mercredi, avril 07, 2010

L'affaire Dati, ou la vulnérabilité du Pouvoir

Le point de vue d'Ivan Rioufol est intéressant car il met le doigt sur l'un des inconvénients du système politique français : l'extrême vulnérabilité du président. Responsable de tout, il est coupable de tout de l'objet de toutes les attaques.

Il est vrai que, lorsqu'on épouse une femme à la vertu plus que douteuse, on s'expose à ce genre d'avanies.


L'affaire Dati, ou la vulnérabilité du Pouvoir

Par Ivan Rioufol le 7 avril 2010 12h18 | Le Figaro

Ce mercredi matin, sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education, Luc Chatel, a dû consacrer près de la moitié de son entretien avec Jean-Pierre Elkabbach à commenter "l'affaire Dati", avant de pouvoir aborder les Etats généraux sur la sécurité à l'école, qui s'ouvrent aujourd'hui. Ainsi donc, le problème le plus urgent que la République a à résoudre avec la violence scolaire a fait figure d'anecdote à côté de la rumeur, entretenue par l'Elysée (Claude Guéant, Pierre Charon), sur la responsabilité de l'ancien Garde des sceaux dans la divulgation de ragots sur le couple présidentiel. Des rumeurs, pour combattre une rumeur...A croire que Nicolas Sarkozy, qui se comporte en écorché vif dès qu'il s'agit de sa vie privée ou familiale, n'a toujours pas tiré les conséquences de ses maladresses dans l'affaire Clearstream et dans celle de l'Epad, qui le firent accuser sans preuve Dominique de Villepin et défendre sans recul son fils Jean. Pour les Français, pris à témoin de préoccupations présidentielles d'ordre privé, l'effet ne peut être que désastreux.

C'est bien l'extrême vulnérabilité du pouvoir qui se lit dans cette affaire Dati, qui relèverait donc d'un complot digne d'une affaire d'Etat. Or ce manque de sang froid de l'exécutif est préoccupant, quand il s'avoue déstabilisé par des commérages pourtant volontairement ignorés par la presse française. Rachida Dati a d'ailleurs eu la réponse qu'il convenait d'avoir, ce matin face à Jean-Michel Aphatie sur RTL, en refusant de croire le président de la République à l'origine de cet affolement et de ces calomnies. "Je fais la différence entre l'entourage du président de la République et le président de la République lui-même", a-t-elle habilement expliqué. A noter que l'ancien Garde des sceaux a également évité le piège de sa propre victimisation, au contraire de ce que suggérait dès dimanche le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, en rappelant le prénom de Rachida à ses origines. Dati, victime de racisme? Les antiracistes, ces pompiers pyromanes, semblent prêts à en être convaincus.

1 commentaire:

Théo2toulouse a dit…

Pendant que les journalistes enfûment le bon peuple en dissertant sur les activités réelles ou supposées de la quéquette de DSK N°2, le pays s'enfonce chaque jour un peu plus vers l'effondrement final. CPEF.