lundi, novembre 18, 2019

Gilets Jaunes : préférer l'injustice au désordre ?

Pour ceux qui ont le courage de voir ce qu'ils voient, il est évident que :

1) le gouvernement a choisi la répression politique des Gilets Jaunes.

2) des policiers sadiques, du haut (1) en bas (2) de la hiérarchie, sont complètement hors de contrôle, sûrs de l'impunité, voire de la récompense.

Certains ont bien compris : Face aux Gilets jaunes, «une dictature se met en place», selon l’écrivain Philippe Pascot, qui charge Macron.

Mais, d'autres, à droite notamment, ferment les yeux, ne veulent pas comprendre.

J'ai entendu, lors d'une réunion de quartier, ces enculés de Pécresse et de Devedjian ironiser sur les Gilets Jaunes dans une sordide connivence avec les électeurs du département le plus riche de France. C'était écoeurant de mépris social.

Ils croient malin de ne pas voir. Ils se pensent supérieurement intelligents de préférer, selon le mot de Goethe,  « une injustice à un désordre ».

C'est une vision à très courte vue.

Préférer une injustice à un désordre ? Pourquoi pas ? Le monde est plein de mille petites injustices et on deviendrait fou à toutes les combattre. Mais, à force de trop tolérer, on finit par tout accepter. Alors, ce n'est plus une injustice que l'on tolère, mais l'injustice, au sens large, envahissante, effrayante, qui pourrit toute vie sociale.

La grande leçon de Péguy sur l'affaireDreyfus, c'est qu'une trop grande injustice devient en soi un désordre.

Mais allez expliquer ça à des bourgeois crispés sur leurs avoirs.

L'alternative qui se présente à nous n'est pas folichonne :

1) soit les Français désespèrent, à coup de télévision, de jeux videos et de psychotropes. Mais ce n'est pas le pays dans lequel j'ai envie de vivre (les urbains qui vivent dans leur bulle s'en foutent, des Français qui désespèrent).

2) soit les Français se révoltent et j'ai peur des violences qui suivront.

Aujourd'hui, nous lisons des condamnations ravageuses de l'étroitesse d'esprit de la bourgeoisie française des années 30 (et pas seulement vis-à-vis de la montée du nazisme) mais je ne doute pas que les historiens futurs condamnent avec une égale sévérité notre bourgeoisie des années 2000-2020.

Nous avons vraiment la droite la plus bête du monde : les Gilets Jaunes lui ouvrent un boulevard et ces cons font la fine bouche, par lâcheté, par pusillanimité, par bêtise. On imagine sans peine ce qu'un Johnson, un Trump, un Salvini, feraient des Gilets Jaunes.

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(1) : le préfet Lallement (le bien nommé) dans ses oeuvres : ici et .

(2)  : ici. Comprenez bien ce que signifie qu'un policier cherche (les témoignages de policiers sur la précision des LBDs ne laissent aucun doute : c'est délibéré) à éborgner un type qui discute. On n'est plus du tout dans le maintien de l'ordre. On est dans le terrorisme (au sens propre : on cherche à terroriser) vis-à-vis des opposants. C'est la même logique que les escadrons de la mort sud-américains, seul le degré de violence diffère. Et encore, mutiler, éborgner, ce n'est pas anodin. J'ai honte de la police française.

dimanche, novembre 17, 2019

Des méthodes qui fleurent bon la dictature.

Tous les lucides (pas les lucioles !) savent que le pouvoir macronien utilise les Black Blocks (qui sont des opposants de pacotille, complices objectifs) pour pourrir les manifestations des Gilets Jaunes et discréditer ses vrais opposants. Xavier Raufer a eu quelques fortes paroles sur le sujet.

Depuis un an que les Gilets Jaunes manifestent, cette réflexion me hante : pourrir les manifestations d'opposants, instrumentaliser l'appareil judiciaire (avec la complicité des juges), ce sont des méthodes de dictature, plus exactement, de tyrannie.

Vous me direz, dans les années 60-70, le pouvoir gaullo-pompidolo-giscardien n'était pas toujours tendre avec les ses opposants. Mais il y a une différence fondamentale : son comportement ne l'empêchait pas de rechercher par ailleurs des solutions politiques. Il suffit de voir la transformation de la France entre 1965 et 1980 (quoiqu'on en pense).


