mardi, juin 23, 2015

Pêle-mêle : Zemmour, Bainville, Besançon et compagnie

Qu'il est triste d'avoir raison

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«Nietzsche disait que la liberté est une idée d'esclaves. Tout se passe comme si le respect de la ploutocratie était une conception des socialistes. Le résultat, c'est qu'on charge maintenant les banquiers de décider du sort des peuples par-dessus la tête de leurs gouvernements. C'est ce qu'on appelle la démocratie. Et l'on est un réactionnaire quand on se permet de douter que ce soit un progrès.»

On lit ces phrases plusieurs fois. On sourit, incrédule, en regardant la date de publication: 1924.
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Le Sisyphe grec va-t-il continuer à rouler l’Euro ?

Pourquoi le boycott d'Israël est inacceptable

Thibault de Montbrial : «Une fraction de la jeunesse française combat son propre pays»

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Dans votre livre, vous comparez la situation à celle de 1914 «lorsque les dirigeants et les peuples marchaient vers la guerre sans prendre la pleine mesure de ce qui se préparait». Faisons-nous preuve de naïveté ?

Notre continent a bénéficié d'une situation tout à fait exceptionnelle sur le plan historique : 70 ans de paix.

Nos élites (politiques, administratives, économiques, médiatiques…) sont aujourd'hui constituées par la troisième génération de citoyens qui n'ont pas connu de guerre.

Petit à petit, la nécessité de se défendre, le rapport à la violence et à la mort, l'idée même que l'on puisse s'en prendre à un système politique dont nous nous sommes persuadés que sa suprématie morale nous protégerait, nous ont conduit à perdre de vue l'idée que nous pouvions être attaqués. En ce sens, oui, notre société a fait preuve d'une naïveté considérable.

[Ajout personnel ,extrait de l'article Julien Freund de Wikipedia :

Pierre-André Taguieff dans son ouvrage sur Julien Freund rapporte un dialogue entre Jean Hyppolite et Julien Freund lors de la soutenance de thèse en 1965 de ce dernier. Hyppolite dit :

« Sur la question de la catégorie de l'ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu'à aller cultiver mon jardin. »

Freund répliqua :

« Écoutez, Monsieur Hyppolite, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c'est vous qui désignez l'ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d'ennemis, nous n'en aurons pas, raisonnez-vous. Or c'est l'ennemi qui vous désigne. Et s'il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d'amitiés. Du moment qu'il veut que vous soyez son ennemi, vous l'êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »

Hyppolite répondit :

« Dans ce cas, il ne me reste plus qu'à me suicider. »

P.-A. Taguieff cite ensuite le commentaire critique fait par Raymond Aron à propos de Jean Hyppolite et rapporté par Julien Freund :

« Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales. » ]

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Mon grand-père ce héros : François Hollande au Mont Valérien


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Mais voilà que la dame [Julie Gayet] aide un vieillard chenu tout sourire, à sortir d’une voiture pour l’installer sur une chaise roulante qu’elle va se mettre à pousser. Le commentateur nous dit qu’il s’agit de son grand-père, ancien résistant de 93 ans. La presse du lendemain, un peu goguenarde, qualifiera la séquence d’alibi pour justifier la présence de Madame Gayet à la cérémonie.

Le problème c’est qu’il a une sacrée gueule l’alibi. Alain Gayet, encore écolier, a rejoint Londres pour s’engager dans la France Libre le 1er juillet 1940, il avait 17 ans. Il fera absolument toutes les campagnes de la France Libre de Dakar à Berchtesgaden.

Compagnon de la Libération par décret du 17 novembre 1945. Ils étaient 1038 Compagnons comme lui. Il en reste 9 aujourd’hui, le dernier d’entre eux à quitter ce monde reposera dans la crypte du Mont-Valérien. Alain Gayet est de cet ultime carré.

[...]

Alors ravalant ricanements et quolibets, on rectifie la position et on salue. Normal.

Laissons quand même le dernier mot à cet ami jamais en retard d’une méchanceté : « Bien sûr, la présence de Julie Gayet était légitime, mais François Hollande qu’est-ce qu’il foutait là ? »
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«Catholiques et musulmans, la même humanité, pas la même religion»

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Faut-il donner au culte musulman les églises désaffectées ?

J'ai lu une phrase extraordinaire de Mgr Dubost, évêque d'Évry. Il a dit: «Dans le principe, je préférerais que des églises désaffectées soient transformées en mosquée plutôt qu'en restaurants.» Cet évêque catholique considère donc qu'il n'est pas bon que les gens puissent se réjouir en se retrouvant ensemble au restaurant. Il trouve plus beau, plus sublime et plus digne que des personnes rendent un culte à une religion qu'en principe, comme évêque catholique, il considère comme fausse. Cette phrase gomme l'incompatibilité entre islam et catholicisme. Elle témoigne d'une sorte de malveillance à l'encontre d'une population qui choisirait de transformer son ancien lieu de culte pour se réjouir innocemment au restaurant plutôt que de le confier aux musulmans. Cette phrase est prodigieuse.

Les catholiques sont naïfs sur l'islam ?

Il est normal que les catholiques aient le plus grand respect pour les musulmans comme ils doivent en avoir pour tout un chacun. Vis-àvis de l'islam comme religion, il y a des formulations un peu étranges. «Nous respectons la religion musulmane», entend-on souvent. Qu'on respecte les hommes oui, c'est normal, mais autre chose est de respecter une religion qui nie le christianisme et qui le fait très franchement et qui a le droit de le faire. C'est le droit des musulmans de penser que l'Église nous trompe et se trompe mais que l'Église loue et respecte l'islam pour cela c'est un peu déroutant. Cela ne date pas d'hier. Durant le concile Vatican II la déclaration Nostra Aetate semble déjà donner une préférence à l'islam par rapport aux autres religions non chrétiennes et aux agnostiques de notre monde. Cela est paradoxal parce que les autres religions non chrétiennes ont une chance de devenir chrétiennes un jour. C'est ce qu'on appelle la praeparatio evangelica.

La religion gréco-romaine est devenue chrétienne. Les religions germaniques et certaines religions asiatiques sont dans ce cas. Mais l'islam n'est pas une praeparatio evangelica. Au contraire, l'expérience de quinze siècles montre que les conversions de l'islam vers le christianisme n'ont pas été faciles. On a vu d'innombrables conversions du christianisme vers l'islam, mais l'inverse est très rare. Ce qu'on a surtout vu c'étaient des affrontements très violents où les musulmans chassaient de chez eux les chrétiens et où les chrétiens expulsaient les musulmans. On a expulsé les musulmans d'Espagne, de Malte, des Balkans, et de leur côté les musulmans ont converti l'Afrique du Nord et aujourd'hui ils expulsent les chrétiens des régions qui sont les plus vieilles de la chrétienté.
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vendredi, juin 19, 2015

Le pape pollue : il fume la moquette

Notez bien que, étant conservateur, je suis par nature écologiste.

Mais est-ce bien la peine de donner sans cesse des gages aux gauchistes ? Est-ce bien le rôle du pape que d'écrire des grosses conneries sur le réchauffement climatique ? Après les conneries sur l'immigration, ça commence à faire beaucoup.

Je sais bien que le pape n'est qu'un homme et qu'il y a eu de fort mauvais papes. Je me demande si je ne préfère pas un pape corrompu à un pape vertueux mais avec des idées idiotes.

Addendum :

Ce n'est pas parce que je suis en désaccord avec le pape que je peux en tirer la conclusion que c'est un crétin, mais, tout de même, je commence à avoir de sérieux doutes :

Brother Glum, Mother Earth

mercredi, juin 17, 2015

Cette guerre de religions qui vient (sauf qu'elle est déjà là)

Immigration : «nos sociétés ont atteint un point de rupture»

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Nous vivons dans un apartheid de facto. Les populations autochtones prétendent ne pas voir, ou même apprécier, la dilution de leur culture nationale; elles font semblant de ne pas voir, ou d'apprécier, la transformation de leurs rues, les mosquées qui surgissent, les écoles, les hôpitaux et les systèmes sociaux qui s'effondrent. Mais, pour l'essentiel, cette «tolérance» indigène est un énorme mensonge comme l'est désormais l'«intégration» supposée des immigrants. Et en attendant , les gens votent avec leurs pieds.

Nous assistons à un grand spectacle théâtral et plus vite qu'on ne le croit, le rideau va tomber. Quand cela arrivera, les choses deviendront très rudes et désagréables. Voilà ce que la gauche a favorisé dans nos pays, accéléré par l'UE et ses frontières grandes ouvertes. Cela doit cesser de toute urgence si nous voulons maintenir la paix sociale, la démocratie et la primauté du droit.
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Débat Onfray-Zemmour arbitré par Giesbert :



Comme d'habitude, Onfray raconte beaucoup de conneries et Giesbert est un enfoiré qui essaie plusieurs fois de pourrir le débat (ses échecs sont réjouissants). Et, comme d'habitude, le discours de Zemmour est plus structuré et appuyé sur la réalité.

Digression. L'unanimité (Giesbert, Onfray et le public) contre Zemmour lorsqu'il tente de décrire l'ancienne condition féminine et s'insurge contre les clichés féministes est tout à fait amusante pour le misanthrope que je suis, elle prouve que j'ai raison de trouver que les gens sont un peu plus cons qu'il n'est raisonnable.

On dirait que la littérature et l'histoire occidentales, si pleines de rapports amoureux, de femmes d'influence, d'amour courtois, de fine amor, ont disparu dans un gigantesque trou noir. Revel disait «L'idéologie, c'est ce qui parle à votre place», ce petit passage en est un magnifique exemple.



Contrepoint à l'article Chantal Delsol sur Vincent Lambert

Un précédent billet sur cette affaire ayant provoqué beaucoup de commentaires, je complète par un article de Jean Clair :

Vincent Lambert : ce visage qu'on ne veut pas voir

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Chantal Delsol pose la seule question qui vaille: «D'où vient cette exaltation véhémente pour la piqûre létale ?» D'où vient cette joie mauvaise, ce mélange de honte et d'enthousiasme qui nous fait désirer la mort immédiate? Pulsion de mort, disait Freud, notre dernier des sages. Volonté forcenée de l'homme «moderne» de parvenir à une vie parfaite et qui, dans l'impuissance d'être satisfaite, se tourne en attraction suicidaire. La même qui nous pousse à des procédures niant l'humanité, la GPA, l'avortement généralisé, et sous le couvert hypocrite d'un monde enfin convaincu par la puissance technique, un eugénisme vu comme une extermination douce qui, sans livrer son nom, ne supporte plus l'image des ratés, des souffrants, des incurables, tous ces entre-deux qui nous renvoient le reflet insupportable de notre condition, alors qu'ils nous mettent sous les yeux l'énigme de la vie.
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Je suis circonspect (ça ne me ressemble pas) à propos de cette affaire Vincent Lambert.

Je partage les attendus philosophiques de Chantal Delsol et de Jean Clair. Les nihilistes me font vomir, quelqu'un comme Jean-Luc Romero me sort par les yeux.

C'est d'autant plus facile pour un chrétien que toute souffrance est, au final, le reflet des souffrances du Christ sur la croix. Des chrétiens, animés d'un courage dont je ne me sens pas capable, refusent les soins palliatifs pour imiter le Christ.

On connait l'histoire des deux déportés en camp de concentration obligés d'assister à la pendaison d'un enfant. «Alors, il est où, ton Dieu ?». Le chrétien répond : «Il est en face de toi, sur l'échafaud». Réponse que n'aurait faite ni un juif, ni un musulman.

Maintenant, il faut traduire ses principes de vie en décision au cas par cas. N'étant pas intime de Vincent Lambert, je suis réticent à trop insister.

Une remarque tout de même : ceux qui arguent du coût pour la collectivité de maintenir en vie quelques milliers de comateux sont des salauds. La collectivité gaspille beaucoup plus d'argent à arroser des bons-à-rien, des fouteurs de merde, des fainéants, des véreux, des escrocs, alors laissons tranquille ce budget qui protège des hommes vulnérables.

dimanche, juin 14, 2015

Clinton : le retour de la vieille peau (2)

Un dialogue bien désespérant sous le billet Le retour de la vieille peau :




Le plus remarquable n'est pas que l'Amérique n'ait pas mieux à proposer. Non, le plus remarquable, c'est que malgré les casseroles qu'Hillary se traîne et à côté desquelles Obama passerait pour un Thomas Jefferson, la machine est tellement gigantesque, le consentement du public conditionné à un tel degré de perfection, qu'elle a toutes les chances de remporter l'élection comme prévu, en dépit de son abyssale nullité, face à un camp républicain divisé et boiteux. D'un point de vue politique ce n'est certes pas une bonne nouvelle, mais d'un point de vue stratégique, on ne peut qu'admirer la mainmise du camp progressiste sur les restes de ce qui fut un jour la démocratie américaine.
Regardez par exemple cet article de Politico, merveille absolue de courtisanerie veule et de propagande implacable sur la "grand-mère de l'Amérique" (sic) :
http://www.politico.com/magazi...
Sinon dans les avancées tactiques du progressisme enragé, on peut noter que la conquête du Vatican se déroule bien.
http://www.breitbart.com/big-g...



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      Le problème est que je suis d'accord avec vous. La situation est vraiment désespérante.
      Quand on pense qu'en France, le système (j'entends par là les institutions plus le fonctionnement de la classe dirigeante) a réussi à imposer sans trop de difficultés François Hollande, dont tout esprit un peu dégourdi avait des raisons objectives de savoir qu'il serait nul, est affligeant.
      Bien sûr, il y a l'argument massue «Mais vous avez vu ce qu'il y avait en face ?». C'est une des forces du système que de proposer des choix qui n'en sont pas vraiment.
      Désespérant est vraiment le mot juste.





      Cela nous vaut tout de même ce superbe cliché :





      Chantal Delsol sur l'affaire Vincent Lambert

      Affaire Vincent Lambert : la vidéo, nouvelle étape de la tragédie

      J'aime beaucoup Chantal Delsol. Même quand je ne partage pas tout (en l'occurrence, je suis d'accord), ce qu'elle dit est toujours fin et humain. Je n'ai pas vu cette fameuse video et je ne la verrai pas.

      J'en ai ma claque de cette affaire Vincent Lambert, ce malheureux est de plus en plus instrumentalisé. Notre monde, avec ses flots lacrymaux et son sentimentalisme démonstratif, est hypocrite. Il est sans pitié pour les faibles (comme dit Bernanos : «l'homme moderne a la tripe sensible et le coeur dur»).

      Mais je suis terrifié que l'Etat, avec ses gros sabots, se mêle de ces affaires et décide de notre mort.

      J'ai déjà exprimé plusieurs fois mon point de vue : on devrait en rester en public à «Tu ne tueras point» et le reste devrait s'arranger dans le clair-obscur de l'intimité. Mais ça, c'était le monde d'avant, celui où les hommes étaient censés être libres, responsables, et dignes.

      Notre monde à nous est glacé. Et glaçant.



      Clinton : le retour de la vieille peau

      Autant Bill Clinton, bien qu'escroc, réussissait à m'être sympathique (c'est le propre des bons escrocs), autant Hillary m'a toujours été très antipathique.

      De ce coté-ci de l'Atlantique, les journalistes sont encore pires dans leur parti-pris que de l'autre coté. C'est tout à fait ridicule, que peut-on trouver d'intéressant à une apparatchik vieux cheval de retour trainant au cul assez de casseroles pour ouvrir plusieurs restaurants ?

      L'Amérique n'a pas mieux à proposer ? C'est désespérant !

      Et on va nous bassiner avec ça comme si c'était une élection de chez nous. D'avance, j'en ai déjà ma claque. Les gens qui nous emmerdent avec ces histoires sont bien plus persuadés que l'Amérique est le centre et le maitre du monde que vous et moi.

      L'histoire est déjà écrite : après «Obama, premier noir président des Etats-Unis» (avec les brillants résultats que l'on constate), on va nous faire «Hillary, première femme président des Etats-Unis».

      Comme cette logique folle de donner le pouvoir aux minorités est inépuisable, la suite est prévisible : «le premier nain homosexuel président des Etats-Unis» puis «le premier indien transexuel président des Etats-Unis» puis «le premier esquimo hermaphrodite président des Etats-Unis» etc.

      Que la décadence de l'Occident est pénible !

