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mercredi, janvier 02, 2019

Macron et les Gilets jaunes : Pharaon aussi avait le coeur endurci

Emmanuel Macron a fait le choix de la répression des Gilets jaunes. Bruno Bertez le voit également ainsi :

La voiture grillée, une spécialité bien française !

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Emmanuel Macron n’a pas finassé à l’occasion de la présentation de ses vœux. Que ce soit dans ses attitudes et dans ses paroles le message était clair. Au-delà des insultes habituelles adressées aux six à sept Français sur dix qui souffrent de sa politique et s’y opposent, il a confirmé que la seule solution à la crise de légitimité qui le frappe de plein fouet serait le recours à la répression. Flanqué d’une police qui a démontré sa capacité à la brutalité et la violence excessive et surtout une magistrature aux ordres, il est fermement décidé à un tournant autoritaire.

[…]

Effectivement, on peut dire « bizarre » en apprenant que pour la Saint-Sylvestre les racailles de banlieues auraient brûlé plus de 1000 véhicules. C’est-à-dire largement 20 fois plus que les « gilets jaunes » pendant toute la durée du mouvement depuis le 17 novembre dernier. On peut dire aussi « bizarre » en apprenant le bilan des arrestations suivies de procédure judiciaire pour ces incendies volontaires dont il faut pourtant rappeler qu’ils sont qualifiés « crime » dans le Code Pénal. Zéro arrestation de ce type dite donc ! En effet bizarrement toujours, les 100 000 policiers récemment mobilisés contre les couches populaires étaient invisibles, voire d’une mansuétude étonnante. Il fallait probablement qu’ils se reposent car il faut reconnaître qu’ils n’ont pas chômé quand il s’est agi de taper sur le populo des ronds-points.

[…]

Avec ce pouvoir d’Emmanuel Macron, le lumpen des quartiers peut y aller tranquille. D’ailleurs, comme on le sait puis Karl Marx et ses « Guerres civiles en France » le lumpenprolétariat est toujours utilisé par les dominants. Si jamais, par extraordinaire, un incendiaire ou n’importe quel autre délinquant se fait attraper par la police, il aura droit d’abord à une visite du président de la république dans sa chambre et ensuite à une belle pétition « urgence la police assassine » des « artistes » et des « intellectuels », tous ceux qui sont restés obstinément muets face à la révolte des pauvres et la répression violente qu’ils ont subie. Ensuite il y a toutes les chances que la seule conséquence judiciaire pour le délinquant, soit une mention sur le casier judiciaire qui figurera aux côtés de la ribambelle de celles qui y sont déjà. Pas un seul jour de prison, celle-ci est réservée aux gilets jaunes qui ont osé se promener avec des lunettes de piscine. « Classes laborieuses, classes haineuses, classes dangereuses ! » Macron nous l’a bien expliqué dans ses vœux. La feuille de route est bien celle-là, les couches populaires après les avoir insultées, on va leur taper dessus.
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D'après ce que je lis, les Gilets jaunes ont parfaitement compris  le message de Nouvel An macronien : « Ils sont répressifs avec nous et laxistes avec les racailles ».

L'intransigeance de Macron trouve sa source dans son milieu social.

Je suis très inquiet de la dureté des commentateurs du Figaro (et de mes collègues, c'est la même population). Aucune empathie, aucune compréhension : un appel pur à la répression « Il faut leur mettre des amendes, il faut les foutre en prison ». Les édouard-philippards ne veulent pas céder un pouce de leurs privilèges pour apaiser la situation.

Leur ancêtre Louis-Philippe était plus raisonnable. Il a dit « La république a bien de la chance : elle peut faire tirer sur le peuple. Moi pas ». Et il a laissé la place sans trop d'effusion de sang.

Or, suivant les estimations, la sociologie des Gilets jaunes (les gens qui partagent les mêmes préoccupations) varie entre 40 % et 60 % de la population française.

On ne gouverne pas en réprimant les angoisses existentielles de 40 % de la population (si on prend l'estimation la plus basse). C'est de la folie furieuse ! Ca ne peut que très mal finir.

Même si 100 % de l'entourage de Macron est d'accord avec cette politique répressive, comme les commentateurs du Figaro, le bons sens politique (s'il en a) et l'instinct de conservation devraient lui conseiller de ne pas les écouter.

Alors, je sais. Je connais le raisonnement des partisans de la politique du pire : «  Youpi ! Plus Macron fera l'erreur d'être répressif, plus il précipitera l'épreuve de force et plus vite il sautera ».

J'aimerais partager ce bel enthousiasme.

Je suis un pacifique (mais certes pas un pacifiste) : je crains le déchaînement de violences incontrôlables. Je ne suis pas sûr que les partisans de la politique du pire réalisent vraiment la cruauté des forces dont ils espèrent la libération. Si la situation dégénère, je ne serais pas surpris qu'il y ait des gens brûlés vifs ou coupés en rondelles. Ca s'est déjà vu en France, pas dans une lointaine contrée exotique.

Et je ne crois pas que les bourgeois mondialisés qui s'arcboutent sur la politique les favorisant aient plus conscience de la tempête qui grossit sur leur tête.