Alors que, inversement, Macron réprime pour ne pas changer de politique. Sa mission historique est de gérer l'appauvrissement et la disparition de la France, il a l'intention de la remplir sans faillir  (en conséquence, ceux qui votent Macron sont des traitres).

Bref, rien n'a vraiment bougé depuis ce billet de mars 2019.

Toujours la même question lancinante : l'expression politique des Gilets Jaunes. Trump, Salvini, Johnson ... et en France ? Ne me répondez pas « Le Pen » : comme son père, elle ne songe qu'à faire tourner la PME familiale, pas à prendre le pouvoir.

L'incapacité à représenter les Gilets jaunes est une faillite (une de plus !) de la classe dirigeante française. Il est mortifère qu'un courant politique important n'ait pas de porte-paroles dans les élites. Pourquoi n'y a-t-il pas un Farage ou un Johnson des GJ ?

La belle époque

Un couple de sexagénaires (Daniel Auteuil et Fanny Ardant) se sépare. Lui ne supporte pas notre époque. Il n'a pas de portable et le quinoa, ce n'est visiblement pas son truc. Elle fait fortune dans la psychanalyse en ligne.

Leur fils lui offre une remontée dans le temps (ça coûte une fortune) par un studio spécialisé. Il choisit de remonter au 16 mai 1974, au moment où il a rencontré son épouse dans un café. La scène est reconstituée par des acteurs avec une direction par oreillettes en temps réel.

S'en suit un jeu complexe de sentiments où il ne sait plus très bien s'il retombe amoureux de sa femme ou s'il tombe amoureux de la jeune actrice qui joue le rôle de sa femme.

Ce film est subtil et finement joué. Il est aussi poignant de nostalgie.

Cela peut paraître surprenant venant d'un gauchiste comme Nicolas Bedos, mais peut-être n'est-il pas aussi satisfait de la victoire par KO du politiquement correct qu'on pourrait le supposer. Un des personnages dit : « On défendait les immigrés, mais ils ne nous faisaient pas chier avec leur religion ».

Il arrive qu'un film dépasse son auteur, je vous ai déjà parlé de ce phénomène à propos de Bertrand Tavernier.

Toujours est-il que Bedos sait se préserver de l'excès de nostalgie et de l'excès de néophilie en faisant des allers-retours entre faux passé et vrai présent.

Vraiment, un bon film comme le cinéma français ne nous a pas donné depuis très longtemps. Un signe du ciel : Eric Zemmour et Eric Naulleau ont tous les deux beaucoup apprécié, ce qui doit être la première fois depuis qu'ils font une émission ensemble, soit une quinzaine d'années.

Les personnages sont touchants et souvent drôles. Et l'on finit tout de même par se dire que la France des R16 et des Gitanes nous manque. Plus précisément, c'est la liberté de cette époque, qui nous manque. Je suis de la décennie suivante, mais discutant avec des jeunes d'aujourd'hui, je constate à quel point ils sont habitués à être privés de liberté. Par contraste, nous sommes encore quelques uns à savoir qu'une vie plus libre est possible et à ne pas vouloir l'oublier.

Alors, allez voir La Belle époque. Juste parce que c'est bon de faire de la Mobylette sans casque.

samedi, novembre 16, 2019

Criminalité juvénile : enfin, c'est dit.

Maurice Berger: « Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation ».

Cet entretien, assez court, dit publiquement tout ce que savent ceux qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie. Lisez : si vous êtes surpris, je serai surpris !

Bien sûr, cela n'aura aucun effet concret puisque le propre de l'idéologie (c'est une idéologie qui nous gouverne) est de ne tenir aucun compte de la réalité.

Un monde post-chrétien n'est pas neutre, il est anti-chrétien.

Post-Christian America?

Je suis d'accord avec cet article : un monde post-chrétien n'est pas neutre, il est anti-chrétien.

Ce n'est pas la même chose de ne pas avoir connu le Christ et de l'avoir connu puis l'avoir rejeté.

