Yves Daoudal tient une chronique des cinglés. Cette nouvelle y est légitime :
Et le bon docteur Cadell (pardon, la bonne docteuse) a élaboré depuis 2006 (comme quoi la Suède est franchement « en retard ») le formulaire adéquat (on notera la méticulosité des « FDA approved condoms ») :
Sexual Consent Form & Right of Privacy Agreement
Une fois qu'on s'est payé une tranche de rire, qu'on s'est bien foutu de la gueule de ces connards de Suédois, des Ricains et de tous ces mal-baisés puritains, notre futur est tout de même incertain.
D'un coté, avec de pareilles pratiques, ils ne sont pas près de se reproduire en masse, ce qui est un motif de réjouissance sans mélange. Moins il y a de connards sur terre, mieux on se porte. D'un autre coté, ce genre de saloperies a tendance à arriver en France un jour ou l'autre et nous aurions tort de croire que nos traditions gauloises nous protègent beaucoup, il y aura toujours des gens pour nous expliquer que « c'est le progrès », contre lequel, c'est bien connu, il est inutile de lutter.
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lundi, juillet 02, 2018
dimanche, février 07, 2016
Misère sentimentale et sexuelle du monde moderne
Thérèse Hargot : « La libération sexuelle a asservit les femmes »
***********
Si la norme a changé, notre rapport à la norme lui est le même: nous restons dans un rapport de devoir. Nous sommes simplement passés du devoir de procréer à celui de jouir. Du «il ne faut pas avoir de relations sexuelles avant le mariage» à «il faut avoir des relations sexuelles le plus tôt possible». Autrefois, la norme était donnée par une institution, principalement religieuse, aujourd'hui, elle est donnée par l'industrie pornographique. La pornographie est le nouveau vecteur des normes en matière de vie sexuelle.
[…]
La promesse « mon corps m'appartient » s'est transformé en « mon corps est disponible » : disponible pour la pulsion sexuelle masculine qui n'est en rien entravée. La contraception, l'avortement, la «maitrise» de la procréation, ne pèsent que sur la femme. La libération sexuelle n'a modifié que le corps de la femme, pas celui de l'homme. Soit disant pour la libérer. Le féminisme égalitariste, qui traque les machos, veut imposer un respect désincarné des femmes dans l'espace public. Mais c'est dans l'intimité et notamment l'intimité sexuelle que vont se rejouer les rapports de violence. Dans la sphère publique, on affiche un respect des femmes, dans le privé, on regarde des films porno où les femmes sont traitées comme des objets. En instaurant la guerre des sexes, où les femmes se sont mis en concurrence directe avec les hommes, le féminisme a déstabilisé les hommes, qui rejouent la domination dans l'intimité sexuelle. Le succès de la pornographie, qui représente souvent des actes violents à l'égard des femmes, du revenge-porn, et de Cinquante nuances de Grey, roman sadomasochiste, sont là pour en témoigner.
[…]
Il ne faut pas apprendre aux adolescents à s'épanouir sexuellement. Il faut apprendre aux jeunes à devenir des hommes et des femmes, les aider à épanouir leur personnalité. La sexualité est secondaire par rapport à la personnalité. Plutôt de parler de capotes, de contraception et d'avortement aux enfants, il faut les aider à se construire, à développer une estime de soi. Il faut créer des hommes et des femmes qui puissent être capables d'être en relation les uns avec les autres. Il ne faut pas des cours d'éducation sexuelle, mais des cours de philosophie !
**********
La misère sentimentale et sexuelle (les deux aspects sont liés) me désespère, particulièrement chez les jeunes (il y a peut-être le même problème chez les vieux, mais je m'en fous).
Les témoignages et l'expérience que j'en ai n'incitent pas à l'optimisme.
Il y a bien des facteurs. L'école a plus que sa part : les jeunes sont submergés de cours sur la tuyauterie touche-pipi, en revanche, ils ignorent tout de la culture amoureuse. Je m'étais amusé (amusement qui a vite tourné au désespoir) à soumettre à des lycéens des couples célèbres (Roméo et Juliette, Héloïse et Abélard, Tristan et Iseult, Perceval et Blanchefleur etc ...). J'ai eu droit au regard vide du bovin en présence d'une horloge atomique. Et, avant l'école, il y avait les fabliaux, les contes, les histoires populaires, les récits de veillée. Aujourd'hui, nous serions bien en peine de trouver un équivalent.
