samedi, octobre 17, 2020

Un sentiment de décapitation (gaslight)

J'aime beaucoup Ingrid Bergman. J'ai plusieurs fois hésité à la demander en mariage.

Dans le film Gaslight (le premier Oscar d'Ingrid Bergman), de 1944, son mari, qui est en réalité un criminel, essaie de la rendre folle en niant ses perceptions. Par exemple, il lui fait des cadeaux qu'il lui vole ensuite pour lui faire croire qu'elle les a égarés. Le KGB et la Stasi faisaient de même avec les dissidents : ils entraient chez eux en leur absence et volaient, ou simplement déplaçaient, des objets.

Le titre du film vient du fait que le mari nie que l'éclairage au gaz diminue alors que c'est lui-même qui le baisse. Ce film a donné en anglais l'expression « gaslighting » pour désigner le comportement manipulateur des pervers narcissiques.

Pas la peine que je fasse beaucoup appel à votre imagination pour comprendre combien le procédé est déstabilisant.

Or c'est exactement ce que font les gouvernements français depuis 40 ans, nier nos perceptions, quand ils nous expliquent que l'immigration est une chance pour la France, que l'islam n'est pas terroriste ou que l'insécurité est juste un sentiment, pas une réalité. C'est, évidemment, au sens propre, nous prendre pour des cons. Mais c'est plus que cela : c'est l'effort de manipulateurs chevronnés pour nous rendre fous et donc vulnérables.

Heureusement, je ne suis pas le seul à le penser, puisqu'Alain Finkielkraut a dit un jour que les gouvernements occidentaux faisaient des efforts pour rendre leurs populations folles.

Soyez en conscients. Soyez conscients que vous n'êtes pas fous mais qu'on essaie de vous rendre fous en niant vos perceptions. Nos gouvernements essaient de nous gaslighter.

Ce touit est si peu parodique :

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