La vogue de l'islam a des racines très profondes dans la psychologie. Le clientélisme est un phénomène de surface. Mais, au fond, l'islam en occident est à la mode, reçu avec une indulgence proprement extraordinaire, favorisé par action et par omission, parce qu'il est l'anti-christianisme par excellence.

Cette faveur par anti-christianisme est explicite chez un Mélenchon, mais je pense que c'est implicite, peut-être inconscient, chez tous les compagnons de route de l'islamisation de l'occident (même quand ce sont des prêtres !).


« Affaire » Finkielkraut : hélas, il n'y a pas de fond à la connerie et le naufrage intellectuel ne mollit pas.

Si vous n'avez pas entendu parler de la dernière « affaire » Finkielkraut :

Finkielkraut fait les frais de la nouvelle campagne de pub de Caroline de Haas. A moins que l’ironie ne soit trop compliquée à appréhender pour la militante néoféministe.

Polémique sur Finkielkraut : « Faudra-t-il désormais un permis de second degré ? »

Et le parti dit, par antiphrase, France Insoumise (il n'est pas la France, et pas insoumis non plus) s'enfonce :






Bien sûr, à l'origine de cette agitation, il y a la dégueulasserie gauchiste. Et la politique identitaire qui transforme ses adeptes en Narcisses fragiles ne supportant pas la moindre pique.

Mais ce n'est pas seulement de la mauvaise foi. Il y a une réelle difficulté à comprendre. Je le constate tous les jours : l'incapacité à interpréter des figures de style classiques (l'antiphrase, l'euphémisme, la litote, ...) progresse telle la méningite. Lentement, elle s'installe et s'incruste, comme un virus.

L'origine de cette maladie intellectuelle est parfaitement connue. Depuis les années 60, les classes d'en haut détruisent l'ascenseur social afin de se protéger de la concurrence de ceux d'en dessous. Le principal instrument de cette politique est le sabotage de l'école, qui finit par affecter toutes les classes sociales (vous remarquerez la faute sur « ses » et « trainent » dans le touit supra).

A force de faire tourner à fond pendant cinquante ans une école transformée en fabrique du crétin, on en obtient la conséquence logique : une société de crétins, qui ne comprennent plus (et souvent à peine) que le premier degré sujet-verbe-complément.

J'ai bien une technique pour essayer de pouvoir continuer à faire de l'humour : le bombardement. S'il arrive qu'une blague ne soit pas comprise comme une blague, par contre, si vous en faites dix, on vous classe comme un blagueur. On est mal à l'aise parce qu'on ne comprend pas, mais on a quand même compris qu'on ne comprenait pas tout.

Cette façon de faire présente trois inconvénients : elle n'est pas infaillible, il y a des abrutis qui ne comprennent vraiment pas, même à la dixième blague. Elle met mal à l'aise ceux qui ne comprennent pas l'humour. Et puis, surtout, elle dégrade terriblement la conversation : au lieu de piques subtiles et d'allusions fines, c'est la grosse Bertha.

Reste la solution Audiard : « Je ne parle pas aux cons ». Mais vu la génération spontanée fulgurante de l'espèce en question, ma conversation va vite se réduire à un ennuyeux monologue.

Notons que Finkielkraut devrait s'inspirer un peu de cette maxime. Il parle trop. Il y a trop de phrases dans ses interventions et trop de mots dans ses phrases. Il devrait apprendre les vertus de la sobriété et de la concision. Sans rien changer, bien entendu, au sens de ses propos.




La douce France enrichie par la diversité migratoire

Incendie volontaire de la mairie de Flers : les caïds de l’immigration protègent leurs trafics

