Triple salto arrière piqué de la bien-pensance qui essaie de détourner le débat autour d'un attentat islamiste homophobe vers la législation américaine sur les armes.
Je n'avais pas remarqué qu'une législation plus stricte avait empêché les attentats en France, en Espagne et en Angleterre. Ca doit être mes yeux.
Je me marre ... Je me marre noir mais je me marre.
On félicite au passage M. Obama, excellent dans son rôle mandchourien.
La Tour Eiffel va être illuminée aux couleurs du lobby homosexuel. Naïvement, je croyais que dans ces cas-là, on prenait plutôt les couleurs du pays attaqué, en l'occurrence, les USA. J'ai du me tromper.
Le bar gay le plus triste d'Orlando
A la question d'Eric Verhaeghe :
Après Orlando, les gays vont-ils se droitiser ?
je réponds clairement : non.
Comme l’explique le chanteur d’Eagles Of Death Metal, les progressistes préfèrent mourir, littéralement, pas symboliquement, plutôt que de changer de vision du monde.
Le plus simple pour y arriver est de nier un quelconque lien entre les malheurs qui leur arrivent et leur vision du monde. Ils font ça très bien.
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lundi, juin 13, 2016
jeudi, novembre 19, 2015
Tout continue ... en pire
En ce moment, Eric Verhaeghe est en forme :
Déjà le bruit des bottes
*****************
La seule certitude que les Français acquièrent est celle d’une indispensable purge politique pour régénérer la démocratie.
Certains députés l’ont bien compris. Popelin, socialiste de Livry-Gargan, a proposé d’ajouter à l’état d’urgence la possibilité de censurer la presse qui ne relate pas les événements sous l’angle que le gouvernement souhaite. La tentation autoritaire prend forme.
Le bruit des bottes demain
L’amendement Popelin n’est pas passé et l’état d’urgence se limite à des assignations à résidence et des fouilles d’ordinateur en cas de perquisition. Mais on a bien senti l’envie qui pointait, au sein de notre classe politique corrompue et dépassée par les événements, d’utiliser le terrorisme pour faire taire l’opinion publique. Le gouvernement s’y oppose aujourd’hui, mais les premières répétitions de la pièce qui se jouera demain ont eu lieu.
L’anecdote est amusante. Je me suis souvent demandé comment la Révolution de 1789 avait pu dégénérer en un bain de sang. Sous nos yeux, le même film commence. Des députés proposent isolément des mesures dont, implicitement, on sent bien que l’objectif est de conserver le pouvoir en remettant tout le monde au pas, et spécialement ces Français éduqués à qui il ne faut plus en conter. Peu à peu émergera l’idée que cette remise au pas est l’étape indispensable pour conserver les privilèges acquis au bénéfice de la décadence républicaine.
Entre l’aspiration populaire à une autre culture politique et une autre gouvernance, d’un côté, la détermination des élus à conserver leur siège et leur régime coûte-que-coûte, de l’autre, le frottement est inévitable. Nous en voyons les prémisses. Nul ne sait qui gagnera.
Bruit des bottes et bruit des fêtes
Une autre particularité m’a toujours étonné dans la Révolution Française. Il est connu que la vie à Paris, au plus fort de la Terreur, était restée festive et insouciante. En dehors de quelques journées d’émeute, la Révolution n’a concerné qu’un dixième des Parisiens. Le reste était occupé à survivre et à faire la fête.
La même fracture apparaît aujourd’hui. Partout fleurissent des appels à résister en buvant des verres aux terrasses des cafés ou en allant au théâtre. La mort rode et la joie est dans les cœurs. Plus la tragédie gronde, plus les esprits sont légers.
Le bruit des bottes cache l’orage
Les Parisiens ont bien raison de boire des canons tant qu’ils le peuvent. Comme l’actualité est monopolisée par les attentats, le pire ne leur est pas dit. Ainsi, le G20 s’est terminé dimanche sur le constat d’un ralentissement économique général. Aujourd’hui, et contre les conclusions du G20, la Réserve fédérale a quasiment annoncé le relèvement de ses taux en décembre. La nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber. Dans un monde en crise, inquiété par le terrorisme, le fait que les Etats-Unis se remettent à rémunérer l’épargne va créer un appel d’air. Les liquidités qui circulent dans le monde vont être magnétiquement attirées vers New-York et Los Angeles.
La décision de la Réserve fédérale devrait assécher les économies mondiales, en tout cas toutes celles qui ont structurellement besoin des capitaux américains pour se développer. Pour l’Europe le coup sera rude à encaisser: les pays qui vivent d’un endettement à bas prix, comme la France, vont passer un sale quart d’heure. Mécaniquement, les taux d’emprunt devraient remonter et le gouvernement se trouvera dans la même position que Louis XVI finançant le corps expéditionnaires en Amérique: des caisses vides, un immense besoin d’argent et personne pour le dépanner.
Je ne parle pas ici de l’industrie financière qui peinera à suivre le mouvement. L’ère des risques systémiques approche.
*****************
S’il m’arrive d’avoir des divergences avec Eric Verhaeghe, notamment sur l’immigration et l’intégration, je partage en l’occurrence son inquiétude. J’apprécie son retour à l’histoire.
Je l’ai écrit plusieurs fois : derrière le rideau de la communication, la responsabilité de ce gouvernement, ainsi que des précédents, est directement mise en cause par les récents attentats.
Malika Sorrel l’explique, il n’y a pas un mot à changer :
*****************
LE FIGARO. - Les attentats de Paris ont tragiquement rappelé la détermination des ennemis de la France. Que vous inspirent-ils ?
Malika Sorel-Sutter. - L'État s'est révélé incapable de remplir sa mission première, protéger la France en assurant la sécurité de son territoire et de tous ceux qui s'y trouvent, citoyens français ou non. L'État et ceux qui participent à la gouvernance ont, dans les faits, créé les conditions de la guerre tout en désarmant progressivement moralement leur peuple. Dans le même temps, ils ont déshabillé nos armées comme en témoigne l'évolution des budgets de la Défense, alors que la menace ne cessait de croître non pas depuis hier, mais depuis l'époque de Gamal Abdel Nasser. Lui-même fut confronté à la montée en puissance de l'islam politique, celui qui entend régir la cité des hommes à la place des politiques. Dans un mépris total de la géopolitique, les gouvernements occidentaux n'ont rien trouvé de mieux que de faciliter l'ascension de cet islam politique au détriment d'un islam sécularisé que j'ai connu en Algérie.
Pour ne citer que quelques exemples, ils ont donné refuge à Khomeiny - l'avènement d'une République islamique a en effet constitué un puissant galvaniseur. Ils ont détruit les structures de l'État d'Irak avec les conséquences que nous savons sur l'ensemble de la région. Ils ont pulvérisé l'équilibre politique délicat qui régnait entre les tribus en Libye, et, plus récemment, ont profondément déstabilisé la Syrie. À tout cela, il convient de rajouter le comportement adopté en matière d'immigration. Malgré le retour engagé des sociétés d'origine vers leurs fondamentaux religieux, ils ont amplifié les flux migratoires et ont refusé de tirer les enseignements d'une assimilation qui ne se faisait plus qu'à la marge. Les élites occidentales décident, et ce sont leurs peuples, mais aussi les immigrés et leurs descendants, qui payent la lourde facture. *****************
Attentat de Paris, le grand gâchis : un premier bilan des ratés du gouvernement
Le jugement est sans appel et une forte majorité des Français l’approuve : nos politiciens sont responsables et même coupables. Certes, ils ne sont pas les seuls coupables, chacun de nous a sa part de responsabilité à son niveau. Mais, tout de même, nous ne les avons pas forcés à prendre les postes et les honneurs, qu’ils assument les responsabilités qui vont avec (note pour les politiciens et les journalistes : assumer ne signifie pas clamer « J’assume ! » dans les micros qui se tendent, ce qui ne veut rien dire. Cela consiste à démissionner quand on échoue).
