jeudi, mars 22, 2012

Toulouse-Montauban : pour la séparation pacifique

Certains, sous la bannière "Pas d'amalgame", nous expliquent qu'il faut voir dans les attentats de Toulouse et de Montauban un acte isolé et non pas un acte d'une guerre plus globale.

1) C'est factuellement faux : cet acte n'est en rien isolé (le tueur n'est pas isolé, puisqu'il a été aidé par sa famille) et répond au contraire à un schéma maintes fois répété. La personnalité du tueur n'est pas non plus exceptionnelle : le délinquant précoce qui trouve dans la ré-islamisation en prison une rédemption ainsi qu'une justification de sa haine de notre société, c'est d'un commun ...

2) Surtout, tactiquement : vous êtes une nébuleuse non-étatique (bien que soutenue par des Etats ou des entités para-étatiques), vous voulez vous attaquer à une autre nébuleuse que vous considérez comme l'Empire du mal. Celle-ci est matériellement puissante, certaines de ses composantes ont même la bombe atomique. Comment faites vous ? La réponse est évidente : vous harcelez pour susciter des tensions internes, grâce à des attentats, par l'intermédiaire d'individus "isolés" n'appartenant à aucune organisation identifiable susceptible de subir des représailles. L'assassinat d'enfants est dégueulasse mais c'est dans la logique d'attaquer là où nous sommes les plus vulnérables.

Le recteur de la mosquée de Paris a fait une réflexion intéressante : 99 % de la communauté musulmane ne pose pas de problèmes, dit-il. Certes. Mais le 1 % qui reste ?

3) Pour ma part, je pense qu'il accepter ce combat (c'est-à-dire cesser de le nier) et en tirer les conséquences.

La stratégie chez nous : diminuer les frictions, donc zéro immigration. En effet, le moteur du ressentiment, c'est la confrontation explosive entre la modernité et l'islam, supprimons cette confrontation autant que possible dans nos pays et le moteur du terrorisme islamiste s'arrête.

Notre stratégie dans les pays musulmans : ne pas nous en mêler. Le soutien de tel ou tel gouvernement occidental peut être momentanément bénéfique pour des dirigeants musulmans, mais, à long terme, cela installe l'image de la marionette de l'étranger honni.

L'idée de fond : chacun chez soi et les veaux seront bien gardés.

Bien sûr, nous avons des connections, notamment économiques, mais il faut les réduire au minimum (ce qui implique par exemple de diversifier nos sources d'hydrocarbures).

Certains s'interrogent pour savoir si l'islam est compatible avec la modernité. Je n'en sais fichtre rien, mais faisons que cela soit uniquement le problème des musulmans et non pas le nôtre.

Comprenez moi bien : la stratégie que je décris là n'est pas facile. Car elle commence d'abord dans les têtes : ce sont des années de bourrage de crâne sur le "village mondial", l'Humanité, les joies du métissage, etc. qu'il faut remettre en cause.

Je pense qu'il est encore possible de s'en sortir relativement pacifiquement, mais le temps presse.

Aucun commentaire: