Comme je n'ai pas ce soir le temps d'écrire sur le (pseudo ?) réchauffement climatique, qui, je l'avoue sans fard, ne me passionne pas (j'ai le tempérament trop optimiste et concret pour que ces nébuleuses extrapolations apocalyptiques me touchent, peut-être est-ce de la bêtise de ma part, mais c'est ainsi), je vous mets quelques textes que j'ai pris sans vergogne à l'Institut Hayek :
Cooling the debate
Climate of fear
Meeting with doctor Doom
Volez, c'est bon pour la santé
lundi, avril 17, 2006
Réchauffement climatique : je continue à me marrer
Le Monde annonce que les éruptions de boue sous-marines relacheraient d'importantes quantités de méthane, gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2.
D'où une question toute bête : quelle fiabilité accorder à des modèles climatiques dont on apprend tous les mois qu'ils ont négligé un élémentt non-négligeable ?
N'est-ce une vaste fumisterie que prendre des décisions à partir de données si incertaines ?
D'où une question toute bête : quelle fiabilité accorder à des modèles climatiques dont on apprend tous les mois qu'ils ont négligé un élémentt non-négligeable ?
N'est-ce une vaste fumisterie que prendre des décisions à partir de données si incertaines ?
Du bon usage de la guerre civile en france (J. Marseille)

FF
Il n'est jamais inutile de rappeler d'où vient Jacques Marseille : en 1972, jeune et communiste, il commence une thèse sur les rapports économiques entre la France et les colonies, essentiellement pour démontrer que celle-là a exploité celles-ci.
En 1986, il achève sa thèse en ayant démontré que les colonies ont beaucoup plus couté à la France qu'elles ne lui ont rapporté, que la colonisation a déformé sa structure industrielle et qu'elle en souffre encore, justifiant pleinement a posterioti la phrase de De gaulle à propos de l'abondon de l'Algérie "C'est notre intérêt, c'est donc notre politique". Il est un peu plus vieux et libéral.
Il s'est fait une spécialité de dénoncer la France à deux vitesses, celle qui avance et celle qui recule ; celle des exposés et celle des abrités.
Du bon usage la guerre civile en France souffre d'une ambiguité : l'auteur examine les cas où la France s'est changée par l'affrontement, mais il reste obscur sur le fait de savoir si il s'agit du seul mode de réforme de la France ou si il y en a d'autres.
Marseille en profite au passage pour nous glisser un éloge bienvenu de Napoléon III.
Il envisage trois possibilités pour l'avenir de la France :
> l'accomodement-déclin : on continue à décliner sans bousculer personne.
> la réforme-trahison : élu sur un programme, un gouvernant fait le contraire (De Gaulle en 1962, Mitterrand en 1983).
> la rupture-élan (Henri IV, De Gaulle 1940).
Enfin comme j'aime rompre malicieusement avec une certaine pratique pseudo-intellectuelle parisianiste et bien-pensante du boeuf sur la langue, je vous cite un passage de C'était de Gaulle repris par J. Marseille :
"Il ne faut pas se payer de mots ! C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à conditions qu'ils restent une minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.
Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir ? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont des cervelles de colibri, même si ils sont très savants. Essayez d'intégrer l'huile et le vinaigre. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français.
[...] Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et tous les Bebères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les deux-églises mais Mais Colombey-les-deux-mosquées !"
Je suis toujours un peu étonné de l'imprégnation du discours apologétique du métissage : je discutais vendredi soir avec un homme qui ne s'intéresse pas plus que ça à la politique et qui me souenait mordicus que la France était traditionnellement terre d'immigration, d'accueil et de métissage.
Je lui ai donc demandé de me citer une grande vague d'immagration entre les Huns et 1850. Bien entendu, il n'en a trouvé aucune. Pour une "terre d'accueil traditionnelle", ça ne fait pas beaucoup, une vague d'immigration tous les 14 siècles ! On peut à la limite considérer que l'extension concentrique de la France en tient lieu mais je suis dubitatif.
dimanche, avril 16, 2006
Les Français, crétins et amnésiques ?
Jacques Marseille, qui en ce moment fait toutes les radios et télés, pense que les Français, ayant reçu une excellente formation de "crétins" grâce à l'EN (1), sont aussi devenus amnésiques : ils semblent totalement oublier que la gauche a déjà exercé le pouvoir (2) et que ses solutions "miracles" (la protection étatique, le recrutement de fonctionnaires, les emplois aidés, le "traitement social du chomage") ont déjà été utilisées en long en large et en travers (3) et qu'elles ont complétement échouées. (4)
Seule Mme Royal semble s'en souvenir puisqu'elle ose dire que ce qui se passe dans l'Europe du nord est intéressant. Certes, elle oublie quelques détails (réduction des dépenses publiques, donnant-donnant avec les chomeurs, "ANPE" performante, marché du travail souple), mais tout de même, on sent bien que c'est un désaveu du socialisme à la française.
Peut-être sent-elle que la gauche a beaucoup joué sur l'amnésie et la connerie des Français mais qu'il y a un moment où ça finit par se voir ,
(1) c'est bien entendu une référence à La fabrique du crétin de JP Brighelli
(2) extraordianire découverte
(3) si si, je vous jure
(4) et pas plus tard qu'en 2002
Seule Mme Royal semble s'en souvenir puisqu'elle ose dire que ce qui se passe dans l'Europe du nord est intéressant. Certes, elle oublie quelques détails (réduction des dépenses publiques, donnant-donnant avec les chomeurs, "ANPE" performante, marché du travail souple), mais tout de même, on sent bien que c'est un désaveu du socialisme à la française.
Peut-être sent-elle que la gauche a beaucoup joué sur l'amnésie et la connerie des Français mais qu'il y a un moment où ça finit par se voir ,
(1) c'est bien entendu une référence à La fabrique du crétin de JP Brighelli
(2) extraordianire découverte
(3) si si, je vous jure
(4) et pas plus tard qu'en 2002
Un qui me déçoit, mais ce n'est pas entièrement nouveau
Ce titre de dépêche vous suffira à comprendre qui me déçoit et pourquoi :
François Bayrou salue "l'héroïsme" de Jean Lassalle
A chaque fois que je lis une telle chose, je pense à la phrase de Pascal que je vous cite souvent :
Quand tous vont vers le débordement, nul n'y semble aller. Celui qui s'arrête fait remarquer l'emportement des autres, comme un point fixe.
On peut tout de mêmes'interroger sur l'étrange conception de la liberté qu'ont ceux qui approuvent qu'un député fasse la grève de la faim pour empêcher une usine de déménager.
François Bayrou salue "l'héroïsme" de Jean Lassalle
A chaque fois que je lis une telle chose, je pense à la phrase de Pascal que je vous cite souvent :
Quand tous vont vers le débordement, nul n'y semble aller. Celui qui s'arrête fait remarquer l'emportement des autres, comme un point fixe.
On peut tout de mêmes'interroger sur l'étrange conception de la liberté qu'ont ceux qui approuvent qu'un député fasse la grève de la faim pour empêcher une usine de déménager.
samedi, avril 15, 2006
Travaillons comme des Romains !
Je suis toujours frappé par le manque de pédagogie des médias et des politiques, qui manquent chacuns à leurs missions.
En effet, je suis convaincu que le repli nationaliste est toujours néfaste. On peut ne pas partager cette conviction, mais je trouve anidmissible d'agiter le "patriotisme économique" sans le remettre en perspective.
Le déclin européen, en perspective longue
LE MONDE 15.04.06 14h32 • Mis à jour le 15.04.06 14h32
Un habitant de l'empire romain disposait de 540 dollars de revenu annuel, en moyenne. Par comparaison, le revenu d'un Français en 1688 était de 900 dollars et en 2003 de 22 000 dollars.
Nous sommes donc, aujourd'hui, quarante fois plus riches qu'il y a deux millénaires. Vous saviez ça ?
C'est Angus Maddison qui l'a calculé. Economiste britannique, 80 ans, vivant près de Compiègne, il nous a reçu avec du bon thé. Il est "la" référence mondiale des statistiques économiques historiques. Son travail, sa passion, est de mesurer, de recompter, de comparer, d'évaluer le PIB et le PIB par tête depuis la nuit des temps, pour offrir aux économistes des séries fiables sur des perspectives très longues. Angus Maddison a longtemps travaillé à l'OCDE sur la période d'après guerre jusqu'en 1979. Puis il a poussé ses recherches plus loin en arrière, au début de la révolution industrielle en 1820, puis jusqu'au Christ. Son prochain ouvrage s'intitule : Une interprétation quantitative de l'économie mondiale de l'an 1 à 2030.
On y prend mille leçons. Par exemple, sur la construction des empires. Comment les Romains ont-ils vaincu les barbares alors que leur niveau technologique était pas tellement différent (le fer, le cheval) et "leur alimentation sans doute d'inférieure qualité", si on se réfère à la taille des os ? Réponse : l'organisation. Le pouvoir à Rome était détenu par "une oligarchie compétitive" très peu coûteuse en bureaucratie et très efficace. L'armée était nombreuse et de qualité. Rome avait une politique pragmatique avec ses ennemis, mêlant brutalité et coexistence pacifique.
On apprend surtout que la romanisation n'a pas amélioré le sort des populations à l'est (en Grèce ou en Egypte, déjà développées), mais qu'elle a été très utile à l'ouest, en Espagne, en Gaule et au Maghreb. L'apport d'esclaves a permis d'"investir" à bon compte dans des villes, des routes, une monnaie, une littérature. Quant à l'Italie, ses conquêtes lui ont facilité l'importation des denrées agricoles usuelles, et autorisé l'élévation en gamme vers la vigne et l'olive. La comparaison est fructueuse avec l'Empire napoléonien, qui, lui aussi, construit routes, ponts..., et apporte des lois. Ou avec la Chine, où la bureaucratie élitaire impose les innovations agricoles.
La plongée dans l'histoire apporte-t-elle, in fine, des éclaircissements sur les causes de l'émergence des empires, sur les décadences et les déclins ? " Cela dépend", nous explique Angus Maddison. L'essentiel du développement mondial s'opère "par rattrapage". "Ajouter du marché ouvert et une politique économique de stabilité, et la technologie arrive qui fait décoller.
Il faut en plus de l'éducation et de l'investissement. C'est le Japon qui demeure le meilleur exemple. Chine et Inde ont copié ce processus."
Justement, le rattrapage de l'Asie amène-t-il le déclin de l'Europe ? "Pas de catastrophisme." On ne peut parler de "déclin" que si le PIB par tête diminue comme en Russie après la chute de l'URSS. Mais c'est loin d'être le cas en Europe de l'Ouest, rassure le professeur. Il est normal que la Chine et l'Inde, plus peuplées et en retard, aillent plus vite et reprennent leur place (voir le graphique). Pour l'Europe, " je ne suis pas pessimiste", ajoute-il, en insistant sur deux points : la politique monétaire européenne, qu'il trouve déflationniste - "c'est celle que combattait Keynes dans les années 1930" -, et le besoin de réformes pour "faire travailler plus", même si "c'est difficile à faire passer".
Le pire serait le nationalisme [même, ne jouons pas sur les mots , si on l'appelle patriotisme économique] : la Chine a été éclipsée du monde économique pendant plusieurs siècles "parce qu'elle avait fermé ses frontières".
Le professeur Maddison ajoute une autre remarque précieuse au regard de la situation française. Ses calculs permettent de réhabiliter le " capitalisme marchand" entre 1500 et 1820, pour montrer que la croissance y fut meilleure qu'on ne l'avait dit, sous l'influence du pessimisme malthusien. "Les progrès de la science, de la technologie maritime, de l'organisation des affaires et des institutions n'eurent pas d'équivalent dans le monde." Il s'élève contre l'école de pensée qui attribue la croissance moderne à "une révolution industrielle née à Manchester".
"Le progrès de 1500 à 1820 a été sous estimé, poursuit le professeur. Cette école veut faire croire qu'avant, les hommes vivaient encore dans des cavernes. En fait, les racines de la croissance remontent à la période du capitalisme marchand."
Nous retenons ceci de notre voyage chez les Romains avec détour par Compiègne : 1. - la désindustrialisation n'est pas la fin de l'histoire ; 2. - il faut repousser, à toute force, ce retour dans l'idéologie actuelle des idées mercantilistes anticommerce qui veulent qu'au fond les ressources soient limitées et qu'un pays ne puisse s'enrichir qu'aux dépens d'un autre. Bref, que si Chine et Inde se développent, nous y perdrons forcément. L'avenir est noir, négatif, moins de richesse, moins de social, moins de tout. Nos enfants vivront plus mal que nous, etc. Tout cela est faux !
L'avenir sera meilleur pour peu que nous nous éduquions et travaillions. Pour le reste, Polybe (200-118 av-J.-C.), général grec, ami des Romains, a expliqué comment les phalanges grecques - irrésistibles "de face à face" - avaient été défaites par les armées de Rome : la flexibilité.
Éric Le Boucher
Article paru dans l'édition du 16.04.06
En effet, je suis convaincu que le repli nationaliste est toujours néfaste. On peut ne pas partager cette conviction, mais je trouve anidmissible d'agiter le "patriotisme économique" sans le remettre en perspective.
Le déclin européen, en perspective longue
LE MONDE 15.04.06 14h32 • Mis à jour le 15.04.06 14h32
Un habitant de l'empire romain disposait de 540 dollars de revenu annuel, en moyenne. Par comparaison, le revenu d'un Français en 1688 était de 900 dollars et en 2003 de 22 000 dollars.
Nous sommes donc, aujourd'hui, quarante fois plus riches qu'il y a deux millénaires. Vous saviez ça ?
C'est Angus Maddison qui l'a calculé. Economiste britannique, 80 ans, vivant près de Compiègne, il nous a reçu avec du bon thé. Il est "la" référence mondiale des statistiques économiques historiques. Son travail, sa passion, est de mesurer, de recompter, de comparer, d'évaluer le PIB et le PIB par tête depuis la nuit des temps, pour offrir aux économistes des séries fiables sur des perspectives très longues. Angus Maddison a longtemps travaillé à l'OCDE sur la période d'après guerre jusqu'en 1979. Puis il a poussé ses recherches plus loin en arrière, au début de la révolution industrielle en 1820, puis jusqu'au Christ. Son prochain ouvrage s'intitule : Une interprétation quantitative de l'économie mondiale de l'an 1 à 2030.
On y prend mille leçons. Par exemple, sur la construction des empires. Comment les Romains ont-ils vaincu les barbares alors que leur niveau technologique était pas tellement différent (le fer, le cheval) et "leur alimentation sans doute d'inférieure qualité", si on se réfère à la taille des os ? Réponse : l'organisation. Le pouvoir à Rome était détenu par "une oligarchie compétitive" très peu coûteuse en bureaucratie et très efficace. L'armée était nombreuse et de qualité. Rome avait une politique pragmatique avec ses ennemis, mêlant brutalité et coexistence pacifique.
On apprend surtout que la romanisation n'a pas amélioré le sort des populations à l'est (en Grèce ou en Egypte, déjà développées), mais qu'elle a été très utile à l'ouest, en Espagne, en Gaule et au Maghreb. L'apport d'esclaves a permis d'"investir" à bon compte dans des villes, des routes, une monnaie, une littérature. Quant à l'Italie, ses conquêtes lui ont facilité l'importation des denrées agricoles usuelles, et autorisé l'élévation en gamme vers la vigne et l'olive. La comparaison est fructueuse avec l'Empire napoléonien, qui, lui aussi, construit routes, ponts..., et apporte des lois. Ou avec la Chine, où la bureaucratie élitaire impose les innovations agricoles.
La plongée dans l'histoire apporte-t-elle, in fine, des éclaircissements sur les causes de l'émergence des empires, sur les décadences et les déclins ? " Cela dépend", nous explique Angus Maddison. L'essentiel du développement mondial s'opère "par rattrapage". "Ajouter du marché ouvert et une politique économique de stabilité, et la technologie arrive qui fait décoller.
Il faut en plus de l'éducation et de l'investissement. C'est le Japon qui demeure le meilleur exemple. Chine et Inde ont copié ce processus."
Justement, le rattrapage de l'Asie amène-t-il le déclin de l'Europe ? "Pas de catastrophisme." On ne peut parler de "déclin" que si le PIB par tête diminue comme en Russie après la chute de l'URSS. Mais c'est loin d'être le cas en Europe de l'Ouest, rassure le professeur. Il est normal que la Chine et l'Inde, plus peuplées et en retard, aillent plus vite et reprennent leur place (voir le graphique). Pour l'Europe, " je ne suis pas pessimiste", ajoute-il, en insistant sur deux points : la politique monétaire européenne, qu'il trouve déflationniste - "c'est celle que combattait Keynes dans les années 1930" -, et le besoin de réformes pour "faire travailler plus", même si "c'est difficile à faire passer".
Le pire serait le nationalisme [même, ne jouons pas sur les mots , si on l'appelle patriotisme économique] : la Chine a été éclipsée du monde économique pendant plusieurs siècles "parce qu'elle avait fermé ses frontières".
Le professeur Maddison ajoute une autre remarque précieuse au regard de la situation française. Ses calculs permettent de réhabiliter le " capitalisme marchand" entre 1500 et 1820, pour montrer que la croissance y fut meilleure qu'on ne l'avait dit, sous l'influence du pessimisme malthusien. "Les progrès de la science, de la technologie maritime, de l'organisation des affaires et des institutions n'eurent pas d'équivalent dans le monde." Il s'élève contre l'école de pensée qui attribue la croissance moderne à "une révolution industrielle née à Manchester".
"Le progrès de 1500 à 1820 a été sous estimé, poursuit le professeur. Cette école veut faire croire qu'avant, les hommes vivaient encore dans des cavernes. En fait, les racines de la croissance remontent à la période du capitalisme marchand."
Nous retenons ceci de notre voyage chez les Romains avec détour par Compiègne : 1. - la désindustrialisation n'est pas la fin de l'histoire ; 2. - il faut repousser, à toute force, ce retour dans l'idéologie actuelle des idées mercantilistes anticommerce qui veulent qu'au fond les ressources soient limitées et qu'un pays ne puisse s'enrichir qu'aux dépens d'un autre. Bref, que si Chine et Inde se développent, nous y perdrons forcément. L'avenir est noir, négatif, moins de richesse, moins de social, moins de tout. Nos enfants vivront plus mal que nous, etc. Tout cela est faux !
L'avenir sera meilleur pour peu que nous nous éduquions et travaillions. Pour le reste, Polybe (200-118 av-J.-C.), général grec, ami des Romains, a expliqué comment les phalanges grecques - irrésistibles "de face à face" - avaient été défaites par les armées de Rome : la flexibilité.
Éric Le Boucher
Article paru dans l'édition du 16.04.06
L'angoisse du petit patron face à l'embauche, par Michel Volle
Cet extrait du article du Monde pourrait faire réfléchir.
L'angoisse du petit patron face à l'embauche, par Michel Volle
[Les patrons de PME] ont entendu que le PS et les syndicats entendaient obtenir, après le retrait du CPE, l'abrogation du CNE et, dans la fronde des étudiants, ils ont vu un refus de l'entreprise et du travail. Je connais un chef d'entreprise de 22 ans, électricien-plombier-chauffagiste, qui travaille avec trois ouvriers. Il a quitté le collège pour apprendre un métier. Évidemment, il était pour le CPE. Ses ouvriers aussi. Parce que, au sortir du lycée professionnel, il faut acquérir une expérience, et tout ce qui peut faciliter l'accès au premier emploi est bienvenu.
Tout cela serait anecdotique si la situation dont je suis témoin ne représentait pas un pourcentage significatif du marché du travail en France. Beaucoup, dans ce pays, ne savent pas ce qu'est une entreprise. Il faut avoir embauché des salariés, en avoir formé, licencié, promu, encouragé, réprimandé ; il faut avoir été traîné aux prud'hommes par des personnes de mauvaise foi, avoir subi le formalisme des procédures, avoir payé les amendes et dédommagements. Il faut avoir fait le tour de cette relation humaine si forte et si délicate, si constructive le plus souvent, si décevante parfois, pour entrevoir ce que vit un patron de PME et échapper aux stéréotypes.
La proportion des pervers est la même parmi les salariés que parmi les patrons, ni plus ni moins. Certaines entreprises ont été coulées par des salariés ou des syndicats abusifs. Des abus, il y en a eu et il y en aura, des deux côtés. Mais il n'appartient pas à la loi de sonder les coeurs. Elle ne fait que formuler des règles que l'on doit soumettre au seul critère, à la fois formel et pratique, de l'équité. Il revient ensuite aux acteurs de se comporter selon les valeurs humaines qu'ils entendent promouvoir.
Notre pays a besoin de rénover des institutions qui sont le fruit très élaboré d'un système technique révolu. La part de l'emploi industriel dans les pays riches diminue depuis une trentaine d'années. Mais les corporations, perchées sur les institutions, se cramponnent à des "acquis" qui, en l'occurrence, maintiennent les chômeurs et les débutants hors de l'emploi [IL NE FAUT PAS LE DIRE].
En faisant du "libéralisme" et de la "globalisation" des épouvantails, elles bloquent toute évolution, même raisonnable et aussi éloignée que possible du libéralisme dogmatique.
L'angoisse du petit patron face à l'embauche, par Michel Volle
[Les patrons de PME] ont entendu que le PS et les syndicats entendaient obtenir, après le retrait du CPE, l'abrogation du CNE et, dans la fronde des étudiants, ils ont vu un refus de l'entreprise et du travail. Je connais un chef d'entreprise de 22 ans, électricien-plombier-chauffagiste, qui travaille avec trois ouvriers. Il a quitté le collège pour apprendre un métier. Évidemment, il était pour le CPE. Ses ouvriers aussi. Parce que, au sortir du lycée professionnel, il faut acquérir une expérience, et tout ce qui peut faciliter l'accès au premier emploi est bienvenu.
Tout cela serait anecdotique si la situation dont je suis témoin ne représentait pas un pourcentage significatif du marché du travail en France. Beaucoup, dans ce pays, ne savent pas ce qu'est une entreprise. Il faut avoir embauché des salariés, en avoir formé, licencié, promu, encouragé, réprimandé ; il faut avoir été traîné aux prud'hommes par des personnes de mauvaise foi, avoir subi le formalisme des procédures, avoir payé les amendes et dédommagements. Il faut avoir fait le tour de cette relation humaine si forte et si délicate, si constructive le plus souvent, si décevante parfois, pour entrevoir ce que vit un patron de PME et échapper aux stéréotypes.
La proportion des pervers est la même parmi les salariés que parmi les patrons, ni plus ni moins. Certaines entreprises ont été coulées par des salariés ou des syndicats abusifs. Des abus, il y en a eu et il y en aura, des deux côtés. Mais il n'appartient pas à la loi de sonder les coeurs. Elle ne fait que formuler des règles que l'on doit soumettre au seul critère, à la fois formel et pratique, de l'équité. Il revient ensuite aux acteurs de se comporter selon les valeurs humaines qu'ils entendent promouvoir.
Notre pays a besoin de rénover des institutions qui sont le fruit très élaboré d'un système technique révolu. La part de l'emploi industriel dans les pays riches diminue depuis une trentaine d'années. Mais les corporations, perchées sur les institutions, se cramponnent à des "acquis" qui, en l'occurrence, maintiennent les chômeurs et les débutants hors de l'emploi [IL NE FAUT PAS LE DIRE].
En faisant du "libéralisme" et de la "globalisation" des épouvantails, elles bloquent toute évolution, même raisonnable et aussi éloignée que possible du libéralisme dogmatique.
Affaire Toyal : de la démagogie plein les tuyaux
L'affaire Toyal, c'est ce député qui fait une grève de la faim pour qu'une usine, au demeurant polluante, ne déménage pas dans la vallée d'à coté.
Tant de démagogie et d'esprit de clocher mériteraient de figurer au livre Guinness des records. Le fait qu'il ne soit pas trouvé un Coluche pour faire éclater de rire la France sur cette affaire en dit long sur notre dépression et notre apathie.
Qu'il se soit trouver Nicolas Sarkozy, non par pour rappeler avec fermeté ce député à la raison et à la décence, mais pour l'aider à obrtenir gain de cause, est un indice de plus renforçant mes crainrtes pour la campagne présidentielle à venir.
Après la victoire de Jean Lassalle, Toyal "perd toute confiance" en la France
LEMONDE.FR 14.04.06 20h32 • Mis à jour le 14.04.06 20h32
Le groupe japonais Toyo Aluminium a perdu "toute confiance" en la France, a déclaré, vendredi 14 avril, la direction de Toyal Europe après la conclusion d'un protocole d'accord sur le sort de son usine d'Accous. Pour garder cette usine de fabrication de pâte d'aluminium et ses 147 salariés à Accous, dans la vallée d'Aspe, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, le député UDF Jean Lassalle a fait plus de cinq semaines de grève de la faim.
[...] Toyal a signé avec le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, un protocole d'accord par lequel le groupe japonais renonce à s'implanter à Lacq, également dans les Pyrénées-Atlantiques.
L'ambassadeur du Japon en France a, lui aussi, émis des réserves sur l'accord. "Aucune négociation ne peut se mener avec le couteau (sous) la gorge", a déclaré Hiroshi Hirabayashi sur LCI. L'Agence française pour les investissements internationaux (AFII), qui assiste les entreprises étrangères désireuses de s'implanter en France, était "très inquiète des effets (...) de cette affaire sur l'investissement étranger en France en général et sur l'investissement japonais en particulier", a-t-il ajouté.
[...] Le dénouement de la grève de la faim du député d'Accous pourrait n'être qu'une victoire à la Pyrrhus.
Il y avait une situation de crise. Les autorités françaises ont souhaité en sortir par tous les moyens mais il y aura des conséquences", a estimé un cadre de Toyal, Pour lui, le risque d'une délocalisation "découle immédiatement" de la perte de confiance de Toyal, évoquée par la direction de la filiale européenne. "Mettez-vous à la place des Japonais".
"Quand vous êtes dans un pays où vous avez déjà des charges sociales importantes et une réglementation qui est forte, et qu'en plus vous avez un personnel politique qui donne raison à un olibrius qui se met en grève de la faim, est-ce que vous allez investir, non seulement au Bearn mais en France ?" "Ici [à Accous], depuis que tout le monde sait ça, au niveau des salariés tout le monde fait la gueule", ajoute-t-il.
L'accord stipule que Toyal réalisera à Accous les investissements initialement prévus à Lacq. Mais "personne ne peut forcer quelqu'un à faire des investissements s'il n'en a pas la capacité financière et s'ils sont disproportionnés", affirme ce cadre. "Si on allait à Lacq, c'est parce qu'on voulait développer des procès chimiques plus lourds", a-t-il ajouté. "On ne les fera pas ici. C'est une catastrophe. Il est clair que les salariés qui sont ici ne pèsent pas lourd et c'est grave."
Toyal Europe publie sur son site un fac-similé de la lettre du 6 avril adressée par Nicolas Sarkozy au PDG de Toyal, Masao Imasu, dans laquelle il écrit que l'Etat est prêt à "aider financièrement un éventuel projet créateur d'emplois à Accous". "Le surcoût induit par une implantation du nouveau procédé chimique à Accous pourrait ainsi être pris en charge", ajoute le président de l'UMP. "J'espère en tout état de cause que votre projet pourra se réaliser dans les meilleures conditions, que ce soit à Lacq ou Accous", conclut-il. Pour le président de Toyal Europe, Hervé Lelièvre, cette dernière phrase de Nicolas Sarkozy "relativise son soutien à Jean Lassalle".
Tant de démagogie et d'esprit de clocher mériteraient de figurer au livre Guinness des records. Le fait qu'il ne soit pas trouvé un Coluche pour faire éclater de rire la France sur cette affaire en dit long sur notre dépression et notre apathie.
Qu'il se soit trouver Nicolas Sarkozy, non par pour rappeler avec fermeté ce député à la raison et à la décence, mais pour l'aider à obrtenir gain de cause, est un indice de plus renforçant mes crainrtes pour la campagne présidentielle à venir.
Après la victoire de Jean Lassalle, Toyal "perd toute confiance" en la France
LEMONDE.FR 14.04.06 20h32 • Mis à jour le 14.04.06 20h32
Le groupe japonais Toyo Aluminium a perdu "toute confiance" en la France, a déclaré, vendredi 14 avril, la direction de Toyal Europe après la conclusion d'un protocole d'accord sur le sort de son usine d'Accous. Pour garder cette usine de fabrication de pâte d'aluminium et ses 147 salariés à Accous, dans la vallée d'Aspe, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, le député UDF Jean Lassalle a fait plus de cinq semaines de grève de la faim.
[...] Toyal a signé avec le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, un protocole d'accord par lequel le groupe japonais renonce à s'implanter à Lacq, également dans les Pyrénées-Atlantiques.
L'ambassadeur du Japon en France a, lui aussi, émis des réserves sur l'accord. "Aucune négociation ne peut se mener avec le couteau (sous) la gorge", a déclaré Hiroshi Hirabayashi sur LCI. L'Agence française pour les investissements internationaux (AFII), qui assiste les entreprises étrangères désireuses de s'implanter en France, était "très inquiète des effets (...) de cette affaire sur l'investissement étranger en France en général et sur l'investissement japonais en particulier", a-t-il ajouté.
[...] Le dénouement de la grève de la faim du député d'Accous pourrait n'être qu'une victoire à la Pyrrhus.
Il y avait une situation de crise. Les autorités françaises ont souhaité en sortir par tous les moyens mais il y aura des conséquences", a estimé un cadre de Toyal, Pour lui, le risque d'une délocalisation "découle immédiatement" de la perte de confiance de Toyal, évoquée par la direction de la filiale européenne. "Mettez-vous à la place des Japonais".
"Quand vous êtes dans un pays où vous avez déjà des charges sociales importantes et une réglementation qui est forte, et qu'en plus vous avez un personnel politique qui donne raison à un olibrius qui se met en grève de la faim, est-ce que vous allez investir, non seulement au Bearn mais en France ?" "Ici [à Accous], depuis que tout le monde sait ça, au niveau des salariés tout le monde fait la gueule", ajoute-t-il.
L'accord stipule que Toyal réalisera à Accous les investissements initialement prévus à Lacq. Mais "personne ne peut forcer quelqu'un à faire des investissements s'il n'en a pas la capacité financière et s'ils sont disproportionnés", affirme ce cadre. "Si on allait à Lacq, c'est parce qu'on voulait développer des procès chimiques plus lourds", a-t-il ajouté. "On ne les fera pas ici. C'est une catastrophe. Il est clair que les salariés qui sont ici ne pèsent pas lourd et c'est grave."
Toyal Europe publie sur son site un fac-similé de la lettre du 6 avril adressée par Nicolas Sarkozy au PDG de Toyal, Masao Imasu, dans laquelle il écrit que l'Etat est prêt à "aider financièrement un éventuel projet créateur d'emplois à Accous". "Le surcoût induit par une implantation du nouveau procédé chimique à Accous pourrait ainsi être pris en charge", ajoute le président de l'UMP. "J'espère en tout état de cause que votre projet pourra se réaliser dans les meilleures conditions, que ce soit à Lacq ou Accous", conclut-il. Pour le président de Toyal Europe, Hervé Lelièvre, cette dernière phrase de Nicolas Sarkozy "relativise son soutien à Jean Lassalle".
jeudi, avril 13, 2006
La salle des profs comme si on y était (2)
La suite :
Merci aussi pour l'anonymat, le mien et celui du prof cité (mais je doute qu'il tombe un jour sur ton site : il en ferait sans doute une crise cardiaque !)
Rien de neuf en salle des profs, les débats politiques sont quand même très très loin de nous ... là on parlerait plutôt vacances [évidemment, les vacances sont une part conséquente de leur emploi dutemps !]