Incendie volontaire de la mairie de Flers : les caïds de l’immigration protègent leurs trafics
Flers, une ville à l’image de la France… Flers est une ville de 15 000 habitants dans l’Orne (Normandie). C’est une ville avec un maire PS ou Divers Gauche depuis 30 ans (1989).
La ville a un fort pourcentage d’habitants issus de l’immigrationConséquence : “La cité normande rassemble la plus grande concentration de kebabs de France.”
Il y a 20 ans (1999), il y eut une “grève très suivie au collège de Flers (Orne) contre le port du foulard islamique “. Mais, depuis, comme dans les banlieues, la République a reculé.
En 2009, l’émission “Zone interdite” de M6 proposait un reportage sur “Flers, la blanche”, en raison du trafic de drogue dans les quartiers.
En 2015, il y eut une nuit d’émeute suite à une arrestation dans un quartier difficile. Des cocktails molotov ont été envoyés sur la maison du maire et le commissariat.
Depuis, le maire PS/DVG a décidé de mette des caméras de vidéoprotection. Cela ne plait pas aux racailles. En octobre, elles ont mis le feu à une voiture au pied d’un système de vidéoprotection, afin de le détruire pour continuer leur trafic.
Il y a 6 jours, la mairie de Flers a été ravagée par un incendie. On apprend aujourd’hui que “l’origine serait volontaire”… L’endroit d’où est parti l’incendie ne serait pas compatible avec la version d’un feu accidentel. Selon des sources policières, une relation peut être faite entre cet incendie et le départ de feu enregistré dans le gymnase du Hariel, le matin du mardi 12 novembre, et dont l’origine est probablement volontaire.

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Mort d'un étrange patriote



« Etrange » se réfère bien entendu à son parcours.

jeudi, novembre 14, 2019

L'enterrement de Notre Dame de Paris



Le général Georgelin est un militaire comme il y en a beaucoup parmi nos officiers supérieurs (normal, ils sont sélectionnés sur le critère de la servilité) : grande gueule envers les inférieurs, petite bite face aux puissants.

Avec son langage d'une rare élégance (tout le monde ne peut pas être le Prince de Ligne), il dit ce que beaucoup d'entre nous redoutaient dès le soir de l'incendie : le « geste architectural fort », c'est-à-dire le prurit narcissique présidentiel destructeur. On connaît le sketch par coeur, les dégâts sont connus : Beaubourg, la cour du Louvre, la place de la Bastille ...

Nous savons depuis toujours qu'il faut se battre pour sauver notre patrimoine et que les destructeurs sont principalement les vampires à la tête de l'Etat.



La starte-eup nècheune en action



C'est ce que nous donne en exemple Macron !


Malheur aux nations d'adolescents !

Zineb, Jeanne d’Arc 2.0 d’une France d’attardés. La France adolescente.

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Notre pays semble être tombé dans le piège de l’adolescence ! Qu’est-ce qu’un adolescent ? C’est un parasite qui ne produit pas encore (contrairement à l’adulte), ne défend pas son pays (contrairement au soldat) et qui navigue dans les limbes de l’impunité car il n’est pas encore tout à fait quelqu’un c’est-à-dire un citoyen. Il est d’ailleurs couvert par un code pénal spécial pétri de douceur et obsédé par l’oubli. En somme, l’adolescent n’est pas responsable de ce qu’il fait, il ne devrait pas être pris au sérieux mais notre civilisation décadente lui prête l’oreille et se pâme d’effroi à chacun de ses états d’âme.

La France aujourd’hui est une nation teen voire girly. Elle se fabrique des tempêtes dans un verre d’eau comme les sœurs Kardashian font semblant de se disputer autour d’un brunch dans une de leurs résidences de Los Angeles. C’est du pur spectacle où l’on ne sait pas s’il y a quelque chose à retenir, un enseignement à emmener chez soi pour le méditer. Les sens sont sidérés par les courbes généreuses alors que l’esprit tourne à vide.

[…]

Et Zineb El Razhoui dans tout cela ? Elle est une héroïne malgré elle. Elle se retrouve à vivre sous protection policière et à occuper le rôle d’une « Jeanne d’Arc 2.0 » alors qu’elle n’a commis aucun acte de bravoure. Zineb a simplement rappelé la loi, c’est-à-dire la légitime défense des policiers. Elle n’a fait que souligner le fondement même de la civilisation : le monopole légitime de la violence accordé à l’Etat et à lui seul. Cette preuve de bon sens lui vaut aujourd’hui d’être haïe par les uns et portée au pinacle par les autres : c’est la preuve que la France est en débâcle.