Comme disait Montaigne « A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons [au passage : et vlan pour le « président normal »]. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».
La solution de bon sens démocratique pour le peuple est de virer les dirigeants qui échouent et de les remplacer par des nouveaux (quels qu’ils soient, c’est un autre débat). L’Union Sacrée ne l’empêche pas, c’est ainsi que Clemenceau est arrivé au pouvoir. Malheureusement, à cause de la fausse alternance UMPS , c’est l’ensemble de la classe politique qui est mouillée et qu’il faudrait éjecter. La solution de bon sens anti-démocratique pour les dirigeants faillis est de se serrer les coudes et de réprimer le peuple pour ne pas se faire éjecter. Ils ont un atout-maître : la servitude des medias, cela leur permet d’énoncer les tabous et d’orienter les débats (le plus sûr moyen d’éviter une réponse désagréable, c’est de ne pas poser la question ou de la désamorcer en la posant de manière biaisée).
Bien sûr, les bisounours peuvent prétendre qu’il existe une autre solution : que la classe dirigeante actuelle évolue, change d’idées, de vision du monde. C’est surhumain, donc illusoire. Cela peut arriver à un homme, pas à une classe, en tout cas pas à l’échelle du temps politique court. Non, à la vérité, nous avons deux certitudes :
1) Le seul moyen de changer vraiment de politique c’est de changer d’hommes.
2) Les politiciens s’accrochent au pouvoir tant qu’ils peuvent. L’Etat et les techniques de manipulation modernes leur donnent des moyens immenses.
Mon pronostic, c’est que nous ne changerons pas d’hommes, pas de politique, que la décadence continuera, sous surveillance policière, jusqu’à l’explosion (probablement financière). Le vent de l’histoire soufflera fort, le chaos et l’anarchie s’installeront. Ensuite seulement, peut-être, si nous avons de la chance, de la volonté et de l’intelligence, nous pourrons reconstruire à partir de la base. Ce n’est pas autrement que le moyen-âge s’est construit après la chute de l’empire romain d’occident.
Allez, concluons avec Houellebecq, lui aussi très remonté, à juste titre :
Attentats: le «J'accuse Hollande» de Michel Houellebecq
« La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les "ténors de l’opposition" (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode. »
Déjà le bruit des bottes
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La seule certitude que les Français acquièrent est celle d’une indispensable purge politique pour régénérer la démocratie.
Certains députés l’ont bien compris. Popelin, socialiste de Livry-Gargan, a proposé d’ajouter à l’état d’urgence la possibilité de censurer la presse qui ne relate pas les événements sous l’angle que le gouvernement souhaite. La tentation autoritaire prend forme.
Le bruit des bottes demain
L’amendement Popelin n’est pas passé et l’état d’urgence se limite à des assignations à résidence et des fouilles d’ordinateur en cas de perquisition. Mais on a bien senti l’envie qui pointait, au sein de notre classe politique corrompue et dépassée par les événements, d’utiliser le terrorisme pour faire taire l’opinion publique. Le gouvernement s’y oppose aujourd’hui, mais les premières répétitions de la pièce qui se jouera demain ont eu lieu.
L’anecdote est amusante. Je me suis souvent demandé comment la Révolution de 1789 avait pu dégénérer en un bain de sang. Sous nos yeux, le même film commence. Des députés proposent isolément des mesures dont, implicitement, on sent bien que l’objectif est de conserver le pouvoir en remettant tout le monde au pas, et spécialement ces Français éduqués à qui il ne faut plus en conter. Peu à peu émergera l’idée que cette remise au pas est l’étape indispensable pour conserver les privilèges acquis au bénéfice de la décadence républicaine.
Entre l’aspiration populaire à une autre culture politique et une autre gouvernance, d’un côté, la détermination des élus à conserver leur siège et leur régime coûte-que-coûte, de l’autre, le frottement est inévitable. Nous en voyons les prémisses. Nul ne sait qui gagnera.
Bruit des bottes et bruit des fêtes
Une autre particularité m’a toujours étonné dans la Révolution Française. Il est connu que la vie à Paris, au plus fort de la Terreur, était restée festive et insouciante. En dehors de quelques journées d’émeute, la Révolution n’a concerné qu’un dixième des Parisiens. Le reste était occupé à survivre et à faire la fête.
La même fracture apparaît aujourd’hui. Partout fleurissent des appels à résister en buvant des verres aux terrasses des cafés ou en allant au théâtre. La mort rode et la joie est dans les cœurs. Plus la tragédie gronde, plus les esprits sont légers.
Le bruit des bottes cache l’orage
Les Parisiens ont bien raison de boire des canons tant qu’ils le peuvent. Comme l’actualité est monopolisée par les attentats, le pire ne leur est pas dit. Ainsi, le G20 s’est terminé dimanche sur le constat d’un ralentissement économique général. Aujourd’hui, et contre les conclusions du G20, la Réserve fédérale a quasiment annoncé le relèvement de ses taux en décembre. La nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber. Dans un monde en crise, inquiété par le terrorisme, le fait que les Etats-Unis se remettent à rémunérer l’épargne va créer un appel d’air. Les liquidités qui circulent dans le monde vont être magnétiquement attirées vers New-York et Los Angeles.
La décision de la Réserve fédérale devrait assécher les économies mondiales, en tout cas toutes celles qui ont structurellement besoin des capitaux américains pour se développer. Pour l’Europe le coup sera rude à encaisser: les pays qui vivent d’un endettement à bas prix, comme la France, vont passer un sale quart d’heure. Mécaniquement, les taux d’emprunt devraient remonter et le gouvernement se trouvera dans la même position que Louis XVI finançant le corps expéditionnaires en Amérique: des caisses vides, un immense besoin d’argent et personne pour le dépanner.
Je ne parle pas ici de l’industrie financière qui peinera à suivre le mouvement. L’ère des risques systémiques approche.
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S’il m’arrive d’avoir des divergences avec Eric Verhaeghe, notamment sur l’immigration et l’intégration, je partage en l’occurrence son inquiétude. J’apprécie son retour à l’histoire.
Je l’ai écrit plusieurs fois : derrière le rideau de la communication, la responsabilité de ce gouvernement, ainsi que des précédents, est directement mise en cause par les récents attentats.
Malika Sorrel l’explique, il n’y a pas un mot à changer :
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LE FIGARO. - Les attentats de Paris ont tragiquement rappelé la détermination des ennemis de la France. Que vous inspirent-ils ?