Il ne faut pas se voiler la face. La frustration sexuelle dans une société inondée de pornographie est un moteur de l'islamisme. Quant à la dénatalité, inutile non plus d'épiloguer.
Il y avait déjà ce billet : La mère célibataire, étalon de la morale contemporaine
Je pourrais un faire un billet très long sur le sujet, parce qu'il y va de l'avenir de notre société : des relations hommes-femmes cabossées, moins d'enfants, mort de notre société. Mais je suis de plus en plus convaincu que notre société est vouée à la mort à court terme et que l'avenir est aux sanctuaires où se regrouperont les hommes de même culture et de même religion, obéissants aux mêmes principes.
Alors pourquoi épiloguer sur une société déjà morte ? Ca me fait de la peine pour ceux qui sont broyés par ce naufrage mais qu'y puis-je, à part faire ce que je fais ici, écrire qu'il y a une autre vie, une autre philosophie, d'autres principes et d'autres valeurs ?
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Si la norme a changé, notre rapport à la norme lui est le même: nous restons dans un rapport de devoir. Nous sommes simplement passés du devoir de procréer à celui de jouir. Du «il ne faut pas avoir de relations sexuelles avant le mariage» à «il faut avoir des relations sexuelles le plus tôt possible». Autrefois, la norme était donnée par une institution, principalement religieuse, aujourd'hui, elle est donnée par l'industrie pornographique. La pornographie est le nouveau vecteur des normes en matière de vie sexuelle.
[…]
La promesse « mon corps m'appartient » s'est transformé en « mon corps est disponible » : disponible pour la pulsion sexuelle masculine qui n'est en rien entravée. La contraception, l'avortement, la «maitrise» de la procréation, ne pèsent que sur la femme. La libération sexuelle n'a modifié que le corps de la femme, pas celui de l'homme. Soit disant pour la libérer. Le féminisme égalitariste, qui traque les machos, veut imposer un respect désincarné des femmes dans l'espace public. Mais c'est dans l'intimité et notamment l'intimité sexuelle que vont se rejouer les rapports de violence. Dans la sphère publique, on affiche un respect des femmes, dans le privé, on regarde des films porno où les femmes sont traitées comme des objets. En instaurant la guerre des sexes, où les femmes se sont mis en concurrence directe avec les hommes, le féminisme a déstabilisé les hommes, qui rejouent la domination dans l'intimité sexuelle. Le succès de la pornographie, qui représente souvent des actes violents à l'égard des femmes, du revenge-porn, et de Cinquante nuances de Grey, roman sadomasochiste, sont là pour en témoigner.
[…]
Il ne faut pas apprendre aux adolescents à s'épanouir sexuellement. Il faut apprendre aux jeunes à devenir des hommes et des femmes, les aider à épanouir leur personnalité. La sexualité est secondaire par rapport à la personnalité. Plutôt de parler de capotes, de contraception et d'avortement aux enfants, il faut les aider à se construire, à développer une estime de soi. Il faut créer des hommes et des femmes qui puissent être capables d'être en relation les uns avec les autres. Il ne faut pas des cours d'éducation sexuelle, mais des cours de philosophie !
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La misère sentimentale et sexuelle (les deux aspects sont liés) me désespère, particulièrement chez les jeunes (il y a peut-être le même problème chez les vieux, mais je m'en fous).
Les témoignages et l'expérience que j'en ai n'incitent pas à l'optimisme.
Il y a bien des facteurs. L'école a plus que sa part : les jeunes sont submergés de cours sur la tuyauterie touche-pipi, en revanche, ils ignorent tout de la culture amoureuse. Je m'étais amusé (amusement qui a vite tourné au désespoir) à soumettre à des lycéens des couples célèbres (Roméo et Juliette, Héloïse et Abélard, Tristan et Iseult, Perceval et Blanchefleur etc ...). J'ai eu droit au regard vide du bovin en présence d'une horloge atomique. Et, avant l'école, il y avait les fabliaux, les contes, les histoires populaires, les récits de veillée. Aujourd'hui, nous serions bien en peine de trouver un équivalent.