Bientôt, le simple fait de payer la facture EDF sera un acte d’extrême courage, un geste digne de l’appel du 18 Juin… Dire bonjour à son voisin de palier un prétexte pour recevoir la Légion d’Honneur… Triste France !
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Les décadences morale et intellectuelle (les deux s'alimentant l'une l'autre) de la France (et de l'occident en général) sont effrayantes. Pas une lueur d'espoir dans l'actualité, pas un jour où on puisse se dire « Aujourd'hui, le niveau est monté ». Tous les jours, on descend un peu plus bas.

mercredi, novembre 13, 2019

Le faux cil et le marteau : le plus dur, c'est de s'en sortir !



Je suis terrifié par le nombre de jeunes demi-intellectuels, prolétariat intellectuel,  qui sont communistes, communisants. Et l'actualité ne me rassure pas.

Culture politique zéro : mis en face du goulag, ils répètent le mantra de la perversion du communisme (la bonne théorie, la mauvaise application) mais sans pouvoir argumenter.

Toutes mes félicitations aux persévérants saboteurs de l'Educ'Nat.

Quand je pense que leur vote pèse autant que le mien, j'ai moins envie de rire.

lundi, novembre 11, 2019

11 novembre : la guerre est-elle vraiment la faute à tout le monde et donc à personne ?

Vous connaissez mon opinion : et .



Je sais bien que tous nos rationalistes, nos pinailleurs et nos nuanceurs d'élite vont me sauter sur le poil, mais je m'en fous : nos anciens avaient moins de scrupules que nous à attribuer aux peuples un caractère et je crois qu'ils avaient raison (et puis, franchement, entre Jules César et Maurice « vous pouvez pas dire ça »Dugland, agrégé de Paris XXXV, mes références sont vite choisies).


La dignité et la honte

Finalement, c'est assez dans la ligne du billet précédent. Il ne faut jamais oublier ce qu'est Macron, politiquement et personnellement : il est le Destructeur.

Politiquement, il est l'homme de l'effacement de la France. Personnellement, il est l'adolescent en colère qui détruit pour s'affirmer.

Déjà, les Anglais nous avait donné une leçon magistrale, avec une cérémonie de très haute tenue à Thiepval, à comparer avec la cérémonie de la honte à Verdun.


Macron, le petit prince de la fuite dans l'irréalité

Emmanuel Macron et sa névrose de l’ennemi

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Le président français est un phénomène dans notre histoire politique. On n’avait rarement vu un tel décalage chez un de nos dirigeants, entre la volonté de puissance, disproportionnée, et la vision politique, de peu d’envergure derrière les apparences. Prenez Richelieu, Napoléon ou de Gaulle : l’intelligence du réel et la volonté politique avançaient chez eux de concert ; au contraire on peut dire, à propos de Napoléon III, Paul Reynaud ou François Mitterrand que leur extraordinaire intelligence s’accompagnait d’une faiblesse de caractère qui les paralysait dans les affaires internationales. Emmanuel Macron, lui, est peut-être unique en son genre. Il avance guidé par un instinct du pouvoir sans équivalent dans la France des vingt dernières années mais son absence de compréhension profonde du monde l’amène à commettre régulièrement d’énormes erreurs d’appréciation qui le mettent en danger.

[…]

Personne ne sait au nom de quelle réalité le président français parle: au nom d’une souveraineté européenne qui n’existe pas ou au nom d’un pays dont on n'assume pas la souveraineté ?
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Je n'ai jamais compris (ou plutôt, si. Je les ai trop bien compris) les imbéciles qui trouvaient Macron « brillant » (ils ont une âme d'esclave : ils sont prêts à admirer sans réfléchir tout ce qui porte des galons).

Il a un vrai talent : celui de vendeur de bagnoles d'occasion, comme dit notre ami de Campagnol. Il impressionne les belles-mères. Ne boudons pas notre plaisir, ses deux prédécesseurs n'avaient même pas cette petite qualité.

Sans aller jusqu'à la condescendance ridicule d'un Todd qui trouve Macron bête parce qu'il a moins de diplômes universitaires que lui, je ne suis pas ébloui par la profondeur de la pensée présidentielle. Sous une forme amphigourique, c'est un resucée caricaturale de la pensée mondialo-européiste de l'ENA des années 90.

