samedi, mars 23, 2019

Entre escrocs ...


Bien évidemment, comme d'habitude, l'extrême-gauche est l'allié objectif de la pire bourgeoisie d'argent.

Les Blacks blocks sont des escrocs au même titre que les macroniens car ils mentent sur ce qu'ils sont (d'un coté, des êtres vides qui s'amusent de violence ; de l'autre, des apatrides égoïstes).

Mathieu Bock-Côté: «Aux racines de la violence d'ultra-gauche»


Mathieu Bock-Côté


CHRONIQUE - Une société qui prend peur devant une bande de fanatiques encagoulés fantasmant sur une utopie anarcho-communiste révèle par effet de contraste sa dévitalisation.
Il ne sert à rien de critiquer le mouvement des «gilets jaunes» sans rappeler que la révolte des débuts, indéniablement légitime, n'a rien à voir avec la poussée émeutière de samedi dernier. Certes, une frange des premiers insurgés s'est radicalisée et ne sait plus trop comment s'arrêter. Plus encore, une crise qui s'éternise, quelle qu'en soit l'origine, favorise la remontée à la surface de la lie de la société. Les pulsions nihilistes se désinhibent. Les personnalités extrêmes, généralement écartées de la vie sociale, croient leur chance arrivée. Si on parle encore des «gilets jaunes» aujourd'hui, c'est essentiellement parce qu'une minorité militante entretenant un rapport décomplexé à la violence est parvenue à détourner la révolte à son avantage.
La possibilité de la violence est inscrite dans les replis intimes de la nature humaine, et à toutes les époques, elle a séduit une petite minorité qui croit s'accomplir à travers elle. Si la société démocratique parvient généralement à censurer la violence en apaisant les passions, elle n'y parvient jamais complètement. Comme l'avait noté Roger Caillois, c'est dans sa nature même de susciter la révolte des personnalités qui recherchent l'exaltation dans la vie publique, à la manière d'aventure romantique. Bien des jeunes hommes sont portés à ne voir dans la délibération démocratique qu'un vain bavardage et ne rêvent que d'action révolutionnaire. Ce sont alors les sectes politiques, idéologiques et religieuses qui les attirent, et même, qui parviennent à les hypnotiser.

«L'ultra-gauche se présente ainsi comme une aristocratie militante, qui prétend paradoxalement se battre pour une société absolument égalitaire»


Une civilisation qui refoule le désir de violence et d'aventure sans parvenir à le canaliser vers des institutions servant le bien commun le verra se retourner contre elle. L'histoire nous le confirme, il arrive qu'une idéologie parvienne à s'approprier cette pulsion, comme on l'a vu à l'époque du fascisme. C'est l'ultra-gauche qui canalise aujourd'hui cette violence en Occident. Bien des conversions à l'islamisme relèvent aussi probablement de cette quête d'une existence héroïque accouplée avec une aspiration explicitement sacrificielle. L'ultra-gauche se présente ainsi comme une aristocratie militante, qui prétend paradoxalement se battre pour une société absolument égalitaire.
Ses militants se croient illuminés par une vérité révolutionnaire révélée : derrière les apparences de l'ordre légal se cacherait une société fondamentalement indésirable. Un autre monde est possible à condition de mettre le feu au nôtre. À tout le moins, il faudrait jeter à terre son décor institutionnel pour qu'enfin se dévoilent les intérêts qui s'y affrontent, et que les dominants comme les dominés se voient pour ce qu'ils sont, sans fard idéologique. Mais ce grand dévoilement ne sera possible, jugent les militants d'ultra-gauche, qu'en poussant à leurs extrêmes les grandes contradictions sociales, pour qu'advienne une situation insurrectionnelle où la possibilité du compromis disparaîtra. C'est en allant jusqu'au bord du gouffre qu'on liquidera pour de bon l'illusion réformiste.
Concrètement, il s'agit de créer une situation révolutionnaire évacuant les modérés de la scène publique pour mettre en scène un combat à finir entre l'ultra-gauche insurgée, qui s'imagine réveiller les classes populaires et autres dominés de leur sommeil politique par une violence spectaculaire, et les forces de l'ordre, ramenées au statut de gardiennes d'un système avantageant exclusivement les bourgeois et les banquiers. Cette montée aux extrêmes est théorisée à la manière d'une lutte finale entre le fascisme et l'antifascisme, où tout est permis. L'ultra-gauche conteste le monopole de la violence légitime de l'État, qu'elle réclame désormais pour elle seule.

Stratégie du coucou

Mais l'ultra-gauche n'a pas les moyens politiques de ses ambitions théoriques. Pour arriver à ses fins, elle entend donc profiter des crises qu'elle ne saurait provoquer. C'est ce que nous rappelle Éric Delbecque dans son excellent ouvrage Les Ingouvernables (Grasset) en disant des black blocs qu'ils pratiquent la stratégie du coucou, consistant à faire son nid dans un mouvement social pour le détourner à leur avantage. Ils guettent alors les crises sociales dans l'espoir de les détourner et de les enflammer.
Il faut savoir tenir tête à l'ultra-gauche. Une société qui prend peur devant une bande de fanatiques encagoulés fantasmant sur une utopie anarcho-communiste révèle par effet de contraste sa dévitalisation. Mais quand pour restaurer son autorité perdue et en finir avec sa réputation humiliée, l'État mise sur une répression démesurée, presque vengeresse, seulement rendue nécessaire par sa faiblesse d'hier, qui a laissé dégénérer la situation, il risque d'enfoncer la société dans une crise encore plus grave. Rien n'est moins simple que de restaurer l'ordre dans une société où la tentation du chaos est sortie des marges et qui sent bien que bientôt encore, elle pourrait se faire sentir, sous un visage ou un autre.












vendredi, mars 22, 2019

Un gouvernement d'infamie

Depuis le début de la révolte des Gilets jaunes, le gouvernement joue le pourrissement, la provocation et la répression, avec la complicité, à leur honte éternelle, de tout ce que la France compte d'institutions. Jamais le gouvernement n'a cherché honnêtement de solution.

Nous franchissons une étape. Voilà que ce gouvernement d'infamie claironne qu'il va dégager des effectifs de policiers en confiant plus de gardes statiques aux militaires.

C'est clairement de la provocation, c'est faire entrer l'armée dans le cercle infamant de ceux qui répriment les Gilets jaunes. On voudrait discréditer l'armée qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Si le gouvernement avait été de bonne foi, il aurait fait la même chose dans la discrétion, justement pour ne pas provoquer.

Rappelons (certains semblent l'avoir oublié) que le rôle d'un gouvernement démocratique n'est pas de jeter de l'huile sur le feu (en revanche, quand on veut justifier une dictature, ça se comprend).

Les imbéciles de service en rajoutent une couche pour que ce soit clair pour tous :








Le général Tartempion a beau être gouverneur militaire de Paris, c'est un con double crème (comme le fait remarquer un commentateur, c'est une grande tradition des militaires de se montrer courageux vis-à-vis des politiques une fois à la retraite).

Car, si on suivait cet Australopithèque étoilé, on arriverait à ce paradoxe pas du tout amusant que les militaires de  Sentinelle n'ont pas tiré sur les terroristes du Bataclan  (déjà sur l'ordre du gouverneur militaire de Paris, le poste doit être réservé aux Ostrogoths) et tireraient sur des casseurs, qui, quoi qu'on en pense, ne sont pas des ennemis de la France au même titre les terroristes musulmans.

[J'apprends, avec stupéfaction, que le général Ducon, qui propose de tirer sur les Gilets jaunes est le même connard qui a refusé de tirer sur les terroristes du Bataclan, il n'a pas changé de poste. Alors que dans un pays encore sain d'esprit, il aurait été fusillé ou, au minimum, nommé fonctionnaire de catégorie C à Saint Louis du Maroni avec effet immédiat.

Comment voulez-vous que le pays fonctionne quand des fautes aussi énormes ne sont pas sanctionnées (je rappelle la stupéfaction irritée de la commission d'enquête parlementaire entendant le témoignage de ce minable bureaucrate) ?

Si les rois de France et les républicains d'antan avaient procédé ainsi, nous serions encore dans une hutte à éplucher les glands. Quant à envisager que cet olibrius galonné présente spontanément sa démission, faut pas rêver, ce n'est pas comme si ces gens-là avaient le sens de l'honneur.

La personne de cet imbécile m'indiffère, les couloirs des ministères en sont pleins, on n'est pas en rupture de stock. On marche dedans du pied droit et ça porte bonheur. Mais le principe d'irresponsabilité me choque].

Rappelons qu'en cas de rencontre violente entre les militaires et les casseurs, il y a trois possibilités et pas une de plus :

1) les militaires se laissent tabasser, voire voler leur arme.

2) les militaires se carapatent suivant la célèbre tactique du lièvre armé (François 1er en parlait déjà en son temps).

3) les militaires tirent, en l'air ou dans le tas.

Dans les 3 cas, cela nous promet de somptueuses images à la gloire des armes de la France.

Le pire n'est jamais sûr, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que le gouvernement et les laquais qui lui obéissent auront fait ce qu'ils pouvaient pour qu'il survienne.

La solution ? La démission de Macron.



jeudi, mars 21, 2019

Amusons nous avec Touitteur





Le "Sénégalais" est un naturalisé italien. Ce qui relance en Italie le débat sur la facilité excessive de la naturalisation (acquérir la nationalité japonaise est quasi-impossible et il ne me semble pas que la Japon en souffre, bien au contraire).

La bonne politique

Réprimer les casseurs et répondre aux Gilets jaunes.

Hélas, le gouvernement fait l’inverse : il laisse faire les casseurs et réprime les Gilets jaunes sans aucune réponse politique.

C’est l’absence de réponse politique qui rend la répression illégitime, ce qui l’apparente à une répression dictatoriale.

A qui réfléchit, la réponse aux GJ n’est pas le RIC ou quelque innovation politique, mais tout simplement, un changement de politique. Et comme le gouvernement ne veut pas changer de politique et ne veut pas non plus se représenter devant le peuple, il est obligé de réprimer.

D'opprimer.

Une synthèse navrante mais vraie :

Comment le système a récupéré les gilets jaunes

Nous devons continuer le combat, en étant plus intelligents et résolus que nos ennemis.

Article de Jacques Sapir sur la déférence (il est gentil de ne pas écrire « servilité ») des intellectuels français vis-à-vis d'Emmanuel Macron :

Un dîner en ville ...

mercredi, mars 20, 2019

Petite check-list macronienne

Check-list dictature :



Monopole du pouvoir

OK
Lois liberticides

OK
Pseudo-oppositions organisées ou achetées par le pouvoir

OK
Présidence à vie

On y travaille
Police et justice à la botte

OK
Médias serviles

OK
Intellectuels organiques

OK
Coupure avec le peuple

OK
Censure

OK
Interdit professionnel

OK
Fiscalité confiscatoire et fisc inquisiteur

OK
Intrusion dans les vies privées

OK
Propagande scolaire

OK
Violences policières

OK
L’armée est utilisée pour le maintien de l’ordre
OK
Mutilations d’opposants

OK
Mise sur écoute des opposants

OK
Arrestations préventives

OK
Interdictions de manifester

OK
Confiscation des biens des opposants

On y travaille
Culpabilité collective

On y travaille
Bannissement / Déportation

Non
Assassinats sporadiques d’opposants

Non
Assassinats de masse d’opposants


Non


Macron a encore quelques efforts à faire. Mais il réalise déjà un score pas ridicule du tout sur l'échelle Maduro-Castro. Avec de la persévérance, ça devrait être bon.


Le confort du choix binaire

Nous sommes dans une période politique difficile et ça ne va pas s’arranger. Mais, comme souvent, quand la situation est grave, les choix moraux deviennent plus faciles.

Les enjeux se clarifient. Il y a ceux qui veulent trancher dans le vif et ceux qui veulent laisser la situation pourrir.

Le choix primaire d’aujourd’hui est simple : pour ou contre les Gilets jaunes ?

Après, on peut discuter, comment ? Pourquoi ? Dans quel but ? Avec qui ? Etc … Mais c’est secondaire.

Il y a d’abord l’instinct.