Je ne suis pas toujours très sûre que les profs s'intéressent vraiment à la politique, certes ils ont des idées. Mais des fois je me demande si ces idées ne sont pas ataviques. Parmi mes amies (le monde enseignant est très féminin), je constate beaucoup d'idées à gauche, cependant très peu argumentées (ce sont des rêves) et j'ai des fois l'impression qu'il ne faudrait pas grand chose pour les faire tomber (à conditions de savoir s'y prendre). En fait personne ne sait de quoi il parle (puisqu'on ne connaît rien à la vie économique), je ne sais s'il faut s'en réjouir (il y a une chance que ça change ? ) ou s'en désespérer (manque d'ouverture d'esprit, pas vraiment envie de s'intéresser au monde en général) Le tout est souvent très naïf (à force d'être avec des "enfants" ).
Merci aussi pour l'anonymat, le mien et celui du prof cité (mais je doute qu'il tombe un jour sur ton site : il en ferait sans doute une crise cardiaque !)
Rien de neuf en salle des profs, les débats politiques sont quand même très très loin de nous ... là on parlerait plutôt vacances [évidemment, les vacances sont une part conséquente de leur emploi dutemps !]
Je ne suis pas toujours très sûre que les profs s'intéressent vraiment à la politique, certes ils ont des idées. Mais des fois je me demande si ces idées ne sont pas ataviques. Parmi mes amies (le monde enseignant est très féminin), je constate beaucoup d'idées à gauche, cependant très peu argumentées (ce sont des rêves) et j'ai des fois l'impression qu'il ne faudrait pas grand chose pour les faire tomber (à conditions de savoir s'y prendre). En fait personne ne sait de quoi il parle (puisqu'on ne connaît rien à la vie économique), je ne sais s'il faut s'en réjouir (il y a une chance que ça change ? ) ou s'en désespérer (manque d'ouverture d'esprit, pas vraiment envie de s'intéresser au monde en général) Le tout est souvent très naïf (à force d'être avec des "enfants" ).
L'Education Nationale, un tabou français (où revient la sempiternelle question des effectifs)
Il y avait longtemps !
J'apprends que 50 000 postes d'employés administratifs vont être créés pour soulager les enseignants de certaines tâches : on croit rêver !
Les effectifs administratifs ont augmenté en vingt ans inversement à l'évolution du nombre d'élèves (on est passé de 80 élèves par administratif à 40 -source J. Marseille) et il faudrait encore faire plus ?
C'est ça, les progrès de l'informatisation ?
Quand se décidera-t-on à parler des choses qui fachent : statuts, horaires, absentéisme, formation, organisation, décentralisation, autonomie, etc... ?
En attendant que les gouvernants trouvent ce courage, les contribuables, à la générosité forcée, sont là pour payer les onéreuses et inutiles rustines.
A lire dans Le Point, l'article de J. Marseille. J'ai trouvé bien intéressante la réponse du syndicaliste G. Aschieri (vous savez celui qui dit toujours non à tout -le style "Certes nous aussi nous voulons réformer l'EN, mais la réforme que vous nous proposez aujourd'huin'est pas la bonne." et bien sûr, ce n'est jamais le bon jour, et jamais la bonne réforme- sauf si il s'agit de ponctionner encore plus le contribuable sans rien changer). Ce monsieur écrit que J. Marseille, en demandant plus d'efficacité, veut abandonner les élèves en difficultés : c'est assez étrange comme propos vu le nombre actuel de victimes de l'école.
J. Marseille, toujours lui, compare les fonctionnaires protégeant leurs privilèges au nom du service public avec les parlementaires d'ancien régime protégeant les leurs au nom de la représentation du peuple qu'ils étaient censés porter. On oublie juste que les seuls défenseurs légitimes des services collectifs sont ceux qui les payent et en ont l'usage.
La confusion des intérêts est certes un excellent moyen de paralyser le débat et de figer les positions, mais c'est tout de même le contraire de la démovcratie.
J'apprends que 50 000 postes d'employés administratifs vont être créés pour soulager les enseignants de certaines tâches : on croit rêver !
Les effectifs administratifs ont augmenté en vingt ans inversement à l'évolution du nombre d'élèves (on est passé de 80 élèves par administratif à 40 -source J. Marseille) et il faudrait encore faire plus ?
C'est ça, les progrès de l'informatisation ?
Quand se décidera-t-on à parler des choses qui fachent : statuts, horaires, absentéisme, formation, organisation, décentralisation, autonomie, etc... ?
En attendant que les gouvernants trouvent ce courage, les contribuables, à la générosité forcée, sont là pour payer les onéreuses et inutiles rustines.
A lire dans Le Point, l'article de J. Marseille. J'ai trouvé bien intéressante la réponse du syndicaliste G. Aschieri (vous savez celui qui dit toujours non à tout -le style "Certes nous aussi nous voulons réformer l'EN, mais la réforme que vous nous proposez aujourd'huin'est pas la bonne." et bien sûr, ce n'est jamais le bon jour, et jamais la bonne réforme- sauf si il s'agit de ponctionner encore plus le contribuable sans rien changer). Ce monsieur écrit que J. Marseille, en demandant plus d'efficacité, veut abandonner les élèves en difficultés : c'est assez étrange comme propos vu le nombre actuel de victimes de l'école.
J. Marseille, toujours lui, compare les fonctionnaires protégeant leurs privilèges au nom du service public avec les parlementaires d'ancien régime protégeant les leurs au nom de la représentation du peuple qu'ils étaient censés porter. On oublie juste que les seuls défenseurs légitimes des services collectifs sont ceux qui les payent et en ont l'usage.
La confusion des intérêts est certes un excellent moyen de paralyser le débat et de figer les positions, mais c'est tout de même le contraire de la démovcratie.
Ségolène d'Arc
J'apprends que Ségolène Royal voue une admiration (une dévotion ?) particulière à Jeanne d'Arc.
Sur le fond, je ne conteste pas la chose : Jeanne d'Arc et Henri IV sont les deux personnages de l'histoire de France que je place le plus haut, et de loin, pour des raisons pas aussi divergentes qu'on pourrait le croire.
Mais, tout de même, quelle remarquable dextérité de Ségolène dans le maniement du rateau à large grille !
Allez, une petite citation de la camarade Ségo (dont on finit par s'apercevoir qu'elle adapte outrageusement ses propos à son auditoire du moment) : "Il faut que tout le monde ait un emploi et que personne ne soit payé à ne rien faire." Et si tout allait mieux, les choses iraient moins mal ?
Comme pour Villepin il y a quelques mois, j'ai bien du mal à prendre sa possible candidature à l'élection présidentielle au sérieux, elle ressemble trop à un feu de paille médiatique.
Malgré un ton supposé nouveau, elle reste une pure socialiste à la française : elle invoque Blair, le Danemark et la Suède en omettant soigneusement de préciser qu'une condition majeure de ces réussites économiques et sociales est une réduction importante (dans tous les cas supérieure à 10 %) des impots et des dépenses publiques.
Or, je l'ai suffisamment martelé sur ce blog : l'excès de dépenses publiques, l'inefficacité de l'intervention publique, les abus de réglementation et l'étatisme sont les causes fondamentales du malaise français. Parler de tout le reste en glissant sur cela, c'est comme expliquer la recette du coq au vin sans mentionner une seule fois le coq (ou, si vous préférez, le cheval Melba, façon Pierre Desproges, sans parler du cheval).
En cela, droite (1) et gauche françaises partagent un terrible défaut : la peur de dire la vérité, toute la vérité.
(1) : j'emploie ce terme par convention puisque, à mes yeux, il n'existe pas de véritable droite française mais seulement une gauche modérée portant cette étiquette par opposition à la gauche collectiviste. Cette absence d'une véritable droite est d'ailleurs une des causes du vote lepéniste, dont je m'étonne toujours que certains le présentent comme un mystère ("Comment peut-on voter Le Pen ?"), alors qu'il est peut-être le phénomène politique le plus aisément explicable de ces dernières années. Mais il est vrai que donner les raisons du vote lepéniste serait contrevenir à la vulgate gauchiste et antifasciste, bref, comme beaucoup de choses en France, IL NE FAUT PAS LE DIRE.
Sur le fond, je ne conteste pas la chose : Jeanne d'Arc et Henri IV sont les deux personnages de l'histoire de France que je place le plus haut, et de loin, pour des raisons pas aussi divergentes qu'on pourrait le croire.