      Nous pourrions au moins crever en paix. Même pas, il y a toute cette bêtise crasse, épaisse, satisfaite d'elle-même, envahissante, qui nous agresse à chaque instant.


      samedi, juin 13, 2015

      Dollar, le privilège américain

      Discussion avec quelqu'un qui n'y comprenait rien. Résumons.

      Tant que le dollar est la monnaie des échanges internationaux, le déficit commercial américain est une nécessité vitale pour le commerce mondial.

      En effet, comment les Américains exportent-ils les dollars qui permettent les transactions partout dans le monde ? En achetant des biens à l'étranger. S'ils cessent d'acheter des biens à l'étranger, les étrangers cessent de recevoir les dollars qu'ils utilisent ensuite pour leurs transactions et le commerce mondial se prend une claque.

      C'est ce qui est en train de se passer avec la remontée du dollar. Notamment, les pays dits émergents qui ont emprunté en dollars sont asphyxiés. Avec la crise de l'agonie de l'Euro, les années jusqu'à 2020 vont être intéressantes.

      Bien fait pour leur gueule, ils n'avaient qu'à tirer les leçons des crises précédentes et ne pas emprunter en dollars, quoiqu'il leur en coutât.

      Il y a des gens qui ont compris et qui essaient de substituer leur monnaie au dollar comme monnaie internationale : les Européens les Chinois. Ils rament mais ils essaient.

      Les dollars reviennent ensuite aux Etats-Unis sous forme d'achats de bons du trésor américains (un déficit budgétaire a toujours pour pendant un  déficit commercial. En France aussi : si on voulait vraiment réduire le déficit commercial, il suffirait que l'Etat français cesse de vivre à crédit).

      vendredi, juin 12, 2015

      Stéphane Montabert : Grèce, le blocage idéologique

      Grèce: le blocage idéologique

      Bon article de Stéphane Montabert (seule petite facilité : il attaque Jean Quatremer, qui est un connard européiste, arrogant et stupide, une caricature).


      jeudi, juin 11, 2015

      Une erreur de communication ? C'est ça, appelle nous «cons» ...

      Manuel Valls nous explique que son escapade footballistique à Berlin aux frais du montontribuable était «une erreur de communication».

      Dans le vaste océan de mensonge qu'est la politique, c'est un des tics de langage des politocards qui m'agace le plus.

      Si les gens ne sont pas contents, ce n'est jamais parce qu'ils ont écouté, qu'ils ont compris et que, ayant réfléchi, ils en ont conclu qu'ils n'étaient pas d'accord.

      Si les gens ne sont pas contents, c'est toujours parce qu'«on s'est mal expliqué» ou parce qu'«on a fait une erreur de communication», sous-entendu «vous êtes vraiment trop cons. On vous parlait comme à des enfants de 8 ans, on aurait du vous parler comme à des enfants de 4 ans».

      Le mépris implicite, et de plus en plus souvent explicite, de la classe dirigeante pour les gens sur le dos desquels ces parasites vivent est insupportable (même pas la reconnaissance de l'estomac).

      Mais ils ont une excuse : ils nous prennent pour des cons et, jusqu'à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal. M. Valls et ses collègues vivent dans des palais somptueux, servis par une armée de larbins, et tout ça en nous prenant pour des cons. Ils auraient tort de se priver.



      Roland Hureaux sur l'affaire Vincent Lambert

      Comme souvent, je suis d'accord avec Roland Hureaux.

      J'avoue que, dans cette affaire, je trouve les partisans de l'euthanasie inhumains, cruels et vaniteux. Ils se prennent pour Dieu, pour juger que Vincent Lambert est définitivement foutu ?

      Le texte bleui, c'est moi.

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      Atlantico : Cinq juges de la CEDH ont accolé leur position dissidente suite à la décision par la CEDH relative au cas Vincent Lambert. Autour de 11 points, ils expliquent, en argumentant, leur profond désaccord. Pourquoi d'après vous ce manifeste est-il important et intéressant ?
      Roland Hureaux :

      L'opinion dissidente de ces cinq juges serait passée inaperçue si l'affaire en cause n'avait pas   été une affaire de vie et de mort.

      Je trouve personnellement  inconcevable qu'une telle question se décide à la majorité et non à l'unanimité. Que, sur un tel sujet, une dissidence se manifeste est  un événement considérable qui  affaiblit la portée de la décision et témoigne d'une rupture de consensus sur un sujet où les nouveaux  bien-pensants  croyaient  qu'il était définitivement acquis.

      Cette dissidence a d'autant plus de poids que le texte est d'une qualité juridique exceptionnelle et qu'il se termine par  une remise  en cause de l'institution elle-même qui, disent les juristes  déviants, ne peut plus  prétendre être la "conscience de l'Europe". Rien que ça.

      Je trouve  en outre très fort que ces juristes proviennent tous de ce qu'on appelle l'"Europe périphérique" : petit pays de l'Est et du Sud (Moldavie, Slovaquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Malte) comme si la liberté par rapport à un politiquement correct qui pousse à l'euthanasie s'était réfugié dans ces confins.

      Les  juristes en cause ont raison de dire dans leur argumentation que c'est bien une question d'euthanasie  que l'on  juge (même si,  les ambiguïtés de  loi Léonetti  et l'hypocrisie aidant, il n'est question que de donner la mort  par privation de  nourriture).  Sur  ce sujet, l'Europe de  l'Ouest et particulièrement  le monde des juristes internationaux est arrivé à un consensus  selon lequel, l'euthanasie  est seule politiquement correcte. 

      Face à cela, la dissidence marque qu'il  y a deux  Europe : celle des idéologues et celle des autres.  

      A la lecture de ce manifeste, dans quelle mesure peut-on considérer que certaines positions n'ont pas été suffisamment entendues ?

      Tout, je pense, avait été entendu.

      Mais il  est clair que dans cette affaire la voix des parents  si elle a été entendue, a été disqualifiée  d'emblée comme "intégriste", un mot de code qui, dans l'antichristianisme ambiant, signifie aujourd'hui  un catholicisme  un peu conséquent, rien de plus.  Sur ce sujet,  les parents  ont,  je tiens à le rappeler,  ni plus ni moins les positions du pape François. Il est inouï que tout ce qui peut, de près ou de loin évoquer la religion chrétienne, pourtant fondatrice de l'Europe, soit aujourd'hui disqualifié dans les sphères européennes : on l'avait déjà  vu dans l'affaire Buttiglione et  cela montre bien à quel degré de déréliction est arrivée l'Europe occidentale. Je note au passage que l'un des juges dissidents,  au moins,  celui qui vient l'Azerbaïdjan,  est musulman.

      On avait déjà vu à l'œuvre le préjugé antichrétien à la CEDH dans la décision relative à la présence de crucifix dans les écoles italiennes. Le premier mouvement de la Cour  avait  été de les interdire. Il a fallu l'intervention d'un certain nombre d'Etats auprès de a Cour, dont la Russie, pour qu'elle revienne en arrière  en appel.

      Ceci dit, à tire personnel, j'ai découvert  des données nouvelles que j'ignorais : par exemple  cette remarque judicieuse que d'avoir résisté un mois  plein à la rupture de l'alimentation marque  chez Vincent Lambert  une mystérieuse volonté de vivre.

      Je vous disais par ailleurs que, sur un sujet aussi dramatique, la Cour européenne   aurait du se prononcer à l'unanimité et, si elle ne pouvait pas y parvenir, laisser sa chance à la vie. De même, je trouve inouï que le supposé désir de mourir  de Vincent Lambert sur lequel le Conseil d'Etat s'était  entre autres   basé   pour statuer, soit  fondé sur le souvenir de simples conversations anciennes entendues par certains membres de l'entourage et pas par  les autres : là aussi, le moins que l'on aurait pu faire  pour interpréter la volonté du patient était  de se fonder sur l'unanimité, et,  faute d'unanimité, d'appliquer le principe de précaution et donc de laisser à la  victime ses chances. Je suis étonné que le Conseil d'Etat n'ait pas  relevé cela. Je pense  plutôt  qu'il n'a pas voulu le relever.

      Est-il courant que des juges se désolidarisent ainsi publiquement de leurs pairs ?

