lundi, mars 19, 2007

Qu'est-ce que l'affaire Battisti ?

Cesare Battisti fut, d'après la justice italienne, un terroriste. Il fut ultérieurement auteur de romans policiers réfugié en France.

Condamné, en fuite, puis arrêté au Brésil, il est menacé d'extradition en Italie. L'Italie étant un état de droit, de nombreux recours existants, qui ont été épuisés, on peut considérer que M. Battisti est coupable aux yeux de la justice, certes imparfaite, des hommes.

Cela émeut la GRC (Gauche Radicale Chic, proche parente de la GTBP Guimauve Totalitaire Bien Pensante).

Lamentables sont les cris germano-pratins pour défendre celui qui reste, jusqu'à plus ample informé, un criminel.

Je sais bien qu'être ou se dire de gauche fournit une onction sanctifiante qui fait que les crimes n'en sont plus vraiment, qu'au contraire ils tracent la route semée de fleurs vers le paradis universel et doivent de ce fait être passés sous silence, pardonnés, enterrés, voire au contraire célébrés.

Tout comme Staline ne doit pas être comparé à Hitler, Battisti et ses complices ne sauraient donc être comparés, disons, à l'OAS.

Tout cela est ridicule en plus d'être ignoble.

Les plus malins détournent l'attention de l'essentiel indéfendable que je viens de rappeler pour se concentrer sur l'accessoire, à savoir un affreux, forcément affreux, soupçon de manoeuvre électoraliste de Nicolas Sarkozy.

C'est du vent : non pas que le soupçon soit infondé, mais quelle influence a le sort de Cesare Battisti sur la campagne électorale en cours ? Si c'est une manoeuvre électorale, elle n'est pas bien conséquente.

A choisir, la propension d'une certaine gauche à innocenter un criminel du simple fait de ses appartenances politiques me paraît bien plus grave.

Si il y a une affaire Battisti, elle n'est pas judiciaire, ce volet est clos, elle est politique : comment admettre qu'en France, en 2007, certains préconisent la justice politique, indulgente pour les crimes de gauche, sévère pour les crimes de droite ?

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