Il ne faut pas se voiler la face. La frustration sexuelle dans une société inondée de pornographie est un moteur de l'islamisme. Quant à la dénatalité, inutile non plus d'épiloguer.
Il y avait déjà ce billet : La mère célibataire, étalon de la morale contemporaine
Je pourrais un faire un billet très long sur le sujet, parce qu'il y va de l'avenir de notre société : des relations hommes-femmes cabossées, moins d'enfants, mort de notre société. Mais je suis de plus en plus convaincu que notre société est vouée à la mort à court terme et que l'avenir est aux sanctuaires où se regrouperont les hommes de même culture et de même religion, obéissants aux mêmes principes.
Alors pourquoi épiloguer sur une société déjà morte ? Ca me fait de la peine pour ceux qui sont broyés par ce naufrage mais qu'y puis-je, à part faire ce que je fais ici, écrire qu'il y a une autre vie, une autre philosophie, d'autres principes et d'autres valeurs ?
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mercredi, avril 22, 2015
La misère sexuelle des jeunes ?
Un commentateur me parle de la misère sexuelle des jeunes.
Je ne sais pas si elle est réelle.
Je soupçonne qu'elle existe, notamment pour les hommes, mais sans certitude. Les éléments qui m'y font croire sont les suivants :
Je ne sais pas si elle est réelle.
Je soupçonne qu'elle existe, notamment pour les hommes, mais sans certitude. Les éléments qui m'y font croire sont les suivants :
- le vagabondage sexuel accroit la discrimination. Il y a ceux qui sont beaux, riches et intelligents et qui ont droit à toutes les femmes. Et il y a les autres qui ont le droit de se branler devant internet. Et, comble de malheur et de discrimination, le prolo ne peut même plus aller aux putes tranquillement.
- la pornographie généralisée fait naitre des références, des images et des fantasmes totalement irréalistes et génèrent des frustrations.
- La masturbation est aussi généralisée. J'entends masturbation en un sens plus large qu'habituel. Pour moi, les SMS et Facebook sont une forme de masturbation : on n'établit pas une vraie relation charnelle, dans toute sa complexité, avec l'autre. J'ai lu quelques articles sur des cas de plus en plus fréquents d'impuissance de jeunes dus à cette masturbation au sens large. C'est quand même bien dommage d'être impuissant à vingt ans.
- La décomposition des familles a privé les hommes, souvent élevés par leur mère, de repères masculins. Je trouve souvent les jeunes hommes que je connais très peu virils. Cela ne m'étonne pas que des femmes se réfugient dans les bras des allogènes, qui eux sont encore virils, jusqu'à la caricature (voir les rappeurs couverts de «bimbos», un blanc ferait pareil ...) ou se convertissent au djihad. Certaines femmes sont toujours sensibles au mâle dominant, c'est l'enlèvement des Sabines perpétuel.
- la domination de la «culture» des «chances pour la France» et des rappeurs dans la jeunesse a rendu les relations sexuées très violentes, une femme n'ayant plus le choix qu'entre bâchée (ou assimilée) et «pute». Nous sommes très loin de l'amour à l'occidental, qui était équilibré.
- en sens inverse, mais finalement aussi pénible, les revendications féministes sont agressives pour les hommes et castratrices. La répartition traditionnelle des rôles et des pouvoirs, hommes dans la sphère publique, femmes dans la sphère privée, était paritaire. La revendication féministe actuelle dans la sphère publique est faussement paritaire, puisqu'elle dépossède les hommes de leurs pouvoirs dans la sphère publique sans que les femmes perdent leurs pouvoirs dans la sphère privée, qui tiennent au contrôle des naissances, des enfants et à l'ascendant psychologique des femmes, pendant de l'ascendant physique des hommes. J'explique ainsi la (possible -je n'ai pas mesuré, c'est une intuition) recrudescence d'homosexualité masculine. Tant qu'à avoir une femme qui monopolise tous les pouvoirs, qui revendique comme un syndicaliste SNCF et qui se comporte comme un homme, autant préférer l'original à la copie et se jeter directement dans les bras d'un syndicaliste SNCF.
- enfin, les points ci-dessus concernent surtout les hommes, mais je crois que les femmes ne peuvent pas être heureuses si les hommes ne le sont pas et donc le malaise viril finit par affecter les femmes.
Voilà mes réflexions. J'aimerais connaitre votre avis.
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