 en a remis une couche dans le New York Times .
[...]
Et il faut dire que Donald Trump aurait peut-être besoin de lunettes car Heidi, mère de 4 enfants [de 36 000 pères différents], n'a jamais été plus sexy [encore un cliché] !
****************
Clichés, vocabulaire stéréotypé, c’est assez comique. Reprenons notre sérieux.
La fracture entre le haut, gardé par les petits curés des medias, et le bas, nous, les grouillots, n’a jamais été aussi béante, aux Etats-Unis comme en Europe.
Un politicien est coincé entre le marteau et l’enclume : il doit séduire les medias pour avoir la possibilité de parler aux masses et il doit convaincre une partie (environ 25%, vu les taux d’abstention – ce pourcentage varie suivant les modes de scrutin) de ces masses pour être élu. Or, ces deux impératifs sont de plus en plus contradictoires.
Il en découle plusieurs stratégies :
♘ : La stratégie de cette connasse de NKM : medias only. Séduire exclusivement les medias, en espérant que le poids ainsi acquis dans les jeux d’appareil permettront de se passer de l’approbation populaire ou de la violer (être désigné le candidat unique contre un sortant détesté). Ca me fait mal de le reconnaitre, mais cette stratégie est assez efficace.
♘ : La stratégie de cette harengère de Le Pen : la chèvre et le chou. On est politiquement correct sur un sujet et incorrect sur un autre. Un coup on parle pour les medias, un coup on parle pour le peuple. C’est la stratégie la plus commune : elle ne demande ni imagination ni audace, ça tombe bien, nos politiciens n’ont ni l’une ni l’autre. Elle est très adaptée à leurs qualités de petits arrangeurs et de grandes gueules.
♘ : La stratégie de Donald Trump : parler au peuple et s’en foutre des réactions des medias. Cette stratégie est risquée : elle peut tomber dans la provocation gratuite, Jean-Marie le Pen n’a pas su y résister. D’autre part, les medias sont très puissants, l’usure est le scénario le plus probable.
Il me semble que Trump a choisi une tactique intéressante : l’escalade. Plutôt que de s’excuser, il en rajoute à chaque fois une louche. Evidemment, pour que ça marche, il faut que ses provocations aient un sens politique. Le « Durafour crématoire » de Jean-Marie Le Pen était gratuit, sans signification politique (ou alors une signification politique en retard de quarante ans). Avec sa tactique, Trump évite la censure, les medias étant trop avides de sensationnel, et combat l’usure : c’est quand on commence à reculer, à concéder des points, que les gardes-chiourmes des medias trouvent la faille et sonnent l’hallali, mais tant qu’on en rajoute une couche, ils ne peuvent rien. Le danger, c’est le mot de trop, à la Jean-Marie Le Pen.
Pendant ce temps, la fille Le Pen rampe devant le politiquement correct pour quelques miettes de reconnaissance médiatique et, peut-être un jour, de pouvoir.
Mais il est vrai que les Etats-Unis ne sont pas l’Europe : beaucoup d'Américains ont encore envie de vivre alors que nous avons renoncé à vire comme Français. C’est pourquoi Trump a sa chance.
Je crois que Trump va perdre, que le Système est trop fort. Cependant, à l’inverse de la France, ce combat n’est pas perdu d’avance, il vaut le coup d’être tenté, une bonne surprise est possible.
En revanche, je ne crois pas à la thèse « Même s’il perd, il fait avancer le débat ». Cela fait trente ans que Le Pen « fait avancer le débat en France » (1) et pour quel résultat ? L’invasion migratoire n’a jamais été aussi massive. Quand on est contre le Système, une seule chose compte : prendre le pouvoir. Certes, le combat des idées y contribue, mais à quelle vitesse ? Comme aux Etats-Unis, le temps joue contre nous.
*************
(1) : c'est même le socialiste Fabius qui a dit qu'il posait les bonnes questions.
****************
Heidi Klum ne manque pas vraiment d'humour. L'ancien top [on passe de l’anglicisme à l’anglicisme abrégé, la décadence continue. « Le mannequin », c’est pas possible ? Oh pardon : « La mannequin » ] de 42 ans s'est payé la tête de Donald Trump, qui mutliplie les sorties de routes [La sortie de route, c’est le dérapage en pire. Ach ! Grosse humour ! Kolossale finesse ! ] ces dernières semaines.
