jeudi, avril 09, 2020

Encore un article assassin de JD Michel

Le Pr Raoult, les HUG, le gratte-papier et le nom de la rose...

Visiblement, en Suisse, ça se passe guère mieux qu'en France :

*************
Extraordinaire réalisation de la prophétie-constat de feu Umberto Ecco sur notre époque :

"Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, avant, ne parlaient qu'au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. C'est l'invasion des imbéciles."

[…]

Nous assistons donc un peu effarés à ce que décrivait Umberto Ecco : des ignorants et des petits chefs qui interviennent à tort et à travers pour jeter l'anathème sur ce qu'avancent du sommet de leur expérience et de leurs compétences les meilleurs spécialistes dans leur domaine.

Le pire étant que ce genre d'ineptie semble se dérouler aujourd'hui dans la plus parfaite indifférence, comme si personne ne pouvait plus concevoir que cela puisse poser problème.

Nous assistons conjointement à une prise de pouvoir de la part des autorités sanitaires qu'il faudra vigoureusement questionner dans l'après-coup. Certes, la situation d'épidémie s'accompagne assez logiquement de l'attribution temporaire de pouvoirs accrus aux responsables des départements de la santé et des hôpitaux.

Mais les poussées d'autoritarisme des petits chefs, les violations répétées du droit des médecins-généralistes, tout comme la violation du droit des patients à recevoir le meilleur traitement quand ils en ont besoin sont devenues carrément scandaleuses. Nous sommes en pleine dérive abusive, il faudra sérieusement s'en expliquer.

[…]

Alors que la menace épidémique est identifiée comme un risque sanitaire majeur depuis plus de vingt ans (et que nous avons eu plusieurs alertes successives au cours de cette période), nos autorités ont fait preuve d'une impréparation sidérante.

Elles ont pris à peu près toutes les décisions opposées à ce qu'il convient de faire en cas d'épidémie infectieuse.

Les meilleures pratiques en la matière se résument assez simplement à quatre grands axes :
  • dépister le plus largement possible ;
  • confiner les personnes infectées et les personnes à risque ;
  • traiter (avec l'hydroxychloroquine et l'azithromycine bien sûr) les personnes Covid+ à risque de développer des complications ;
  • instaurer enfin une distanciation sociale et recommander le port du masque en public.

Seule une demie parmi ces quatre mesures requises a été prise en Suisse (si vous avez répondu qu'il s'agissait de la distanciation sociale vous avez vu juste !)

La médiocrité de cette réponse (avec un score d'un demi sur quatre, on n'est pas exactement à la note "suffisant") a ensuite généré un merdier collectif sans nom ('scuse my french).

[…]

Je suis désolé de le rappeler encore, mais Méditerranée-Infection est un centre de compétences en infectiologie sans équivalent en Europe. C'est l'équivalent d'un prix Nobel dans leur domaine : ils ont identifié des virus et bactéries inconnus jusque là ; découvert de nouvelles familles de virus ; suivi de près toutes les épidémies au cours de 20 dernières années ; mis au point des traitements qui figurent désormais dans tous les traités d'infectiologie ; travaillé avec les Chinois sur les épidémies émergentes ; accumulé une expérience sans équivalents avec des remèdes comme l'hydroxychloroquine, notamment dans le cadre de nouvelle indications (contre les bactéries intracellulaires en particulier.)

Bref, le top mondial de l'infectiologie et de micro-biologie.

Et ce sont des petits bras de troisième zone comme le panel de spécialistes des HUG ou le médecin cantonal qui viennent de leur haute science expliquer à ces prix Nobel qu'ils ne savent décidément faire ni de la médecine ni de la recherche ! Mesure-t-on la cuistrerie et l'outrecuidance de cette attitude, là où on attendrait un minimum d'humilité ou au moins de respect ?!
*************

Et, pendant ce temps, en France :







Aucun commentaire: