dimanche, mai 19, 2019

Rougeyron, c'est intéressont










1) Notamment, je suis turlupiné par son passage sur le libéral-conservatisme qui ne peut pas être français.

En effet, si on me demande ce que je suis politiquement, je réponds « libéral conservateur ». Mais, depuis les Gilets jaunes, j'ai de plus en plus de doutes. J'ai vu de prétendus libéraux-conservateurs appeler hystériquement à taper sur le peuple façon Flaubert.

Pour moi, un libéral conservateur aujourd'hui, c'est un crétin qui va se faire baiser par Bellamy comme il s'est fait baiser par Sarkozy.

Sarko, j'ai donné une fois et demi (en 2007, j'y croyais à moitié. En 2012, c'est juste que je ne pouvais pas blairer Hollande - je ne me souviens plus bien, je ne suis même pas sûr de ne pas m'être abstenu. C'est dire si j'étais à fond).

Mais bon, se faire baiser à répétition, ce n'est plus un viol, c'est qu'on aime ça.

Bref, libéral-conservateur, c'est peut-être un autre manière d'être européiste et mondialiste, non par enthousiasme comme les macronistes, mais par désespoir.

Je suis de plus en plus sur la ligne gaulliste : « Le seul vrai révolutionnaire, c'est moi ». La révolution aujourd'hui, c'est d'être nationaliste.

2) Je partage ses doutes sur Salvini, qui tarde à concrétiser son opposition à l'UE au-delà des gesticulations, au point que j'en viens à m'interroger, et son admiration de Farage (2ème partie Grand entretien à partir de 15'). Depuis les débuts de ces affaires de Brexit, malgré les déceptions qui s'accumulent, je fais toujours, envers et contre tout, confiance aux Anglais pur se libérer.

3) PYR répond (2ème partie, 28') à la question qui me hante. Pourquoi la bourgeoisie française ne cesse-t-elle de trahir (1815, 1870, 1940, 1992, 2007, 2017) ?

4) Je suis d'accord avec lui (2ème partie, 35') que la société civile est le faux-nez du féodalisme. L'Etat est l'armature de la France. L'Etat, pas l'administration, pas la bureaucratie. Quelle est la différence ? L'Etat, c'est le pouvoir politique qui décide et l'administration qui exécute, dans l'intérêt de la France. L'idéal étant le duo Louis XIII et Richelieu.

Bonus

Polony n'atomise pas Bellamy, mais elle met bien en évidence qu'il est l'imposture symétrique de Macron (JY Le Gallou : Bellamy parle comme Orban mais votera comme Soros) :



Nota

PYR y fait allusion. Si vous ne connaissez pas Albert Roche : cultivateur, puis cantonnier, il est le soldat le plus décoré de la guerre de 14.

Régulièrement en première ligne, il se retrouve un jour être le seul survivant de sa position, une tranchée au Sudel en Alsace, tous ses camarades ayant été tués. Il positionne alors tous les fusils des morts avec lesquels il tire alternativement faisant croire à l’ennemi à la résistance d’une garnison, mettant ceux-ci en déroute.

Il a fait 1 180 prisonniers à lui tout seul ! La dernière de ses huit citations suffit :

Chasseur dont la bravoure est légendaire au bataillon. Fait preuve, dans les circonstances les plus difficiles d'un mépris absolu du danger ; conserve un calme absolu aux moments les plus critiques, donne à ses camarades l'exemple de l'entrain, exalte leur courage, est pour ses chefs un auxiliaire précieux. Pendant les opérations du 31 août 1918, a réussi comme agent de liaison à transmettre à toutes les sections de sa compagnie les ordres du commandant, n'hésitant devant aucun danger, triomphant des difficultés de toutes sortes, montrant un rare esprits de décision, une conscience au dessus de tout éloge. Médaillé militaire pour faits de guerre (sept citations).

Face à ce Super-Dupont, Captain America peut effectivement aller se rhabiller.



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