Comme Flaubert qui vomissait les bourgeois mais soutient, mort de trouille, le parti bourgeois et fulmine qu’il faut tuer le plus possible de Communards, la crise des Gilets jaunes révèle la vérité des êtres et, à cette lumière, beaucoup d’altiers et de fiérots paraissent bien minables.

J’ai eu, certes, plus de mauvaises surprises que de bonnes. Mais je me console en ayant été agréablement étonné par certains. Et beaucoup ont été égaux à eux-mêmes, ce qui n’est pas souvent un compliment.

Pourquoi, comme la Commune, la crise des Gilets jaunes est-elle révélatrice ? Parce qu’elle est profonde et mobilise des valeurs fondamentales sans qu’il soit aisé de jouer la comédie. Suis-je altruiste ou égoïste ? Suis-je empathique ou insensible ? Suis-je idéaliste ou matérialiste ? Long terme ou court terme ? Patriote ou individualiste ?

Il est difficile de jouer la comédie parce que le choix n’est pas pur (les Gilets jaunes ne sont pas des saints) mais qu’il faut quand même trancher, puisque refuser de trancher, c’est faire le jeu du pouvoir et donc prendre position malgré tout.

Et l'image que de nos contemporains que cette épreuve dessine est loin de me réjouir.


mardi, mars 19, 2019

Couillu, le mec : il se lance dans un concours de connerie liberticide avec Castaner. Il connaît pas Raoul ...




Ça fait un concours d’atteinte aux libertés politiques avec le gouvernement et ça se prétend dans l’opposition ?

Et après, les mêmes s’interrogeront la bouche en cœur, en s’inquiétant de « la crise de la démocratie » ?

On se fout vraiment de notre gueule. (enfin … paraît qu’il y en a qui aiment ça).

Rappel : la démocratie, c’est changer régulièrement de gouvernement et de politique (ou en avoir la réelle possibilité). Le reste, les votes, les modes de scrutin, cela vient en second.

A partir du moment où la pseudo-opposition dit la même chose que le gouvernement, voire pire, il n’y a plus de démocratie. LFI et RN qui, vu le mode de scrutin, n’ont aucune chance d’accéder au pouvoir, sont aussi des pseudo-oppositions.

Organiser ou laisser vivre des pseudo-oppositions, c’est un classique des dictatures (contre Bouteflika, il y a 10 candidats).

Donc, la France n’est plus une démocratie (en gros, depuis que le RPR Pasqua qui s’opposait à l’européisme, à l'immigration et au multiculturalisme, a été supplanté par le RPR Chirac/Juppé, qui était d’accord sur tout avec l’UDF et le PS. Le bouquet de cette anti-démocratie, c’est le re-vote en 2007 par le gouvernement Sarkozy du « non » des Français en 2005. Vous voyez, je ne mets pas tout sur le dos de Macron, qui n’est que le bout d’un long et navrant processus).

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?


lundi, mars 18, 2019

Z comme Zéro (2)

Xavier Raufer est plus factuel, plus technique et, au fond, plus saignant que moi (ne tenez pas contre du titre lénifiant des sans-couilles d'Atlantico) :

Raufer dans Atlantico sur le maintien de l'ordre et les GJs

Soyons clairs : il ne faut pas de grosses lunettes pour lire entre les lignes que Raufer dit que Macron laisse délibérément pourrir les manifestations de Gilets jaunes, comme tous les bons dictateurs.

Macron et Castaner sont prodigieux : ils arguent des troubles, qu'ils ont eux-mêmes laissés faire, pour limoger les responsables policiers qui leur déplaisent.

dimanche, mars 17, 2019

Z comme Zéro

Je suis tombé sur ça :


Slogan qui signe le Gilet jaune des ronds-points comme l'addiction au pâté de porc Hénaff signe le musulman pratiquant.

N'importe qui doté d'un minimum d'intelligence et de culture politique (mais ça devient de plus en plus rare) a bien compris d'où vient la prétendue « violence des Gilets jaunes ».

