Affichage des articles dont le libellé est Homard m'a tuer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Homard m'a tuer. Afficher tous les articles

mardi, juillet 16, 2019

De Rugy : intoxication au homard (c'est plus classe qu'à la crevette)

Je moque parce que ces personnages sont risibles, mais cette affaire me laisse sur une profonde insatisfaction.

Les causes de la démission de Rugy sont superficielles (je suis bien certain que, dans tous les palais de la république, on fait de telles agapes. Et Macron a fait bien pire sans être inquiété).

On ne peut invoquer comme motifs politiques à cette démission que le manquement au devoir d'exemplarité et la collusion avec les journalistes et les lobbys. C'est grave mais pas exceptionnel.

J'aurais préféré des motifs plus spécifiquement politiques, comme son action ou son inaction dans son ministère. Ou tant qu'à s'intéresser à des choses très générales, comme la vie à part et la collusion, qu'on réfléchisse à une perspective plus large.

Je persiste dans mon analyse : Plenel est, comme d'habitude, l'instrument d'une demi-contestation, d'une mise en cause personnelle qui ne va pas au fond des choses, complice du théâtre d'ombres d'une fausse démocratie.

On fait croire qu'il y a une vie démocratique en permettant les remises en cause et les attaques. Mais celles-ci sont toujours ad hominem et nullement critiques du système. Bref, elle participe de la mascarade de la fausse démocratie au lieu d'en dévoiler les mensonges.

Un ministre va être nommé pour remplacer de Rugy. Il ne sera ni meilleur ni pire, puisqu'il sortira du même moule, avec les mêmes idées et les mêmes pratiques. Rien n'aura vraiment changé, sauf le masque.

Merci Plenel !





samedi, juillet 13, 2019

Divertissons, divertissons ... Le homard amuse.

Nous sommes sur la même longueur d'onde.

***********
Si la question du politique reste cantonnée à la moralité de l'action politique et à l'optimisation de son coût, ne risque-t-on pas de désarmer les politiques face aux pouvoirs économiques ? Et d'encourager les pratiques politiques qui consiste à viser un poste après son mandat ?

Edouard Husson : J’ai pour ma part un reproche beaucoup plus important à faire à François de Rugy: il était président de l’Assemblée Nationale lorsqu’une commission d’enquête parlementaire a été mise en place sur Alexandre Benalla. Or les travaux de cette commission ont tourné court sur pression de l’Elysée - à la différence des travaux de la commission du Sénat. Pour le fonctionnement des institutions, c’est beaucoup plus grave.


Médiapart est d’ailleurs assez représentatif des limites des médias, même quand ils cherchent à ennuyer le pouvoir. En 2018, on sort des articles sur l’affaire Benalla. Puis en 2019, on lance une affaire « Rugy ». En 2020, il y en aura une autre. Et l’on cherchera à provoquer l’indignation des Français à chaque fois, sans parler de la seule chose qui devrait nous intéresser concernant des politiques : font-ils leur travail ... politique ?

Il y a un mélange de naïveté, d’ignorance et de lâcheté des médias concernant les relations entre la classe politique et le secteur privé : on va, pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, s’acharner sur François de Rugy pour son comportement personnel ; en revanche, personne n’enquête sérieusement sur les décisions d’Emmanuel Macron lorsqu’il a traité le dossier Alstom, à l’époque où il était ministre ; ni ne se demande quel est le plus grand désastre du dossier Renault-Nissan : les abus de Carlos Goshn ou l’action calamiteuse du même Emmanuel Macron lorsqu’il a voulu modifier les équilibres entre la participation de l’Etat et le reste de l’actionnariat de l’alliance Renault/Nissan.
***********