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jeudi, mai 07, 2020

Face au réel, nous sommes devenus de pauvres petites choses fragiles (et ce n'est pas un accident).

De pauvres petites choses fragiles :


Et ce n'est pas un accident :


On nous pousse à nous comporter face au réel comme de pauvres petites choses fragiles (comme l'article de la République du Centre ci-dessus) car cela renforce le pouvoir de ceux qui font profession de bavasser et de ne pas affronter le réel. La psychologisation de la vie qui fait de nous des geignards, au lieu de l'ancienne éthique de la force d'âme face aux épreuves (encore faut-il avoir une âme), n'est pas innocente : elle construit le onsentement à un pouvoir tutélaire maternel et étouffant.

C'est le fond de la polémique Raoult : avec le protocole Raoult, on isole les contaminés et les autres continuent à vivre leur vie comme des hommes libres. Le confinement généralisé fait au contraire de nous des soumis jusque dans les libertés les plus fondamentales.

« Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. » Agatha Christie.

samedi, août 07, 2010

Le braillomètre saturé, un bon signe ?

En ce moment, la gauche nous fait sa grande scène préférée : la vertu outragée, la république en danger, l'hystérie résistante (avec 70 ans de retard, tout de même) et le nazi à l'Elysée. On a droit à toute la panoplie : la xénophobie bien connue des Français (1), le pétainisme atavique des mêmes Français (1), Vichy de retour, les zeureslesplussombres, un rom en prison est le précurseur d'un juif au four, valeurs de la raie publique bafouées, je défaille, retenez moi ou je fais un malheur, tous à la manif de septembre pour sauver la raie publique etc, etc, etc ...

C'est doublement ridicule : les propos tenus sont grotesques (faire respecter l'ordre est nazi ?) et aucune proposition pratique n'est avancée, ce qui est pourtant le cœur du problème.

Certains pensent que cette saturation du braillomètre est un bon signe. Elle prouverait d'une part qu'un point sensible est touché et d'autre part que la gauche est désarmée puisque sa seule réponse est la vocifération. Autrement dit, ça serait le chant du signe de la complaisance gauchiste pour la criminalité, la fin de la culture de l'excuse.

C'est en partie vrai mais bien trop optimiste : combien de fois nous sommes nous déjà dit «Non, là, ce n'est pas possible, la gauche est tellement conne que ça va finir par se voir» ?

Et, à chaque fois, nous fumes déçus : la vulgate gauchiste réinvestissait les journaux comme si rien ne s'était passé.

Pourquoi ? Parce que la gauche a bien compris qu'elle détenait des atouts sur deux points fondamentaux :

> ce qui est important, c'est non pas ce que les gens pensent mais ce qu'ils expriment, car ce qui n'est pas exprimé n'existe pas dans le débat public. Or, la presse inféodée à la gauche fait bien attention qu'aucune opinion anti-gauchiste ne s'exprime intelligemment. Pour critiquer la vulgate gauchiste, on prend toujours l'abruti du coin, on ne vient jamais voir LHC.

> Ceux qui ont le pouvoir, ce sont ceux qui votent. Mieux vaut flatter les préjugés des profs qui ont le temps de s'intéresser à la politique et d'aller voter que de faire plaisir au petit blanc de banlieue qu'on a habilement découragé de la politique et qui n'ira pas voter.

Vous allez comprendre : imaginez la situation inverse. La gauche arrête son hystérie, se rend aux réalités et admet qu'il y a bien un problème de sécurité avec une composante migratoire et que la prévention ne suffit pas. Que va faire le petit blanc qui ne vote plus depuis des années ? Il va se dire que, si la gauche en est là, il y a encore de l'espoir pour lui, que la politique se débloque. Et il va aller voter. Mais pas pour la gauche : par ce retournement de doctrine, elle vient d'admettre qu'elle se foutait du monde depuis des décennies.

Donc il est absolument essentiel pour la gauche de maintenir le petit blanc dans cet état d'aboulie désespérée qui fait qu'il ne va pas voter. C'est comme du temps de l'URSS : laisser la réalité pénétrer par une minuscule faille, dans un moment d'inattention, et c'est tout l'édifice qui s'écroule d'un coup.