Malika Sorel-Sutter. - L'État s'est révélé incapable de remplir sa mission première, protéger la France en assurant la sécurité de son territoire et de tous ceux qui s'y trouvent, citoyens français ou non. L'État et ceux qui participent à la gouvernance ont, dans les faits, créé les conditions de la guerre tout en désarmant progressivement moralement leur peuple. Dans le même temps, ils ont déshabillé nos armées comme en témoigne l'évolution des budgets de la Défense, alors que la menace ne cessait de croître non pas depuis hier, mais depuis l'époque de Gamal Abdel Nasser. Lui-même fut confronté à la montée en puissance de l'islam politique, celui qui entend régir la cité des hommes à la place des politiques. Dans un mépris total de la géopolitique, les gouvernements occidentaux n'ont rien trouvé de mieux que de faciliter l'ascension de cet islam politique au détriment d'un islam sécularisé que j'ai connu en Algérie.
Pour ne citer que quelques exemples, ils ont donné refuge à Khomeiny - l'avènement d'une République islamique a en effet constitué un puissant galvaniseur. Ils ont détruit les structures de l'État d'Irak avec les conséquences que nous savons sur l'ensemble de la région. Ils ont pulvérisé l'équilibre politique délicat qui régnait entre les tribus en Libye, et, plus récemment, ont profondément déstabilisé la Syrie. À tout cela, il convient de rajouter le comportement adopté en matière d'immigration. Malgré le retour engagé des sociétés d'origine vers leurs fondamentaux religieux, ils ont amplifié les flux migratoires et ont refusé de tirer les enseignements d'une assimilation qui ne se faisait plus qu'à la marge. Les élites occidentales décident, et ce sont leurs peuples, mais aussi les immigrés et leurs descendants, qui payent la lourde facture. *****************
Attentat de Paris, le grand gâchis : un premier bilan des ratés du gouvernement
Le jugement est sans appel et une forte majorité des Français l’approuve : nos politiciens sont responsables et même coupables. Certes, ils ne sont pas les seuls coupables, chacun de nous a sa part de responsabilité à son niveau. Mais, tout de même, nous ne les avons pas forcés à prendre les postes et les honneurs, qu’ils assument les responsabilités qui vont avec (note pour les politiciens et les journalistes : assumer ne signifie pas clamer « J’assume ! » dans les micros qui se tendent, ce qui ne veut rien dire. Cela consiste à démissionner quand on échoue).
Comme disait Montaigne « A ceux qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons [au passage : et vlan pour le « président normal »]. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus ».
La solution de bon sens démocratique pour le peuple est de virer les dirigeants qui échouent et de les remplacer par des nouveaux (quels qu’ils soient, c’est un autre débat). L’Union Sacrée ne l’empêche pas, c’est ainsi que Clemenceau est arrivé au pouvoir. Malheureusement, à cause de la fausse alternance UMPS , c’est l’ensemble de la classe politique qui est mouillée et qu’il faudrait éjecter. La solution de bon sens anti-démocratique pour les dirigeants faillis est de se serrer les coudes et de réprimer le peuple pour ne pas se faire éjecter. Ils ont un atout-maître : la servitude des medias, cela leur permet d’énoncer les tabous et d’orienter les débats (le plus sûr moyen d’éviter une réponse désagréable, c’est de ne pas poser la question ou de la désamorcer en la posant de manière biaisée).
Bien sûr, les bisounours peuvent prétendre qu’il existe une autre solution : que la classe dirigeante actuelle évolue, change d’idées, de vision du monde. C’est surhumain, donc illusoire. Cela peut arriver à un homme, pas à une classe, en tout cas pas à l’échelle du temps politique court. Non, à la vérité, nous avons deux certitudes :
1) Le seul moyen de changer vraiment de politique c’est de changer d’hommes.
2) Les politiciens s’accrochent au pouvoir tant qu’ils peuvent. L’Etat et les techniques de manipulation modernes leur donnent des moyens immenses.
Mon pronostic, c’est que nous ne changerons pas d’hommes, pas de politique, que la décadence continuera, sous surveillance policière, jusqu’à l’explosion (probablement financière). Le vent de l’histoire soufflera fort, le chaos et l’anarchie s’installeront. Ensuite seulement, peut-être, si nous avons de la chance, de la volonté et de l’intelligence, nous pourrons reconstruire à partir de la base. Ce n’est pas autrement que le moyen-âge s’est construit après la chute de l’empire romain d’occident.
Allez, concluons avec Houellebecq, lui aussi très remonté, à juste titre :
Attentats: le «J'accuse Hollande» de Michel Houellebecq
« La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les "ténors de l’opposition" (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode. »
dimanche, juin 28, 2015
Dans la tête de Merah : une entretien passionnant (et désespérant)
De Merah à Salhi : «Il y a une méconnaissance absolue de la manière dont pense le terroriste nouveau»
****************
[…]
Ce qui m'inquiète, ce sont les conférences de presse de Mr. Cazeneuve après chaque attentat. Le temps passe, elles restent identiques. Tout comme Merah, Salhi avait «une fiche S et était connu comme salafiste». Bernard Cazeneuve a certes injecté «200 millions et 1 500 agents supplémentaires» à la lutte anti-terroriste, mais cela ne veut rien dire. 200 millions pourquoi? On ne peut pas jeter de l'argent à un problème sans connaître la nature de celui-ci. Le député Eric Ciotti qui se veut le champion de la lutte contre l'islamisme n'a pas voulu d'une commission d'enquête après Merah, ne voulant pas «d'un procès des services». Il est resté étrangement silencieux sur ce sujet après Charlie. C'est à croire que la classe politique ne veut pas définir la problématique, donc de penser des solutions. Les services les premiers semblent démunis parce qu'ils ne se sont pas adaptés au mode de pensée et à l'idéologie propagée. «Ils ont la tête dans le guidon, sont dans la procédure et débordés», me disait un haut gradé du renseignement. Tout est dit. Sans vouloir être alarmiste, je crains que le pire est à venir. C'est notre réalité.
[…]
Aujourd'hui l'enquête [Merah] est finie, les familles ont demandé que le dossier soit clos. Il y aura un procès, mais personne dans le box des accusés. Du point de vue de la justice, c'est un fiasco absolu. Abdelkader, le frère de Mohamed, nargue les juges depuis sa prison de Villepinte. Sabri Essid le «beau-frère» de Merah, sans doute celui-qui en sait le plus, joue les bourreaux YouTube en Syrie pour l'Etat islamique.
[…]
Du point de vue du renseignement, il y a eu une prise de conscience. Qui n'a pas pu empêcher la tuerie de Charlie Hebdo rendue possible par de nouvelles failles dans le renseignement. Mais le politiquement correct reste un frein qui, aux dires des policiers, empêche de parfois de voir le réel. L'affaire des voitures folles fonçant sur des foules à Nantes et Dijon à Noël qu'on a attribué à des «déséquilibrés» en dit long sur notre incapacité à saisir la détermination des nouveaux terroristes.
****************
Notre problème est politique, pas sécuritaire : si nous continuons notre mauvaise politique en matière d'immigration, d'éducation, de social, de religion, de relations avec les pays islamiques, l'appareil sécuritaire échouera, quelques soient ses moyens. Inversement, avec la bonne politique, la résolution du problème est assez aisée, il est encore temps.
Les plus atterrants sont, de ma sensibilité, les évêques français : à cause de l'actualité des chrétiens d'Orient et de la très ancienne tradition chrétienne de confrontation avec l'islam, ils devraient être à la pointe des bonnes idées. Pas du tout : dès qu'il y a une grosse connerie, bien sirupeuse, bien dégoulinante de mièvrerie, à dire, crétine à souhait, bien désarmante et castratrice, ces eunuques répondent présent.