Après avoir été recadré [comme un petit garçon ? Son confesseur lui a donné une pénitence ?] suite à ses propos racistes et avoir prononcé des propos sexistes après une interview avec Megyn Kelly, une journaliste de Fox News, le candidat à l'élection présidentielle de 2016 en a remis une couche dans le New York Times .
[...]
Et il faut dire que Donald Trump aurait peut-être besoin de lunettes car Heidi, mère de 4 enfants [de 36 000 pères différents], n'a jamais été plus sexy [encore un cliché] !
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Clichés, vocabulaire stéréotypé, c’est assez comique. Reprenons notre sérieux.
La fracture entre le haut, gardé par les petits curés des medias, et le bas, nous, les grouillots, n’a jamais été aussi béante, aux Etats-Unis comme en Europe.
Un politicien est coincé entre le marteau et l’enclume : il doit séduire les medias pour avoir la possibilité de parler aux masses et il doit convaincre une partie (environ 25%, vu les taux d’abstention – ce pourcentage varie suivant les modes de scrutin) de ces masses pour être élu. Or, ces deux impératifs sont de plus en plus contradictoires.
Il en découle plusieurs stratégies :
♘ : La stratégie de cette connasse de NKM : medias only. Séduire exclusivement les medias, en espérant que le poids ainsi acquis dans les jeux d’appareil permettront de se passer de l’approbation populaire ou de la violer (être désigné le candidat unique contre un sortant détesté). Ca me fait mal de le reconnaitre, mais cette stratégie est assez efficace.
♘ : La stratégie de cette harengère de Le Pen : la chèvre et le chou. On est politiquement correct sur un sujet et incorrect sur un autre. Un coup on parle pour les medias, un coup on parle pour le peuple. C’est la stratégie la plus commune : elle ne demande ni imagination ni audace, ça tombe bien, nos politiciens n’ont ni l’une ni l’autre. Elle est très adaptée à leurs qualités de petits arrangeurs et de grandes gueules.
♘ : La stratégie de Donald Trump : parler au peuple et s’en foutre des réactions des medias. Cette stratégie est risquée : elle peut tomber dans la provocation gratuite, Jean-Marie le Pen n’a pas su y résister. D’autre part, les medias sont très puissants, l’usure est le scénario le plus probable.
Il me semble que Trump a choisi une tactique intéressante : l’escalade. Plutôt que de s’excuser, il en rajoute à chaque fois une louche. Evidemment, pour que ça marche, il faut que ses provocations aient un sens politique. Le « Durafour crématoire » de Jean-Marie Le Pen était gratuit, sans signification politique (ou alors une signification politique en retard de quarante ans). Avec sa tactique, Trump évite la censure, les medias étant trop avides de sensationnel, et combat l’usure : c’est quand on commence à reculer, à concéder des points, que les gardes-chiourmes des medias trouvent la faille et sonnent l’hallali, mais tant qu’on en rajoute une couche, ils ne peuvent rien. Le danger, c’est le mot de trop, à la Jean-Marie Le Pen.
Pendant ce temps, la fille Le Pen rampe devant le politiquement correct pour quelques miettes de reconnaissance médiatique et, peut-être un jour, de pouvoir.
Mais il est vrai que les Etats-Unis ne sont pas l’Europe : beaucoup d'Américains ont encore envie de vivre alors que nous avons renoncé à vire comme Français. C’est pourquoi Trump a sa chance.
Je crois que Trump va perdre, que le Système est trop fort. Cependant, à l’inverse de la France, ce combat n’est pas perdu d’avance, il vaut le coup d’être tenté, une bonne surprise est possible.
En revanche, je ne crois pas à la thèse « Même s’il perd, il fait avancer le débat ». Cela fait trente ans que Le Pen « fait avancer le débat en France » (1) et pour quel résultat ? L’invasion migratoire n’a jamais été aussi massive. Quand on est contre le Système, une seule chose compte : prendre le pouvoir. Certes, le combat des idées y contribue, mais à quelle vitesse ? Comme aux Etats-Unis, le temps joue contre nous.
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(1) : c'est même le socialiste Fabius qui a dit qu'il posait les bonnes questions.
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