Entretemps, nous avons fait grâce à la science des découvertes techniques extraordinaires, ce n'est pas négligeable. Mais aussi la bombe atomique et la guerre bactériologique.
vendredi, août 28, 2026
Itinéraire de l'égarement : du rôle de la science dans l'absurdité contemporaine (Olivier Rey)
Entretemps, nous avons fait grâce à la science des découvertes techniques extraordinaires, ce n'est pas négligeable. Mais aussi la bombe atomique et la guerre bactériologique.
samedi, août 22, 2026
1931 (T. Straumann)
Hitler n'est pas arrivé au pouvoir en 1933 à cause de l'hyper-inflation des années 20 (contrairement à ce que répètent beaucoup d'ignorants) mais à cause de la crise de 1929.
Felix Somary était un économiste autrichien éminent, reconnu, pas du tout un marginal. Présent à Wall Street le Jeudi Noir, il télégraphia à la banque qui l'employait : « Sortez les clients du marché. Ce n'est que le début ».
En janvier 1930, il donna une conférence à Heidelberg, devant un parterre de puissants. Il analysa la crise en des termes très semblables à ceux que nous utilisons avec un siècle de recul. Dans toutes les crises, il y a des gens clairvoyants, il faut savoir les détecter et les écouter (1).
Il annonça que la crise allait durer non des mois, mais des années. Pas un invité ne le crut.
Somary était connu pour son étonnante préscience. Il a adressé en 1916 au gouvernement allemand un rapport lui déconseillant formellement de déclarer la guerre sous-marine à outrance, on connaît la suite.
Somary témoigne de son isolement : les gens allaient à ses conférences à cause de son originalité, cependant cette même absence d'orthodoxie les empêchait de le croire.
Un plaisantin le surnomma le Corbeau de Zurich (ça sera le titre de sa biographie), celui qui prédit des catastrophes qui n'arrivent jamais. Sauf que nous savons que toutes les catastrophes qu'il a prédites ont fini par arriver !
L’habileté catastrophique des demi-habiles
Pourquoi l’Allemagne de la fin des années 30 était-elle surendettée (et les Etats-Unis surexposés) ?
Deux raisons principales :
1) la république de Weimar étant mal assurée de sa légitimité, elle achetait la paix sociale avec la dette (grand classique).
2) L’idée que le créditeur est prisonnier de son débiteur plaisait au gouvernement allemand. Le raisonnement était simple : « Si nous plombons les Etats-Unis de dette allemande (publique et privée), ils seront bien obligés de nous aider à effacer les réparations de guerre pour préserver notre solvabilité ».
C’est bien ce qui est arrivé, mais trop tard, et tout le système financier mondial a sauté, la république de Weimar a sauté aussi et l’Allemagne a été ravagée par un guerre mondiale. L’habileté catastrophique des demi-habiles.
La solution de Somary
La solution de Somary était que l'Allemagne négocie de bonne foi les réparations avec la France et que, parallèlement, les Etats-Unis cessent d'exiger les dettes de guerre.
Comme les gens n'étaient pas totalement idiots, il y a eu deux conférences de La Haye pour essayer d'arriver à ce résultat, mais, trop de méfiance, pas assez de sentiment de l'urgence : trop peu, trop tard et badaboum (« badaboum » est un terme technique couramment employé par les économistes).
[Inachevé, écrit en avril 2021 ]
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(1) : dans la crise covidiste, j'ai eu un moment d'inquiétude dans les deux dernières semaines de février 2020, sous la mauvaise influence de NN Taleb. Puis j'ai découvert les justes que vous connaissez (je connaissais déjà Raoult) : Michel, Fouché, Bilheran, Changizi, Ioannidis, Toubiana, Senger (très important, son analyse de la Psy-Ops chinoise) ...
Grâce à eux, ma crise du COVID est, sur le plan intellectuel, réglée depuis avril 2020. Rien de ce qui arrive depuis ne me surprend. Ca me peine, ça me déçoit, ça m'inquiète beaucoup, mais ça ne me surprend pas.
Quand les historiens feront le bilan de ce délire suicidaire, ils constateront que, dès février 2020, il y avait un traitement précoce validé (malgré toute l'extraordinaire désinformation qui a suivi, c'était vrai et ça le reste), traitement qui n'a cessé d'être amélioré depuis et que, dès mars 2020, des articles (Ioannidis pour le monde anglo-saxon, Toubiana pour la France) démontraient, avec les données disponibles, que l'épidémie en cours n'était pas exceptionnelle et avait très peu de chances de déboucher sur une catastrophe sanitaire.
samedi, août 01, 2026
Fire Force : A Trooper's War In The Rhodesian Light Infantry (Chris Cocks)
Le contexte : au nom du communisme racial, dans les années 70/80/90, la Russie, les Etats-Unis et La Grande-Bretagne étaient d'accord, malgré la guerre froide, pour favoriser l'oppression des blancs d'Afrique du Sud et de Rhodésie par les noirs, transformant des pays prospères (y compris pour les noirs) en ignobles trous à merde. Aujourd'hui, c'est le destin des populations blanches d'Europe et d'Amérique.
Dans cette situation désespérée, la Rhodésie a, d'une manière qui rappelle la France en Algérie, accomplit un exploit militaire : elle a vaincu des terroristes communistes beaucoup plus nombreux et soutenus par les grandes puissances.
Comment a-t-elle fait ?
1) Eclaireurs noirs (il y en a qui avaient bien compris que la défaite des blancs serait la merde) connaissant la savane.
2) Usage intensif des camions et des hélicoptères. C'est le point délicat : sous embargo international, la Rhodésie a beaucoup de mal à entretenir ses Gazelles (c'est français, Monsieur !).
3) Des sticks de 4 correspondant à la capacité d'emport d'une Gazelle. L'un des quatre est infirmier. lers fusils réglés à 100 m et une mitrailleuse dans l'hélicoptère.
Et le short. Le short n'est pas seulement photogénique, il oblige les hommes à rester sur les chemins, les empêchent de pénétrer dans la savane.
4) Des camions et des Gazelles armées complètent le dispositif.
5) Préférence pour les embuscades sur la bataille rangée.
Comment se déroule une opération (il y a des variations mais c'est l'esprit) ?
Un groupe terroriste est repéré. Sirène. Les 8 sticks d'astreinte se mettent en marche, moitié camion, moitié hélico. Le premier officier sur place prend le commandement de l'opération.
Il décide soit d'encercler et de fixer l'ennemi, soit de le disperser et de tendre des embuscades. Il décide aussi de la composition des renforts.
C'est une tactique économe en hommes et en matériel (quelques hélicoptères et avions, pas d'artillerie, pas de chars).Les essais de contre-mesure des terroristes (attaques simultanées, infiltration de la population) ont échoué.
C'est un white way of war qu'on peut faire remonter aux légions romaines : technique, interarmes, manœuvrier.
Mais la Rhodésie a fini par ployer sous le nombre.
Chris Cocks raconte tout cela de manière très vivante, y compris la consommation d'alcool et de pétards. Il a arrêté parce qu'il a eu sur la fin quelques chaudes alertes qui lui ont fait sentir qu'il commençait à perdre les pédales et parce qu'il pensait que la situation commençait à devenir désespérée.
Une image trouvée sur Touiteur pour conclure :




