dimanche, novembre 14, 2010

Le Narcisse américain

Le Narcisse américain

2 commentaires:

Epicier vénéneux a dit…

Il a ce que certains - dont je suis - appellent le syndrome d'HEC. Quatre symptômes:

1) Je suis ce qui se fait de mieux ("I have a gift", “You are more clutch than Michael Jordan,” he wrote. Obama replied, “Just give me the ball”.

2) Je suis conscient de ne pas avoir de connaissance technique mais on m'a appris à le masquer et à gérer des hommes et des situations interchangeables en m'affirmant et en l'affirmant (“I think that I’m a better speechwriter than my speechwriters. I know more about policies on any particular issue than my policy directors. And I’ll tell you right now that I’m gonna think I’m a better political director than my political director.”

3) Comme je ne comprends pas exactement ce que ces hommes font et ce que ces situations requièrent, je les fais progresser de façon élégante dans une direction inattendue pour tous, vers laquelle tout a l'air mieux mais qui ne résoudra pas le problème de départ (In case you’re keeping score at home, there was some confusion as to what book young Obama was writing. His publisher thought he was writing about race relations. His employer thought he was writing about voting rights law. But Obama seems to have never seriously considered either subject. Instead, he decided that his subject would be himself. The 32-year-old was writing a memoir" ).

4) Je fais un PPT dithyrambique sur mon propre travail - celui que j'ai fait au lieu de celui que j'aurais dû faire - et sur la grandeur et l'importance de ce qu'il me reste à accomplir - que je ne ferai pas (This was the moment—this was the time—when we came together to remake this great nation so that it may always reflect our very best selves and our highest ideals".)

Si tu ne peux le faire bien, fais-le beau.

Curmudgeon a dit…

Il faut reconnaître que l'auto-satisfaction d'Obama est très largement partagée dans le milieu politique. On n'arrive pas si haut sans une certaine dose de vanité. Il serait donc un peu injuste de le sélectionner au milieu d'une très vaste foule. Mais ce qui est dangereux, c'est l'association vanité + expérience faible et peu probante. Obama avait une expérience de militant, une expérience universitaire assez marginale, et des références quelconques en tant que sénateur de l'Illinois. Ces handicaps peuvent être surmontés, mais ne justifient pas l'adulation dont il a fait l'objet de la part d'admirateurs un peu trop prompts au chèque en blanc.