Pour bien enfoncer le clou de notre impuissance volontaire :
****************
Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam», a rappelé le premier ministre dans les colonnes du Journal du dimanche. «La bataille se situe au sein même de l'islam avec, d'un côté, un islam pratiqué par l'immense majorité de nos compatriotes de confession musulmane qui revendiquent des valeurs humanistes universelles et, de l'autre, un islamisme obscurantiste et totalitaire».
****************
Avec de puissantes analyses comme celle-ci, c'est clair, on est sauvé.
J'aurais préféré entendre : «Faire le tri à l'intérieur de l'islam n'est pas notre problème. Notre problème est de défendre la France et les Français contre ceux qui leur font la guerre. Dès aujourd'hui, le gouvernement consulte les chefs des partis politiques en vue d'un referendum sur le contrôle de nos frontières, première étape d'une défense nationale conséquente.»
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[…]
Ce qui m'inquiète, ce sont les conférences de presse de Mr. Cazeneuve après chaque attentat. Le temps passe, elles restent identiques. Tout comme Merah, Salhi avait «une fiche S et était connu comme salafiste». Bernard Cazeneuve a certes injecté «200 millions et 1 500 agents supplémentaires» à la lutte anti-terroriste, mais cela ne veut rien dire. 200 millions pourquoi? On ne peut pas jeter de l'argent à un problème sans connaître la nature de celui-ci. Le député Eric Ciotti qui se veut le champion de la lutte contre l'islamisme n'a pas voulu d'une commission d'enquête après Merah, ne voulant pas «d'un procès des services». Il est resté étrangement silencieux sur ce sujet après Charlie. C'est à croire que la classe politique ne veut pas définir la problématique, donc de penser des solutions. Les services les premiers semblent démunis parce qu'ils ne se sont pas adaptés au mode de pensée et à l'idéologie propagée. «Ils ont la tête dans le guidon, sont dans la procédure et débordés», me disait un haut gradé du renseignement. Tout est dit. Sans vouloir être alarmiste, je crains que le pire est à venir. C'est notre réalité.
[…]
Aujourd'hui l'enquête [Merah] est finie, les familles ont demandé que le dossier soit clos. Il y aura un procès, mais personne dans le box des accusés. Du point de vue de la justice, c'est un fiasco absolu. Abdelkader, le frère de Mohamed, nargue les juges depuis sa prison de Villepinte. Sabri Essid le «beau-frère» de Merah, sans doute celui-qui en sait le plus, joue les bourreaux YouTube en Syrie pour l'Etat islamique.
[…]
Du point de vue du renseignement, il y a eu une prise de conscience. Qui n'a pas pu empêcher la tuerie de Charlie Hebdo rendue possible par de nouvelles failles dans le renseignement. Mais le politiquement correct reste un frein qui, aux dires des policiers, empêche de parfois de voir le réel. L'affaire des voitures folles fonçant sur des foules à Nantes et Dijon à Noël qu'on a attribué à des «déséquilibrés» en dit long sur notre incapacité à saisir la détermination des nouveaux terroristes.
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Notre problème est politique, pas sécuritaire : si nous continuons notre mauvaise politique en matière d'immigration, d'éducation, de social, de religion, de relations avec les pays islamiques, l'appareil sécuritaire échouera, quelques soient ses moyens. Inversement, avec la bonne politique, la résolution du problème est assez aisée, il est encore temps.
Les plus atterrants sont, de ma sensibilité, les évêques français : à cause de l'actualité des chrétiens d'Orient et de la très ancienne tradition chrétienne de confrontation avec l'islam, ils devraient être à la pointe des bonnes idées. Pas du tout : dès qu'il y a une grosse connerie, bien sirupeuse, bien dégoulinante de mièvrerie, à dire, crétine à souhait, bien désarmante et castratrice, ces eunuques répondent présent.
Pour bien enfoncer le clou de notre impuissance volontaire :
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Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam», a rappelé le premier ministre dans les colonnes du Journal du dimanche. «La bataille se situe au sein même de l'islam avec, d'un côté, un islam pratiqué par l'immense majorité de nos compatriotes de confession musulmane qui revendiquent des valeurs humanistes universelles et, de l'autre, un islamisme obscurantiste et totalitaire».
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Avec de puissantes analyses comme celle-ci, c'est clair, on est sauvé.
J'aurais préféré entendre : «Faire le tri à l'intérieur de l'islam n'est pas notre problème. Notre problème est de défendre la France et les Français contre ceux qui leur font la guerre. Dès aujourd'hui, le gouvernement consulte les chefs des partis politiques en vue d'un referendum sur le contrôle de nos frontières, première étape d'une défense nationale conséquente.»
samedi, juin 27, 2015
Islamisme : je regrette d'avoir raison
Extrait du journal d'Anne Fulda :
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Vendredi 26 juin
Avoir raison. «Chère Anne avez-vous vu l'attentat ? J'avais raison. Je regrette d'avoir eu raison». Je reçois ce sms de Jeannette Bougrab (dont le portrait paraît dans le Figaro d'aujourd'hui) quelque temps après avoir appris l'attentat qui a été commis, ce matin, sur un site de gaz industriels dans l'Isère faisant un mort - dont le corps a été décapité ! - et deux blessés légers. Je repense à ma rencontre avec l'ancienne ministre il y a quelques semaines et à ces paroles prémonitoires qu'elle avait prononcées. «La question n'est plus aujourd'hui de batailler sur le voile à l'université, la vraie bataille c'est celle du Djihad. On aura en France des gens qui vont se faire sauter, on aura des kamikazes s'ils ne sont pas déjà là» prophétisait-elle en soulignant que «le modèle de théorisation» de ces guerriers d'un nouveau genre «c'est la guerre d'Algérie». On le savait, on nous le répétait la question n'était pas de savoir s'il y allait avoir un autre attentat mais quand il aurait lieu… ça y est. Il a eu lieu. Et a été suivi d'un autre attentat meurtrier, en Tunisie, dans un hôtel de Sousse, où un homme armé d'une Kalachnikov a tué 27 personnes. On repense à Jeannette Bougrab, à ce qu'elle a vécu quand elle a appris la mort de Charb, également abattu à la Kalachnikov, le 7 janvier dernier. Et à ce qu'elle répète sans cesse en comparant la montée de l'islamisme à celle du nazisme.
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J'ai bien conscience que, face à l'islamisme en France, je suis un prophète de malheur, puisque je prédis une guerre civile à l'algérienne avec, cerise sur le gâteau, la classe dirigeante en grande partie du coté des islamistes. Je le regrette mais c'est la vie, c'est la réalité de notre monde.
Alexandra Laignel-Lavastine : « Face à l'islamisme, certains intellectuels « progressistes » sont dangereux »
La bataille est politique : il s'agit de prendre le pouvoir pour employer, enfin, toute la force de l'Etat à défendre la France contre les islamistes en attaquant le problème à sa racine, c'est-à-dire le Grand Remplacement.
Cette bataille politique passe par une bataille intellectuelle et médiatique. D'où l'importance de l'article en lien ci-dessus.
Contrairement à mon usage, je n'ai pas publié d'extrait, il vaut le coup d'être lu en entier.
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Vendredi 26 juin
Avoir raison. «Chère Anne avez-vous vu l'attentat ? J'avais raison. Je regrette d'avoir eu raison». Je reçois ce sms de Jeannette Bougrab (dont le portrait paraît dans le Figaro d'aujourd'hui) quelque temps après avoir appris l'attentat qui a été commis, ce matin, sur un site de gaz industriels dans l'Isère faisant un mort - dont le corps a été décapité ! - et deux blessés légers. Je repense à ma rencontre avec l'ancienne ministre il y a quelques semaines et à ces paroles prémonitoires qu'elle avait prononcées. «La question n'est plus aujourd'hui de batailler sur le voile à l'université, la vraie bataille c'est celle du Djihad. On aura en France des gens qui vont se faire sauter, on aura des kamikazes s'ils ne sont pas déjà là» prophétisait-elle en soulignant que «le modèle de théorisation» de ces guerriers d'un nouveau genre «c'est la guerre d'Algérie». On le savait, on nous le répétait la question n'était pas de savoir s'il y allait avoir un autre attentat mais quand il aurait lieu… ça y est. Il a eu lieu. Et a été suivi d'un autre attentat meurtrier, en Tunisie, dans un hôtel de Sousse, où un homme armé d'une Kalachnikov a tué 27 personnes. On repense à Jeannette Bougrab, à ce qu'elle a vécu quand elle a appris la mort de Charb, également abattu à la Kalachnikov, le 7 janvier dernier. Et à ce qu'elle répète sans cesse en comparant la montée de l'islamisme à celle du nazisme.
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J'ai bien conscience que, face à l'islamisme en France, je suis un prophète de malheur, puisque je prédis une guerre civile à l'algérienne avec, cerise sur le gâteau, la classe dirigeante en grande partie du coté des islamistes. Je le regrette mais c'est la vie, c'est la réalité de notre monde.
Alexandra Laignel-Lavastine : « Face à l'islamisme, certains intellectuels « progressistes » sont dangereux »
La bataille est politique : il s'agit de prendre le pouvoir pour employer, enfin, toute la force de l'Etat à défendre la France contre les islamistes en attaquant le problème à sa racine, c'est-à-dire le Grand Remplacement.
Cette bataille politique passe par une bataille intellectuelle et médiatique. D'où l'importance de l'article en lien ci-dessus.
Contrairement à mon usage, je n'ai pas publié d'extrait, il vaut le coup d'être lu en entier.
Lutte contre le terrorisme islamique : nous ne sommes pas sérieux
La police et la justice débordées par le flot de terroristes potentiels
Jean-Charles Brisard : « Nous arrivons à détecter lessuspects, pas à les surveiller »
Islamisme: le défi de l'apathie
Dans la lutte contre le terrorisme islamique, nous ne sommes pas sérieux, nous nous payons de mots.
Nous savons ce qu'il faudrait faire si nous étions sérieux et nous ne le faisons pas :
1) Nommer l'ennemi et regarder les choses en face.
2) Arrêter immédiatement et complètement l'immigration musulmane. Oui, sélectionner les immigrés sur des critères religieux. Si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous les terroristes islamistes sont musulmans. Comme c'est une question vitale, sortir des accords internationaux qui nous empêchent. Dans le même esprit, cesser les aides sociales pour les étrangers. Couler les bateaux de clandestins en Méditerranée.
3) Cesser les «accomodements raisonnables», qui sont une folie. En France, on fait comme les Français. On mange du porc à la cantine, on donne des prénoms français à ses enfants et on sort habillé français. Et la collectivité ne finance pas les mosquées.
4) Rétablir la liberté d'expression (abroger les lois Pleven, Gayssot, Taubira et compagnie). L'islam ne supporte pas la liberté d'expression.
5) Revoir toute notre stratégie. Nous éloigner des pays du Golfe et nous rapprocher de la Russie et de la Chine.
6) Organiser un programme style Manahattan pour la voiture électrique. Non pas pour des raisons économiques, l'Etat est un très mauvais économiste, mais pour des raisons stratégiques : ne plus dépendre des bédouins, les renvoyer, autant que possible, au cul des chameaux (qui sont en réalité des dromadaires).
Alors que j'ai l'habitude de séparer les responsabilités du peuple français et celles de sa classe dirigeante inepte, j'englobe tout le monde dans le «nous». En effet, il s'agit d'une question de vie ou de mort. Si le peuple français était sérieux dans sa volonté de se défendre, il renverserait la classe dirigeante sur ce sujet.
Je ne peux, hélas, que partager la conclusion de Stéphane Montabert :
Il y aurait bien sûr d'autres aspect à traiter, comme la surabondance d'aides sociales mal ciblées ou les aventures militaires indéfinies et sans objectif de certaines puissances occidentales, mais ils sont à mon avis moins importants et susciteraient sans doute un débat politique encore plus incertain.
Évidemment, c'est dans ce dernier point que réside toute la difficulté: entre des Français dominés par une oligarchie politique aussi obèse qu'impuissante et des Suisses enfermés dans leurs habitudes électorales et endormis par la mélopée soporifique de leurs médias, le premier défi sera à relever sera celui de l'apathie des populations occidentales. La partie est loin d'être gagnée.
En attendant, il y aura encore des attentats et des morts. Beaucoup.
Conclusion de la conclusion : je suis très pessimiste. Je pense que le scénario le moins pire est une guerre civile à l'algérienne avec des dizaines de milliers de morts. Et que le scénario le pire est une soumission à l'islam, que souhaite notre classe dirigeante (l'islam est une société de contrôle. Pour ceux qui sont tout en haut et qui contrôlent, c'est confortable).
Jean-Charles Brisard : « Nous arrivons à détecter lessuspects, pas à les surveiller »
Islamisme: le défi de l'apathie
Dans la lutte contre le terrorisme islamique, nous ne sommes pas sérieux, nous nous payons de mots.
Nous savons ce qu'il faudrait faire si nous étions sérieux et nous ne le faisons pas :
1) Nommer l'ennemi et regarder les choses en face.
2) Arrêter immédiatement et complètement l'immigration musulmane. Oui, sélectionner les immigrés sur des critères religieux. Si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous les terroristes islamistes sont musulmans. Comme c'est une question vitale, sortir des accords internationaux qui nous empêchent. Dans le même esprit, cesser les aides sociales pour les étrangers. Couler les bateaux de clandestins en Méditerranée.
3) Cesser les «accomodements raisonnables», qui sont une folie. En France, on fait comme les Français. On mange du porc à la cantine, on donne des prénoms français à ses enfants et on sort habillé français. Et la collectivité ne finance pas les mosquées.
4) Rétablir la liberté d'expression (abroger les lois Pleven, Gayssot, Taubira et compagnie). L'islam ne supporte pas la liberté d'expression.
5) Revoir toute notre stratégie. Nous éloigner des pays du Golfe et nous rapprocher de la Russie et de la Chine.
6) Organiser un programme style Manahattan pour la voiture électrique. Non pas pour des raisons économiques, l'Etat est un très mauvais économiste, mais pour des raisons stratégiques : ne plus dépendre des bédouins, les renvoyer, autant que possible, au cul des chameaux (qui sont en réalité des dromadaires).
Alors que j'ai l'habitude de séparer les responsabilités du peuple français et celles de sa classe dirigeante inepte, j'englobe tout le monde dans le «nous». En effet, il s'agit d'une question de vie ou de mort. Si le peuple français était sérieux dans sa volonté de se défendre, il renverserait la classe dirigeante sur ce sujet.
