Affichage des articles dont le libellé est Fukushima. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fukushima. Afficher tous les articles

jeudi, avril 07, 2011

Catastrophe nucléaire ? Quelle catastrophe nucléaire ?

La catastrophe nucléaire de Fukushima a fait ... zéro mort ! Tandis que le tremblement de terre et le raz-de-marée ont fait vingt mille morts et l'écroulement d'un barrage a fait dans les trois cents morts (estimation basse).

On comparera avec intérêt le nombre de morts de la catastrophe de Tchernobyl(1) à la mortalité des mines de charbon chinoises (2).

Dans l'analyse de la politique énergétique, il convient donc de constater que le nucléaire est jusqu'à aujourd'hui l'énergie la plus sûre dont nous disposons (j'exclus bien entendu les énergies marginales comme l'éolien ou le solaire).

Bien sûr, le problème spécifique du nucléaire, la longévité de ses déchets, doit être pris en compte, mais l'hystérie «à la Merkel» ne repose sur aucune base rationnelle.

Plutôt que de verser dans une irrationalité de mauvais aloi, il paraît bien plus intéressant de profiter des accidents pour s'améliorer, dans une démarche similaire à celle employée dans l'aviation commerciale.


(1) : extrait Wikipedia : «Un rapport de l'AIEA établi en 2005 recense près de 30 morts par syndrome d'irradiation aiguë directement attribuables à l'accident, et estime que le nombre de morts supplémentaires par cancer dans les populations les plus exposées aux rayonnements (estimé à 4 000 morts d'après les modèles de radioprotection) est trop faible par rapport à la mortalité naturelle (100 000 morts, soit 4 % d'accroissement) pour être détectable par les outils épidémiologiques disponible.

(2) :extrait Wikipedia : «Officiellement, il y environ 6 000 morts par an, des estimations indépendantes pensent plus que ce chiffre est de l'ordre de 20 000 victimes par an.»

mercredi, mars 23, 2011

Catastrophe au Japon : les Français en dessous de tout

Une catastrophe s'est produite au Japon. Les Japonais ont gardé leur sang-froid. Quant aux Français :

> les écologistes ont été odieux

> les medias ont été hystériques et alarmistes

> les officiels ont donné leur avis à tort et à travers

> les gouvernants ont été lâches et suiveurs

> une part de la population s'est affolée sans raison

> les expatriés se sont carapatés comme en 40 (1)

Inutile de chercher les causes bien loin : l'idéologie du «care» (comme dirait Martine), l'assistanat généralisé, l'antienne comme quoi le moindre problème doit susciter une réponse étatique, a transformé les Français en poules mouillées égoïstes, incapables de faire face aux risques de la vie, même chez les autres.

Nous vivons exactement dans une expérience en vraie grandeur le reproche essentiel des libéraux au socialisme, ce n'est pas un reproche économique mais moral : corrompre les hommes.

******************

(1) Le Figaro : «un malaise s'est installé. Si des cadres et entreprises françaises ont géré avec calme et respect pour leurs employés japonais cette période de risques, d'autres n'ont visiblement pas eu la manière. «Les Français ont souvent donné une impression de fébrilité, voire ont déguerpi de manière peu décente, commente un Français de Tokyo, cela va laisser des traces. Certains cadres vont avoir du mal à revenir devant leurs troupes japonaises. Nous avons une chance, c'est que les Japonais sont larges d'esprit et fidèles.»

samedi, mars 19, 2011

Fukushima : balançons de l'eau sur la tête des medias et des politiciens, cela les refroidira

Voici un commentaire que j'ai laissé sur le blog de Stéphane Montabert et qui, vu sa longueur, peut faire un billet :

Je ne sais pas pour les écologistes suisses, mais, en tout cas, il y a une photographie de Cohn-Bendit et de Duflot qui les montre hilares lors de leur conférence de presse.

Il est permis de trouver cette attitude indécente.

La précipitation des écolos s'explique : le temps joue contre eux. Si, comme tout le monde (à part les écolos fanatiques) l'espère, les japonais parviennent à maitriser l'accident nucléaire de Fukushima, quel sera le bilan ?

