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mercredi, avril 05, 2017

La vie après la mort existe, cette campagne électorale le prouve

Macron, Fillon, débat présidentiel : Philippe Muray avait tout vu


Je ne résiste pas au plaisir de la citation intégrale (au risque de nombreuses années de prison au nom du droit d'auteur) :

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On ne risque pas de le voir sur BFMTV, moins encore de lire ses tweets. Il est pourtant l'analyste indispensable de cette campagne présidentielle. Philippe Muray nous a quittés il y a onze ans et certains jours il nous semble qu'il est là pour tenir le stylo. Se plonger dans ses chroniques, c'est retrouver à chaque ligne l'actualité que l'on voulait fuir et on imagine aisément l'inventeur des Mutins de Panurge écrire devant un meeting d'Emmanuel Macron: « Un bataillon de “helpers” et de “coworkers” distribue des pancartes “Bougeons les lignes” à chacune et chacun des participants. Ils les brandissent quand passe le prophète de bonheur. Les lignes bougent avec lui, son projet est un cri. Le sky est blue. La France frileuse, enfin, pense Printemps. » Ouvrons ses Exorcismes spirituels et suivons ce précieux guide dans le brouillard de cette campagne. Qui est système, antisystème ? « Le nouveau rebelle est très facile à identifier: c'est celui qui dit oui (…) c'est un héros positif et lisse. » Sa révolte? «C'est le langage de l'entreprise qui se veut moderne.»

Mais pourquoi ce jeune rebelle sourit-il sans cesse ? «C'est un sourire près de chez vous, un sourire qui n'hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens», poursuit Muray : « C'est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l'homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l'avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien. »

Muray ne nous renseigne pas seulement sur Macron, il nous éclaire aussi sur la violence médiatique du « Penelopegate ». Le choc entre l'atmosphère chabrolienne de la vie de François Fillon et la morale scandinave qui s'installe dans notre pays rejoint toute sa réflexion sur la disparition du romanesque. Le roman, expliquait-il, est rendu impossible par l'installation de « l'empire du Bien » qui trie le bon grain de l'ivraie et dissipe le clair-obscur par un éclairage sans ombre. Pas de Balzac, sans secret (« Nos études sont des égouts qu'on ne peut curer », dit le notaire Derville dans Le Colonel Chabert ), sans arrangements discrets, sans persienne.

Dans Purification éthique, il y a vingt cinq ans, Muray écrivait: « Par le dévoilement des turpitudes de la vieille société (en l'occurrence de “la classe politique”) -, l'homme de l'époque actuelle se découvre encore plus propre qu'il ne croyait, encore plus beau, plus sain, plus réconcilié, plus colorisé, plus innocent et plus moral (…). La télé est pure, nous sommes purs. Vous êtes formidables. Quelques salauds, pour le contraste, défilent sur l'écran. C'est la grande purge. »

Mais c'est surtout cette incroyable profusion de débats qui réalise sa prophétie. Ces débats où les intervenants débattent de la question de savoir si le deuxième débat était à la hauteur du premier et s'il est nécessaire d'en organiser un troisième. « Le débat est devenu une manie solitaire qu'on pratique à dix », écrivait-il dans un célèbre texte intitulé « Il ne faudrait jamais débattre ». Il dénonçait un univers où l'on proclame le dialogue et la controverse mais où l'insulte - Christine Angot face à François Fillon -, la dérision - le passage obligé des candidats devant comiques et imitateurs - l'emportent sur la réflexion. Des pratiques démocratiques, équitables et qui pourtant évacuent les inquiétudes qui nous hantent. Le système éducatif qui « dénature complètement les idéaux de l'école républicaine et qui ne transmet plus rien de la France » (Augustin d'Humières*) ? 

Vous avez une minute trente. Les perturbateurs endocriniens et le terrorisme islamiste, la construction européenne et le statut des attachés parlementaires… Allez ! On enchaîne: sans transition et sans hiérarchie. On se contentera du coup d'éclat de Philippe Poutou ou d'un trait de Jean-Luc Mélenchon. On se demandera si cette « punchline » aura de l'influence sur les prochains sondages dont on remettra en cause, lors d'un débat, la fiabilité.