Mais, tout de même, quelle remarquable dextérité de Ségolène dans le maniement du rateau à large grille !
Allez, une petite citation de la camarade Ségo (dont on finit par s'apercevoir qu'elle adapte outrageusement ses propos à son auditoire du moment) : "Il faut que tout le monde ait un emploi et que personne ne soit payé à ne rien faire." Et si tout allait mieux, les choses iraient moins mal ?
Comme pour Villepin il y a quelques mois, j'ai bien du mal à prendre sa possible candidature à l'élection présidentielle au sérieux, elle ressemble trop à un feu de paille médiatique.
Malgré un ton supposé nouveau, elle reste une pure socialiste à la française : elle invoque Blair, le Danemark et la Suède en omettant soigneusement de préciser qu'une condition majeure de ces réussites économiques et sociales est une réduction importante (dans tous les cas supérieure à 10 %) des impots et des dépenses publiques.
Or, je l'ai suffisamment martelé sur ce blog : l'excès de dépenses publiques, l'inefficacité de l'intervention publique, les abus de réglementation et l'étatisme sont les causes fondamentales du malaise français. Parler de tout le reste en glissant sur cela, c'est comme expliquer la recette du coq au vin sans mentionner une seule fois le coq (ou, si vous préférez, le cheval Melba, façon Pierre Desproges, sans parler du cheval).
En cela, droite (1) et gauche françaises partagent un terrible défaut : la peur de dire la vérité, toute la vérité.
(1) : j'emploie ce terme par convention puisque, à mes yeux, il n'existe pas de véritable droite française mais seulement une gauche modérée portant cette étiquette par opposition à la gauche collectiviste. Cette absence d'une véritable droite est d'ailleurs une des causes du vote lepéniste, dont je m'étonne toujours que certains le présentent comme un mystère ("Comment peut-on voter Le Pen ?"), alors qu'il est peut-être le phénomène politique le plus aisément explicable de ces dernières années. Mais il est vrai que donner les raisons du vote lepéniste serait contrevenir à la vulgate gauchiste et antifasciste, bref, comme beaucoup de choses en France, IL NE FAUT PAS LE DIRE.
Entendu à la télé : le libéralisme, ça n'a rien à voir
Dans C dans l'air :
Maryse Dumas (CGT) : "Les Français rejettent massivement le libéralisme."
Dominique Reynié (sociologue socialiste) : "C'est difficile de savoir ce que les Français pensent du libéralisme : ils se précipitent sur les T-shirts à 1 € et sur les forfaits de portable les moins chers. C'est ça aussi le libéralisme."
MD : "Ca n'a rien à voir, ça n'a rien à voir."
Mais si, Mme Dumas, justement, ça a tout à voir. Je vous conseille de lire ou de relire les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat ou Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, du même.
On voit, dans cet échange, illustré au vif le reproche que je fais aux anti-libéraux de déficience intellectuelle ou de mauvaise foi (au choix) : raisonner hémiplégique, voir borgne, argumenter partiellement, partialement.
Maryse Dumas (CGT) : "Les Français rejettent massivement le libéralisme."
Dominique Reynié (sociologue socialiste) : "C'est difficile de savoir ce que les Français pensent du libéralisme : ils se précipitent sur les T-shirts à 1 € et sur les forfaits de portable les moins chers. C'est ça aussi le libéralisme."
MD : "Ca n'a rien à voir, ça n'a rien à voir."
Mais si, Mme Dumas, justement, ça a tout à voir. Je vous conseille de lire ou de relire les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat ou Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, du même.
On voit, dans cet échange, illustré au vif le reproche que je fais aux anti-libéraux de déficience intellectuelle ou de mauvaise foi (au choix) : raisonner hémiplégique, voir borgne, argumenter partiellement, partialement.
mercredi, avril 12, 2006
La salle des profs comme si on y était ...
Je ne peux résister à la tentation de vous faire part d'un extrait de ma correspondance privée, vous devinez que cette nouvelle Mme de Sévigné est professeur ... et anonyme.
Je ne veux pas t'épargner la dernière réflexion entendu dans ma salle des profs. Le sujet évidemment les grèves (et non le CPE d'ailleurs ... ). Tout part d'une photo du journal sur laquelle on voit en gros plan quelques unes de nos élèves, dont l'une notamment que j'ai repérée, excellente élève au demeurant, et promise à mon avis à un bel avenir ... avec un tshirt CGT ... bon son père ... bref.
Commentaire d'un prof (FO- CGT) : "ah, mardi la manif était vraiment superbe, il y avait du monde, des mamans avec les gamins en poussettes (sic) ça chantait à la fin, ça dansait. J'ai vu les élèves (en questions donc) elles chantaient ... " bref, c'était la fête ... et le prof de conclure "ah, ça fait plaisir de voir ça, preuve qu'on fait quand même bien notre boulot" (re-sic!)" Cela m'a laissé sans voix ...
Autant j'excuse les élèves en questions ... autant l'autre ... Seul truc qui "m'inquiète", ces élèves là s'en sortiront-elles ??? (des idées "sociales" j'entends ... ) ou feront -elles comme un autre collègue qui après avoir eu un diplôme de [censuré car révélateur], a finalement passé le CAPES car il n'en pouvait plus d'être dans une entreprise et de voir comment on traitait les ouvriers ! Bref, c'était trop contraire à ses idées ... il a ensuite passé l'agrégation et a finalement échoué à la 2ème fois (après avoir été quand même biadmissible ) pour cause ... de grève contre Allègre, qu'il a fait passer avant la préparation du concours ... j'avoue ne pas toujours tout comprendre.
Sinon les profs sont contents ils ont gagné (comme un match de foot !) et se demandent maintenant si leur journée de grève va être décompté ou pas car "comme on a eu gain de cause, on ne devrait pas nous décompter les jours de grève" ... sans commentaire !
Je ne veux pas t'épargner la dernière réflexion entendu dans ma salle des profs. Le sujet évidemment les grèves (et non le CPE d'ailleurs ... ). Tout part d'une photo du journal sur laquelle on voit en gros plan quelques unes de nos élèves, dont l'une notamment que j'ai repérée, excellente élève au demeurant, et promise à mon avis à un bel avenir ... avec un tshirt CGT ... bon son père ... bref.
Commentaire d'un prof (FO- CGT) : "ah, mardi la manif était vraiment superbe, il y avait du monde, des mamans avec les gamins en poussettes (sic) ça chantait à la fin, ça dansait. J'ai vu les élèves (en questions donc) elles chantaient ... " bref, c'était la fête ... et le prof de conclure "ah, ça fait plaisir de voir ça, preuve qu'on fait quand même bien notre boulot" (re-sic!)" Cela m'a laissé sans voix ...
Autant j'excuse les élèves en questions ... autant l'autre ... Seul truc qui "m'inquiète", ces élèves là s'en sortiront-elles ??? (des idées "sociales" j'entends ... ) ou feront -elles comme un autre collègue qui après avoir eu un diplôme de [censuré car révélateur], a finalement passé le CAPES car il n'en pouvait plus d'être dans une entreprise et de voir comment on traitait les ouvriers ! Bref, c'était trop contraire à ses idées ... il a ensuite passé l'agrégation et a finalement échoué à la 2ème fois (après avoir été quand même biadmissible ) pour cause ... de grève contre Allègre, qu'il a fait passer avant la préparation du concours ... j'avoue ne pas toujours tout comprendre.
Sinon les profs sont contents ils ont gagné (comme un match de foot !) et se demandent maintenant si leur journée de grève va être décompté ou pas car "comme on a eu gain de cause, on ne devrait pas nous décompter les jours de grève" ... sans commentaire !
The good in globalization
Voici l'article auquel je faisais référence dans mon message La politique dadaïste.
The good in globalization
Richard W. Fisher and W. Michael Cox The New York TimesMONDAY, APRIL 10, 2006
DALLAS
The protests in France over job security for young workers have exposed the fault lines between globalization and public policy. On the one hand, the French government has recognized that the country's labor laws are uncompetitive and a drain on the economy. The public reaction, however, shows the depth of misunderstanding regarding the realities of our globalizing economy.
