Lire les commentaires des abonnés du Monde est source de grande poilade. Mais dès que le pape est mis en cause, c'est le délire (vous connaissez mon explication psychnalytique).
Je vous ai fait un petit florilège :
L'avortement est un problème féminin, je ne vois pas ce que les hommes ont à décider dans cette affaire. Surtout des religieux...
Transposons : la pédophilie des prêtres est un problème pastoral, je ne vois pas ce que les non-catholiques ont à décider dans cette affaire. Surtout des athées...
Il est urgent de légaliser le mariage des prêtres.
C'est vrai ça, quelle urgence !
Le défi le plus dangereux, c'est sûrement la surpopulation humaine ! La bêtise absolue de l'Eglise catholique et des fanatiques de tous poils de toutes croyances qui veulent accroître leur cheptel de brebis crédules nous fait aller droit dans le mur.
Et la bêtise absolue des lecteurs du Monde et des fanatiques de tous poils de toutes croyances qui veulent accroître leur cheptel de brebis crédules et qui nous fait aller droit dans le mur ?
Le défi le plus dangereux, c'est la religion, et plus précisément la religion catholique.
Précisons encore : catholique romaine ayant son siège au Vatican et Benoît XVI comme pape. En revanche, la religion à barbus dynamiteurs, aucun danger.
Je suis catholique et affligé par tant de haine. De plus en plus souvent, j'ai du mal à reconnaitre mon Eglise dans ce Pape tellement éloigné du message d'amour et de tolérance du Christ. Les vrais chrétiens ont d'après moi d'autres "défis" à relever aujourd'hui: lutte contre la pauvreté, la misère et l'intolérance ; accueil des autres, de tous les autres. Vive les futurs mariés portugais, et qu'ils reçoivent les amitiés d'un hétérosexuel catholique qui se réjouit pour ses frères gays.
Encore un catholique français qui a confondu l'église du village avec la section locale du parti socialiste de Bisounoursland et Jésus avec Vincent Mc Doom.
Affichage des articles dont le libellé est hystérie anti-papale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hystérie anti-papale. Afficher tous les articles
vendredi, mai 14, 2010
dimanche, avril 04, 2010
Hystérie anti-papale : je suis con
Voici les quatre commentaires, dans l'ordre chronologique, que j'ai postés sur des articles du journal le Monde, à propos de l'hystérie antipapale (c'est tout à fait délibérément que le mot «hystérie» revient dans chaque, puisque c'est mon interprétation de cet affolement médiatique) :
***************
Je trouve passionnant le parallèle entre l'enthousiasme du Monde pour le Hallal, issu d'une religion où le mariage de filles prépubères est courant, et sa condamnation hystérique de quelques cas de pédophilie au sein de l'Eglise catholique.
Comme d'habitude, quand on pense tous la même chose, c'est qu'on a arrêté de penser. L 'hystérie antipapale et anticatholique de certains abonnés rappelle Voltaire, ce qui, sur ce sujet, n'est pas un compliment (ses critiques étaient si grossières que P. Chaunu a pu parler des "petits hommes du XVIIIème siècle"). Les abonnés les plus véhéments gagneraient à prendre un peu de recul. Je doute qu'ils en soient capables.
1/2 Condamner l'Eglise catholique au prétexte des cas de pédophilie revient à condamner les couples au prétexte que 90 % des actes de pédophilie se passent au sein des couples. En réalité, ce que ne supportent pas les bobos, ces grands enfants issus d'une société maternaliste, c'est que le pape, le Saint Père, soit le dernier symbole assumé de la paternité. Et c'est bien connu : les enfants détestent le père qui les forcent à se détacher de la mère et à devenir adultes.
2/2 Sans cette interprétation psychanalytique, on ne comprend pas l'hystérie (même racine que uterus) anti-papale, qui dépasse de très loin les bornes de la raison (les commentaires de ce fil en portent témoignage). Navrant que Le Monde, il est vrai que ce n'est plus «un journal de référence» depuis longtemps, participe à cette curée irréfléchie pour imbéciles immatures.
***************
Je regrette ces commentaires : ils ne sont pas faux, je les crois plus justes que jamais, mais j'aurais du m'en tenir à la sagesse d'Audiard, «les cons, je leur parle pas. Ca les instruit».
Ce n'est pas anodin à mes yeux : répondre à des gens dont vous savez qu'ils sont trop cons et de trop mauvaise foi pour simplement vous comprendre est un témoignage de bêtise que je ne me pardonne pas.
Comme on sait, le mépris a tant de nécessiteux qu'il ne faut pas en abuser. Cependant, j'ai eu tort de renoncer à en faire usage dans ce cas précis.
Autre chose : dans cette affaire d'hystérie anti-papale, il y a une composante dont, malgré mon premier commentaire, je ne me suis pas assez avisé, l'allégeance au nouveaux maîtres (ou supposés tels).
On nous répète avec gourmandise que l'Islam est la deuxième religion de France, voire la première. Or, l'indulgence, la bénignité et la cécité des justiciers de la bien-pensance vis-à-vis de certaines pratiques islamiques en France (mariages forcés, mariages prépubères, polygamie ...) est symétrique de leur sévérité, de leur zèle et de l'acharnement contre l'Eglise catholique.
