jeudi, mars 15, 2012

Foch (JC Notin)

Visiblement, le biographe n'est pas amoureux de son sujet. Il n'y a peut-être pas de raisons de l'être.

Vous connaissez la blague : «Quelle est la différence entre un polytechnicien et un train ? Le train, quand il déraille, il s'arrête».

Le polytechnicien et théoricien Foch illustre cette maxime à merveille : quand la réalité lui donne tort, c'est la réalité qui est fautive. Mais il garde un vieux fond de bon sens faisant qu'il finit tout de même par arrêter les conneries, mais au prix, à chaque fois de quelques dizaines de milliers de morts évitables.

Piètre tacticien, stratège contestable, il a cependant une particularité qui a fait son destin : avant tous les autres et mieux qu'eux, il a compris l'importance des relations inter-alliées et a entrepris dès 1914 un travail de longue haleine pour les entretenir.

Finalement, il s'est montré à son meilleur quand il a perdu, quand ses avis n'ont plus été écoutés : après la guerre. Ses prédictions sur les mauvaises conséquences d'une mauvaise paix sont tombées très juste.

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