jeudi, août 17, 2017

Charlottesville : explosion de bêtise

Je suis terrifié par les événements de Charlottesville car ils me semblent non pas singuliers mais, au contraire, représentatifs de l'effondrement de l'intelligence en Occident.

L'atmosphère est au lynchage.

Donald Trump a eu des paroles raisonnables, il s'est fait cracher dessus par les médias.

L'intelligence n'est vraiment pas au rendez-vous. Une journaliste américaine a dit : « Pour les écoliers américains et pour une bonne partie du public, l'histoire des Etats-Unis, c'est : oppression des indiens, puis oppression des noirs, puis oppression des femmes (aujourd'hui) et rien entre ».

Nous payons cinquante ans de destruction méthodique de notre civilisation. Nous n'avons plus de peuples, mais des conglomérats d'adolescents attardés ignorants, excités et haineux, leur haine étant à la mesure de leur ignorance, abyssales, ne connaissant aucune limite à leurs pulsions destructrices puisque n'ayant pas été éduqués. Aujourd'hui, comme les talibans, ils détruisent les statues. Demain ?

Je ne suis pas souvent d'accord avec Guy Millière, sioniste excessif, mais, comme lui, je suis estomaqué :

Les Khmers rouges américains à l’assaut de la Maison-Blanche

On a pu décrire le nazisme comme la politique des enfants sans père. Que faisons nous depuis cinquante ans, si ce n'est des enfants sans père ?

L'avenir de l'intelligence est sombre. Elle doit de nouveau se cacher.

Addendum :

On proclame le terrorisme islamique révoltant, mais on ne se révolte pas vraiment. On se comporte comme les victime pleurnichardes d'un malheureux phénomène météorologique imprévisible (le réflexe "bougie, nounours", comme pour les accidents d'avion). Contre le nazisme, là on se bat, pas de "bougie, nounours". De la castagne, de la baston.

Deux poids, deux mesures.

Révolte contre un danger imaginaire, le nazisme. Pas de révolte contre un danger réel, l'islamisme.

Quand une société se trompe à ce point d'ennemi, elle est très malade. La tête est atteinte, nous sommes fous.


Addendum :


« La guerre de Sécession américaine ne peut être réduite à un conflit pour ou contre l'esclavage »

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Comparer à Vichy, à la 2e guerre mondiale, au nazisme, voire même Lee à Hitler comme on a pu le lire, n'a pas grand sens et témoigne d'abord d'une méconnaissance assez sidérante d'une histoire complexe.

[…]

Encore une fois, la guerre civile ou guerre de Sécession est le seul épisode de cette ampleur sur le sol américain; symboliquement, 150 ans après et malgré les deux guerres mondiales, il a une résonance encore puissante comme acte fondateur de ce qu'est la nation américaine. Sous-estimer les symboles, tout comme les charger de trop de valeur, relève je pense de la même erreur. Plutôt que des comparaisons hasardeuses avec le nazisme, on pourrait se demander, toutes choses égales par ailleurs et toutes proportions gardées, les réactions ici si l'on s'en prenait à l'Arc de triomphe à cause du rôle de Napoléon dans le rétablissement de l'esclavage, au Sacré-Cœur commémorant l'écrasement de la Commune, aux statues de Kléber à cause de la Vendée, de Colbert pour le Code noir, au mur des fédérés à cause des exécutés de la Roquette, à Versailles comme symbole de la monarchie absolue, ou à n'importe quel cimetière allemand de la 2e guerre mondiale à cause des horreurs de l'occupation nazie ...
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