Comme cette pensée est totalement décalée par rapport à l'évolution du monde, il se trouve, et la France avec lui, en porte-à-faux sur tous les sujets. D'où ce sentiment de déconnection de la réalité.

samedi, novembre 09, 2019

Le déclin de la papauté














Le déclin de la papauté : image, ou réalité ?

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Le chemin parcouru par l’Église en quelques décennies, on peut le constater de visu sur Internet. Il suffit de regarder la sortie d’un Pie XII du Vatican : dans la sedia gestatoria, portée sur les épaules de nobles romains en frac, entre troupes de la garde et éventails ; le Souverain Pontife, en gants blancs et avec le triregnum sur la tête, bénit la foule qui l’acclame avec les trois doigts de sa main droite (même s’il était gaucher) au nom de la Trinité.

Aujourd’hui, le pape François fait des selfies avec ses fans et échange sa calotte avec ceux qui lui demandent un autographe. Les évêques et les cardinaux ont salué par des hourras la permission de porter le clergyman pendant le Synode. On se demande, à ce stade, pourquoi le pape continue à s’habiller en pape. Un clergypope blanc ne serait-il pas plus adapté? Et c’est étrange qu’il n’y ait pas encore pensé, puisqu’au moment de l’élection, il a évité le traditionnel « Loué soit Jésus Christ » pour un plus populaire « Bonsoir », refusant de mettre sur ses épaules la mozette rouge.

[…]

Par crainte de la persécution ou de l’impopularité, le besoin-d’être-comme-les-autres conduisit au dégoût pour l’habit et pour tout ce qui distinguait les bergers du troupeau. Et on sait où mène le plan incliné, même si l’on ne sait pas où il s’arrête.

Dans le « nouveau cours » de gestes symboliques comme la pachamama, il est singulier que la religion qui avait plus de symboles que toutes les autres, c’est-à-dire le catholicisme, ait jeté les siens aux orties pour se présenter avec la guitare au cou et les plumes sur la tête.

En est-elle plus crédible ? Eh bien, les papistes disent que oui et se comportent en conséquence. Alors, attendons le clergypope, même si nous devrons subir les vilaines chaussures noires.

Non au triomphalisme, c’était le slogan des années 60. Oui au paupérisme, par conséquent. En effet. C’est une bonne chose.

Mais qu’en pense le peuple, ce peuple dont ils disent vouloir rencontrer les « instances » ? Il y a quelques années, le journaliste Stefano Lorenzetto, roi des interviewers, demanda à un quidam ce qu’il pensait des selfies du pape François. […] Eh bien, en patois romain, il répondit à Lorenzetto: «Er papa deve fa’ er papa, nun se deve fa’ ‘e selfie!» (le Pape doit faire le pape, pas des selfies).
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Toujours le même manque de foi de la part des clercs dans l'Eglise, ses traditions, ses rites, son histoire, c'est-à-dire son message, puisque son message, c'est son historicité.

Jose Bergoglio n'est pas catholique, je n'ai aucun doute sur la question. Il n'est peut-être même pas chrétien, seulement déiste. Et les cardinaux qui l'ont élu ?

Prions pour eux.



Le voile musulman, c'est tout de même Jean-Luc qui en parle le mieux.

2010 ...



jeudi, novembre 07, 2019

Synthèse intéressante (et peu glorieuse) de Xavier Raufer



Pourquoi sommes nous si nuls en stratégie ?

Très simple : parce que nous sommes des vassaux. Les vassaux n'ont pas besoin de stratégie.

Les Américains aiment à comparer leurs relations avec l'Europe aux relations entre Rome impériale et la Grèce décadente. La Grèce n'avait pas de stratégie du temps de l'empereur Auguste.

Seulement, nous avons un problème : Rome a protégé la Grèce autant qu'elle a pu. Les Américains, c'est pas le même style. Comme le dit Raufer, leur tradition, c'est plutôt de laisser tomber leurs vassaux comme de vieilles chaussettes. Donald nous le fait gentiment remarquer : vu les distances, ce qui se passe au sud de l'Europe, c'est notre problème, pas le sien.