Nations can no longer sit within their borders and pursue policies incompatible with an increasingly integrated world economy. The types of services, manufacturing and entrepreneurship that generate national wealth are more mobile than ever, and they will forsake countries that shackle business and labor with unnecessary burdens.
With this in mind, the Federal Reserve Bank of Dallas set out to document the connection between globalization and public policy. We found that the more globalized nations tend to pursue policies that achieve faster economic growth, lower inflation, higher incomes and greater economic freedom. The least globalized countries are prone to policies that interfere with markets and lead to stagnation, inflation and diminished competitiveness.
For our study, we began with research by Foreign Policy magazine and A.T. Kearney, a management consultancy firm, which ranked 60 countries by degree of globalization. Singapore, Ireland, the United States and other countries at the top of the rankings are far more integrated into the world economy than the insulated nations at the bottom like Iran, Egypt and Bangladesh. We divided the countries into four groups and looked at how each faction performed on policies that shape economic performance.
Take inflation. In a world where investment capital can flit anywhere in the world with the click of a computer mouse, nations should see the virtue of price stability and preserving the value of money. And they do: The more globalized countries we studied had an average inflation rate of 2.3 percent from 2001 to 2003, compared with 10 percent for the nations in the least globalized quarter.
This pattern is repeated in more than a dozen aspects of effective public policy, as measured by the World Bank, Harvard University, the Heritage Foundation, Transparency International and the Fraser Institute, a Canadian public policy group. (Although these groups used various ranking systems to portray their data, we took the liberty of converting each to a 1-to-10 scale, with 10 being the most successful, for the accompanying graphs.)
The gist is clear: As nations become more integrated into the world economy, they tend to maintain fewer barriers to trade and the movement of money. They are less likely to impose punishing corporate taxes and onerous regulations. Their technology policies are more favorable to innovation. Nations more open to the world economy score above the less globalized countries in respect for the rule of law and protection of property rights. More globalized countries also offer greater political stability.
Not all policies fit neatly into this framework. We found that more globalized counties do no better in limiting the size of government, which we consider vital to economic prosperity. They are worse than the less globalized in containing public entitlements and subsidies, which must be paid for by higher individual income taxes. Perhaps it is because they are richer and have the means to spread those riches through their societies.
The French contretemps illustrates why labor policies are less sensitive to globalization than factors like taxation and trade barriers. As long as workers refuse to acknowledge that they are competing in a world economy, they will petition a wealthy government to protect their jobs.
This in turn slows job growth and raises unemployment, creating a greater demand for expensive and expansive safety nets for idle workers.
Still, globalization may yet alter labor policies. France, Germany and other countries are beginning to recognize that their labor rules are uncompetitive, and the timing of change is a political question, not an economic one.
So, do our statistics show that globalization is necessarily the cause of good policies? That would be overstating it - our data simply show the two trends are complementary. But it is clear that countries with solid policies will be more successful in the global economy. The chicken-and-egg debate shouldn't detract from the fundamental fact that globalization and good policies go together.
Globalization's critics argue that a more open world economy sets off a race to the bottom by encouraging countries to jettison protections for consumers, workers and the environment. In reality, the opposite is true. If our data demonstrate anything, it is that globalization prompts a race to the top by pushing countries to abandon policies that burden their economies in favor of those that fuel growth and economic opportunity.
(Richard W. Fisher and W. Michael Cox are, respectively, the president and the chief economist of the Federal Reserve Bank of Dallas.)
The good in globalization
Richard W. Fisher and W. Michael Cox The New York TimesMONDAY, APRIL 10, 2006
DALLAS
The protests in France over job security for young workers have exposed the fault lines between globalization and public policy. On the one hand, the French government has recognized that the country's labor laws are uncompetitive and a drain on the economy. The public reaction, however, shows the depth of misunderstanding regarding the realities of our globalizing economy.
Nations can no longer sit within their borders and pursue policies incompatible with an increasingly integrated world economy. The types of services, manufacturing and entrepreneurship that generate national wealth are more mobile than ever, and they will forsake countries that shackle business and labor with unnecessary burdens.
With this in mind, the Federal Reserve Bank of Dallas set out to document the connection between globalization and public policy. We found that the more globalized nations tend to pursue policies that achieve faster economic growth, lower inflation, higher incomes and greater economic freedom. The least globalized countries are prone to policies that interfere with markets and lead to stagnation, inflation and diminished competitiveness.
For our study, we began with research by Foreign Policy magazine and A.T. Kearney, a management consultancy firm, which ranked 60 countries by degree of globalization. Singapore, Ireland, the United States and other countries at the top of the rankings are far more integrated into the world economy than the insulated nations at the bottom like Iran, Egypt and Bangladesh. We divided the countries into four groups and looked at how each faction performed on policies that shape economic performance.
Take inflation. In a world where investment capital can flit anywhere in the world with the click of a computer mouse, nations should see the virtue of price stability and preserving the value of money. And they do: The more globalized countries we studied had an average inflation rate of 2.3 percent from 2001 to 2003, compared with 10 percent for the nations in the least globalized quarter.
This pattern is repeated in more than a dozen aspects of effective public policy, as measured by the World Bank, Harvard University, the Heritage Foundation, Transparency International and the Fraser Institute, a Canadian public policy group. (Although these groups used various ranking systems to portray their data, we took the liberty of converting each to a 1-to-10 scale, with 10 being the most successful, for the accompanying graphs.)
The gist is clear: As nations become more integrated into the world economy, they tend to maintain fewer barriers to trade and the movement of money. They are less likely to impose punishing corporate taxes and onerous regulations. Their technology policies are more favorable to innovation. Nations more open to the world economy score above the less globalized countries in respect for the rule of law and protection of property rights. More globalized countries also offer greater political stability.
Not all policies fit neatly into this framework. We found that more globalized counties do no better in limiting the size of government, which we consider vital to economic prosperity. They are worse than the less globalized in containing public entitlements and subsidies, which must be paid for by higher individual income taxes. Perhaps it is because they are richer and have the means to spread those riches through their societies.
The French contretemps illustrates why labor policies are less sensitive to globalization than factors like taxation and trade barriers. As long as workers refuse to acknowledge that they are competing in a world economy, they will petition a wealthy government to protect their jobs.
This in turn slows job growth and raises unemployment, creating a greater demand for expensive and expansive safety nets for idle workers.
Still, globalization may yet alter labor policies. France, Germany and other countries are beginning to recognize that their labor rules are uncompetitive, and the timing of change is a political question, not an economic one.
So, do our statistics show that globalization is necessarily the cause of good policies? That would be overstating it - our data simply show the two trends are complementary. But it is clear that countries with solid policies will be more successful in the global economy. The chicken-and-egg debate shouldn't detract from the fundamental fact that globalization and good policies go together.
Globalization's critics argue that a more open world economy sets off a race to the bottom by encouraging countries to jettison protections for consumers, workers and the environment. In reality, the opposite is true. If our data demonstrate anything, it is that globalization prompts a race to the top by pushing countries to abandon policies that burden their economies in favor of those that fuel growth and economic opportunity.
(Richard W. Fisher and W. Michael Cox are, respectively, the president and the chief economist of the Federal Reserve Bank of Dallas.)
mardi, avril 11, 2006
Sur un mot d'Epicier Vénéneux
Suite au lien de Ludovic Windsor :
Bruno Julliard : "Le premier objectif que doit se fixer un gouvernement pour lutter contre le chômage doit être une politique de croissance forte, soutenue par un pouvoir d'achat élevé, capable d'endiguer le chômage de masse."
D'abord la croissance, ensuite le pouvoir d'achat, enfin le travail... vous voyez, il pense comme nous.Son programme est simplement décalé d'un rang par rapport à l'idée que nous nous faisons de l'économie : d'abord le travail, ensuite la croissance, enfin le pouvoir d'achat.CQFD :D
Soyons clairs :
> La relance par le pouvoir d'achat, ça ne marche pas, c'est une vieille lubie gauchiste qui devrait être depuis longtemps au placard.
> Le problème fondamental du chomage des jeunes qui ne concerne que la frange de population sans qualification ou avec un diplome inadapté est archi-connu : c'est l'Education Nationale et son fonctionnement. MAIS IL NE FAUT PAS LE DIRE.
