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mardi, février 04, 2020

Les mécomptes de Boeing

Les mécomptes de Boeing

Boeing subit les déboires du capitalisme sans capital (on rend tout aux actionnaires) et capitalisme de connivence (copain comme cochon avec la FAA).

Et mon petit doigt me dit que Boeing est plus règle qu'une exception.


lundi, décembre 23, 2019

Boeing : la cigrale et la ... Bin, non. Juste cigrale. Pas de froumi.

Boeing, dans l’angle mort de la crise

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Comment investir dans un nouvel avion (entre 10 et 15 milliards de dollars), comment doter un modèle existant d’une aile en composites pour gagner du poids (investissement autour de 2-3 milliards de dollars) quand les caisses seront vides ?

Mais au fait, s’agit-il d’un accident ? Ce point de vue financier sur Boeing montre que l’entreprise a changé délibérément de paradigme. Elle a préféré favoriser le cours de l’action en se délestant de ses liquidités, au détriment de sa capacité à faire face à un aléa, et plus prosaïquement de sa capacité à investir dans un nouvel avion plus sûr. C’est la capacité de rebondir de Boeing après la crise, et de dessiner son avenir qui sont en cause. En attendant, Boeing a mis en place le 30 septembre dernier une nouvelle structure relative à la sécurité, et tendant à faire remonter les questions qui s’y réfèrent au plus haut niveau de l’organisation : acceptons-en l’augure.
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Rappelons que le choix de faire évoluer le 737 plutôt que de lui faire un successeur avait déjà des raisons financières.

Comme je l'ai écrit, prendre des décisions court-termistes dans une industrie à cycle long, c'est une recette certaine pour la catastrophe. J'espère que Airbus est plus sage sans en être 100 % certain.

mercredi, décembre 18, 2019

Boeing va-t-il faire faillite ?

La question en titre de ce billet commence à se poser car il apparaît que les difficultés du 737 MAX ne sont pas circonstancielles, qu'elles ne sont que la partie émergée de l'iceberg.

Boeing va suspendre la production du 737 MAX !



Cet article avec ses commentaires est intéressant :

Boeing didn’t want to re-engine the 737–but had design standing by

Deux problèmes de fond :

1) les financiers et les managers ont pris le pouvoir sur les faiseurs d'avion, induisant des décisions techniques mauvaises, voire franchement désastreuses. C'est une recette sûre pour la catastrophe que d'essayer de faire du profit à court terme sur une industrie à cycle long.

Ils n'ont pas su prendre leurs pertes face à l'A320 NEO et passer directement à la génération suivante.

Toute la compétence de Boeing, de la conception à la production est mise en doute. Par exemple, il se dit qu'on a demandé aux pilotes d'essai d'expurger leurs rapports de vol. Il est aussi connu que les 777 sortant d'une certaine usine sont moins fiables que ceux sortant d'une autre usine.

2) la Federal Aviation Authority ayant, pour des raisons d'économies, sous-traité à Boeing la certification de ses propres avions (comment une telle aberration est-elle possible ?), c'est toute la gamme qui est devenue douteuse. Evidemment, la FAA fait du zèle pour se refaire une virginité.

Le gouvernement américain aurait dans ses cartons une scission de Boeing, pour laisser les avions civils voguer vers leur funeste destin tout en sauvant le militaire.

Et Airbus ? Etant dirigée par les mêmes managers ayant fait les mêmes MBA où ils ont appris les mêmes conneries, la firme européenne n'est pas préservée par miracle de rencontrer ce genre de problèmes. Néanmoins, le fait que l'organisme de certification lui ait beaucoup moins délégué la protège en partie. Bref, aujourd'hui, c'est plus sûr de monter dans un Airbus que dans un Boeing.

Le plus gros problème pour Airbus va être de garder la tête froide.

Se pose désormais la question passionnante du changement de configuration. Il semble bien que la configuration "moteurs sous les ailes" soit en bout de course.