Cette dissymétrie, frappante pour qui a des yeux pour voir, doit nous mettre la puce à l'oreille sur le fait que les splendides valeurs humanistes mises en avant pour justifier la chasse anti-papale ne sont que des prétextes. Comme d'habitude, les bien-pensants sont des pharisiens.
Le fond est tout autre : c'est le passage d'une soumission à une autre. Quand on trahit son ancien maître, on verse dans l'excès critique, on brule ce qu'on a adoré, pour prouver sa soumission au nouveau maître. Et le nouveau maître sourit avec une feinte indulgence devant ses excès de nouveaux convertis, mais il rappellerait brutalement qui règne désormais si on ne lui apportait pas ce témoignage de soumission.
C'est une ironie dont il ne faut pas perdre une miette que ces gens qui nous éclaboussent de leurs prétentions d'intelligence et de supériorité morale se livrent à une manœuvre dont la bassesse et la mesquinerie sont aussi vieilles que l'humanité.
Alors, que faire ? Maintenir. La devise d'Orange-Nassau : «je maintiendrai». Quand les loups hurlent, ne pas hurler. Débattre. Réfléchir. Opposer des arguments. Remettre les faits en contexte. Tenter une analyse, puis une autre. Ne pas chasser en meute. Rester soi-même.
Au fait, Frédéric Mitterrand est-il catholique ?
***************
Je trouve passionnant le parallèle entre l'enthousiasme du Monde pour le Hallal, issu d'une religion où le mariage de filles prépubères est courant, et sa condamnation hystérique de quelques cas de pédophilie au sein de l'Eglise catholique.
Comme d'habitude, quand on pense tous la même chose, c'est qu'on a arrêté de penser. L 'hystérie antipapale et anticatholique de certains abonnés rappelle Voltaire, ce qui, sur ce sujet, n'est pas un compliment (ses critiques étaient si grossières que P. Chaunu a pu parler des "petits hommes du XVIIIème siècle"). Les abonnés les plus véhéments gagneraient à prendre un peu de recul. Je doute qu'ils en soient capables.
1/2 Condamner l'Eglise catholique au prétexte des cas de pédophilie revient à condamner les couples au prétexte que 90 % des actes de pédophilie se passent au sein des couples. En réalité, ce que ne supportent pas les bobos, ces grands enfants issus d'une société maternaliste, c'est que le pape, le Saint Père, soit le dernier symbole assumé de la paternité. Et c'est bien connu : les enfants détestent le père qui les forcent à se détacher de la mère et à devenir adultes.
2/2 Sans cette interprétation psychanalytique, on ne comprend pas l'hystérie (même racine que uterus) anti-papale, qui dépasse de très loin les bornes de la raison (les commentaires de ce fil en portent témoignage). Navrant que Le Monde, il est vrai que ce n'est plus «un journal de référence» depuis longtemps, participe à cette curée irréfléchie pour imbéciles immatures.
***************
Je regrette ces commentaires : ils ne sont pas faux, je les crois plus justes que jamais, mais j'aurais du m'en tenir à la sagesse d'Audiard, «les cons, je leur parle pas. Ca les instruit».
Ce n'est pas anodin à mes yeux : répondre à des gens dont vous savez qu'ils sont trop cons et de trop mauvaise foi pour simplement vous comprendre est un témoignage de bêtise que je ne me pardonne pas.
Comme on sait, le mépris a tant de nécessiteux qu'il ne faut pas en abuser. Cependant, j'ai eu tort de renoncer à en faire usage dans ce cas précis.
Autre chose : dans cette affaire d'hystérie anti-papale, il y a une composante dont, malgré mon premier commentaire, je ne me suis pas assez avisé, l'allégeance au nouveaux maîtres (ou supposés tels).
On nous répète avec gourmandise que l'Islam est la deuxième religion de France, voire la première. Or, l'indulgence, la bénignité et la cécité des justiciers de la bien-pensance vis-à-vis de certaines pratiques islamiques en France (mariages forcés, mariages prépubères, polygamie ...) est symétrique de leur sévérité, de leur zèle et de l'acharnement contre l'Eglise catholique.
Cette dissymétrie, frappante pour qui a des yeux pour voir, doit nous mettre la puce à l'oreille sur le fait que les splendides valeurs humanistes mises en avant pour justifier la chasse anti-papale ne sont que des prétextes. Comme d'habitude, les bien-pensants sont des pharisiens.
Le fond est tout autre : c'est le passage d'une soumission à une autre. Quand on trahit son ancien maître, on verse dans l'excès critique, on brule ce qu'on a adoré, pour prouver sa soumission au nouveau maître. Et le nouveau maître sourit avec une feinte indulgence devant ses excès de nouveaux convertis, mais il rappellerait brutalement qui règne désormais si on ne lui apportait pas ce témoignage de soumission.
C'est une ironie dont il ne faut pas perdre une miette que ces gens qui nous éclaboussent de leurs prétentions d'intelligence et de supériorité morale se livrent à une manœuvre dont la bassesse et la mesquinerie sont aussi vieilles que l'humanité.
Alors, que faire ? Maintenir. La devise d'Orange-Nassau : «je maintiendrai». Quand les loups hurlent, ne pas hurler. Débattre. Réfléchir. Opposer des arguments. Remettre les faits en contexte. Tenter une analyse, puis une autre. Ne pas chasser en meute. Rester soi-même.
Au fait, Frédéric Mitterrand est-il catholique ?
jeudi, avril 01, 2010
Inscription à :
Articles (Atom)