C'est un mélange de provocations policières (il y a quelques videos de policiers cassant, rien de nouveau : ça se faisait dans les manifestations des années 70), de violences des gauchistes blacks blocks, qui, sociologiquement et politiquement, n'ont rien à voir avec les Gilets jaunes, et qu'on laisse sciemment dégénérer (quelques témoignages de CRS qui ont l'ordre de ne pas intervenir) et d'authentiques Gilets jaunes qui se joignent à la castagne parce qu'ils sont cons et que c'est rigolo de casser.

Dans une démocratie, le pouvoir est responsable de toutes les violences, car il a charge de protéger tout le monde lors d'une manifestation, y compris les opposants, y compris les passants. Et les moyens existent. On en revient au départ : s'ils ne sont pas mis en oeuvre, c'est par volonté délibérée de provocation.

Pourrir les manifestations d'opposants est un classique des dictatures.

La provocation du pouvoir est d'ailleurs le sujet du film Z, sorti en 1969, 8 ans avant la naissance d'Emmanuel Macron (comme quoi, ici comme ailleurs, cet abruti n'a vraiment rien inventé). Un petit extrait du l'article Wikipedia, juste pour vous rassurer, puisqu'il n'a aucune résonance macronienne :

Le sujet du film est le passage de la démocratie à un régime autoritaire de type dictatorial, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.

Notons (pour finir de vous rassurer) que le pouvoir des colonels s'est servi du bordel qu'il avait lui-même créé comme prétexte à établir la dictature en Grèce de 1967 à 1974 (mais, comme beaucoup de dictatures de droite, et contrairement aux dictatures de gauche - ce qu'est la dictature Macron, il a abandonné le pouvoir sans trop s'accrocher).

Il faut être très con ou de mauvaise foi (quand on est les deux à la fois, on est journaliste) pour ne pas le comprendre.

Bien sûr, je vais encore avoir des gens, parce qu'au fond c'est leur intérêt et que c'est leur seul moteur, qui vont me dire que j'exagère, que je me fais des films ... Laissons les cons où ils sont, ils retiennent l'histoire d'avancer mais c'est rare qu'ils la fassent (1830 ? 1848 ? 1871 ? Ce n'est même pas sûr qu'ils aient fait autre chose que ralentir de quelques mois ou années des mouvements inéluctables).

Les dictatures trouvent toujours des gens « raisonnables » pour soutenir que ce n'est pas une dictature et que, d'ailleurs, les mesures violentes sont nécessaires (sans même voir la contradiction entre les deux propositions). Sinon, il n'y aurait jamais de dictature.

Ces gens sont des zéros, qui riment avec salauds.

Au fond, tous les Français sont renvoyés à leur conscience avec une question : est-il admissible que des manifestations d'opposition politique fassent dans notre pays 214 blessures à la tête, 22 éborgnés, 5 mains arrachées et plus de 4 000 arrestations ?

Si vous répondez positivement, vous devriez vous interroger très sérieusement sur vos valeurs.



**************
Maintenant, les Gilets jaunes sont coincés : s'ils arrêtent de manifester pour ne pas donner prétexte à violences, ça arrange le pouvoir. S'ils manifestent, ils donnent l'occasion au pouvoir d'organiser les provocations et de rallier les abrutis du parti de l'ordre.

Le choix du pourrissement est un choix éminemment politique d'Emmanuel Macron. Avait-il d'ailleurs  vraiment le choix ? La seule vraie mesure susceptible de désamorcer cette crise est sa démission (revendication tout à fait légitime, vu les conditions de son élection). Le sacrifice par patriotisme, c'est pas trop le genre de la maison.

Les Gilets jaunes ont très bien commencé : les gilets et les ronds-points, c'était génial. Ils doivent de nouveau faire preuve d'autant d'imagination. pas facile. Mais bon, être moins con qu'un énarque, ce n'est pas insurmontable.





samedi, mars 16, 2019

Le déshonneur de la police (et du gouvernement)

Video d'un policier frappant un infirmier :





Le Fouquet's saccagé et incendié :




Comme la plupart de nos concitoyens n'ont plus aucune culture politique (ni autre, hélas), ils ignorent que pourrir les manifestations d'opposants est le B-A BA de la dictature.