      C'est  une pratique américaine courante. Elle a été introduite en Europe en raison de l'influence du droit anglo-saxon. Nous n'y sommes pas habitués. Mais encore une fois, sur un tel sujet  touchant la vie et la mort d'une personne, il est absurde qu'il y ait eu une majorité et une minorité. Qu'on n'ait pas senti cela témoigne d'une étonnante  absence de sensibilité où je vois l'effet de l'idéologie.

      Les 5 juges considèrent que "la valeur de la vie et la dignité inhérente même aux personne" n'ont pas été affirmés par la CEDH. Que peut-on reprocher à cette institution "Conscience de l'Europe" ?

      Elle est, je vous le disais, tributaire de l'idéologie dominante en Europe occidentale aujourd'hui favorable à l'euthanasie. Quoi qu'ils prétendent, les juges se sont prononcés  en fonction de ce sujet. Et cela précisément au moment où le Sénat français débat d'un projet de loi tendant à l'introduire subrepticement dans le droit français sous l'appellation hypocrite de sédation profonde.

      La déclaration   européenne des droits de l'homme affirme  à l'article 2 le droit à la vie. L'idéologie dominante  s'inscrit dans la culture de mort - comme toutes les idéologies. Il est heureux que  des "hurons" venus de l'Europe de l'Est aient poussé un cri d'alarme et  qu'ils l'aient  fait avec autant de panache.

      Je ne sais pas ce qu'il adviendra de l'évolution du droit dans cette affaire mais il est probable   que le prestige de la CEDH en aura pris un coup. 


      mardi, juin 09, 2015

      Le Vagin de la reine respecte-t-il le droit moral de Le Nôtre et Mansart?

      Moi qui en doutais très fortement, voilà que je découvre que le droit pourrait être utile à autre chose qu'à emmerder les honnêtes gens :

      Le Vagin de la reine respecte-t-il le droit moral de Le Nôtre et Mansart ?



      Fan du Barça

      Il n'y a que moi que ça dérange qu'un premier ministre français soit fan d'un club étranger ?

      Evidemment, vu le nombre de politiciens, dans tous les partis ou presque, à la francitude douteuse, il ne faut plus s'étonner de rien.

      Au moins du temps de l'intégration, désormais honnie, on était fixé : l'étranger qui voulait rester étranger retournait dans son pays. L'étranger qui devenait français de papier l'était aussi de coeur. Il pouvait y avoir des exceptions mais elles restaient, justement, des exceptions. M. Platini a appelé son fils Michel, pas Michele.

      Maintenant, avec les Manuel, Najat et compagnie, il y a comme un doute. Jusqu'au sommet de l'Etat.

      Mais le plus gros doute de tous quant à l'attachement à la France s'appelle pourtant François.

      Oui, je sais, poser ces questions, émettre ces doutes, est de très mauvais goût. Je ne serais guère surpris qu'un commentateur me ressorte les diatribes contre les métèques des XIXème et XXème siècles pour me condamner.

      Seulement voilà : ce n'est pas parce qu'on refuse de voir un problème qu'il ne se pose pas.

      A l'heure où la question identitaire est de plus en plus présente, et pas seulement en France ; tandis que nos politiciens sont soupçonnés de se servir avant que de servir ; la question de la loyauté de nos dirigeants ne peut que se poser.

      Je le reconnais, ce n'est pas poli, c'est comme éternuer dans la nappe. Mais une Najat, qui n'a rien donné, rien prouvé, rien sacrifié, qui vient nous donner des leçons d'histoire de France, vous croyez que c'est poli ?


      lundi, juin 08, 2015

      Une erreur de jugement de Simon Leys

      Une erreur de jugement de Simon Leys. Et une belle !

      Il fallait bien que cela finisse par arriver. Ainsi, personne n'est parfait, même pas Simon Leys. Ca tombe bien, car Dieu seul est parfait.

      Dans sa correspondance avec Pierre Boncenne, Simon Leys rapporte avoir ri en lisant qu'il y avait inscrit sur une tombe «Propriétaire».

      Il n'y a vraiment pas de quoi se moquer. C'est idiot de sa part.

      Cela me rappelle le dialogue de Jean Gabin avec le policier qui l'interroge dans La Horse :

      Policier : Profession ?

      Gabin : Propriétaire.

      Policier : C'est pas une profession, ça, propriétaire.

      Gabin : Pour moi, ça l'est.

      Et cela m'a rappelé aussi autre chose : un jugement excessif et méprisant de Jean-François Revel, ami de Leys, sur Saint-Exupéry.

      On retrouve, peut-être dans des moments d'étourderie, chez ces deux hommes remarquables, Leys et Revel, le mépris des penseurs pour les faiseurs. Ils sont toujours guettés par le danger de donner aux mots et aux idées plus de valeur qu'ils n'en ont.

      Entre un propriétaire normand et un aviateur ouvreur de lignes qui marchent d'un coté et deux philosophes assis de l'autre, je ne suis pas sûr de préférer les seconds.

      Peut-être est-ce là, de ma part, la vieille défiance du scientifique pour le littéraire, toujours soupçonné de se payer de mots.

      Cela ne m'empêche pas d'admirer Revel et Leys, mais à leur juste place.







      dimanche, juin 07, 2015

      Une citation de Simon Leys

      Lire Simon Leys est toujours un bonheur. Dans sa correspondance avec Pierre Boncenne Quand vous viendrez me voir aux antipodes, on trouve, à propos d'Alain Badiou et de son maoïsme :

      «On est conservateur de ce que l'on connaît. Pour être progressiste en tout, il faut être ignorant de tout».

      Je dois avoir l'esprit mal tourné, car cette phrase m'a fait penser à nos nihilistes de gouvernement, les François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin, dont le désintérêt pour les choses de l'esprit va finir par devenir proverbial. Dans peu, on dira «inculte comme un Hollande, ignorant comme une Najat».

      Simon Leys s'est amusé à lire régulièrement la chronique de BHL dans Le Point en s'extasiant de sa capacité à ramener tous les problèmes du monde à son auguste personne.




      Sondage : savez vous que ça castagne à Tourcoing ?

      Bon, c'est le trip habituel : une «chance pour la France», pauvre et innocente, rencontre la police méchante, méchante, méchante et ça se passe mal. Les autres «chances pour la France», afin de montrer leur hypersensibilité et leurs bons sentiments, cassent tout.

      Aujourd'hui, ça se passe à Tourcoing.

      Or, j'ai un peu l'impression que, dans les journaux, c'est motus et bouche cousue. Sommes nous dans le scénario de Houellebecq où on ne parle plus des choses qui pourraient donner une mauvaise image des envahisseurs ? Ou est-ce que j'ai raté ?

      Votre impression ?

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      Nota : j'ai classé ce billet dans Terrorisme islamique parce que je pense qu'il y a continuité entre les intimidations des petites frappes et les gros attentats. Les parcours de Kelkhal, de Merah, des frères Kouachi et de tant d'autres suffisent à le montrer, la réflexion aussi. Bien entendu, cette vérité est anathème pour les bien-pensants.

      Problèmes religieux contemporains (A. Besançon)

      J'aime beaucoup Alain Besançon. Très bref communiste, repenti à la vitesse de l'éclair, catholique depuis, il analysa en son temps le communisme comme un gnose millénariste, ce qui en est sans doute l'analyse la plus pénétrante.

      Ce livre est une compilation. Les deux premiers sujets m'ont particulièrement intéressé :

      1) Le déclin intellectuel de l'Eglise. Elle est désormais peuplée de demi-intellectuels, qui savent manier les concepts et les mots mais ne comprennent pas les choses. Il serait vain d'y chercher un Bossuet ou un Lacordaire.

      Je ne m'étends pas parce que la chose me paraît évidente.

      Besançon écrit que la suite des papes de Jean XXIII à Benoit XVI est plutôt heureuse du point de vue intellectuel, que c'est assez exceptionnel dans l'histoire de l'Eglise et sous-entend assez fort qu'il ne faut pas trop espérer que cette bonne série dure éternellement. Pense-t-il au pape François ? Il ne le dit pas.

      2) Le point de vue catholique officiel profondément erroné sur l'islam, ce qui n'est pas sans rapport avec le point précédent.