Je ne peux, hélas, que partager la conclusion de Stéphane Montabert :
Il y aurait bien sûr d'autres aspect à traiter, comme la surabondance d'aides sociales mal ciblées ou les aventures militaires indéfinies et sans objectif de certaines puissances occidentales, mais ils sont à mon avis moins importants et susciteraient sans doute un débat politique encore plus incertain.
Évidemment, c'est dans ce dernier point que réside toute la difficulté: entre des Français dominés par une oligarchie politique aussi obèse qu'impuissante et des Suisses enfermés dans leurs habitudes électorales et endormis par la mélopée soporifique de leurs médias, le premier défi sera à relever sera celui de l'apathie des populations occidentales. La partie est loin d'être gagnée.
En attendant, il y aura encore des attentats et des morts. Beaucoup.
Conclusion de la conclusion : je suis très pessimiste. Je pense que le scénario le moins pire est une guerre civile à l'algérienne avec des dizaines de milliers de morts. Et que le scénario le pire est une soumission à l'islam, que souhaite notre classe dirigeante (l'islam est une société de contrôle. Pour ceux qui sont tout en haut et qui contrôlent, c'est confortable).
Libellés :
décapitons dans la paix et l'amour
vendredi, juin 26, 2015
Attentat en Isère : quelqu'un connaît la date de la marche blanche ? (2)
Dans la continuité du billet précédent :
Attentat «de nature terroriste» : l'étrange périphrase de François Hollande
*************
«L'attaque est de nature terroriste», déclare François Hollande au sujet de l'attentat en Isère. Pourquoi cette périphrase pédante ? Pour rappeler que la liberté de parole est surveillée. N'appelez pas un chat un chat. Attention au simplisme ! Halte aux amalgames ! Seuls des esprits mesquins parleraient d'attentat(s) islamiste(s). Déjà, on entend dire que les terroristes sont de mauvais musulmans, vu qu'on est en période de ramadan [toujours les même conneries sur le supposé «vrai islam» par les super-islamologues de comptoir et de palais de la république]. Ce discours précautionneux s'inscrit dans un contexte obnubilé par l'impératif de ménager la susceptibilité de l'islam. [C'est une soumission à la terreur : j'ai peur que les muzes pètent les plombs, ce qu'ils font facilement puisqu'ils sont très susceptibles et ont une sensibilité de rosière, donc je m'écrase.]
Tandis qu'Edwy Plenel réclame l'ouverture des vannes de l'immigration à Lampédusa, Jean-Pierre Raffarin préconise d'utiliser les flux migratoires pour repeupler les zones rurales désertifiées : «L'étranger, au lieu de venir déranger, vient sauver un territoire et participe à une dynamique». Le polémiste Aldo Sterone a-t-il tort de dénoncer une tentative d'accélération des flux migratoires, destiné à mettre les européens devant le fait accompli ?
*************
«L'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe»
*************
Jean-Christophe Cambadélis nous a mis en garde contre les amalgames…
Cette formule, prononcée comme une ritournelle, est insupportable. Car personne, hormis les excités et les boutefeux, ne confond les auteurs de l'attentat avec les musulmans ordinaires qui font leur ramadan. Les Français jusqu'à maintenant et dans leur ensemble se sont conduits de façon extraordinairement civilisée, et la population est restée exemplaire dans son discernement.
Mais ce mantra, presque liturgique, est devenu exaspérant parce qu'il renverse l'ordre des priorités. La première priorité, c'est d'assurer la sécurité des personnes et des sites, de bloquer les tueurs, pas de lutter contre les «amalgames». Voilà le terrorisme étrangement déconnecté de la religion dont les terroristes eux-mêmes se réclament. On peut les dissocier dans les discours, mais il me semble que c'est plus compliqué dans les faits. Nous ne voulons pas voir aussi la radicalisation d'une fraction des musulmans de France depuis quelques années.
Un fait récent en témoigne. Quand Dalil Boubakeur, qui est indiscutablement un modéré, propose qu'on remplace des églises vides par des mosquées, il sait que cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Pourquoi le fait-il? Pour satisfaire la frange la plus extrémiste de ses fidèles. Car sur le plan du symbole, l'église qui devient mosquée signifie que le christianisme n'est qu'une étape sur le chemin de la religion révélée: l'islam. Le mot «terrorisme» lui-même est devenu trompeur. Ne faudrait-il pas parler plutôt d'islamo-fascisme, comme l'avait fait le premier ministre en janvier ?
Cet attentat est-il un acte de guerre ?
C'est un acte de guerre, oui, de basse intensité pour le moment. On ne veut pourtant toujours pas le voir. Mais la vérité est que l'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe. Il n'y a pas que l'État islamique, al-Qaida mais aussi le wahhabisme, les Frères musulmans et le salafisme qui souhaitent nous convertir et nous asservir. On compte aujourd'hui près de 90 mosquées salafistes en France : qu'attend-on pour les fermer ? Enfin, nous sommes liés politiquement et commercialement avec la Turquie et les pétromonarchies, ce qui nous entraîne à faire le grand écart entre les agissements d'individus que nous combattons et nos choix géopolitiques.
Les Français sont calmes…
Il y a une inclination naturelle des peuples à oublier, et la France oppose (et elle a raison de la faire) l'insouciance à la folie des criminels. D'autant que nous entrons dans une ère de torpeur estivale. Nous aimons la vie, ils chérissent la mort. Reste que cet attentat est une piqûre de rappel. Pourquoi, depuis le 7 janvier, n'y a-t-il pas eu de descente massive dans certaines banlieues pour tarir le trafic d'armes ? Pourquoi n'a-t-on pas dissous un certain nombre de groupuscules, notamment des organisations «anti-racistes» comme le Comité français contre l'islamophobie qui est une pure officine salafiste ? Pourquoi tolère-t-on encore l'ambiguïté des prêches ? Pourquoi ne demande-t-on pas aux imams de faire allégeance aux principes de la République, comme c'est le cas pour les rabbins, et de dire haut et fort que la loi républicaine est supérieure, dans l'espace public, à la loi divine ? Pourquoi ne refuse-t-on pas ceux qui ne prêchent pas dans notre langue ?
Fallait-il décréter l'état d'urgence ?
On aurait pu le décréter en janvier, mais les démocraties, par nature, sont très sensibles à ce genre de mesure politique et à la suspension, même provisoire, des libertés. Mais on ne peut plus se contenter de demi-mesures. On est dans une phase de violence ascensionnelle à laquelle il faut répondre par une sévérité accrue. La France est en danger : on ne peut plus tolérer aucun discours religieux ambivalent, ni dissocier le fondamentalisme du terrorisme, l'un se cachant derrière l'autre pour avancer ses pions. On doit se méfier de la culture de l'excuse ou de l'invocation permanente de «l'islamophobie» alors qu'en France on a le droit de se moquer du christianisme, du judaïsme, du bouddhisme mais jamais de l'islam sous peine d'être qualifié de raciste. Ce type de chantage est lui aussi odieux. L'antiracisme est devenu trop souvent le cheval de Troie des fanatiques qui se victimisent pour nous culpabiliser. Ils ont parfaitement intégré les codes occidentaux et veulent profiter de l'indulgence qui nous caractérise pour imposer leur credo.