Et l'école, la culture, l'intégration, les villes moyennes qui s'éteignent une à une ? Rien ou si peu. Le réel est toujours reporté à une date ultérieure. Muray encore une fois: « On convoque les grands problèmes et on les dissout au fur et à mesure qu'on les mouline dans la machine de la communication. Et plus il y a de débat, moins il y a de réel. Il ne reste, à la fin, que le mirage d'un champ de bataille où s'étale l'illusion bavarde et perpétuelle que l'on pourrait déchiffrer le monde en le débattant ; ou, du moins, qu'on le pourra peut-être au prochain débat. »

*Un petit fonctionnaire (Grasset).
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Allons plus loin que Vincent Trémolet de Villiers.

Certes, Philippe Muray avait tout vu. Mais, en réalité, c'est lui qui organise toute cette campagne depuis là-haut, et il doit bien rigoler.

Donc cette campagne électorale 2017, par ailleurs désastreuse, a eu moins une utilité : elle prouve qu'il y a une vie après la mort. C'est déjà pas mal.

samedi, juillet 04, 2015

Tombeau pour une touriste innocente

Rien n’est jamais plus beau qu’une touriste blonde
Qu’interviouwent des télés nipponnes ou bavaroises
Juste avant que sa tête dans la jungle ne tombe
Sous la hache d’un pirate aux façons très courtoises
Elle était bête et triste et crédule et confiante
Elle n’avait du monde qu’une vision rassurante
Elle se figurait que dans toutes les régions
Règne le sacro-saint principe de précaution
Point de lieu à la ronde qui ne fût excursion
Rien ici ou là-bas qui ne fût évasion
Pour elle les pays étaient terres de passion
Et de révélation et de consolation
Pour elle les pays étaient terres de loisirs
Pour elles les pays n’étaient que communion
On en avait banni les dernières séditions
Pour elle toutes les terres étaient terres de plaisir
Pour elle les nations étaient lieux d’élection
Pour elle les nations n’étaient que distraction
Pour elle les nations étaient bénédiction
D’un bout du monde à l’autre et sans distinction
Toute petite elle disait avoir été violée
Par son oncle et son père et par un autre encore
Mais elle dut attendre ses trente et un balais
Pour revoir brusquement ce souvenir éclore
Elle avait terminé son second CDD
Mais elle envisageait d’autres solutions
Elle voulait travailler dans l’animation
Pour égayer ainsi nos fêtes de fin d’année
Elle cherchait à présent et pour un prix modique
À faire partout régner la convivialité
Comme disent les conseils en publicité
Elle se qualifiait d’intervenante civique
Elle avait pris contact avec plusieurs agences
Et des professionnels de la chaude ambiance
Elle était depuis peu amie d’un vrai artiste
Musicien citoyen jongleur équilibriste
Grand organisateur de joyeuses sarabandes
Le mercredi midi et aussi le samedi
Pour la satisfaction des boutiques Godassland
Créateur d’escarpins cubistes et nabis
Elle aussi s’entraînait à des tours rigolos
En lançant dans les airs ses propres godillots
Baskets bi-matières à semelles crantées
Les messages passent mieux quand on s’est bien marré
Au ministère social des Instances drolatiques
Elle avait exercé à titre de stagiaire
L’emploi de boîte vocale précaire et temporaire
Elle en avait gardé un souvenir érotique
Elle avait également durant quelques semaines
Remplacé une hôtese de chez Valeurs humaines
Filiale fondamentale de Commerce équitable
Où l’on vend seulement des objets responsables
Elle avait découvert le marketing éthique
La joie de proposer des cadeaux atypiques
Fabriqués dans les règles de l’art humanitaire
Et selon les valeurs les plus égalitaires
Tee-shirts Andrée Putman et gabardines de Storck
Et pendentifs Garouste et pochettes d’Aristorque
Soquettes respectueuses amulettes charitables
