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lundi, octobre 30, 2017

Equatoria

Contrairement à la reprise d’Astérix, très décevante, au point qu’on se dit que la cupidité est mauvaise conseillère artistique, la reprise de Corto Maltese par deux Espagnols est une réussite.

Certes, on est loin des chefs d’œuvre du meilleur Pratt mais c’est quand même pas mal.

jeudi, octobre 26, 2017

Tous les secrets de la Licorne

Exégèse tintinesque centrée sur le vaisseau la Licorne et les aventures marines de Tintin et de Haddock dans Le secret de la Licorne et Le trésor de Rackham le Rouge. Très bien illustrée, agréable à lire.

On découvre que, pour bien des raisons (par exemple, il boit du rhum, comme dans la Royal Navy), le chevalier François de Haddoque est probablement d’origine britannique.

Hergé a beaucoup travaillé, l'exactitude des gréements est remarquable, mais il commet quand même quelques erreurs. Par exemple, il confond la soute aux poudres et la sainte-barbe.

Le point le plus problématique reste le combat naval : comment un vaisseau de 60 canons a-t-il pu être capturé par une galiote ? Certes, Surcouf a réussi deux fois cet exploit, mais c’était Surcouf. Est-ce à dire que Rackham le Rouge était aussi bon que Surcouf ? En tout cas, le chevalier de Haddoque manifeste une incompétence certaine.

mardi, octobre 24, 2017

Astérix et la transitalique.

Nul.

Pour paraphraser les Anglais à propos de l'humour allemand, l'humour de Ferri, c'est l'humour de Goscinny, l'humour en moins.

Scénario en dessous du médiocre, aucun allant, aucun délire. C'est crispé, sérieux.

Ferri a déjà fait bien mieux.

On me dit qu'il y a eu des problèmes de délais (pour faire plein de pognon, il faut publier avant Noël). Ceci explique peut-être cela.

En revanche, le dessin est très bien.

Addendum :

Pourquoi la page d'ouverture d'Astérix a-t-elle été supprimée du nouvel album ?

mardi, août 15, 2017

Lire Tintin. Les bijoux ravis (B. Peeters)


A cause de la bêtise et de la cupidité des héritiers d'Hergé, ce livre ne comporte aucune illustration de Tintin, à part la couverture.

Benoit Peeters analyse case par case des Bijoux de la Castafiore, il faut donc avoir l'album à coté de soi. Cet ouvrage permet de mieux comprendre la finesse et la richesse des meilleurs albums de Tintin.

Tout lecteur un peu attentif comprend vite que les bas de planches introduisent un suspense incitant le lecteur à tourner la page, héritage de la publication de Tintin en feuilleton.

Mais Hergé est bien plus subtil. Il construit des concordances qui s'enchainent (les oiseaux, les fleurs, les bijoux, la marche cassée, dans les Bijoux) et égarent le lecteur, comme dans Agatha Christie. La clé de l'énigme des Bijoux est donnée dès la première case ! Personne ne la voit.

Le professeur Tournesol joue souvent le rôle du choeur antique, celui qui dit la vérité de la situation. Comme il le fait à sa manière, le dialogue de sourds, personne ne l'entend.

L'égocentrique Castafiore écorche tous les noms ... sauf ceux se rapportant à sa personne.

Je n'avais jamais bien fait attention aux cadrages, je suis un lecteur ordinaire. Ils sont d'une grande variété.

En postface, un entretien avec Hergé fort intéressant.

Je cite pêle-mêle ces traits. A vous de lire le livre