dimanche, octobre 14, 2018

Hillary et Donald : moi aussi, je me suis trompé

Charles Gave regrette de s'être trompé, moi aussi :

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A deux reprises déjà, j’ai entretenu les lecteurs de l’IDL des difficultés judiciaires que risquaient de connaitre le parti Démocrate aux Etats-Unis. Et là, je dois confesser un peu de naïveté. Je m’attendais à ce que le tir soit concentré sur madame Clinton, tant elle avait commis de crimes et de fautes.

En réalité, ce n’est pas ce qui s’est passé.

Dans les faits, monsieur Trump s’est rendu compte que les trois grandes organisations qui contrôlent la vie judiciaire aux USA, c’est-à-dire le Ministère de la Justice, le FBI et la CIA avaient été soigneusement noyautées par l’administration Obama, selon les bons vieux principes de ses maitres Trotskystes, Frank Marshall Davis, Saul Alinsky et Bill Ayers.

A l’évidence, ces trois organisations travaillant en étroite collaboration les unes avec les autres avaient monté une vraie opération de commando, d’abord pour empêcher monsieur Trump d’être élu (raté) et ensuite, une fois leur ennemi élu, pour l’empêcher de gouverner et si possible pour le faire révoquer au nom d’une soi-disant entente avec la Russie grâce a la procédure de « l’impeachment ».

Semblent être compromis dans cette opération, l’ancienne ministre de la Justice du Président Obama aux USA, les numéros deux et trois du même ministère, les numéros un deux, trois et quatre du FBI, l’ex numéro un de la CIA (un ancien membre du parti communiste américain) et pas mal de petit fretin.

Déjà, les numéros un du FBI et de la CIA ont été virés de leurs positions et seraient l’objet d’enquêtes diverses et variées. Le numéro deux du FBI a lui aussi été viré, et a perdu tous ses droits à la retraite, tout en étant l’objet d’une enquête judiciaire qui risque de l’amener en prison pour au moins vingt ans, le numéro trois vient d’être viré, le numéro quatre, chef des services juridiques a donné sa démission, mais serait en train de témoigner à charge (plea- bargain) contre ses anciens complices devant un Jury spécial qui aurait été installé à l’intérieur même du DOJ.


Bref, ça sent le sapin. Watergate va apparaitre comme de la roupie de sansonnet car cette fois ci, il s’agit non pas de quelqu’un qui cherche à couvrir maladroitement des malversations de ses subordonnés mais bel et bien de la première tentative de coup d’Etat dans l’histoire des USA.

Je ne sais pas si le lecteur a remarqué, mais personne ne parle de tout cela en France. On se demande pourquoi ?
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Je croyais que Trump faisait exprès de laisser pisser les enquêtes sur sa prétendue collusion russe pour que celles-ci finissent par déboucher sur la mise en cause d'Hillary Clinton (qui a beaucoup trempé dans ces histoires) pile-poil pour les élections de mi-mandat. Je me suis trompé.

Je m'aperçois que non, que le problème est encore plus grave que ce que je pensais. Trump a presque tout l'appareil d'Etat américain contre lui.

Prenant le temps de lire des journaux anglais et américains, je confirme que Charles Gave ne se trompe pas sur les faits.

La suite ? C'est une question de temps pour que les vrais conservateurs reprennent la main sur l'Etat profond, c'est pourquoi les démocrates transforment chaque élection, chaque nomination (on l'a encore vu récemment avec Kavanaugh) en une bataille à mort : chaque mois gagné par Trump est un coup sur les doigts pour leur faire lâcher le manche. Et les mois passent.

Prochaine étape : les élections de mi-mandat.

Les enjeux sont clairs : Trump (ce fou qui ne sait pas ce qu'il fait, si l'on en croit la presse française. Mais bon, si vous croyez la presse française, vous avez l'âge mental d'un enfant qui croit au Père Noël) veut démondialiser, considérant d'une part que la mondialisation ne profite plus à l'ouvrier américain, d'autre part que la mondialisation profite trop à la Chine, le grand rival, et qu'il faut lui couper l'herbe sous le pied avant qu'il soit trop tard (pas étonnant que les analyses les plus subtiles de Trump nous viennent de Chine. L'Europe étant vassale des Etats-Unis, elle n'a plus aucune stratégie, donc plus besoin d'analyses, les caricatures suffisent). On notera que le mouvement de démondialisation a commencé sous Obama (depuis 2008, les échanges internationaux de biens ont diminué d'un tiers, plus qu'après la crise de 1929).

Les ennemis de Trump sont la petite coterie d'hyper-milliardaires (ceux qui ont fait élire Macron en France) qui profite réellement de la mondialisation et la bourgeoisie mondialisée, beaucoup plus nombreuse, qui croit en profiter (j'en ai plein autour de moi. Vous savez, ceux qui envoient leurs enfants étudier à l'étranger).

Le match n'est pas tranché et va durer encore longtemps. Pour l'instant, la démondialisation a le vent en poupe dans les opinions publiques mais cela tarde à se traduire par des pertes de pouvoir effectives des mondialisateurs. Nous vivons des temps intéressants (en Italie aussi, ce qui se passe est intéressant. Par contre, en France, nous sommes en retard sur les événements).







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