Objets de toutes sortes et toujours admirables
Étoles alternatives et broches-tolérance
Et bracelets-vertu et tissus-complaisance
Et blousons-gentillesse et culottes-bienveillance
Consommation-plaisir et supplément de sens
Café labellisé bio-humanisé
Petits poulets de grain ayant accès au pré
Robes du Bangladesh jus d’orange allégé
Connotation manouche complètement décalée
Sans vouloir devenir une vraie théoricienne
Elle savait maintenant qu’on peut acheter plus juste
Et que l’on doit avoir une approche citoyenne
De tout ce qui se vend et surtout se déguste
Et qu’il faut exiger sans cesse et sans ambage
La transparence totale dedans l’étiquetage
Comme dans le tourisme une pointilleuse éthique
Transformant celui-ci en poème idyllique
À ce prix seulement loin des sentiers battus
Du vieux consumérisme passif et vermoulu
Sort-on de l’archaïque rôle de consommateur
Pour s’affirmer enfin vraiment consom’acteur
Elle faisait un peu de gnose le soir venu
Lorsqu’après le travail elle se mettait toute nue
Et qu’ayant commandé des sushis sur le Net
Elle les grignotait assise sur la moquette
Ou bien elle regardait un film sur Canal-Plus
Ou bien elle repensait à ses anciens amants
Ou bien elle s’asseyait droit devant son écran
Et envoyait des mails à des tas d’inconnus
Elle disait je t’embr@sse elle disait je t’enl@ce
Elle faisait grand usage de la touche arobase
Elle s’exprimait alors avec beaucoup d’audace
Elle se trouvait alors aux frontières de l’extase
Dans le métro souvent elle lisait Coelho
Ou bien encore Pennac et puis Christine Angot
Elle les trouvait violents étranges et dérangeants
Brutalement provocants simplement émouvants
Elle aimait que les livres soient de la dynamite
Qu’ils ruinent en se jouant jusqu’au dernier des mythes
Ou bien les reconstruisent avec un certain faste
Elle aimait les auteurs vraiment iconoclastes
Elle voulait trois bébés ou même peut-être quatre
Mais elle cherchait encore l’idéal géniteur
Elle n’avait jusqu’ici connu que des farceurs
Des misogynes extrêmes ou bien d’odieux bellâtres
Des machistes ordinaires ou extraordinaires
Des sexistes-populistes très salement vulgaires
Des cyniques égoïstes des libertins folâtres
Ou bien des arnaqueurs elle la trouvait saumâtre
Elle se voyait déjà mère d’élèves impliquée
Dans tous les collectifs éducatifs possibles
Et harcelant les maîtres les plus irréductibles
Conservateurs pourris salement encroûtés
Qui se cachent derrière leur prétendu savoir
Faute d’appréhender un monde en mutation
Qui sans doute a pour eux l’allure d’un repoussoir
Quand il offre à nos yeux tant de délectations
Comme toutes les radasses et toutes les pétasses
Comme toutes les grognasses et toutes les bécasses
Elle adorait bien sûr Marguerite Durasse
De cette vieille carcasse elle n’était jamais lasse
Elle s’appelait Praline mais détestait son nom
Elle voulait qu’on l’appelle Églantine ou Sabine
Ou bien encore Ondine ou même Victorine
Ou plutôt Proserpine elle trouvait ça mignon
Elle faisait un peu de voile et d’escalade
Elle y mettait l’ardeur qu’on mettait aux croisades
Elle se précipitait sous n’importe quelle cascade
Elle recherchait partout des buts de promenade
Chaque fois qu’elle sortait avec une copine
Elle se maquillait avec beaucoup de soin
Soutien-gorge pigeonnant et perruque platine
Encore un coup de blush pour rehausser son teint
Orange fruité Fard Pastèque de chez Guerlain
Bottines en élasthane blouson cintré zippé
Sac pochette matelassé et bracelet clouté
Ou alors pour l’hiver une une veste en poulain
Ou un top manches fendues en jersey de viscose
Jupe taille élastiquée en voile de Lurex
Tunique vietnamienne décorée de passeroses
Sans rien dessous bien sûr pas même un cache-sexe
