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jeudi, novembre 14, 2019
L'enterrement de Notre Dame de Paris
Le général Georgelin est un militaire comme il y en a beaucoup parmi nos officiers supérieurs (normal, ils sont sélectionnés sur le critère de la servilité) : grande gueule envers les inférieurs, petite bite face aux puissants.
Avec son langage d'une rare élégance (tout le monde ne peut pas être le Prince de Ligne), il dit ce que beaucoup d'entre nous redoutaient dès le soir de l'incendie : le « geste architectural fort », c'est-à-dire le prurit narcissique présidentiel destructeur. On connaît le sketch par coeur, les dégâts sont connus : Beaubourg, la cour du Louvre, la place de la Bastille ...
Nous savons depuis toujours qu'il faut se battre pour sauver notre patrimoine et que les destructeurs sont principalement les vampires à la tête de l'Etat.
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Notre Dame de Paris
jeudi, mars 14, 2019
La « pédophilie » dans l'Eglise : la fausse piste du « cléricalisme »
C'est une technique qu'ils connaissent par coeur : les pervers gauchistes qui sont dans l'Eglise, à commencer par le pape, détournent une accusation portée contre eux vers une fausse cause, de manière à exploiter une de leurs faiblesses pour encore plus promouvoir leur programme. La perversité, vous dis-je.
La mode est à prétendre qu'il y aurait un problème de « pédophilie » dans l'Eglise qui serait causé par un excès de « cléricalisme », c'est-à-dire d'ascendant, ou de pouvoir, du prêtre.
Quelle aubaine que cette accusation tronquée et cette analyse faussée ! Depuis le temps que les gauchistes veulent détruire l'Eglise en tant qu'institution et en tant que hiérarchie ... Mettre en accusation le magistère du prêtre ... Bravo ! Youpi ! Alleluhia (j'ose) !
Foutaises !
Non, il n'y a pas de problème de « pédophilie », mais un problème de pédérastie, d'homosexualité.
Et la cause n'en est pas le « cléricalisme » mais le défaut de croyance dans le péché originel et dans les fins dernières.
On s'encule à qui mieux mieux dans certains séminaires et dans certaines sacristies parce qu'on ne croit plus au Malin, ni au Jugement dernier, ni à l'Enfer, et même, ni à Dieu, ni au Diable. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Et ça n'a rien à voir avec le « cléricalisme ».
Addendum : sous un angle différent :
La mode est à prétendre qu'il y aurait un problème de « pédophilie » dans l'Eglise qui serait causé par un excès de « cléricalisme », c'est-à-dire d'ascendant, ou de pouvoir, du prêtre.
Quelle aubaine que cette accusation tronquée et cette analyse faussée ! Depuis le temps que les gauchistes veulent détruire l'Eglise en tant qu'institution et en tant que hiérarchie ... Mettre en accusation le magistère du prêtre ... Bravo ! Youpi ! Alleluhia (j'ose) !
Foutaises !
Non, il n'y a pas de problème de « pédophilie », mais un problème de pédérastie, d'homosexualité.
Et la cause n'en est pas le « cléricalisme » mais le défaut de croyance dans le péché originel et dans les fins dernières.
On s'encule à qui mieux mieux dans certains séminaires et dans certaines sacristies parce qu'on ne croit plus au Malin, ni au Jugement dernier, ni à l'Enfer, et même, ni à Dieu, ni au Diable. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Et ça n'a rien à voir avec le « cléricalisme ».
Addendum : sous un angle différent :
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François Zéro
jeudi, septembre 06, 2018
François Zéro : le pape de l'injustice
Abus sexuels dans l’Eglise: l’interminable partie de cache-cache
*********
On trouve un usage semblable de la « miséricorde » papale dans le cas de l’abbé indien, Joseph Jeyapaul. Il est condamné au Minnesota pour le viol d’une jeune fille de 14 ans. Son évêque annonce début 2016 que le pape a levé les sanctions pesant sur le prêtre dans le cadre de « l’Année de la Miséricorde ». A la suite de quoi l’avocat de la victime s’est demandé quand aura lieu « l’Année de la justice, de la vérité et de la sécurité de l’enfant ».
