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samedi, mars 30, 2013

Jean-Pierre Petit sur la décadence et Chypre

Les Experts BFM 29 mars 2013

Sur la décadence, à partir de la 19ème minute et la réponse de Jean-Pierre Petit.

Sur Chypre et l'Europe, à partir de la 27ème minute jusqu'à la fin.

Je souscris entièrement à ces propos.


mercredi, mars 27, 2013

A propos du "sauvetage" de Chypre" (2)

Le billet précédent ayant suscité des commentaires, je vais essayer d'éclaircir mon point de vue en schématisant les actions de l'UERSS à propos de Chypre :

1) Laisser entrer Chypre dans l'Euro Très mauvais

2) Laisser grossir les banques chypriotes et fermer les yeux sur l'argent sale Très mauvais

3) Ensuite, faire les étonnés Mauvais

4) Piétiner la souveraineté de Chypre et lui imposer une solution par le chantage Très très mauvais

5) Mettre les banques en faillite et partager les pertes entre actionnaires et créanciers (dont les déposants) Bon

6) Utiliser l'arbitraire (voire le caprice) pour mettre en place le 5) Mauvais (1)

7) Garder Chypre dans l'Euro Très mauvais

*************
(1) : la solution, c'est la faillite bancaire «pré-packagée».

Au lieu de répéter comme des cons «une banque ne doit pas faire faillite» (sûrement les mêmes cons qui nous répétaient il y a peu «un Etat ne peut pas faire faillite», on a vu ce que cela a donné), on vote dans le calme et la sérénité une loi définissant à l'avance les modalités spécifiques d'une faillite bancaire et le jour où il faut l'appliquer, tout est déjà prêt.

C'est une des raisons qui expliquent que les 500 faillites de banques américaines en quatre ans n'aient pas été un cataclysme. L'autre raison est la taille raisonnable de ces banques.

A propos du "sauvetage" de Chypre

À Chypre, on a appliqué, mais très mal, c'est-à-dire à la manière européiste, brouillonne et dictatoriale, la moitié de la solution que je préconise : la mise en faillite des banques zombies.

Les déposants et les actionnaires morflent, c'est juste.

Hélas, la rigueur et la rapidité nécessaires pour éviter la panique ont manqué : avec des gens compétents, les banques chypriotes auraient rouvert hier matin.

En revanche, on n'a pas appliqué la deuxième moitié de ma préconisation, la sortie de l'Euro. Cela enlève beaucoup d'intérêt à la manœuvre en cours.

mardi, mars 19, 2013

Braquage à la chypriote


Braquage à la chypriote 1


Braquage à la chypriote 2

Les Experts 19 mars 2013




Quand les gouvernants abandonnent les principes au profit de la navigation à vue, c'est la porte ouverte à l'arbitraire et aux improvisations les plus funestes.

C'est flagrant avec la fiscalité française : depuis longtemps, nos gouvernants ont abandonné le principe que la propriété est sacrée (car garante de la liberté individuelle) et que l'on ne devait taxer qu'avec les mains tremblantes, on subit le grand n'importe quoi fiscal, l'imposition se faisant dans le plus complet arbitraire, à la tête (électorale) du client.

A Chypre, et dans bien d'autres pays de l'UE, si l'on avait gardé les principes, propriété sacrée et responsabilité individuelle, on aurait réglé depuis longtemps et de manière juste le problème des banques en difficulté, au lieu de sauver les banquiers avec l'argent des épargnants et des contribuables.

Cette solution équitable et qui respecte les principes a un nom : la faillite.

On nous fait peur avec l'épouvantail des «banques systémiques» mais c'est du pur bourrage de crâne du lobby bancaire à destination des politichiens.

En réalité, aucune théorie économique n'a jamais dit que les banques ne devaient pas faire faillite. La théorie et l'histoire nous apprennent que les banques ne doivent pas faire faillite dans le chaos, que la faillite doit être ordonnée. C'est très différent.

Mais cela n'a rien d'extraordinaire : qui a remarqué que 500 (oui, cinq cents) banques américaines avaient fait faillite depuis le début de la crise ?