vendredi, janvier 12, 2007

La fameuse impartialité des médias français

Le téléfilm d'Arte "L'embrasement" bénéficie d'un soutien exceptionnel.

C'est du moins ce que nous raconte Le Monde.

Or, ce téléfilm, d'après la critique même du Monde, raconte de manière partiale des événements, la mort de deux "jeunes" à Clichy-sous-bois, mettant en cause le ministre de l'intérieur, qui est par ailleurs candidat à la l'élection présidentielle.

C'est par le plus grand des hasards que cette diffusion bénéficiant "d'un soutien exceptionnel" tombe en début de campagne présidentielle. Il est assez comique de penser que cette initiative, pas partisane pour deux sous, est le fait d'une chaîne d'Etat.

Vous serez moins étonnés quand vous saurez que, d'après un sondage de l'hebdomadaire Marianne, seuls 20 % des journalistes du Figaro, journal réputé de droite, déclarent voter à droite et que plus de la moitié des journalistes du Monde, journal classé modéré, déclare voter pour un candidat d'extrême-gauche.

La gauche a réussi une chose de manière éclatante ces dernières décennies, il ne s'agit ni de l'économie ni du social, où elle est allée de désastres en catastrophes, il s'agit du noyautage.

Celui des administrations est remarquable et l'éducation nationale en est la perle, au point que je suis désormais agréablement surpris quand je rencontre un prof tenant des propos politiques sensés (je ne dis pas de droite, seulement sensés me suffit).

Mais le noyautage des milieux journalistiques est aussi très réussi. Si si, messieurs de gauche, ne soyez pas modestes : c'est vraiment époustouflant ; à coté de vous, vos adversaires paraissent vraiment des amateurs.

Savez vous qu'il existe un cercle Gramsci dont le but est de noyauter le journalisme (ils décrivent cela en termes plus nobles) dont Florence Aubenas est le membre le plus célèbre ?

Imagine-t-on un cercle Goebbels ? (oui, oui, je sais, on me dira encore que ce n'est pas bien de considérer communisme et fascisme comme équivalents, et si, moi, malgré tout, je le pense ?)

12 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour le lien.

Mais je suis sérieusement tenté d'enrichir ma rubrique de perles (cf. le lien sur mon nom).

Apparemment il s'agit d'un club de gauche au compas assez large organisant des soirées dans une province reculée (qu'elle me pardonne !). Il semble que les noms de Gramsci et d'Aubenas aient produit comme un court-circuit dans votre jugement

fboizard a dit…

Si je vous ai fait rire, c'est déjà ça.

fboizard a dit…

Il existe bel et bien un cercle Gramsci dont fait partie Florence Aubenas et je n'ai trouvé que cela sur Google, j'ai peut-être fauté par précipitations.

Anonyme a dit…

je n'ai pas lu pour ma part que FA en fît partie, mais seulement qu'elle avait fait un soir une conférence à son invitation.

Anonyme a dit…

Le formatage des esprits commence effectivement dans les écoles de journalisme et les IUFM.
C'est comme ça, c'est un fait et il ne faudrait pas qu'en plus nos bonnes âmes de gauche s'en offusquent. Mitterrand et la gauche accusaient la droite de chasse au sorcières en 1981; celle-ci devenue bêtement complexée, s'est mise au garde à vous pendant que nos gauchistes donneurs de leçons faisaient leur marché, en plaçant leurs pions à tous les niveaux de l'état. Rappelons nous quand même que Nöel Mamère était aux commandes du journal d'Antenne 2 et ce n'est qu'un exemple. L'enseignement, la Justice, la presse, sont parmi les citadelles que la gauche s'est appropriée, comme dans un Putch et ce n'est pas par hasard, car c'est ainsi qu'on formate les esprits très jeunes. Je vous renvoie vers le livre d'Eric Brunet: "Etre de droite un tabou Français", ce journaliste de France 3 fait exception à la règle en ne faisant justement allégeance à personne et raconte comment des profs sont victimes de tyrannie dés lors qu'ils ne dévoilent pas leur passion à gauche. A lire avant de voter pour ceux qui ne voient encore que la vitrine du sourire de Mme Royal.

fboizard a dit…

Le libéralisme ne s'est pas imposé dans la plupart des milieux économiques par un complot, mais parce qu'il répondait à un besoin, l'efficacité (il faut s'aveugler pour ne pas voir que les économies libérales fonctionnent mieux, ou moins mal, que les économies collectivistes).

