vendredi, août 27, 2010

Diane de Poitiers (Ivan Cloulas)

Diane était une grande dame. Fidèle à son époux de quarante-sept ans plus âgé, elle profite de son veuvage pour séduire le prince Henri, futur Henri II, de dix-sept ans plus jeune qu'elle.

Même, si, de l'avis unanime, Diane était superbe, une foule de tableaux et de sculptures en témoigne, la durée (elle a tenu jusqu'à la mort du roi) de cette liaison quasi-exclusive s'explique par autre chose que l'attirance physique : Diane était une conseillère très écoutée et très habile.

Elle fit quelques erreurs. Aujourd'hui, on lui reprocherait d'avoir été dans le camp des persécuteurs des protestants, mais c'est notre vision contemporaine, toujours angélique, moralisatrice et apolitique. Dans le contexte de l'époque, une telle position se comprend.

Elle nous laisse Chenonceau et Anet.

Anet fut en grande partie détruit lors de notre glorieuse révolution (vous savez, cet ineffable progrès du genre humain), utilisé comme carrière, mais ce qu'il en reste permet de se faire une idée.

A noter : le tombeau de Diane a été saccagé lors de notre glorieuse révolution (vous savez, cet ineffable progrès du genre humain) et ses restes jetés à la fosse commune. Grâce à un peu de chance et à une fracture caractéristique, ses ossements ont pu y être identifiés et ils ont été remis ce printemps à leur juste place, dans l'église d'Anet, au cours d'une émouvante cérémonie. Je suis heureux de pouvoir écrire qu'il y a encore quelques Français fidèles et respectueux.

1 commentaire:

Obsédé Textuel a dit…

Voici un travail d'une grande intelligence que d'avoir retrouvé et honoré cette grande dame.

Et il y a tant de femmes de grand talent qui ont su influencer les évènements et bien irriguer notre Histoire de leurs talents !

Les reconnaitre c'est encore mieux que le féminisme.