samedi, octobre 13, 2018

Un gouvernement de trahison

Vous connaissez mon analyse de la situation.

Emmanuel Macron est un président de la république française, élu par la bourgeoisie mondialisée, suite à un coup d'Etat médiatico-judiciaire, au service d'intérêts qui ne sont pas ceux de la France. Au sens exact du terme, c'est un traitre. Il devrait au minimum être évident aux yeux de tous que c'est le président des Autres.

Ceci se lit dans ses décisions et dans son comportement.

Il est impossible de justifier la privatisation d'Engie, de la Française des Jeux et d'Aéroports de Paris par des arguments d'intérêts de la France, même quand on est libéral. Cet article l'explique très bien :

« Privatiser la Française des jeux et Aéroports de Paris est inutile et dangereux ! »

En revanche, il est très facile de comprendre ces décisions en faisant intervenir deux explications :

1) l'appétit de destruction de la France. La volonté de créer des situations irréversibles qui privent peu à peu la France de ses atouts. Cette interprétation est bien étayée par le bradage d'Alstom, la fusion des chantiers navals français avec Fincantieri (qu'on va peut-être éviter parce que cela intéresse peu les Italiens) ou le projet de partage de notre siège au conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne.

Il est toujours difficile de croire qu'un gouvernement trahit, qu'il est sciemment anti-français. On préfère évoquer l'incompétence, c'est moins inquiétant. Mais non, d'ailleurs Emmanuel Macron a la franchise (et le mépris) de nous dire quasiment tous les jours qu'il n'aime ni la France ni les Français. Il faut vraiment faire de gros efforts pour ne pas l'entendre. Prenez le au mot, croyez ce qu'il s'échine à vous dire.

2) la corruption. Personne, dans ce gouvernement de narcissiques matérialistes qui s'affranchissent si facilement de la déontologie, ne retirerait d'avantage sonnant et trébuchant à ces privatisations ? Laissez moi rire.

Bien sûr, le gouvernement Macron trahit aussi la démocratie, c'est dans l'ordre des choses :

« La présidence Macron ne sera pas plus transparente que les précédentes »

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N'ayant pas de connaissances du monde parlementaire (le chef de l'État n'a concouru pour aucune élection à part celle de la fonction suprême), Emmanuel Macron a voulu limiter au maximum le débat d'idées dans le groupe parlementaire En Marche, au risque de transformer l'hémicycle en une simple « machine à voter » les lois proposées par le gouvernement. Le travail parlementaire s'est malheureusement réduit à cela en début de quinquennat: les députés se sont vus uniquement comme des législateurs, négligeant parfois le travail de terrain en circonscription et le lien qu'ils sont censés faire entre les territoires et l'hémicycle.

[…]

Il est donc évident que le début du mandat du chef de l'État prouve un fait : non, Emmanuel Macron ne fera pas un «quinquennat plus transparent» que ses prédécesseurs. Si l'on s'en tient strictement aux faits, la comparaison est même cruelle. En quinze mois de présidence, sept ministres, dont trois régaliens, ont quitté le gouvernement. Pire que François Hollande à la même époque ! Le quatrième personnage de l'État, Richard Ferrand, est mis en cause dans l'affaire des mutuelles de Bretagne. Trois juges d'instructions ont été désignés en milieu de semaine pour instruire l'affaire ! Ce même Richard Ferrand qui, il a y quelques semaines, a affirmé qu'il ne démissionnerait pas de sa fonction de président de l'Assemblée s'il était mis en examen. Et on parle de moralisation de la vie publique ?

[…]

Les débuts ont été extrêmement compliqués : des nouveaux députés lisant mot pour mot ce que leur assistant parlementaire leur avait écrit sur une fiche, des relations sous tension entre « ancien » et «nouveau» monde, ce dernier étant accusé d'être souvent suffisant, pour ne pas dire arrogant … De plus, les parlementaires ayant déjà eu l'expérience d'au moins un mandat ont cet avantage d'être rodés à l'exercice. Quand on arrive dans un lieu dont il faut maîtriser les codes très vite pour se mettre au travail rapidement, que les mots « amendement », « suspension de séance»  ou « commission » vous sont étrangers, c'est normal qu'il y ait des ratés. Ce qui est moins normal, en revanche, c'est le ton et les propos de certains parlementaires fraîchement élus à l'égard des « anciens ». Une attitude parfois condescendante, l'air de dire, « poussez-vous, vous êtes ringards, nous on sait mieux faire ».

Beaucoup de députés l'ont très mal vécu. Ces blessures d'ego infligées, de plus, sont révélatrices de la doctrine d'En Marche, où tout ce qui aurait été fait avant n'est pas digne d'intérêt, et que ce renouvellement inédit dans une législature sous la Ve République allait révolutionner le travail parlementaire en mieux. Avec d'autres néo-députés -qu'importe le parti !- il n'y a jamais eu ces attitudes parfois hautaines ou légèrement méprisantes …

[…]

Peu de Français ont conscience de la gravité de la « loi anti fake-news » que le gouvernement et les parlementaires En Marche sont en train d'examiner. Il faut faire très attention à la définition des mots. Car, à nouveau, tout est question de mesure: où met-on le curseur entre vérification et contrôle, voire censure de l'information ? On joue à un jeu très dangereux dès lors que l'État et la puissance publique, ou le pouvoir judiciaire, interviennent pour réguler l'information et, de facto, le travail journalistique.
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Au fait, qui a financé la campagne de Macron ? Il faut aller sur site italien pour trouver :

Chi finanzia Macron – George Soros: 2.365.910,16 €, David Rothschild: 976.126,87 €, Goldman-Sachs: 2.145.100 €.

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