De même, le gauchisme dans le journalisme et dans l'éducation, même si l'entrisme est proche d'un complot, répond aussi à un besoin, celui de la justification.

Pour un libéral, les hommes, en économie, se distinguent en fonction de leurs talents et prouvent leur utilité en trouvant des clients pour les payer afin d'exercer ces talents.

Un plombier peut y gagner plus qu'un universitaire. Les hommes sont égaux, pas d'avant-garde éclairant le peuple.

C'est très déstabilisant pour un intellectuel de subir un monde qui lui laisse entendre "Si tu gagnes moins qu'un plombier ou qu'un footballeur, c'est que tu es moins utile qu'eux." Peu importe que cela appelle de nombreux caveats.

Le socialisme est la doctrine idéale pour répondre à ce malaise "Peu importe ce que je gagne, je suis l'avant-garde qui trace généreusement la voie de l'avenir au peuple." D'autant plus qu'il peut espérer plus ou moins directement prendre les commandes de l'Etat ; d'où sa haine compréhensible de toutes ces doctrines visant à réduire la place de l'Etat.

La grille de salaires au sein de l'Etat découle essentiellement du pouvoir de pression et de nuisance. Si, par un coup de baguette magique, tout était soudain privatisé, je ne serais pas surpris de certains bouleversements, par exemple, puisqu'on est parti de l'éducation, un instituteur à l'excellente réputation gagnant plus qu'un universitaire bardé de diplômes mais dont les élèves s'endorment au bout de trois minutes de cours.

De même pour le journalisme : combien de journalistes seraient au chômage si il n'y avait pas le soutien massif de l'Etat ?

Anonyme a dit…

voyons mr lime, Goebbels n'était pas fasciste mais national socialiste! par ailleurs, beaucoup de gens érudit savent et disent depuis longtemps (Furet, Besançon, Renzo de Felice par exemple)que communisme et nazisme sont deux totalitarismes. il n'ya que la gauche Française pour affecter de l'ignorer. Quant aux médias Français, on peut se demander comment la gauche ne rapporte pas chaque élection avec une désinformation et un parti pris pareils.

Anonyme a dit…

***Quant aux médias Français, on peut se demander comment la gauche ne remporte pas chaque élection avec une désinformation et un parti pris pareils.***



c'est ce qu'on appelle un argument-boomerang !

Anonyme a dit…

http://www.delpla.org/article.php3?id_article=199

Bon, voilà, je me suis décidé, précisément parce que Franck a regretté sa précipitation et ne devrait point être homme à s'offusquer qu'elle soit mémorisée pour servir de leçon générale, en notre époque d'affrontements mystiques et symétriques.

fboizard a dit…

Qui sait ? Peut-être atteindrai-je la célébrité grâce à votre site.

Cependant, si l'exemple était malencontreux (je me suis piégé par une "googlisation" hâtive), je ne retire rien de mon conviction de fond, à savoir que les oeillières du journalistes et des enseignants les abêtissent considérablement sur les sujets sociétaux et politiques, et par la même, abêtissent une part des Français qu'ils ont pour charge de former et d'informer.

fboizard a dit…

"c'est ce qu'on appelle un argument-boomerang !"

Pas vraiment si comme moi on considère que la "droite" française actuelle n'est qu'une variante de la gauche.

Dites moi ce qui différencie la "droite" de la gauche : elles partagent étatisme, protectionnisme, traitement social des effets plutôt que traitement économique des causes, fiscalisme, etc ...

Anonyme a dit…

Là encore c'est à l'intéressé de répondre, si on ne veut pas laisser s'installer sur le blog une "logique de blocs".

Vous, vous pensez cela, mais notre vaillant "hoplite" voulait clairement parler de la gauche au sens étroit et habituel du terme.