      Pour Besançon, l'Eglise a été intellectuellement lâche sur le nazisme et (au moins en partie) sur le communisme, évitant de critiquer ces idéologies au fond, de pousser la critique dans ses derniers retranchements (il l'explique très bien : pour lui, le nazisme et le communisme sont des mensonges, pas seulement des erreurs de bonne foi. La nuance est plus qu'importante).

      Or, l'Eglise est en train de recommencer le même comportement à propos de l'islam. Elle exalte jusqu'au ridicule des rapprochements artificiels et ferme les yeux sur l'opposition fondamentale.

      La doctrine depuis Vatican II est celle des cercles concentriques : le catholicisme, la religion vraie, au centre, puis les autres christianismes, puis le judaïsme, puis l'islam, puis toutes les autres religions.

      Besançon conteste cette place privilégiée de l'islam.

      Il fait presque la même analyse de l'islam que Saint Jean Damascène, Chesterton et Belloc : une hérésie chrétienne en dehors de la chrétienté (il estime tout de même, en différenciant foi et croyance, que l'islam est un paganisme particulier, qui idolâtre l'Unique). Comme toutes les hérésies, elle se concentre sur certaines parties  du dogme en oubliant toutes les autres. Pour l'islam : le dieu unique et l'église militante.

      Or, ce qui fait la spécificité du judaïsme et du christianisme parmi les monothéismes (il n'existe pas que trois monothéismes dans le monde), c'est l'Alliance de Dieu avec ses fils, la relation d'amour entre Dieu et ses créatures, idée rejetée violemment par l'islam.

      Il n'y a donc aucune raison de donner à l'islam une place privilégiée parmi les monothéismes.

      Les points communs qu'on nous cite sont fallacieux et trompeurs (comme le communisme, l'islam est un mensonge) : «religions du Livre», «fils d'Abraham», «Jésus et Marie» et toutes ces fadaises pour mous du bulbe.

      Parce que l'islam ne connaît pas l'Alliance, ce n'est pas le même livre, ce n'est pas le même Abraham, ni le même Jésus, ni la même Marie. Les prétendus rapprochements ne sont que des illusions sonores, des homonymies . Au contraire même, l'Abraham, la Marie et le Jésus des musulmans servent précisément à réfuter des points fondamentaux des doctrines juive et chrétienne : l'Alliance, l'Incarnation et la Rédemption, excusez du peu.

      Les musulmans sont libres de se tromper mais que les catholiques ne se racontent pas d'histoires. L'islam a le droit d'être anti-chrétien mais il n'y a pas de raison que les chrétiens lui en soient gré.

      Les musulmans sont, de ce point de vue, plus honnêtes : ils nous racontent des craques sur nos points communs, mais seuls quelques intellectuels y croient vraiment. En réalité, leur comportement montre qu'ils se savent radicalement séparés de nous, et c'est très bien ainsi, qu'ils soient honnêtes. A nous de l'être aussi et de l'assumer : un musulman en terre chrétienne a vocation à devenir chrétien ou à retourner dans son pays.

      3) Un article intéressant sur la question du mariage des prêtres. J'avoue qu'il m'a presque convaincu.

      Son raisonnement est de dire que le célibat des curés (on ne parle que des séculiers) était compensé par un statut social et des aises qui ont disparu. Les prêtres sont beaucoup plus isolés qu'il y a encore cinquante ans. Le mariage leur redonnerait une assise sociale et leur permettrait d'échapper au cléricalisme. Besançon note aussi que les prêtres catholiques sont mariés, ou tout comme, en Afrique (un évêque africain, c'est un prêtre qui n'a qu'une seule femme !).

      En revanche, s'agissant de l'ordination des femmes, il est contre et il a bien raison.

      4) Un article assez marrant sur la population (supposée) de l'enfer. Presque plein du temps des jansénistes et de la Contre-Réforme, presque vide de nos jours.


      France : des statistiques officielles soviétiques

      Statistiques officielles : la grande manip !

      La France a, de plus en plus, ceci de commun avec l'Union Soviétique que le mensonge y règne en maitre  implacable et féroce : comme dans Orwell, les mots disent le contraire de ce qu'ils désignent et les chiffres déguisent la réalité.



      vendredi, juin 05, 2015

      Hypermnésie : heureusement que le ridicule ne tue pas

      Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie de Pétain interceptée

      Par LeFigaro.fr avec AFP - Mis à jour le 05/06/2015 à 20h13 | Publié le 05/06/2015 à 20h09
      Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie du maréchal Pétain, interdits depuis la Libération, a été interceptée mercredi par une factrice qui l'a découverte parmi les documents qu'elle avait à distribuer, a-t-on appris aujourd'hui auprès de La Poste.

      La lettre, postée mardi à Crozon (Finisère), avait été affranchie avec cinq timbres sur lesquels le maréchal Pétain apparaît de profil.

      Mais ces timbres, émis entre 1941 et 1943, sont interdits depuis la Libération, la condamnation du maréchal Pétain et la mesure d'indignité nationale prononcée contre le chef du régime de Vichy, a rapporté France Bleu Orléans. La lettre a donc été transmise au centre de La Poste de Libourne (Gironde), le seul où l'ouverture des courriers est autorisée. Elle sera confiée au Parquet qui décidera si des poursuites doivent être engagées.

      Pourquoi trouvé-je cette nouvelle ridicule ?

      Il faut savoir que certains se font une spécialité de dessiner leurs propres timbres. C'est un passe-temps comme un autre.

       Les sujets ne sont pas toujours de bon goût, pour dire les choses gentiment. Autrement dit, les facteurs voient passer tous les ans des milliers de timbres de très mauvais goût.

      Mais le seul timbre qui arrête une factrice et dont la nouvelle parvient aux journaux, c'est l'effigie de Pétain.

      Et la machine administrative à front de bœuf s'enclenche : enquête, parquet. Personne pour demander si, par hasard, on n'en ferait pas un peu trop. C'est comme cela que nous mourrons : par un processus bureaucratique dans les règles, que tout le monde ou presque trouvera con mais que personne n'arrêtera. Kafka.

      Quand on examine l'échelle de nos préoccupations, en tout cas, celles des journaux, une question vient à l'esprit : «Sommes nous fous ? Sont-ils fous ?».




      jeudi, juin 04, 2015

      FIFA : "Le droit se met au service des Américains", décrypte Éric Zemmour

      Cette chronique de Zemmour est fondamentale :




      Le Politiquement Correct a eu la peau de la démocratie

      Les facs américaines minées par le «politiquementcorrect»

      "Stay Quiet and You'll Be Okay"

      La démocratie suppose la confrontation d’opinions incompatibles (si toutes les opinions sont compatibles, il n’y a plus de choix à faire, donc plus besoin de démocratie).

      Cette confrontation d’opinions incompatibles nécessite qu’on puisse les exprimer publiquement sans contrainte ni menace.

      Or, chaque opinion ayant un vrai contenu, qui n’est pas seulement de l’eau tiède, est susceptible de heurter une minorité. L’expression d’opinions choquantes pour telle ou telle minorité est donc essentielle à la démocratie.

      Précisément , le Politiquement Correct vise à empêcher l’expression de tout ce qui peut choquer certaines minorités, désormais hors d’atteinte de toute critique au nom de leurs prétendue hypersensibilité (les musulmans, les noirs, les féministes, les homosexuels, les juifs etc. à l’exception notable de l’homme blanc chrétien). Autrement dit, le Politiquement Correct vise à empêcher l’expression de toute opinion autre que la critique de l’homme blanc occidental et la louange de tous les autres. L’immigration, l’islam, les droits des minorités diverses et avariées, l’assistanat même sont devenus incontestables puisqu’il est désormais interdit, quelquefois par la loi, souvent par la pression sociale bien-pensante, d’ouvrir la bouche, sans menace ni contrainte, pour les contester. Philippe Nemo considère cela comme une incroyable régression puisque nous en sommes revenus aux temps d’avant Abélard, quand on faisait des mots des actes criminels.

      Il suffit de remonter le raisonnement en tête de ce billet pour comprendre que le Politiquement Correct a tué la démocratie, puisque le nombre de sujets tabous fait que n’est plus laissé au choix des électeurs que la couleur du papier peint.

      C’est un hasard significatif que Politiquement Correct ait les mêmes initiales que Parti Communiste.