Six réacteurs nucléaires en fin de vie, de conception ancienne, ont subi un tremblement de terre et un raz-de-marée exceptionnels. Au final, les victimes seront peu nombreuses, quelques dizaines d'irradiés parmi les travailleurs du site, c'est-à-dire beaucoup moins que l'effondrement du barrage.

On pourra difficilement dire, quand les têtes auront refroidi en même temps que l'uranium, que ceci constitue une condamnation sans appel du nucléaire civil. Si les tenants du nucléaire communiquent habilement, ils pourront même faire valoir cet argument comparatif dans quelques mois.

Si la précipitation des écolos est compréhensible, celle des politiciens prétendument responsables, à commencer par Angela Merkel, l'est beaucoup moins.

Quand on examine sereinement la situation, les anti-nucléaires ont raison sur deux points, un accident nucléaire peut disperser des déchets :

> sur une surface immense (un continent)

> pour longtemps : certains composés radioactifs restent actifs pour des centaines d'années.

Mais ces deux effets nocifs sont compensés par deux effets bénéfiques dont on parle peu :

> à mesure que les déchets radioactifs se dispersent, leur concentration baisse et l'on passe très vite sous les seuils dangereux pour l'homme.

> la plupart des déchets radioactifs ont une vie courte. 7% des produits de fission sont à vie longue (période entre 100 et 100 ans) et 10% très longue (supérieure à 100 ans).

La combinaison de ces quatre paramètres fait qu'en pratique les accidents nucléaires ont peu d'effets au-delà de quelques dizaines de kilomètres autour du lieu du sinistre, comme l'a amplement montré la catastrophe de Tchernobyl.

Qu'en déduire ? Qu'il faut éviter de construire des centrales nucléaires trop près des mégapoles. Mais c'est déjà le cas, non ?

En vérité, le seul danger vraiment hors de proportions du nucléaire civil, c'est son possible détournement pour un usage militaire. Mais, évidemment, cette question ne concerne pas les pays qui ont déjà la bombe atomique ou ceux qui, pour des raisons diverses, ne la recherchent pas (Allemagne, Japon, Suisse, ...).

Notre drame, pas limité au nucléaire, est, du fait de la dictature de l'émotion médiatique que nous subissons, qu'il devient de plus en plus difficile de prendre collectivement des décisions rationnelles.


J'ajoute que j'ai honte de ces Français (environ 10 % des Français vivant au Japon) évacués sous la pression combinée d'une ambassade alarmiste et de sociétés qui veulent se couvrir du risque juridique. Je sais qu'il est mal venu de juger si loin des événements, mais tout de même, je ne peux me déprendre d'une appréciation peu charitable vis-à-vis des évacués, surtout par comparaison avec le sang-froid des Japonais.

Cela suffirait à montrer que lorsqu'on vit dans un pays qu'on ne prend pas pour le sien, on est moins solidaire. A bon entendeur ...

jeudi, mars 17, 2011

Nucléaire et pétrole : les Allemands sont complètement cons

Thilo Sarrazin, le mal nommé, soutient que l'afflux d'immigrés fait baisser le niveau intellectuel de l'Allemagne. Pour ma part, j'accuserais plutôt le socialisme et l'assistanat. De toute façon, ces explications ne sont pas contradictoires. De plus, la démocratie sondagière favorise à outrance le règne des cons, très majoritaires ou, en tout cas, très affirmatifs.

Bref, il est clair que l'intelligence collective est en baisse.

On en voit encore un exemple avec les histoires actuelles de nucléaire, car enfin, il ne faut par être Einstein pour comprendre qu'il n'y a qu'une alternative au nucléaire pour produire de l'électricité : les hydrocarbures, charbon, fuel, gaz.

Tout le reste, c'est un amusement pour les médias. Aucune des énergie dite alternatives n'est une véritable alternative, en coût, en quantité et en qualité. Qu'est-ce qu'on n'en a foutre d'une éolienne qui ne tourne pas quand on en a le plus besoin ?

On peut certes diminuer notre consommation électrique, mais on ne peut pas la réduire à rien. Donc il restera toujours la question : nucléaire ou hydrocarbures ?

Si l'on pèse les raisons politiques, économiques et écologiques, le nucléaire l'emporte de très loin. Le nucléaire est quasi-inépuisable et nous ne dépendons de personne (les sources de matériaux fissiles sont diversifiées).

Le nucléaire pourrait-il être plus sûr ? Oui, il y a toujours moyen de faire mieux.

Il faudra tirer la leçon de ce qui s'est passé au Japon pour améliorer encore la sécurité, mais c'est un travail d'ingénieur classique. Le nucléaire n'est pas source de catastrophes dans les pays avancés, comme le Japon est en train de le démontrer (cela peut sembler étrange dans le présent contexte d'hystérie médiatique, mais réfléchissez-y à tête reposée).

Rappelons, afin de revenir à la rationalité, qu'un barrage qui s'est rompu lors du séisme a fait plus de morts que le réacteur de Fukushima jusqu'à maintenant.

La vraie question du nucléaire n'est pas en France, en Allemagne, en Suisse ou au Japon. Elle est en Inde, en Chine, en Jordanie, aux Emirats Arabes Unis, en Iran, au Qatar, en Egypte, tous ces pays qui s'équipent ou envisagent de s'équiper en centrales nucléaires et dont il n'est pas certain qu'ils auraient les moyens de faire face à un accident grave.

Laissons l'avant dernier mot à François d'Orcival :

«On est d’autant plus frappé du contraste qui existe entre ce sang-froid chez les Japonais et l’espèce de panique qui s’est emparée de certains cercles ici, pour des motifs évidemment politiques. Nous, Français, n’avons connu ni Hiroshima ni Tchernobyl, et entendre Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit ou Eva Joly perdre leurs nerfs en nous annonçant l’apocalypse nucléaire – les mêmes qui n’hésitent pas à accuser Nicolas Sarkozy « de jouer sur les peurs des Français » lorsqu’il parle d’islam ou d’immigration – est, pour tout dire, assez pathétique. L’opinion publique a besoin de renseignements vrais, d’explications claires, nullement d’agitation. Les pouvoirs publics, les autorités compétentes, les ministres chargés de ces dossiers (Éric Besson à l’Industrie, Nathalie Kosciusko-Morizet à l’Écologie) informent avec compétence et sens des responsabilités. Devant l’épreuve, l’exemple vient de Tokyo.»

Et je prends le dernier mot : quelle est la décision rationnelle pour les Français ? Construire encore plus de centrales nucléaires pour exporter de l'électricité vers l'Allemagne.

De toute façon, les vents dominants sont d'ouest : si il y a un Tchernobyl en France, les Allemands se le prendront sur la gueule et, en plus, ils nous auront grassement payés.

mercredi, mars 16, 2011

Nucléaire au Japon : c'est la fête du slip en Europe

Les technocrates européens sont mis dans un état de transe extatique par la catastrophe nippone. Je ne suis pas sûr qu'ils jouissent encore, mais ils bandent déjà.

Pierre Gadonneix (ex-PDG d'EDF): «L'accident nucléaire au Japon plaide en faveur de la définition de règles mondiales en matière de sûreté nucléaire».

Quand j'entends le mot «accident», je sors ma «gouvernance mondiale» ? Gouvernance mondiale, l'orgasme pour tout technocrate : un gros machin avec plein de sinécures dedans grassement payées où cette saloperie de démocratie ne met jamais son nez.

Par ailleurs, le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a réaffirmé que la situation n'était plus sous contrôle à ses yeux.

De quoi je me mêle ? De ce qui ne me regarde pas, mais c'est si bon, sous prétexte de sécurité, de se mêler des affaires des autres.

Et je ne vous parle pas des écolos et autres guignols (NKM, Borloo, etc ...)qui se sont précipités pour exploiter l'émotion avec une indécence rare.

Et ainsi de suite.

Les Japonais sont impressionnants dans cette affaire mais les Européens en général et les politiciens en particulier n'en sortent pas grandis.

Addendum

Sondage Le Figaro : Radiations au Japon : êtes-vous inquiet pour votre santé ?

16/03/2011 | Mise à jour : 20:07 Réagir | Votants 3877

Oui : 30.15%
.
Non : 69.85%

Nous sommes donc cernés par 30.15 % de connards.