La saturation du braillomètre n'est pas seulement un signe de panique, c'est aussi un message vers le petit blanc : «Ne va pas voter FN ou Sarko, ça ne sert à rien, tu vois bien que c'est encore nous, exclusivement, qui avons la parole. Tant que nous serons là, la réalité ne passera pas et ton vote est perdu.»

Et ça marche.

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(1) : bizarrement, quand il s'agit d'insulter, la gauche comprend bien qu'il y a deux sortes de Français : les Français pétainistes xénophobes, ce ne sont évidemment pas les «issus de la diversité», mais les Dupont et les Martin bien blancs qui ont de la glaise de France collée aux bottes.

lundi, août 02, 2010

La pauvreté cause-t-elle la délinquance ? Un point de vue simplement humain

La bien pensance, de gauche, mais également de droite, nous explique que la délinquance est causée par la pauvreté et le chômage.

Cette explication m'a toujours paru hautement suspecte concernant nos pays occidentaux : quand on sait les dizaines de milliards d'€ déversés sur la politique dite de la ville depuis des décennies alors que la délinquance augmentait simultanément, on est fondé à douter.

Je ne me livrerai pas à une bataille de chiffres, d'une part parce que c'est fastidieux, d'autre part parce que ça brouille le débat plus que ça ne l'éclaire. En effet, le problème n'est pas récent et les réflexions sur le sujet nombreuses.

Tout d'abord, nous ne sommes plus au temps de Victor Hugo et des Misérables : il n'y a pas dans la France de 2010 nécessité de voler pour survivre (à supposer que ce fût le cas au XIXème siècle : Victor Hugo a raconté pas mal de conneries).

Il est vrai que l'océan de tentation consumériste qui nous cerne engendre probablement des pulsions de vol. Mais les tentations sont infinies, alors pourquoi les pauvres seraient plus voleurs que les autres ?

Cela supposerait que les pauvres aient une moralité inférieure à celle des riches, argument étrange.

Quel est la différence entre un voleur et quelqu'un qui ne vole pas ? C'est une lapalissade : le délinquant rechigne moins à enfreindre la loi.

Explorons cette piste de la moralité : qu'est-ce qui abaisse la moralité ?

Une famille éclatée.Une mauvaise éducation. De mauvais exemples. La conviction d'être en marge du groupe, que ses lois ne sont pas pour vous. L'idée que la société est injuste, fautive et vous doit quelque chose, qu'on est légitime à récupérer illégalement son du.

Comme par hasard, nous avons là le portrait des maux qui accablent une frange significative de la population d'origine africaine et nord-africaine.

Et l'on comprend alors pourquoi la communauté asiatique fait beaucoup moins parler d'elle : elle n'est pas travaillé par le ressentiment et la victimisation.

La pauvreté et le chômage dans tout cela ? Je pense qu'il faut inverser la relation de cause à effet : pas facile quand on a un casier judiciaire ou qu'on vient d'un coin réputé mal famé de trouver un travail.

Xavier Raufer sous un angle plus froid :

La crise, le crime et les fausses excuses, par Xavier Raufer

dimanche, juillet 25, 2010

Spoilt rotten, the toxic cult of sentimentality (T. Dalrymple)

La thèse de Dalrymple est simple : le culte de la sentimentalité est anti-éducatif et ensauvage notre monde.

Casanova (dont vous lirez les Mémoires dans la collection Bouquins avec plaisir), grand connaisseur de l'âme humaine remarquait déjà que ceux qui manifestent le plus ostensiblement leurs sentiments sont loin d'être les plus sensibles et tentent en réalité de masquer leur totale indifférence à tout ce qui n'est pas eux.

Comme d'habitude, ce livre de Dalrymple trouve son humour noir hilarant dans la diversité des exemples cités.

Il insiste sur le fait que la sentimentalité dans l'éducation des enfants est une forme élaborée de maltraitance et de fuite de leurs responsabilités par les adultes (thème que vous connaissez bien sur ce blog : on couvre les enfants de cadeaux et on les traite en rois pour se faire pardonner de ne pas leur donner ces deux choses élémentaires et indispensables : une famille stable et une éducation qui les prépare aux duretés de la vie).