Pourquoi sommes nous si nuls dans les fonctions régaliennes ? Parce que nous sommes dirigés par des traitres. Traitres parce que ce sont des égoïstes sans aucun souci du bien commun.

Nous allons donc nous retrouver à poil dans la pampa en ayant perdu toute pensée de la puissance. Ca va saigner.

mardi, novembre 05, 2019

Simplifions l'administration française : licencions en masse des ministres et des hauts fonctionnaires.

Olivier Babeau: Quand la simplification devient complexification

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le bilan de la simplication administrative est un échec sans appel. Notre chroniqueur Olivier Babeau explique les raisons de l’inertie des administrations centrales.
Par Olivier Babeau
Olivier Babeau. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
Olivier Babeau. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Chaque semaine, Olivier Babeau décrypte l’air du temps pour FigaroVox. Il est président du think-tank l’Institut Sapiens et, par ailleurs, professeur en sciences de gestion à l’université de Bordeaux. L’auteur a récemment publié Éloge de l’hypocrisie (Éditions du Cerf, 2018).

Le bilan de la fusion des régions réalisée il y a trois ans est désormais connu. L’opération, on s’en souvient, avait pour but de réduire le fameux «millefeuille administratif» et d’endiguer la hausse des dépenses des collectivités locales. Miracle: dix régions de moins produiront une cinquantaine de millions d’euros de dépenses en plus en 2021. La nouvelle aura été assez peu commentée. On aurait pu concevoir que des foules de contribuables en colère viennent assiéger les exécutifs régionaux en exigeant des démissions. Des gilets jaunes auraient pu y trouver une légitime cause de courroux. Pourquoi sommes-nous si peu surpris de l’échec de cette simplification? La résignation y a sans doute sa part. Le Français ne se fait plus d’illusion concernant le fonctionnement de l’État. Et il a raison: la recherche académique a depuis longtemps montré les limites de la vision romantique d’une classe politique absorbée dans la recherche de l’intérêt général et d’une administration entièrement préoccupée de fournir le meilleur service public possible. En 1942, dans Capitalisme, socialisme et démocratie, Joseph Schumpeter osa mettre en doute le postulat traditionnel de «bienveillance» de l’homme politique, supposant que ce dernier poursuivait, comme tout un chacun, des objectifs personnels − carrière, confort, prestige, idéologie, etc. Il ouvrit la voie à un vaste courant de recherches hélas très méconnu en France. Des universitaires américains tels que James Buchanan, Gordon Tullock ou Mancur Olson portèrent ces travaux à leur niveau le plus élevé, constituant ce qu’il est convenu d’appeler l’école du choix public. Les découvertes de ces chercheurs ont jeté une lumière nouvelle sur le fonctionnement politique.
La complication est la grande arme utilisée par les organismes publics pour légitimer leur accroissement incessant.
L’école du choix public explique les nombreuses raisons pour lesquelles les administrations ne parviennent pas à se réformer. William Niskanen avait mis en évidence la tendance des administrations à vouloir accroître leur budget. Contrairement à une entreprise qui dépend en permanence de sa capacité à séduire des clients pour survivre, il existe une déconnexion totale entre la valeur d’un service public et son financement obtenu par l’impôt. Abritées par le monopole dont elles jouissent, les administrations peuvent ainsi sans sanction laisser filer leurs coûts de production et dégrader la qualité de service. L’administration peut librement devenir à elle-même sa propre fin: les citoyens, qui étaient au départ la raison d’être du système, n’en deviennent que le moyen. Le but d’une administration est de maximiser son pouvoir, donc son budget, tout simplement. Jacques Bainville écrivait avec causticité: «L’État encourage l’épargne comme l’éleveur engraisse les moutons.» La priorité du système, sa raison ultime, est la préservation de lui-même par tous les moyens, y compris l’exploitation de ceux qu’il administre, bien plus que le service de ces derniers. En un sens, les citoyens servent l’Etat, et non l’inverse. Si la bureaucratie a tendance à grossir, ce n’est pas en réalité parce qu’il y a objectivement plus de missions à remplir. C’est l’inverse qui est vrai: la bureaucratie remplit plus de missions car elle cherche à grossir, les missions nouvelles ne constituant que des prétextes.
La complication est la grande arme utilisée par les organismes publics pour légitimer leur accroissement incessant. Un règlement supplémentaire justifie l’existence des fonctionnaires qui l’ont édicté, rend nécessaire l’embauche de nouveaux pour en contrôler l’application et surtout crée un rideau de fumée permettant une mise à distance du reste de la société incapable d’en comprendre l’inutilité.
Les administrations centrales ont privilégié les décrets d’application pour fixer des milliers d’exceptions.
Pour ces raisons, et d’autres qu’il serait trop long de développer, les projets de simplification mènent presque immanquablement à plus de complications, et donc à plus de dépenses. Un exemple? En 2013, le gouvernement avait annoncé qu’il allait déclencher un «choc de simplification» qui allait enfin clarifier et faciliter les relations des citoyens et des entreprises avec l’État. L’une des mesures fortes du projet était d’instituer la règle selon laquelle «le silence de l’administration face à une demande vaut acceptation». Une révolution potentielle, puisqu’elle renversait la règle qui veut qu’un mutisme méprisant de l’administration soit une réponse − négative − suffisante aux demandes qu’on lui adresse. En faisant que le silence ne vaille plus rejet tacite mais acceptation, on bouleversait la charge de l’efficacité: l’État était tenu de réagir aux demandes et de motiver son refus, à défaut duquel le citoyen pouvait au bout de deux mois seulement considérer sa demande comme acceptée! Une innovation qui aurait obligé l’État à beaucoup se remettre en cause. C’est pourquoi il ne pouvait laisser faire. Les administrations centrales ont mis à profit les décrets d’application pour fixer des milliers d’exceptions au principe fixé par la loi, en déni complet de la volonté du législateur. Le délai de deux mois a même été repoussé, selon les cas, jusqu’à neuf mois. Celui qui voudra comprendre quelque chose à ces exceptions devra se reporter à un tableau de plus de cent pages accessible en ligne. L’ensemble est plus abstrus qu’un indicateur des chemins de fer. Sur plus de 3 600 procédures nécessitant une demande d’autorisation auprès de l’administration, seulement un tiers peuvent bénéficier de la nouvelle règle, et seulement 730 dans le délai de deux mois prévu initialement. Ainsi périt la volonté politique de simplification et les fantasmes de synergies lors des réorganisations.