L'alternative est simple: où l'islam devient européen, c'est-à-dire tolérant, modéré, pluriel ou l'Europe s'islamise et devient un nouveau califat, l'Européistan. Il faut donc se montrer intraitable et en finir avec les concessions, les «accommodements raisonnables» et autres balivernes électorales. Le rôle du gouvernement est d'éviter à tout prix une guerre civile, des expéditions punitives menées par des «identitaires» contre les mosquées, à quoi répondraient d'autres raids punitifs. Nous ne pouvons pas entrer dans un cycle de vengeances, contre vengeances et de milices privées. Le djihadisme, c'est sa perversité, veut nous dresser dans une guerre totale, communauté contre communauté, musulmans contre «sionistes, croisés et mécréants». Si nous voulons éviter l'affrontement guerrier, nos responsables doivent envisager une riposte d'envergure nationale. Neutraliser par tous les moyens ceux qui projettent de mettre la France à feu et à sang. Abattre l'hydre fanatique, ses complices et tous les collabos de l'islamo-fascisme.
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Attentat «de nature terroriste» : l'étrange périphrase de François Hollande
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«L'attaque est de nature terroriste», déclare François Hollande au sujet de l'attentat en Isère. Pourquoi cette périphrase pédante ? Pour rappeler que la liberté de parole est surveillée. N'appelez pas un chat un chat. Attention au simplisme ! Halte aux amalgames ! Seuls des esprits mesquins parleraient d'attentat(s) islamiste(s). Déjà, on entend dire que les terroristes sont de mauvais musulmans, vu qu'on est en période de ramadan [toujours les même conneries sur le supposé «vrai islam» par les super-islamologues de comptoir et de palais de la république]. Ce discours précautionneux s'inscrit dans un contexte obnubilé par l'impératif de ménager la susceptibilité de l'islam. [C'est une soumission à la terreur : j'ai peur que les muzes pètent les plombs, ce qu'ils font facilement puisqu'ils sont très susceptibles et ont une sensibilité de rosière, donc je m'écrase.]
Tandis qu'Edwy Plenel réclame l'ouverture des vannes de l'immigration à Lampédusa, Jean-Pierre Raffarin préconise d'utiliser les flux migratoires pour repeupler les zones rurales désertifiées : «L'étranger, au lieu de venir déranger, vient sauver un territoire et participe à une dynamique». Le polémiste Aldo Sterone a-t-il tort de dénoncer une tentative d'accélération des flux migratoires, destiné à mettre les européens devant le fait accompli ?
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«L'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe»
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Jean-Christophe Cambadélis nous a mis en garde contre les amalgames…
Cette formule, prononcée comme une ritournelle, est insupportable. Car personne, hormis les excités et les boutefeux, ne confond les auteurs de l'attentat avec les musulmans ordinaires qui font leur ramadan. Les Français jusqu'à maintenant et dans leur ensemble se sont conduits de façon extraordinairement civilisée, et la population est restée exemplaire dans son discernement.
Mais ce mantra, presque liturgique, est devenu exaspérant parce qu'il renverse l'ordre des priorités. La première priorité, c'est d'assurer la sécurité des personnes et des sites, de bloquer les tueurs, pas de lutter contre les «amalgames». Voilà le terrorisme étrangement déconnecté de la religion dont les terroristes eux-mêmes se réclament. On peut les dissocier dans les discours, mais il me semble que c'est plus compliqué dans les faits. Nous ne voulons pas voir aussi la radicalisation d'une fraction des musulmans de France depuis quelques années.
Un fait récent en témoigne. Quand Dalil Boubakeur, qui est indiscutablement un modéré, propose qu'on remplace des églises vides par des mosquées, il sait que cette proposition n'a aucune chance d'aboutir. Pourquoi le fait-il? Pour satisfaire la frange la plus extrémiste de ses fidèles. Car sur le plan du symbole, l'église qui devient mosquée signifie que le christianisme n'est qu'une étape sur le chemin de la religion révélée: l'islam. Le mot «terrorisme» lui-même est devenu trompeur. Ne faudrait-il pas parler plutôt d'islamo-fascisme, comme l'avait fait le premier ministre en janvier ?
Cet attentat est-il un acte de guerre ?
C'est un acte de guerre, oui, de basse intensité pour le moment. On ne veut pourtant toujours pas le voir. Mais la vérité est que l'islam radical a déclaré la guerre à l'Europe. Il n'y a pas que l'État islamique, al-Qaida mais aussi le wahhabisme, les Frères musulmans et le salafisme qui souhaitent nous convertir et nous asservir. On compte aujourd'hui près de 90 mosquées salafistes en France : qu'attend-on pour les fermer ? Enfin, nous sommes liés politiquement et commercialement avec la Turquie et les pétromonarchies, ce qui nous entraîne à faire le grand écart entre les agissements d'individus que nous combattons et nos choix géopolitiques.
Les Français sont calmes…
Il y a une inclination naturelle des peuples à oublier, et la France oppose (et elle a raison de la faire) l'insouciance à la folie des criminels. D'autant que nous entrons dans une ère de torpeur estivale. Nous aimons la vie, ils chérissent la mort. Reste que cet attentat est une piqûre de rappel. Pourquoi, depuis le 7 janvier, n'y a-t-il pas eu de descente massive dans certaines banlieues pour tarir le trafic d'armes ? Pourquoi n'a-t-on pas dissous un certain nombre de groupuscules, notamment des organisations «anti-racistes» comme le Comité français contre l'islamophobie qui est une pure officine salafiste ? Pourquoi tolère-t-on encore l'ambiguïté des prêches ? Pourquoi ne demande-t-on pas aux imams de faire allégeance aux principes de la République, comme c'est le cas pour les rabbins, et de dire haut et fort que la loi républicaine est supérieure, dans l'espace public, à la loi divine ? Pourquoi ne refuse-t-on pas ceux qui ne prêchent pas dans notre langue ?
Fallait-il décréter l'état d'urgence ?
On aurait pu le décréter en janvier, mais les démocraties, par nature, sont très sensibles à ce genre de mesure politique et à la suspension, même provisoire, des libertés. Mais on ne peut plus se contenter de demi-mesures. On est dans une phase de violence ascensionnelle à laquelle il faut répondre par une sévérité accrue. La France est en danger : on ne peut plus tolérer aucun discours religieux ambivalent, ni dissocier le fondamentalisme du terrorisme, l'un se cachant derrière l'autre pour avancer ses pions. On doit se méfier de la culture de l'excuse ou de l'invocation permanente de «l'islamophobie» alors qu'en France on a le droit de se moquer du christianisme, du judaïsme, du bouddhisme mais jamais de l'islam sous peine d'être qualifié de raciste. Ce type de chantage est lui aussi odieux. L'antiracisme est devenu trop souvent le cheval de Troie des fanatiques qui se victimisent pour nous culpabiliser. Ils ont parfaitement intégré les codes occidentaux et veulent profiter de l'indulgence qui nous caractérise pour imposer leur credo.
L'alternative est simple: où l'islam devient européen, c'est-à-dire tolérant, modéré, pluriel ou l'Europe s'islamise et devient un nouveau califat, l'Européistan. Il faut donc se montrer intraitable et en finir avec les concessions, les «accommodements raisonnables» et autres balivernes électorales. Le rôle du gouvernement est d'éviter à tout prix une guerre civile, des expéditions punitives menées par des «identitaires» contre les mosquées, à quoi répondraient d'autres raids punitifs. Nous ne pouvons pas entrer dans un cycle de vengeances, contre vengeances et de milices privées. Le djihadisme, c'est sa perversité, veut nous dresser dans une guerre totale, communauté contre communauté, musulmans contre «sionistes, croisés et mécréants». Si nous voulons éviter l'affrontement guerrier, nos responsables doivent envisager une riposte d'envergure nationale. Neutraliser par tous les moyens ceux qui projettent de mettre la France à feu et à sang. Abattre l'hydre fanatique, ses complices et tous les collabos de l'islamo-fascisme.