      Bien sûr, les optimistes se réjouissent de certains reculs du Politiquement Correct, mais c’est une illusion : il cherche toujours jusqu’où il peut aller trop loin, il tâtonne puis s‘accroche à la technique du cliquet. Il avance de quatre pas, recul d’un pas quand ça gueule trop, mais au final il a avancé de trois pas, devenus irréversibles et gravés dans le marbre. Il est bon de moquer chaque pas du Politiquement Correct, d’en dévoiler le ridicule, mais ce qui est réellement essentiel, et beaucoup plus difficile, c’est d’en contester le principe même : je peux dire ce que je veux (hors l’insulte ad hominem) et tant pis si ça vous choque, si vous trouvez cela idiot ou insultant. Vous n’avez pas à vous réclamer de la loi, à exiger ma mort sociale ou à me traiter de fou, vous avez à me contredire.

      La démocratie est à ce prix, assumer les conflits, et nous ne voulons pas le payer. Nous aimons la servitude, pourvu que nous ayons le confort. Quand, à force de servitude, le confort disparaîtra, il nous restera la servitude dans l'inconfort. Belle réussite !



      Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : la grande illusion

      Je suis d’accord avec Pascal Salin. Je me méfie des libéraux quand ils essaient de trop étendre, à mon goût, la sphère de l’économie. Mais là, rien à redire.

      Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : lagrande illusion



      Les snobinards et le salopage de Versailles

      « Le vagin de la reine» à Versailles : profanation de la mémoire et spéculation financière

      «Le vagin de la reine» à Versailles : nouveau terminusdes prétentieux

      Visiblement, c'est une histoire de gros sous et Catherine Pégard, ex-journaliste du Point et directrice de Versailles, est une toute petite personne.

      Voici le commentaire que j'ai commis sous un article du Figaro :
      J'ai une pensée émue, et attristée, pour les touristes qui font des milliers de kilomètres pour voir le château et les jardins de Versailles et tombent nez à nez avec ces souillures.
      J'ai aussi une pensée émue pour les Français qui voient leur patrimoine saccagé par ceux qui devraient en être les conservateurs et qui se comportent comme des propriétaires parvenus, snobs et méprisants.
      Respect, modestie, effacement : voilà des mots totalement inconnus aux cuistres qui gèrent pour eux-mêmes le domaine de Versailles qui est à tous.

      Théophane Le Mené résume bien le problème :

      ****************
      C'est que depuis quelques années déjà, la ville royale est devenue un écrin pour le négoce artistique international. Une occasion, nous dit-on, faire dialoguer les grands artistes de l'époque baroque avec des artistes contemporains. Des rencontres, nous promet-on, parfois contrastées, parfois fusionnelles, qui inscrivent Versailles comme un lieu vivant toujours ouvert à la création. Un défi, nous jure-t-on, pour les artistes, celui de s'insérer dans un ensemble architectural et paysager aussi symbolique. Une justification, nous assène-t-on, celle de Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles: «Quand Louis XIV a construit le château, il ne l'a pas construit avec des artistes du Moyen-Âge mais avec les grands artistes de son époque qui étaient Racine, qui étaient Molière, les plus grandes stars d'avant-garde de son temps, qu'il a fait travailler ici. Et aujourd'hui les grands artistes travaillent à nouveau, les artistes vivants, au sein du château.» [On notera toujours la même faute impardonnable : ces gens-là se prennent pour Louis XIV] N'en jetez plus.

      Certes, tout n'est pas objet de scandale. Certes, faire coexister le baroque et le contemporain peut présenter un intérêt. Mais tout de même, on peine à imaginer que le ressort de cette curieuse alliance ne consiste principalement pas à des fins pécuniaires. Et on doute légitimement de l'autonomie de ces oeuvres, qui sans l'éclat de l'histoire et d'une extraordinaire épopée artistique se retrouveraient fort démunies quand le biz fut venu. Car elles prétendent transgresser, choquer, blesser pour tordre le cou à l'ordre établi, à la morale bourgeoise, alors même qu'elles ne trouvent leur existence que dans l'allégeance à Mammon.

      […]

      Qu'on se le dise, le jour où ces artistes contemporains exposeront dans un parking, sans que le faste de Versailles ne vienne sublimer en quoi que ce soit ce qu'ils appellent leurs oeuvres et que celles-ci transcenderont d'elles-mêmes, alors oui nous ferons amende honorable. Et à rebours d'Alphonse Allais qui avait l'honnêteté d'affirmer «Nous ne faisons point de l'art», nous dirons qu'ils en font.
      ****************

      Charles Gave pense que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se comportent en France comme des colonisateurs dans un pays conquis. Cette affaire en est un magnifique exemple.





      mardi, juin 02, 2015

      Scénarios grecs

      Wyplosz et Gave sont opposés en ce sens que l'un veut sauver l'Euro tandis que l'autre veut le tuer, mais leurs analyses ne sont pas si éloignées :

      La stratégie d'Alexis Tsipras décryptée

      « Ne jamais croire un Grec, surtout s’il t’amène un présent »

      Celle de Charles Gave est plus subtile.




      Stratégie : Africa first

      Africa first

      Excellent article de Michel Goya, limpide, définissant une stratégie d'intervention extérieure pour la France.

      Le titre est une allusion à la stratégie «Germany first» choisie par Roosevelt en 1940.

      Bien sûr, cet article ne portera aucun fruit : l'Etat français adipeux et bureaucratique (il faudrait trouver un mot encore plus fort que «bureaucratique»), au sommet duquel on trouve des politiciens qui sont tout sauf des chefs, est absolument incapable de définir une stratégie quelconque. Décider ? Trancher ? Pour emmerder Sarkozy, oui. Mais pour défendre la France ? Et à long terme ? Vous n'y pensez pas !

      Alors, la politique de la France est faite par l'équilibre des lobbys : lobby antisémite et pro-arabe du quai d'Orsay, lobby atlantiste des fondations subventionnées par la CIA et ses filiales, etc. La conduite est simple : c'est toujours la pente du moindre effort.

      D'ailleurs, Michal Goya ne semble guère se faire d'illusions puisqu'il conclut : «Celui qui ne se fixe pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre. Si nous voulons des résultats stratégiques, commençons par avoir une stratégie.».


      Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté des langues anciennes

      Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté deslangues anciennes

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      Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.

      Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
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      Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !





      lundi, juin 01, 2015

      Mesclun : Juppé fausse droite vrai con, résistants à la gomme, Hollande dans l'erreur

      André Bercoff : «la primaire ouverte, piège à cons»

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      Les mots avaient donc un sens. Jusqu'à ce qu'un esprit, aimablement pervers, invente la primaire «ouverte»: les partis politiques n'étant plus ce qu'ils étaient, et la ferveur militante ayant pris quelques coups dans l'aile suite à la soi-disant désaffection du peuple, il importerait de faire voter le maximum de Français pour désigner le candidat de telle ou telle formation à la prochaine élection au sommet de l'État. Quelques esprits simplets et basiques essayèrent de faire preuve de bon sens: s'il s'agit d'un homme ou d'une femme qui doit conduire son parti à la victoire, ne faut-il point, en toute équité, que ce soit uniquement et exclusivement les adhérents dudit parti qui aient leur mot à dire? Après tout, ceux qui cotisent régulièrement, qui organisent et assistent aux meetings, qui collent les affiches, qui entretiennent les permanences, qui vont, qu'il pleuve ou qu'il vente, arpenter marchés et préaux, trottoirs et immeubles, afin de porter la bonne parole électorale, ne sont-ce pas ces vaillants laboureurs du quotidien qui devraient avoir le privilège de choisir ?

      […]

      Eh bien non. En vue des élections de 2007, il fut décidé, du côté de la rue de Solferino, que toute personne qui paierait une somme modique et qui adhèrerait à une profession de foi aussi vague que possible, aurait, du jour au lendemain, le même droit qu'un militant encarté depuis dix ou vingt ans. I

      […]

      […] il reste que cette démarche de primaire «ouverte» est une faute. Pis: une insulte à tous ceux pour qui l'engagement politique est autre chose qu'un aller-retour, tous les cinq ans, au bureau de vote. En mai 1968, les gauchistes criaient: «élections, piège à cons». Il semble que ce slogan soit devenu contagieux et en dise long sur la décomposition avancée d'idéaux politiques devenus marques de fabrique.
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      Gilles-William Goldnadel : qui sont les résistants denotre époque ?


