jeudi, décembre 23, 2004

Les fascistes irakiens



J'ai toujours trouvé ridicules et déplacées ces manifestations anti-FN en France au son du Chant des partisans. C'est facile et inutile, voire nuisible, de jouer avec 70 ans de retard au petit héros anti-fasciste. De plus, il y a à la un sacrilège : il y a 60 ans, ceux qui chantaient le Chant des partisans risquaient la torture et la mort, ceux d'aujourd'hui risquent de se fouler une cheville en dérapant sur le glissant pavé parisien.

Par contre, il existe aujourd'hui des gens qui sont des cousins des fascistes, de vrais totalitaires, qui voudraient régenter toute la vie de leur concitoyens, y compris leurs pensées.
Vous les voyez sur la photo ci-dessus en train d'assassiner deux irakiens préparant les prochaines élections. Pourquoi personne ne manifeste-t-il contre eux ? C'est le moment, pourtant.

Sommes nous si anti-américains (anti-américanisme : socialisme des imbéciles) que nous préférons voir les Américains échouer, au prix de la prise du pouvoir par des théocrates ?

Sommes nous si faibles que nous nous détournons de toute situation de violence ?

Sommes nous si bêtes que nous ne savons pas différencier nationalisme et fanatisme religieux ?

Nous sommes tombés bien bas.

Oui, les Américains ont menti, ont fait un tas de conneries, ont pris une fouletitude de décisions idiotes.

Oui, mais cela nous dispense-t-il de penser, de choisir, face à la situation actuelle ?

Il ne s'agit pas de tomber dans le manichéisme américain (puisqu'ils sont les diables, nous sommes les saints) mais, justement, voulons nous peser sur affaires du monde, faire entendre notre voix, ou, loin des yeux loin du coeur, preférons nous lâchement -les prétextes ne manquent pas- laisser Américains et islamistes se démerder entre eux ?

Finalement, une fois encore, Tony Blair fait des déclarations qui sonnent juste. Il reste à mes yeux le plus grand (ou le moins petit !) des dirigeants européens.

Peut-être suis je influencé par ma relecture actuelle (Histoire de la Révolution Française, de Michelet), je pense que nous ne sommes pas la hauteur de nos généreux ancêtres.

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