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Libellés :
décapitons dans la paix et l'amour
Attentat en Isère : quelqu'un connaît la date de la marche blanche ?
Addendum :
Cet enfoiré de Hollande, ce bon à rien de Hollande, cette lavette de Hollande a déclaré : «Tirer les conclusions, c'est agir contre le terrorisme ici en France et partout dans le monde. Le terrorisme est notre adversaire, notre ennemi.»
Et Sarkozy est sur la même longueur d'ondes. Pas un pour rattraper l'autre.
Hé bien non, le terrorisme est un concept. Un concept n'est pas notre ennemi. Notre ennemi, ce sont les terroristes. Et les terroristes sont islamistes.
Il y a quelques jours, Thibault de Montbrial se disait très inquiet de l'incapacité de nos dirigeants à nommer l'ennemi. Ce n'est pas aujourd'hui que son inquiétude sera apaisée. Que c'est dur de vivre avec une classe dirigeante pourrie, incompétente et lâche.
En 1917, Clemenceau disait : «Le pays saura qu'il est défendu». En 2015, le pays n'a aucun doute : il sait qu'il n'est pas défendu. En tout cas, pas par ceux qui devraient être à la tête du combat.
Je tombe à l'instant que cet article de Mathieu Bock-Coté :
Terrorisme islamiste: On vous tranchera la tête
*************
[…]
On entend déjà la protestation des esprits bêlants : nous voulons la paix ! Oui ! La paix ! Ne suffirait-il pas que les hommes se tendent la main, se comprennent et fassent enfin le choix de l’harmonie ? C’est très beau. Sauf qu’on ne décrète pas la paix, et si nous avons devant nous un ennemi décidé à nous faire la guerre, nous n’aurons pas de répit. Ce n’est pas sans raison qu’on redécouvre aujourd’hui la philosophie politique de Julien Freund, car telle était sa principale leçon [je suis bien content que Julien Freund revienne à la mode car il nous donne les outils intellectuels pour nous battre]. La guerre s’est naturellement métamorphosée. C’est pourtant bien d’elle dont on parle. Devant l’ennemi, on a deux possibilités : soit on se couche, soit on se bat. Soit on s’affaisse, soit on trouve en soi la force de se battre et on redécouvre que la politique, à certains moments, est une question de vie ou de mort. Il faut d’ailleurs avoir la mémoire bien courte pour s’en surprendre. Et il faut avoir le courage de nommer l’ennemi : ici, ce n’est pas le « terrorisme » en soi, c’est l’islamisme radical [ça ressemble vachetement à ce que je dis !].
Évidemment, il y a plusieurs manières de se battre et il faut éviter d’en arriver à une crispation sécuritaire extrême qui dénaturerait en profondeur la société libérale. Au moment de la Deuxième Guerre mondiale comme au moment de la guerre froide, c’est en demeurant fidèles à leur génie spécifique que les démocraties occidentales ont gagné. Mais il faut néanmoins accepter psychologiquement de sortir de notre quiétude (à moins qu’il ne s’agisse d’une torpeur) en nous disant que la vie ne sera plus jamais comme avant. Nos pays ont eu la chance immense de goûter à plusieurs décennies de paix mais cette période est probablement terminée. Nous sommes témoins du retour du tragique. Cela ne veut pas dire que nous serons sur le pied de guerre chaque jour. Mais nous ne pourrons faire autrement que de sortir de notre insouciance, qui chaque fois, reprend ses droits, comme si nous ne voulions pas croire au fond de nous-mêmes à la dure réalité du monde dans lequel nous entrons.
*************
Et puis, on peut faire des comparaisons :
Cet enfoiré de Hollande, ce bon à rien de Hollande, cette lavette de Hollande a déclaré : «Tirer les conclusions, c'est agir contre le terrorisme ici en France et partout dans le monde. Le terrorisme est notre adversaire, notre ennemi.»
Et Sarkozy est sur la même longueur d'ondes. Pas un pour rattraper l'autre.
Hé bien non, le terrorisme est un concept. Un concept n'est pas notre ennemi. Notre ennemi, ce sont les terroristes. Et les terroristes sont islamistes.
Il y a quelques jours, Thibault de Montbrial se disait très inquiet de l'incapacité de nos dirigeants à nommer l'ennemi. Ce n'est pas aujourd'hui que son inquiétude sera apaisée. Que c'est dur de vivre avec une classe dirigeante pourrie, incompétente et lâche.
En 1917, Clemenceau disait : «Le pays saura qu'il est défendu». En 2015, le pays n'a aucun doute : il sait qu'il n'est pas défendu. En tout cas, pas par ceux qui devraient être à la tête du combat.
Je tombe à l'instant que cet article de Mathieu Bock-Coté :
Terrorisme islamiste: On vous tranchera la tête
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[…]
On entend déjà la protestation des esprits bêlants : nous voulons la paix ! Oui ! La paix ! Ne suffirait-il pas que les hommes se tendent la main, se comprennent et fassent enfin le choix de l’harmonie ? C’est très beau. Sauf qu’on ne décrète pas la paix, et si nous avons devant nous un ennemi décidé à nous faire la guerre, nous n’aurons pas de répit. Ce n’est pas sans raison qu’on redécouvre aujourd’hui la philosophie politique de Julien Freund, car telle était sa principale leçon [je suis bien content que Julien Freund revienne à la mode car il nous donne les outils intellectuels pour nous battre]. La guerre s’est naturellement métamorphosée. C’est pourtant bien d’elle dont on parle. Devant l’ennemi, on a deux possibilités : soit on se couche, soit on se bat. Soit on s’affaisse, soit on trouve en soi la force de se battre et on redécouvre que la politique, à certains moments, est une question de vie ou de mort. Il faut d’ailleurs avoir la mémoire bien courte pour s’en surprendre. Et il faut avoir le courage de nommer l’ennemi : ici, ce n’est pas le « terrorisme » en soi, c’est l’islamisme radical [ça ressemble vachetement à ce que je dis !].
Évidemment, il y a plusieurs manières de se battre et il faut éviter d’en arriver à une crispation sécuritaire extrême qui dénaturerait en profondeur la société libérale. Au moment de la Deuxième Guerre mondiale comme au moment de la guerre froide, c’est en demeurant fidèles à leur génie spécifique que les démocraties occidentales ont gagné. Mais il faut néanmoins accepter psychologiquement de sortir de notre quiétude (à moins qu’il ne s’agisse d’une torpeur) en nous disant que la vie ne sera plus jamais comme avant. Nos pays ont eu la chance immense de goûter à plusieurs décennies de paix mais cette période est probablement terminée. Nous sommes témoins du retour du tragique. Cela ne veut pas dire que nous serons sur le pied de guerre chaque jour. Mais nous ne pourrons faire autrement que de sortir de notre insouciance, qui chaque fois, reprend ses droits, comme si nous ne voulions pas croire au fond de nous-mêmes à la dure réalité du monde dans lequel nous entrons.
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Et puis, on peut faire des comparaisons :
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