      Explosion du chômage : pourquoi François Hollandedoit en finir avec la théorie des cycles



      dimanche, mai 31, 2015

      Pour le juif, le chrétien est un crétin

      Dans son dernier livre, Alain Besançon essaie de donner un point de vue des religions les unes pour les autres. D'après lui, pour le juif, le chrétien est un crétin. Trop sentimental, trop mièvre, pas assez au courant de la dureté du monde, trop prompt à se retirer de ce monde difficile.

      Or, cette accusation tombe juste : il n'y pas loin de l'amour chrétien au sentimentalisme sirupeux et à la mièvrerie bêbête, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

      Le danger est permanent et peut saisir n'importe quel chrétien. Quand on lit certaines déclarations du pape sur les islamistes, on se demande s'il parle de vilains garnements ou d'affreux terroristes.

      Un chrétien averti en vaut deux.

      Ce billet est un prétexte pour vous évoquer Alain Besançon.



      Destruction des lubies pédagogos au bazooka

      Elle est anglaise. Sans avoir l'air d'y toucher, elle décape :

      École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»

      Remarquons que tout ce qu'elle raconte relève, de nos jours, du bon sens. En effet, nous avons aujourd'hui assez de recul sur l'instruction de masse pour connaître sans se faire de noeuds au cerveau quelles sont les meilleures méthodes.

      Au contraire, les pédagogos qui nient ces évidences sont obligés de se faire beaucoup de noeuds au cerveau pour justifier leurs lubies. Mais ils ne sont pas fous : ils ont d'autres buts que ceux qu'ils affichent, ils poursuivent un programme d'anéantissement de la société, pour faire place à leur monde idéal, où les moutons abrutis par l'école suivraient docilement des bergers éclairés, c'est-à-dire les pédagogistes eux-mêmes et leurs amis gauchistes.

      *************
      DAISY CHRISTODOULOU:

      Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. On dit désormais que le savoir-faire a plus d'importance que les savoirs, puisque de toute façon les enfants n'ont pas besoin de savoir des choses qu'ils peuvent à tout instant chercher sur leur smartphone.


      Toutes ces justifications de l'abandon de la connaissance sont fausses, parce qu'elles nient la manière dont le cerveau humain fonctionne. La science n'est pas du côté des pédagogues progressistes. La recherche menée ces cinquante dernières années par la psychologie cognitive montre bien combien nous dépendons du savoir stockée dans la mémoire longue pour tous nos procédés mentaux. Au contraire, la «mémoire de travail», celle dont nous nous servons pour aborder l'information nouvelle et l'environnement immédiat, est très limitée. C'est pourquoi il est très important de savoir «par cœur» des choses, même si elles n'ont pas une utilité immédiate. Ainsi, même si tout le monde dispose désormais de calculatrices, il est indispensable de connaitre ses tables de multiplications par cœur.

      Car après vous serez capable de résoudre des problèmes plus complexes sans avoir à utiliser l'espace limité et précieux de la mémoire de travail pour calculer les tables de multiplication. Cette vérité se vérifie dans d'autres domaines. Pour saisir le sens d'un nouveau fait historique, il faut avoir en tête un canevas de dates historiques enregistré dans la mémoire longue. La recherche sur les joueurs d'échecs a montré que plus ils retenaient en mémoires les positions précédentes dans leur mémoire longue, meilleurs ils étaient. Plus vous avez de faits enregistrés dans votre mémoire longue, mieux vous êtes à même de comprendre rapidement les nouvelles informations, et de résoudre efficacement les problèmes de la vie quotidienne. Nous adultes, nous oublions à quel point nous sommes dépendants du savoir, et nous surestimons le savoir dont les enfants disposeraient a priori.

      […]

      The Economist écrivait au sujet de la réforme du collège en France «l'approche traditionnelle française, de la classe assise en rangs d'oignons est absolument inadaptée à la nature changeante de l'emploi dans l'économie du savoir». Qu'en pensez-vous ?


      C'est un point de vue asséné sans preuves. Rappelons encore une fois l'importance de la mémoire longue, et la faiblesse de la mémoire de travail. Qu'importe l'économie et le monde dans lesquels nous vivons, nous devons prendre en compte la manière dont nos cerveaux fonctionnent. Que nous formions des élèves à travailler dans la finance internationale ou à labourer des champs, à aimer la littérature ou à changer le monde, nous devons admettre que la mémoire de travail est limitée. Si nous tenons compte de cela, l'approche traditionnelle est pleine d'avantages. Une instruction menée par le professeur est régulièrement recommandée dans les analyses sur les techniques d'éducation. L'explication, l'instruction donnée par le maitre permettent de segmenter le contenu, de façon à ce qu'il soit assimilable dans les limites de la mémoire de travail. Les élèves concentrent leur attention sur la bonne chose. Le problème avec les approches qui mettent l'enfant au centre de l'apprentissage, c'est que les enfants sont vite désorientés, ne comprennent pas les concepts fondamentaux et perdent du temps dans des digressions secondaires. Ce n'est pas un préjugé: étude après étude, on se rend compte des bienfaits d'une approche qui met le maitre au centre du dispositif d'apprentissage.


      […]

      Le problème de l'interdisciplinarité, c'est qu'elle confond les objectifs et les méthodes. L'objectif de l'éducation, c'est de donner les moyens à l'élève d'appréhender le monde dans sa globalité: l'interdisciplinarité est la fin de l'éducation, pas sa méthode. Faire des «projets» sans fin, ce n'est pas une bonne manière d'enseigner, parce qu'ils impliquent trop d'informations, qui surchargent et saturent la mémoire de travail.

      […]

      Est-ce à dire qu'il faille revenir à une école «à l'ancienne» ?

      Que signifie «à l'ancienne»? Rousseau et Dewey ont écrit leurs thèses pedagogistes il y a longtemps, et je ne défendrai pas pour autant leurs idées! En Angleterre, l'école «à l'ancienne» était loin d'être parfaite. Nous devons évidemment faire en sorte que tous les élèves apprennent, et pas seulement une minorité élitiste. Nous devons essayer de nous améliorer, de faire mieux, et de réformer si nécessaire. Mais les améliorations proposées doivent l'être sur la base d'une recherche sérieuse et actualisée sur la façon dont nous apprenons, et pas sur des présupposés idéologiques ou des clichés de consultant en management à propos de prétendus changements qu'impliquerait le XXIème siècle. Pour moi, tout le tragique de l'éducation contemporaine, c'est qu'il existe une recherche scientifique extrêmement riche sur la manière d'apprendre, qui n'est pas connue ni appliquée dans l'éducation.
      *************

      samedi, mai 30, 2015

      L'étrange impuissance des nonistes

      On fête les 10 ans du referendum de 2005 ayant abouti au «non» au traité constitutionnel européen. Traité «re-voté», au mépris de toute démocratie, par le gouvernement Sarkozy.

      L'impuissance des «nonistes» à constituer une opposition susceptible de prendre le pouvoir m'intrigue, d'autant plus qu'elle est généralisée à presque tous les pays de l'UE et que, pourtant, dans certains pays, dont la France, les sondages nous disent, pour ce qu'ils valent, que les  «nonistes» sont majoritaires.

      Des diverses explications avancées, aucune ne me satisfait vraiment.

      J'en viens à croire que le démocratie a été confisquée par la classe dirigeante, du fait que l'européisme y est presque totalitaire.

      Un parti politique ne peut pas se constituer seulement à partir du bas. Pour fonctionner, il a aussi besoin d'habitués des arcanes du pouvoir (sauf en période révolutionnaire).

      Or, les «nonistes» sont si peu nombreux dans la France d'en haut qu'ils ne peuvent constituer la direction d'un parti. Il n'y a donc pas de parti «noniste» taillé pour prendre le pouvoir.

      Regardez ce pauvre Front National. On nous ressort toujours les trois mêmes : Marine Le Pen, qui est une poissonnière, Florian Philippot, qui est un gauchiste, et Marion Maréchal, la seule qui tient la route mais est bien jeune. Ce n'est pas avec cela qu'on fait un gouvernement.

      Nous sommes donc dans l'impasse.

