mardi, août 20, 2019

Politique : comment savoir qui a raison ? Comment faire passer la bonne politique ?

Je suis en train de lire The collapse of the third republic, de William Shirer, dont je vous ai déjà parlé.

C'est rageant : des hommes voient les dangers, les vrais, tels que la suite de l'histoire les révèlera et proposent des solutions pas idiotes mais ne sont pas écoutés, ou peu, dans le brouhaha des analyses et des propositions contradictoires.

Ils arrivent que certains soient à la fois dans l'erreur grave et dans la bonne analyse. C'est le cas de Winston Churchill : il a reconnu lui-même que son refus de dévaluer et son retour à l'étalon-or, en tant que Chancelier de l'Echiquier, étaient une faute gravissime et comptent parmi les causes majeures de la seconde guerre mondiale. En même temps, il a eu parfaitement raison, presque tout seul, à propos de l'Allemagne et de Hitler.

Or, le retour à l'étalon-or de Churchill est pour moi du même acabit qu'aujourd'hui le rafistolage permanent de l'Euro : une faute lourde à cause du refus de solder les comptes d'une politique qui a échoué. Les psycho-rigides veulent maintenir l'illusion. Ils refusent de renoncer à l'idée qui a fait leur carrière et leur fortune. Ils ne veulent pas se résoudre à prendre nos pertes : oui, si la Grande-Bretagne avait été forte, elle aurait pu retourner à l'étalon-or. Oui, si la fédération européenne était une bonne idée, il faudrait garder l'Euro. Mais la Grande-Bretagne n'était plus forte et la fédération européenne se révèle une mauvaise idée.

L'idée européiste de monnaie unique, on pouvait éventuellement y croire (après tout, j'ai voté pour, une erreur de jeunesse, avant que de m'en repentir). En tout cas, on essayé. Maintenant, il faut démonter l'édifice mal branlé et passer à autre chose.

Ma politique est simple : transformer l'Euro en monnaie commune en réintroduisant les monnaies nationales, faire banqueroute sur les dettes, arrêter l'immigration et remettre de l'autorité et de la transmission dans la vie (école, famille, justice). Les suites immédiates seraient terribles, mais ce n'est pas ma politique qui en serait la cause, ce serait les longues années de politique folle qu'il s'agit de solder.

Avant que d'en arriver là, se pose une question incontournable : comment faire passer cette politique de salut public qui fait peur (et je comprends bien pourquoi) ?

Arrivé à ce point, la lecture de Shirer pousse au désespoir. La bonne volonté et l'intelligence ne suffisent pas. Le caractère non plus. Il faut que tout cela soit réuni dans le même homme et qu'en plus il soit au bon endroit, au bon moment, avec les bons appuis.

Tardieu manque d'habileté, Daladier de caractère, Reynaud de conviction. Il y a bien un homme possédant toutes ces qualités. Mais Charles De Gaulle végète dans un poste subalterne.

Bref, pas riant, l'avenir.

Certes, tout n'est pas perdu :


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