C'est l'éternel problème de la boite de Pandore : une fois qu'un imbécile l'a ouverte, pour la refermer, il faut ramer très fort, au milieu des pleurs et des grincements de dents.

mercredi, mai 04, 2016

La guerre civile n’aura-t-elle vraiment pas lieu ?

La guerre civile n’aura-t-elle vraiment pas lieu ?

Notons que le blocage des institutions dont il est question dans cet article ne tombe pas du ciel. Il est le fruit d’un patient travail de sape de la constitution de 1958, à la fois dans l’esprit et dans la lettre. Comme le fait remarquer Maxime Tandonnet, la constitution tient sur 30 pages et la jurisprudence du conseil constitutionnel sur 1 800 (alors que, contrairement à la cour suprême américaine, son rôle initial était subalterne).

Les sectateurs de « L’esprit de 68 » ont réussi un exploit intellectuel, ils ont installé dans la vie française un paradoxe qui serait fascinant s’il n’était pas si grave : ils ont à la fois rendu le pouvoir inamovible et sapé son l’autorité.

Enfin, je pense qu’Alexis Théas se trompe quand il dit que les politiciens n’ont pas conscience du malaise. Ils en ont conscience, et même ils le craignent. Mais ils sont incapables de l’analyser, leurs analyses sont fausses, quand ils en font. Alors ils le redoutent comme une fatalité sur laquelle ils n’auraient aucune prise, le ciel qui pourrait leur tomber sur la tête. Bien au contraire, ils sont la cause première de ce malaise, mais le comprendre supposerait qu’ils renoncent à ce qu’ils sont : cosmopolites, mondialistes, immigrationnistes, européistes, cupides, méprisants, hautains, magouilleurs, fraudeurs, bas, veules.

Il ne faut pas oublier la théorie et les la pratique Socialement Proche qui explique la collusion entre la racaille d'en haut et la racaille d'en bas pour en foutre plein la gueule à la France moyenne, qu'on voit très bien à l'oeuvre à propos de Nuit Debout :

Nuit debout : la police réclame des ordres clairs pour intervenir

Cazeneuve écarte l'idée d'interdire Nuit Debout

Tous les matins place de la République, le ras-le-bol face aux dégâts

lundi, août 05, 2013

Valls-Taubira : blanc bonnet et bonnet blanc

La presse complice des socialistes monte une baraque destinée à nous convaincre que ce gouvernement n'est pas à fusiller d'urgence et sans discrimination (ça tombe bien, pour des gens qui détestent toutes les discriminations).

Il y aurait, au sein de de ce gang de malfaiteurs, un gentil qui se préoccupe vraiment des Français contre l'idéologue Taubira : Manuel Valls.

Foutaises ! Pure manipulation médiatique.

Si Valls était vraiment sincère dans son opposition, il aurait profité de sa popularité sondagière pour démissionner bruyamment.

Mais non, il utilise juste sa prétendue opposition, jouée, sur-jouée et scénarisée, pour ménager sa carrière, pour se détacher d'un gouvernement dont il voit bien qu'il coule.

De plus, ce numéro Valls-Taubira est tout bénèf : c'est le duo classique gentil flic, méchant flic, pour faire passer les pilules amères.

Fondamentalement, Manuel Valls est un socialiste, c'est-à-dire qu'il a en commun avec Christiane Taubira la culture de l'excuse, l'explication par le tout-social et le penchant voyouphile. Le reste, c'est de la com'.


mardi, août 07, 2012

Socialement proches : piqure de rappel de Christiane

On connaît l'inclination de nos amis socialistes en faveur des socialement proches et, symétriquement, leur hostilité aux honnêtes gens.

Christiane Taubira se fend d'un utile rappel à tous ceux qui entretiendraient la moindre illusion à ce sujet.

vendredi, décembre 31, 2010

Le citoyen, maitre en son chateau

Il y a une nouvelle affaire d'autodéfense : un truffier a tué son voleur. Peut-être s'agit-il d'un guet-apens. Bien entendu, il a été mis en prison.

A propos de ces affaires, j'ai une position simple : chacune est libre de défendre sa propriété de l'intrusion et la défense n'a pas à être proportionnée à l'attaque. Un voleur a un moyen simple de ne pas risquer de se faire tuer par un propriétaire énervé : ne pas voler.

Le monopole de la violence que s'arroge l'Etat en ces circonstances («Ne vous défendez pas. Appelez la police.» Comme si on pouvait compter dessus !) est tout à fait illégitime et injustifié, voire criminophile.

C'est le fait de citoyens adultes et responsables, en un mot, d'hommes, que de défendre leur propriété, c'est-à-dire leur sanctuaire. C'est d'ailleurs bien ce qui choque l'Etat et ce qu'il craint : que les citoyens se comportent comme des hommes et non comme des enfants.

D'où une loi sur la détention d'armes très restrictive qui revient dans les faits à limiter cette détention aux seuls «adultes» : les gendarmes et les voleurs.

Je l'avais déjà exprimé à l'occasion de l'affaire Galinier.

Pauvres de nous.