      Berthold Brecht disait : «Le peuple vote mal, changeons de peuple» (c'est en cours, avec le Grand Remplacement). Les Français pourraient dire «La classe dirigeante dirige mal, changeons de classe dirigeante», malheureusement, cela s'appelle une révolution et il n'y en a pas (encore ?) à l'horizon.




      mercredi, mai 27, 2015

      François Hollande, une taupe trotskyste ?

      François Hollande, installé premier secrétaire du PS par la taupe trotskyste Jospin, serait-il lui-même une taupe trotskyste ?

      C’est ce que suggère cet article du Point (merci Curmu) :

      Nouailhac - Trotskistes un jour, trotskistes toujours ?

      Je trouve simple, net et sans bavures le «test Weltroni» de Jean-François Revel pour détecter les communistes mal repentis et autres taupes trotskystes : «Mettez vous sur le même plan nazisme et communisme ?». Je ne suis pas socialiste, mais il me semble qu’un vrai socialiste garanti 100 % non-communiste n’a aucun mal à répondre positivement sans tourner autour du pot, ce qui n’est pas le cas de François Hollande (voir l’article du Point).

      Alors François Hollande, une taupe trotskyste ? Peut-être. C’est d’autant plus facile à croire que François Hollande est un menteur compulsif.

      De toute façon, s’il n’est pas une taupe trotskyste, il agit comme tel. J’écris depuis longtemps que, sous ses allures molles et cyniques, François Hollande est un idéologue borné de la trempe dont on fait les dictateurs et je trouve dans sa personnalité des échos de Joseph Staline.

      Il est aisé de renvoyer dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande, je le fais souvent, tant leurs politiques sont cousines. Mais je pense qu’il y a chez le premier de la bêtise là où il y a du vice chez le second. Est-ce bien la peine de choisir entre le vice et la bêtise et d’aller voter pour des résultats si proches ? J’en doute. Cependant, vous me permettrez la bêtise au vice.

      En attendant, nous sommes dirigés par une taupe trotskyste ou tout comme. Et, en plus elle sera réélue en 2017.

      Pauvre France !



      Hors-sujet (du moins, je le crois. Si vous trouvez, un lien avec ce qui précède, merci de me le signaler) : À quoi a servi la diabolisation de Bachar ?





      mardi, mai 26, 2015

      Solar Impulse : une expérience contreproductive

      Solar Impulse : une expérience contreproductive

      L'histoire de Solar Impulse est amusante mais c'est tout. Elle n'ouvre aucune perspective d'avenir : l'avion 100 % solaire est impossible.

      La surface d'un avion est limitée par l'aérodynamique.Tout simplement, le rayonnement solaire n'est pas assez intense, même en imaginant des panneaux solaires au rendement unitaire, pour faire décoller et voler un avion, il peut juste maintenir en vol un avion qui a décollé avec d'autres sources d'énergie. Et seulement quand tout va bien.

      Il n'y a pas de révélation : je vous rappelle avoir écrit il y a plusieurs années que les deux sources d'avenir d'énergie primaire seraient le nucléaire et le charbon.




      dimanche, mai 24, 2015

      Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»

      Si je ne suis pas d'accord avec toutes ses déclarations, je ne peux que souscrire à cet entretien de Jeannette (remarquez qu'elle porte un prénom français, elle ne s'appelle pas Najat) Bougrab :

      Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»


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      […]

      Il y aurait déjà dû y avoir un avant et un après Merah, un avant et un après Nemmouche. Nous n'avons pas fait notre révolution copernicienne. Les prémisses sont là. J'ai tenté d'alerter à travers des écrits et des conférences sur la gravité du phénomène de radicalisation de jeunes musulmans, pour certains récemment convertis. Mais on a parfois la terrible impression que les gens s'habituent aux violations des droits les plus fondamentaux. Il est intéressant de faire le parallèle avec la décennie noire en Algérie. Dans Gouverner au nom d'Allah, l'écrivain algérien Boualem Sansal rappelle qu'au début, personne ne prenait vraiment au sérieux le phénomène d'islamisation qui était vu comme une sorte de folklore sympathique. Lorsque les Algériens se sont réveillés, c'était le cauchemar. Le conflit a fait 300 000 morts (ndlr: les historiens avancent des chiffres compris entre 60 000 et 150 000 morts). Lorsque nous allons enfin nous réveiller, il sera trop tard.

      […]

      Ce n'est pas parce que 4 millions de personnes ont défilé dans les rues que les choses ont changé. Je ne comprends pas comment le 11 janvier la France a pu bomber le torse et prétendre s'être relevée ? Lorsque 12 personnes meurent simplement à cause de leurs dessins et quatre autres parce qu'elles faisaient leurs courses dans une supérette cacher, c'est la preuve d'un terrible échec, le symbole absolu de notre déclin. Sommes-nous aveugles au point de ne pas avoir pris la mesure de la monstruosité des actes ? Sommes-nous stupides d'avoir pensé qu'ils ne pourraient pas se reproduire ? Nous n'avons toujours pas mesuré la gravité des évènements, le fait que nous sommes entrés en guerre. La violence ne cesse de progresser et j'entends que certains trouvent encore des excuses aux islamistes ! Le titre d'un article sur le site de RFI n'était-il pas: «l'enfance malheureuse des frères Kouachi»?

      […]

      Le Comte de Bouderbala, d'origine kabyle, résume ça très bien à travers un sketch où il explique qu'à chaque émeute en Seine-Saint-Denis, on organise un concert de rap. Et d'ironiser sur les fautes de grammaire et de syntaxe des rappeurs. Sous couvert d'antiracisme, on a enfermé ces populations dans leur milieu social et culturel. Une partie des enfants d'immigrés aspire à l'excellence alors que les élites, en particulier de gauche, consciemment ou inconsciemment les tirent vers le bas. On peut le voir aujourd'hui à travers la réforme du collège. Il y a également une part de responsabilité des parents. Les miens ne savaient ni lire ni écrire, mais m'ont inculqué l'amour de l'école. Ils me rappelaient, ainsi qu'à mes frères et sœurs, que nous avions la chance d'être nés en France et que nous avions la responsabilité de nous en sortir.

      […]

      La gauche morale se fout du sort des Yézidis, de celui de jeunes filles pakistanaises. Elle préfère les intellectuels qui ont défendu Mao et les Khmers rouges tout en devisant sur la résistance au Flore... Dans ces conditions, je me sens libre de quitter le pays un temps pour me ressourcer un peu avec ma fille. Mais je continuerai à me battre de là où je serai.

      […]

      Le monde culturel et intellectuel a également une lourde part de responsabilité. L'alliance rouge-verte symbolisé par le livre d'Edwy Plenel, Pour les musulmans, me gêne beaucoup. Heureusement, il y a quelques résistants comme par exemple Michel Onfray. Mais il se fait injurier lui aussi.
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      Jeannette Bougrab par le de la gauche, mais la droite est pire : a-t-on entendu les Fillon, Juppé, Sarkozy analyser correctement les événements ? Que nenni, bien au contraire.

      Le peuple français est seul.

      CHARLIE HEBDO: LE COMMISSARIAT DES KOUACHI FERMÉ

      CHARLIE HEBDO: LE COMMISSARIAT DES KOUACHI FERMÉ

      Ce court article est intéressant et suscitera des réflexions chez ceux qui n'ont pas encore ouvert les yeux sur les véritables priorités des pouvoirs publics, à savoir la surveillance des honnêtes gens pour les empêcher de se rebeller contre le système (comme nous le rappellent tous les jours les radars au bord des routes).

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      […]

      Alors que la police a obtenu des moyens supplémentaires et que Bernard Cazeneuve lutte pour fouiller la boîte mail de tous les Français, le ministère de l’Intérieur a donc décidé de supprimer un élément de proximité dans la lutte contre le terrorisme.

      […]

      La fermeture de ce commissariat de quartier sensible sans aucune explication ni communication manifeste une fois de plus le mépris de la police nationale pour sa fonction de service au citoyen. Les policiers français sont beaucoup plus préoccupés par la surveillance des citoyens honnêtes que par la prévention au jour le jour du terrorisme.
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      samedi, mai 23, 2015

      Ca sent si bon la France !

      Plus aucun chanteur n'oserait une chanson pareille : vous vous rendrez compte dire du bien de la France, sans second degré ni dérision, juste un peu d'ironie ça et là : quelle nauséabondance !