Elle disait qu’il fallait réinventer la vie
Que c’était le devoir d’un siècle commençant
Après toutes les horreurs du siècle finissant
Là-dedans elle s’était déjà bien investie
De temps en temps chez elle rue des Patibulaires
Elle mobilisait certains colocataires
Afin d’organiser des séances de colère
Contre l’immobilisme et les réactionnaires
Elle exigeait aussi une piste pour rollers
Deux ou trois restaurants à thème fédérateur
L’installation du câble et d’un Mur de l’Amour
Où l’on pourrait écrire je t’aime sans détour
Elle réclamait enfin des gestes exemplaires
D’abord l’expulsion d’un vieux retardataire
Puis la dénonciation du voisin buraliste
Dont les deux filles étaient contractuelles lepénistes
Le Jour de la Fierté du patrimoine français
Quand on ouvre les portes des antiques palais
Elle se chargeait d’abord de bien vérifier
Qu’il ne manquait nulle part d’accès handicapés
Qu’il ne manquait nulle part d’entrées Spécial Grossesse
Qu’il ne manquait nulle part d’entrées Spécial Tendresse
Qu’on avait bien prévu des zones anti-détresse
Qu’il y avait partout des hôtesses-gentillesse
Faute de se faire percer plus souvent la forêt
Elle avait fait piercer les bouts de ses deux seins
Par un très beau pierceur sans nul doute canadien
Qui des règles d’hygiène avait un grand respect
Avec lui aucun risque d’avoir l’hépatite B
Elle ne voulait pas laisser son corps en friche
Comme font trop souvent tant de gens qui s’en fichent
Elle pensait que nos corps doivent être désherbés
Elle croyait à l’avenir des implants en titane
Phéromones synthétiques pour de nouveaux organes
Elle approuvait tous ceux qui aujourd’hui claironnent
Des lendemains qui greffent et qui liposuccionnent
Elle avait découvert le théâtre de rues
Depuis ce moment-là elle ne fumait plus
Elle pouvait à nouveau courir sans s’essouffler
Elle n’avait plus honte maintenant de s’exhiber
Elle attendait tout de même son cancer du poumon
Dans dix ou quinze années sans se faire trop de mouron
Elle préparait déjà le procès tâtillon
Qu’elle intenterait alors aux fabricants de poison
Faute de posséder quelque part un lopin
Elle s’était sur le Web fait son cybergarden
Rempli de fleurs sauvages embaumé de pollen
Elle était cyberconne et elle votait Jospin
Elle avait parcouru l’Inde le Japon la Chine
La Grèce l’Argentine et puis la Palestine
Mais elle refusait de se rendre en Iran
Du moins tant que les femmes y seraient mises au ban
L’agence Operator de l’avenue du Maine
Proposait des circuits vraiment époustouflants
Elle en avait relevé près d’une quarantaine
Qui lui apparaissaient plus que galvanisants
On lui avait parlé d’un week-end découverte
Sur l’emplacement même de l’antique Atlantide
On avait évoqué une semaine à Bizerte
Un pique-nique à Beyrouth ou encore en Floride
On l’avait alléchée avec d’autres projets
Une saison en enfer un été meurtrier
Un voyage en Hollande ou au bout de la nuit
Un séjour de trois heures en pleine Amazonie
Cinq semaines en ballon ou sur un bateau ivre
À jouir de voir partout tant de lumières exquises
Ou encore quinze jours seule sur la banquise
Avec les ours blancs pour apprendre à survivre
Une randonnée pédestre dans l’ancienne Arcadie
Un réveillon surprise en pleine France moisie
Une soirée rap dans le Bélouchistan profond
Le Mexique en traîneau un week-end à Mâcon
Elle est morte un matin sur l’île de Tralâlâ
Des mains d’un islamiste anciennement franciscain
Prétendu insurgé et supposé mutin
Qui la viola deux fois puis la décapita
C’était une touriste qui se voulait rebelle
Lui était terroriste et se rêvait touriste
Et tous les deux étaient des altermondialistes
Leurs différences mêmes n’étaient que virtuelles
Philippe Muray (2003)

