jeudi, juillet 19, 2018

L'outremer ne coûte pas cher

Un lieu commun désormais bien ancré, c’est que nos possessions d’outremer nous coûtent cher, sous-entendu trop cher.

Ne vous laissez pas prendre à ce discours empoisonné.

Trop cher par rapport à quoi ?

Ces terres permettent à la France d’avoir un pied dans chaque océan et sur chaque continent. C’est ce qui fait que la France est légitime partout et n’est pas prisonnière de l’Europe. Ca n’a pas de prix (quand on voit les folies que font les Chinois pour prendre possession de cailloux en mer de Chine … Et nous, nous serions assez cons pour nous débarrasser de ce que nous avons déjà, et légitimement, parce que cela coûterait quelques milliards alors que nous en gaspillons des centaines par ailleurs ?).

C’est bien là que le bât blesse tous les ennemis de la France, à Paris (les centristes mous, la sale engeance à la Monnet, l’usine à traitres mondialistes, les cathos de gauche, les macronistes), à New-York, à Bruxelles ou à Berlin, qui nous tiennent le discours anti-colonialiste sans en avoir rien à foutre des « colonisés », mais qui aimeraient ramener la France à ses frontières continentales, la rapetisser, au passage prendre sa place, en Nouvelle-Calédonie par exemple, et la livrer pieds et poings liés à l’Allemagne.

Tant que la France aura, d’un côté, une défense (dont le nucléaire) et une industrie d’armement (que Macron est bien occupé, pas par hasard, à brader à l’Allemagne), d’un autre côté, ses confettis d’empire, il y aura toujours la possibilité qu’un dirigeant moins traitre que les actuels essaie de relever la fortune de France (comme disait Henri IV) en l’extrayant du marasme européiste.

C’est pourquoi nos ennemis attaquent ces deux atouts et pourquoi il ne faut pas nous y laisser prendre, notamment par le discours faussement raisonnable et à très courte vue sur le coût de l’outremer.

Il faudra surveiller très attentivement ce qui se passe après le référendum néo-calédonien. Les taupes vont creuser des galeries.

Notre seule île non stratégique, que nous pourrions céder sans perdre de position, c’est la Corse !



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