lundi, novembre 04, 2019

Invasion migratoire musulmane : pas de couilles, pas d'embrouilles.

Chanteloup : Édouard Philippe dénonce « une petite bande d'imbéciles et d'irresponsables ».

 On a échappé de peu à « galopins » et à « chenapans ».

La veule réaction gouvernementale est l'antithèse du gaullien « Le gouvernement n'a pas de suggestions à faire. Il a des décisions à prendre. Et je compte qu'il les prendra ».

Cette mollesse macroniste est volontaire.

Je pense que la plupart de nos politiciens souhaitent consciemment, ou désirent inconsciemment (je ne suis pas là pour sonder leurs têtes creuses), la disparition du peuple français et son remplacement par un peuple musulman.

Il y a des explications circonstancielles : la lâcheté, le calcul électoral, le clientélisme.

Mais je crois qu'il y a une explication beaucoup plus fondamentale : la conception de la politique de nos politiciens a de grandes affinités avec la conception musulmane. Un peuple courbé sous une vérité unique et incontestable. Ce que Maxime Rodinson appelait le communisme plus dieu.

Chanteloup-les-Vignes : « Le problème des banlieues n’est pas économique mais culturel ».

C'est beaucoup plus facile de diriger un troupeau soumis (« soumission » sens du mot islam) qu'un peuple d'hommes libres (sens du mot franc). Nos politiciens changent de peuple pour en trouver un adapté à leur compétence limitée et à leur savoir-faire expéditif.

Edouard Philippe (et ses semblables) est beaucoup plus fait pour être le premier ministre de l'Algérie que le successeur de Richelieu et de Mazarin. Et il le sait ou, au moins, il le sent.

Il change de peuple en conséquence.



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