Après s'être attardé sur les ravages de la sentimentalité dans les relations entre Britanniques (les progrès de la sentimentalité marchant de pair avec ceux de la brutalité et de l'oppression (1)), Dalrymple se livre à un exercice d'analyse du désastre provoqué par la sentimentalité dans nos relations avec les pays du tiers-monde.

Avec son alacrité habituelle, il conclut que la sentimentalité et son compagnon, le multiculturalisme, ne valent pas mieux qu'un discours d'ivrogne à la fin d'une journée bien arrosée (sic): ça serait bien si tous les hommes étaient frères, si il n'y avait plus de guerres et patati et patati, mais toutes ces conneries dignes d'un John Lennon ne dispensent pas d'exercer sa raison.

Et Dalrymple termine sur cette citation, en français s'il vous plaît, de Pascal (2) :

Travaillons donc à bien penser. Voilà le principe de la morale.

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(1) : ceux qui se souviennent des jours qui ont suivi la mort de la princesse Diana, grand moment d'hystérie sentimentaliste, n'ont pas oublié qu'il était fort mal vu de critiquer cette imbécile frivole et égocentrique et qu'on avait tout intérêt à ne pas exprimer ses pensées si on ne voulait pas passer pour un nazi. Pour les sentimentalistes, on a le droit de tout dire, à condition de dire comme eux.

(2) : Pascal est l'anti-festiviste par excellence. La lecture régulière de Pascal, Montaigne et Stendhal protège de bien des maladies intellectuelles qui menacent l'honnête homme plongé dans notre monde affolé.

dimanche, juillet 18, 2010

Fil Bob et la délinquance

Notre ami Bob a entrepris de recenser quelques faits de délinquance qui, dans leur simple vérité, démontent le discours gauchiste victimaire (la vérité toute nue est toujours redoutable pour le gauchisme puisque celui-ci est un fantasme détaché du réel).

Bien sûr, des petits malins répondront que les exemples de Bob n'ont aucune valeur statistique. Argument spécieux, il est facile de le retourner : où sont les études statistiques sérieuses montrant que le laxisme en matière de délinquance réduit celle-ci ?

Comprenez bien ma question : je ne demande pas qu'on me prouve que le bien-être des criminels est amélioré par une politique gauchiste, mais celui des honnêtes gens.

A défaut de cette démonstration, l'accumulation de contre-exemples acquiert de la valeur à mesure qu'elle grandit.

J'offre donc ce fil à Bob pour qu'il continue son œuvre salutaire.

Il a soulevé au passage une question intéressante : l'auto-défense. Il y a quelques décennies, il était encore considéré en France comme un droit d'homme libre d'avoir des armes. Aujourd'hui, la situation est inversée. Les vrais criminels peuvent amasser autant de kalachnikovs qu'ils veulent dans leurs territoires de banlieue, mais l'honnête homme qui possédera un malheureux pistolet devra remplir des tonnes de paperasse et si il a le malheur de s'en servir contre un voleur, c'est la prison.

Une société qui désarme les honnêtes gens et laisse les criminels s'armer, une société qui protège les criminels contre les honnêtes gens, est profondément malade.

vendredi, juillet 09, 2010

Exclusif : Le Monde est raciste

«Les races n'existent pas» donc parler de «sprinter blanc» est raciste, non ?

LE MONDE.FR : Urgent
vendredi 9 juillet 2010

Christophe Lemaitre devient le premier sprinter blanc à courir le 100 m en moins de 10 secondes

Le coureur français, 20 ans, a réalisé un temps de 9 s 98 pour remporter le 100 m des championnats de France, à Valence. Le record du monde de la distance est détenu par le Jamaïquain Usain Bolt, en 9 s 58.

jeudi, juillet 01, 2010

Marie-Neige Sardin

Les videos parlent d'elles-mêmes.

Le témoignage de Marie-Neige Sardin :



Le commentaire du maire du Bourget :



C'était nos deux séries «La diversité est une richesse, l'immigration est une chance pour la France». et «Quel fasciste, ce Sarkozy avec son obsession sécuritaire».

Ah oui, une précision, ça se passe en France.