dimanche, septembre 21, 2008

Un point de vue libéral sur les interventions du gouvernement américain

Going for broke

Bad debt

5 commentaires:

Robespierre a dit…

Le plan de sauvetage US est tellement ENORME, MASSIF et ahurrisant (on nationalise des actifs dont la valeur va de 1 à 1000) que je ne sais pas quoi en penser en terme d'efficacité et de réussite : en dehors de tout jugement politique (libéral, pas libéral)......j'en reste baba....

Attendons, imaginons....que faire d'autre

fboizard a dit…

J'ai l'impression qu'il y a deux hypothèses :

1) Ce plan fonctionne et l'économie repart, la dette générée est remboursée sur cette base.

2) Ce plan ne fonctionne pas, ou seulement partiellement (c'est ce, que laisse en,tendre certains articles que j'ai lu qui chiffre plutôt la besoin au-dessus de 1000 Md $) et, dans ce cas, la planche à billets tournera pour rembourser.

En tout état de cause, il faut attendre qques jours pour y voir plus clair.

fboizard a dit…

«Que faire d'autre ?» Ne rien faire : le mal se serait approfondi, mais peut-être la guérison eut-elle été plus rapide ? Je n'en sais fichtre rien.

Canut a dit…

Les libéraux osent encore avoir un point de vue ?
Le gouvernement US vient "d'assainir" un marché financier qui réalise ainsi le plus gros hold-up de l'histoire. Les pertes effacées, les idéologues libéraux sous l'aile des Mc Cain et Pallin, reprivatiseront les institutions assainies...jusqu'à la prochaine fois.
Remarquez, il y a un côté positif à cette crise : aux USA, on sait toujours où passent les impôts.

Tonton Jack a dit…

@ M. Canut
Le gouvernement américain joue son rôle d'assureur d'un risque systémique qu'il a en partie créé - cf. les papiers précédents sur l'implication des autorités fédérales dans la crise des subprimes, mais je dis en partie, car le non respect de règles prudentielles ne lui appartient pas nécessairement - et en cela préfère tenter un coup si énorme qu'il m'en laisse aussi baba plutôt que de devoir faire face aux externalités toujours dévastatrices d'une crise bancaire.

Quant à savoir combien cela coûtera, tout dépend si on fait une resucée du CDR à la française (ou la Treuhandanstalt) ou bien la reprise des caisses d'épargne US ( avec un trou final très léger au regard des enjeux). Sans envisager un autofinancement, il se peut très bien que l'opération soit peu couteuse - sans prendre en compte d'éventuelle retombées fiscales -.

En outre, ce qui paraît impressionnant, c'est de voir combien cette opération permet une recomposition du paysage bancaire US et quelque part un assainissement de pratiques privées et publiques ( fannie et freddy ) douteuses en matière de financement.

Enfin, je remarque que les autorités fédérales ont les moyens de faire face, quid en France.