mercredi, août 21, 2013

«Animaux bienvenus , Climatisé , Enfants bienvenus , English spoken , Gay friendly , Vin au verre »


«Animaux bienvenus , Climatisé , Enfants bienvenus , English spoken , Gay friendly , Vin au verre »

Voilà ce que j'ai trouvé sur le site La Fourchette comme caractéristiques d'un restaurant.

Je comprends donc que les enfants sont au même niveau que les animaux, ce qui est somme toute en cohérence avec l'époque, qui traitent les animaux domestiques comme des enfants et inversement.

De plus, je m'interroge, que veut dire Gay Friendly ? Que les clients s'enculent en couronne à la fin du repas ? En revanche, si un restaurant ne coche pas la case "gay friendly", que cela signifie-t-il ? Qu'on y chasse les tarlouses à coups de pierres ? Qu'on les empoisonne ? Qu'on crache dans leur assiette ?

Nous vivons une époque vraiment formidable, le progrès fait rage : quel est le lien entre les services d'un restaurant et les pratiques sexuelles des clients ? La baguette plus ou moins dure ? La miche plus ou moins rassis ? Les carottes râpées ou nature ?

Ah, comme je regrette P. Muray. Combien il aurait pu nous amuser avec ces conneries.

lundi, octobre 22, 2012

"Mariage homosexuel" : l'oxymore comme langage du festivisme



L'avantage des grands penseurs est que leur pensée dure. Le texte ci-dessous de P. Muray date de 1998 et s'intéresse à l'actualité. Pourtant, il n'a pas pris une ride.

Du festivisme comme langage et comme idéologie

Muray explique que l'oxymore, la contradiction dans les termes ("mariage homosexuel" par exemple), loin d'être une faiblesse mortelle, est, au contraire, le puissant outil qu'utilise le festivisme pour nier le réel. Comment voulez  raisonner et argumenter contre une proposition absurde si ceux qui l'utilisent n'en voient pas spontanément l'absurdité ? Comment peut-on croire que les arguments contre le "mariage homosexuel" peuvent convaincre ceux que cette expression ne fait pas rire ? Les psychiatres ont déjà mis en lumière le terrifiant pouvoir de contrôle de l'injonction paradoxale.

Tenter de barrer la route au moindre oxymore festiviste, c'est tenter de projeter la lumière du réel sur le festivisme. Combat perdu d'avance. C'est pourquoi l'oxymore festiviste qui a le vent en poupe aujourd'hui, "mariage homosexuel", finira par passer dans la loi. Sinon, cela signifierait la fin du festivisme, qui est incroyable en l'état actuel des choses.

Mais on n'est pas obligé d'abdiquer : je continuerais à écrire "mariage homosexuel" avec des guillements et à considérer le dit "mariage" comme une grotesque parodie. Quand les hommes n'avaient pas encore renoncé au réel, un auteur a pu écrire qu'il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

samedi, octobre 20, 2012

Le racisme comme terreur littéraire (R. Mlillet)

Ayant signalé que je n'avais pas lu Richard Millet, un mien collègue s'est empressé de me prêter (sous le manteau, bien entendu) cet opuscule.

Sur le fond du propos, je suis d'accord, on rejoint Philippe Muray et Renaud Camus : le Grand Remplacement est l'arme qu'ont trouvée les salauds pour détruire notre civilisations.

Mais que son style, auquel il tient fort, est lourd !

Je préfère Philippe Muray : l'humour est très noir, mais c'est encore de l'humour.

mercredi, septembre 29, 2010

L'autruisme

Excellent article. Je me heurte souvent à l'autruisme :

L'autruisme