Pour éviter ça, dans une démocratie, l'Etat est responsable de maîtriser toutes les violences, d'où qu'elles viennent. (c'est d'autant plus flagrant dans le cas du Fouquet's que, sur les videos disponibles, la police n'a pas l'air de faire de gros efforts de protéger cette brasserie). Donc l'Etat est responsable de cet incendie (et, comme d'habitude, les gauchistes sont les meilleurs remparts du pouvoir).

Mais, pour le comprendre, il faut autre chose que des neuneus.

Bref, les Gilets jaunes ont perdu la bataille médiatique, à court terme.



La science est-elle raciste ? Ou est-ce vraiment de la science ?



Critiquez cette video.



Police française : toujours la grande classe que le monde entier nous envie.


C'est dit par une policière qu'on peut supposer jalouse. La grande classe !

On notera quand même le vouvoiement, qui semble devenir rare.

Violences policières et Gilets jaunes : petit exemple de manipulation de l'opinion. La minoration, la symétrisation et le différé.

Il faut bien comprendre que, conformément aux préceptes d'Edward Bernays et de Walter Lippman, la manipulation des foules par les medias fait peu appel aux mensonges purs et durs. Bien sûr, il y en a, mais pas tant que ça.

Les techniques sont plus subtiles.

Le traitement des violences policières, la plupart du temps illégales et dignes d'une dictature,  lors des manifestations de Gilets jaunes, est un bon exemple.

Les journalistes ont eu trois types de réactions :

1) la minimisation. « C'est normal, c'est habituel : on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs, on ne fait pas de manifestation sans casser de manifestant ».

2) quand la minimisation devient difficile, on sort la symétrisation, le une minute pour Hitler, une minute pour les juifs. « Bon, d'accord, les policiers sont violents, mais il faut voir la violence des casseurs ».

Ces deux techniques sont foncièrement malhonnêtes car elles dissimulent sciemment un élément fondamental du problème : en tant que dépositaires de l'usage de la violence légale, les policiers et les gendarmes ont des devoirs particuliers dans l'usage de cette violence. Devoirs qu'ils n'ont absolument pas respectés, et ce de manière massive et à cause de choix politiques du pouvoir (réprimer violemment plutôt que répondre politiquement).

Sous-jacente à ces deux premières techniques, il y a une technique qui est permanente chez les journaliste de manipulation :  « Je choisis de quoi je parle (et de quoi je ne parle pas) de manière honteusement orientée ».

Et la troisième technique, la plus hypocrite :

3) le différé. On encense David Dufresne, l'infatigable compilateur de violences policières, mais quand il est trop tard, quand le sujet n'est plus brulant et n'intéresse plus, quand sa nocivité pour le pouvoir est désamorcée.

Cela permet aux connards de journalistes, qui sont en fait de purs laquais du pouvoir,  de se refaire une virginité : « Mais si, nous en avons parlé ». Oui, juste avec trois mois de retard et quand tout le monde s'en fout.

Comment éviter de se faire manipuler ainsi ?

1) être rigoureux, discipliné, refuser de se laisser emporter par la frénésie médiatique (échantillonner toujours au même rythme : j'ai une liste de sites que je consulte, une fois le matin, une fois le soir, et qui évolue très peu - j'ajoute ou je retire 2 ou 3 par an sur 20). Cette constance crée une familiarité : vous savez comment tel site va traiter telle information, et si vous êtes surpris, c'est peut-être l'indice de quelque chose d'intéressant.

2) être conscient que tout le monde cherche à manipuler tout le monde mais les medias « officiels », style BFM, Le Figaro et compagnie, sont malhonnêtes, orientés et, surtout, particulièrement vicieux (normal, ce sont des professionnels du mensonge/manipulation). Les manipulation et mensonges amateurs d'internet sont plus « premier degré ».

3) ne pas tomber dans le relativisme absolu. Oui, la Vérité existe, mais ce n'est pas une fille facile. Et elle ne jaillit que de la confrontation des points de vue. Si tout le monde dit la même chose, c'est qu'il y a une grosse entourloupe.

Robert Hersant, qui en a tout de même connus quelques uns, méprisait les journalistes. Les prostituées, elles, au moins, apportent des satisfactions au client.

Bon, enfin, des vrais mensonges, il y en a quand même :