Et on peut remonter au temps où le pape François était archevêque de Buenos Aires sous le nom de Jorge Bergoglio. On trouve trace d’au moins une affaire, remontant à 2002. La mère d’une victime de l’abbé Ruben Pardo (mort du SIDA en 2005) se rend compte que son évêque tarde à traiter l’affaire malgré les aveux de l’agresseur. Et comme le prêtre est abrité dans le diocèse de Buenos Aires, elle prend contact avec Bergoglio. Mais il refuse de la recevoir et la renvoie sèchement. Cette histoire est publiée en Espagne, et rapportée par un journaliste de La Stampa en 2013, avant de disparaître de son blog.
*********
L'usage très particulier que font François Zéro et ses sbires des notions de miséricorde et de pardon ne doit pas faire oublier une chose : la miséricorde et le pardon ne sont jamais, en bonne doctrine, des obstacles à la justice.
C'est pourquoi tout pape, cardinaux, évêques qu'ils sont, ils errent gravement et frauduleusement. Ils se comportent comme des mafieux plutôt que comme des hommes de Dieu.
C'est pourquoi le courroux d'un catholique ordinaire est tout à fait justifié :
Comment rester fidèle à cette Eglise qui ne défend qu’elle ?
*********
Nous sommes l’Église. La maison du Père nous appartient autant qu’à eux, et ils nous en sont redevables : à eux à qui Dieu a donné l’autorité temporelle, il leur est demandé des comptes temporels puisque c’est dans ce monde et en ces temps qu’ils nous envoient nous engager. Nous refusons donc que la hiérarchie nous évince en exigeant obéissance, soumission, discrétion et esprit de charité, se réservant le droit de se juger elle-même et de méjuger ou déjuger les victimes jusqu’à ce que la justice civile se charge de leur rendre justice. Nous refusons l’Église des clercs cléricaux. Il nous semble que l’honneur de l’Église est mieux dans nos mains, quitte à ce que ce combat soit une lutte décevante. Il nous semble que nous savons mieux qu’eux défendre les pauvres honneurs des maisons paternelles que nous habitons.
« Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles. Car elles sont le corps de la cité de Dieu. Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu, Et les pauvres honneurs des maisons paternelles. »
*********
Addendum du 8/08/18 :
Old Heresies Never Die
Dans l'article en lien ci-dessus, David Carlin argue que le pape François se rend subtilement coupable d'hérésie marcioniste.
Le marcionisme est cette hérésie qui ne veut connaître que le Nouveau Testament et répudie l'Ancien Testament.
Pour employer les termes familiers au pape François, le marcionisme ne veut connaître que le Dieu de miséricorde et nie l'existence du Dieu de justice, celui qui fulmine contre les iniquités d'Israël.
Il n'y a aucune ambiguïté dans le dogme sur ce point : miséricorde et justice marchent d'un même pas. Oublier l'une pour favoriser l'autre est condamnable. Invoquer la miséricorde à tout propos et à géométrie variable, comme le fait le pape François, c'est se moquer de la justice.
Utiliser l'argument de la miséricorde pour empêcher la justice de passer outrage et la justice et la miséricorde.
La balance fausse fait horreur à l'Éternel. Mais le poids juste lui est agréable.
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On trouve un usage semblable de la « miséricorde » papale dans le cas de l’abbé indien, Joseph Jeyapaul. Il est condamné au Minnesota pour le viol d’une jeune fille de 14 ans. Son évêque annonce début 2016 que le pape a levé les sanctions pesant sur le prêtre dans le cadre de « l’Année de la Miséricorde ». A la suite de quoi l’avocat de la victime s’est demandé quand aura lieu « l’Année de la justice, de la vérité et de la sécurité de l’enfant ».
Et on peut remonter au temps où le pape François était archevêque de Buenos Aires sous le nom de Jorge Bergoglio. On trouve trace d’au moins une affaire, remontant à 2002. La mère d’une victime de l’abbé Ruben Pardo (mort du SIDA en 2005) se rend compte que son évêque tarde à traiter l’affaire malgré les aveux de l’agresseur. Et comme le prêtre est abrité dans le diocèse de Buenos Aires, elle prend contact avec Bergoglio. Mais il refuse de la recevoir et la renvoie sèchement. Cette histoire est publiée en Espagne, et rapportée par un journaliste de La Stampa en 2013, avant de disparaître de son blog.
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L'usage très particulier que font François Zéro et ses sbires des notions de miséricorde et de pardon ne doit pas faire oublier une chose : la miséricorde et le pardon ne sont jamais, en bonne doctrine, des obstacles à la justice.
C'est pourquoi tout pape, cardinaux, évêques qu'ils sont, ils errent gravement et frauduleusement. Ils se comportent comme des mafieux plutôt que comme des hommes de Dieu.
C'est pourquoi le courroux d'un catholique ordinaire est tout à fait justifié :
Comment rester fidèle à cette Eglise qui ne défend qu’elle ?
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Nous sommes l’Église. La maison du Père nous appartient autant qu’à eux, et ils nous en sont redevables : à eux à qui Dieu a donné l’autorité temporelle, il leur est demandé des comptes temporels puisque c’est dans ce monde et en ces temps qu’ils nous envoient nous engager. Nous refusons donc que la hiérarchie nous évince en exigeant obéissance, soumission, discrétion et esprit de charité, se réservant le droit de se juger elle-même et de méjuger ou déjuger les victimes jusqu’à ce que la justice civile se charge de leur rendre justice. Nous refusons l’Église des clercs cléricaux. Il nous semble que l’honneur de l’Église est mieux dans nos mains, quitte à ce que ce combat soit une lutte décevante. Il nous semble que nous savons mieux qu’eux défendre les pauvres honneurs des maisons paternelles que nous habitons.
« Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles. Car elles sont le corps de la cité de Dieu. Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu, Et les pauvres honneurs des maisons paternelles. »
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Addendum du 8/08/18 :
Old Heresies Never Die
Dans l'article en lien ci-dessus, David Carlin argue que le pape François se rend subtilement coupable d'hérésie marcioniste.
Le marcionisme est cette hérésie qui ne veut connaître que le Nouveau Testament et répudie l'Ancien Testament.
Pour employer les termes familiers au pape François, le marcionisme ne veut connaître que le Dieu de miséricorde et nie l'existence du Dieu de justice, celui qui fulmine contre les iniquités d'Israël.
Il n'y a aucune ambiguïté dans le dogme sur ce point : miséricorde et justice marchent d'un même pas. Oublier l'une pour favoriser l'autre est condamnable. Invoquer la miséricorde à tout propos et à géométrie variable, comme le fait le pape François, c'est se moquer de la justice.
Utiliser l'argument de la miséricorde pour empêcher la justice de passer outrage et la justice et la miséricorde.
La balance fausse fait horreur à l'Éternel. Mais le poids juste lui est agréable.
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François Zéro
jeudi, août 30, 2018
Toute l’Eglise en clameurs (RL Bruckberger)
La Providence fait vraiment bien les choses. Parce que le Figaro a publié un article d’été sur l’amitié entre le RP Bruckberger et Albert Camus, j’ai sorti ce nom de ma mémoire enfouie et acheté quelques livres d’occasion pour une bouchée de pain (mais on sait l’importance du pain pour les chrétiens !).
Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.
Extrait.
Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.
Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.
Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.
Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.
Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.
La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.
Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.
Extrait.
Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.
Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.
Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.
Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.
Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.
La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.
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