> Quant au chomage en général, est-ce bien la peine de s'étendre tellement le sujet est connu, rebattu, étudié ? Trop de réglements, trop de dépenses publiques, trop de formations voies de garage.
Allez, la petite citation de Revel sur le chomage :
La plupart des gouvernements européens, dans leur politiques dites, par antiphrase, "de l'emploi", s'obstinent à lancer sur l'eau un bateau trop lourd pour flotter. Après quoi, ils se ruinent en remorquages, renflouages, sauvetages pour tenter de remonter le navire à la surface et dédommager les naufragés. La pire des cécités est la cécité volontaire. Non seulement on refuse de prendre acte des réussites du libéralisme quand il réussit, mais on lui impute des malheurs auxquels il est étranger.
Bruno Julliard : "Le premier objectif que doit se fixer un gouvernement pour lutter contre le chômage doit être une politique de croissance forte, soutenue par un pouvoir d'achat élevé, capable d'endiguer le chômage de masse."
D'abord la croissance, ensuite le pouvoir d'achat, enfin le travail... vous voyez, il pense comme nous.Son programme est simplement décalé d'un rang par rapport à l'idée que nous nous faisons de l'économie : d'abord le travail, ensuite la croissance, enfin le pouvoir d'achat.CQFD :D
Soyons clairs :
> La relance par le pouvoir d'achat, ça ne marche pas, c'est une vieille lubie gauchiste qui devrait être depuis longtemps au placard.
> Le problème fondamental du chomage des jeunes qui ne concerne que la frange de population sans qualification ou avec un diplome inadapté est archi-connu : c'est l'Education Nationale et son fonctionnement. MAIS IL NE FAUT PAS LE DIRE.
> Quant au chomage en général, est-ce bien la peine de s'étendre tellement le sujet est connu, rebattu, étudié ? Trop de réglements, trop de dépenses publiques, trop de formations voies de garage.
Allez, la petite citation de Revel sur le chomage :
La plupart des gouvernements européens, dans leur politiques dites, par antiphrase, "de l'emploi", s'obstinent à lancer sur l'eau un bateau trop lourd pour flotter. Après quoi, ils se ruinent en remorquages, renflouages, sauvetages pour tenter de remonter le navire à la surface et dédommager les naufragés. La pire des cécités est la cécité volontaire. Non seulement on refuse de prendre acte des réussites du libéralisme quand il réussit, mais on lui impute des malheurs auxquels il est étranger.
Mon petit bilan de la crise du CPE
J'ai entendu ce matin : "Nous avons les politiques que nous méritons puisque nous les élisons, nous avons les enfants que nous méritons puisque nous les éduquons."
Sur le premier membre de la phrase, je n'ai aucun commentaire : je suis depuis longtemps convaincu que notre système politique est bloqué, j'y ai réfléchi, les évènements récents viennent comme une confirmation de mon analyse, non comme un élément nouveau.
Par contre, le deuxième membre de phrase pointe un problème qui m'est douloureux : j'ai beau avoir beaucoup lu sur l'éducation, m'être renseigné sur le sujet, j'ai tout de même été surpris par les propos entendus dans la bouche des étudiants interviewés.
C'était une illustration de toutes les caractéristiques d'un produit fini de la "fabrique du crétin" : ruisselant de sentimentalisme en toc mais aucune culture (1), aucun recul, aucune perspective et beaucoup d'égocentrisme.
A une personne âgée qui m'a interrogé, sur un ton dépité, " C'est ça, les jeunes de maintenant ?", je n'ai pu que répondre, mais, sans en être totalement sûr, que ceux qu'on entend ne sont pas les plus représentatifs.
Tout le monde est perdant :
> la droite divisée et décridibilisée
> la gauche, toujours sans idées
> les jeunes, qui ont vu leur études entravées et ont toujours la précarité du chomage, tout comme l'ensemble des "outsiders"
> la France, qui donne une image ridicule tout en ratant l'occasion d'une expérimentation
Tout le monde est perdant sauf :
> les syndicalistes étudiants professionnels comme Bruno Julliard, qui s'est préparé une blle carrière politique sur le dos des jeunes comme avant lui Harlem Désir, Julien Dray et Isabelle Thomas
> Le Pen, qui n'a même plus besoin de donner son avis, il lui suffit juste de rappeler "Je l'avais bien dit".
Bravo MM Villepin, Julliard, Hollande Thibault et Cie.
J'espère tout de même que l'ensemble, ou au moins la grande majorité, des acteurs aura compris que la négoviation est préférable à la confrontation.
(1) : la culture ne permet pas seulement de jouer à "Questions pour un champion", elle donne aussi les instruments pour se situer dans le monde, pour l'interpréter. Sans culture, aujourd'hui n'a ni passé ni avenir, nous sommes des zombies zapant fébrilement d'un jour à l'autre.
Sur le premier membre de la phrase, je n'ai aucun commentaire : je suis depuis longtemps convaincu que notre système politique est bloqué, j'y ai réfléchi, les évènements récents viennent comme une confirmation de mon analyse, non comme un élément nouveau.
Par contre, le deuxième membre de phrase pointe un problème qui m'est douloureux : j'ai beau avoir beaucoup lu sur l'éducation, m'être renseigné sur le sujet, j'ai tout de même été surpris par les propos entendus dans la bouche des étudiants interviewés.
C'était une illustration de toutes les caractéristiques d'un produit fini de la "fabrique du crétin" : ruisselant de sentimentalisme en toc mais aucune culture (1), aucun recul, aucune perspective et beaucoup d'égocentrisme.
A une personne âgée qui m'a interrogé, sur un ton dépité, " C'est ça, les jeunes de maintenant ?", je n'ai pu que répondre, mais, sans en être totalement sûr, que ceux qu'on entend ne sont pas les plus représentatifs.
Tout le monde est perdant :
> la droite divisée et décridibilisée
> la gauche, toujours sans idées
> les jeunes, qui ont vu leur études entravées et ont toujours la précarité du chomage, tout comme l'ensemble des "outsiders"
> la France, qui donne une image ridicule tout en ratant l'occasion d'une expérimentation
Tout le monde est perdant sauf :
> les syndicalistes étudiants professionnels comme Bruno Julliard, qui s'est préparé une blle carrière politique sur le dos des jeunes comme avant lui Harlem Désir, Julien Dray et Isabelle Thomas
> Le Pen, qui n'a même plus besoin de donner son avis, il lui suffit juste de rappeler "Je l'avais bien dit".
Bravo MM Villepin, Julliard, Hollande Thibault et Cie.
J'espère tout de même que l'ensemble, ou au moins la grande majorité, des acteurs aura compris que la négoviation est préférable à la confrontation.
(1) : la culture ne permet pas seulement de jouer à "Questions pour un champion", elle donne aussi les instruments pour se situer dans le monde, pour l'interpréter. Sans culture, aujourd'hui n'a ni passé ni avenir, nous sommes des zombies zapant fébrilement d'un jour à l'autre.
La politique dadaïste
Certains étudiants continuent à manifester malgré la mort du CPE. C'est tout à fait logique.
Déjà du temps où le CPE vivait, ils ne savaient pas pourquoi ils manifestaient. Aujourd'hui, il est donc normal qu'ils ne sachent pas non plus pourquoi ils arrêteraient de manifester.
Par contre, ils auraient pu adhérer au M.O.U., le Mouvement Ondulatoire Unifié, parti politique admirable créé par Pierre Dac dont le slogan était "Pour tout ce qui est contre, contre tout ce qui est pour".
Et des adultes s'extasient devant ces braillards !
Cependant, les étudiants en éducation physique ont eu une réaction parfaitement cohérente : ils exigent des créations de postes.
C'est d'une saine logique française, basée sur l'assistanat, l'irresponsabilité et l'étatisme : on s'engage dans une voie sans débouchés, puis on manifeste pour que l'Etat crée des débouchés (inutiles et aux frais des contribuables, mais c'est sans importance).
Au fait, pendant ce temps, le Herald Tribune publie un article disant que l'ouverture sur le commerce "globalisé" et la flexibilité sont corrélées à une augmentation du niveau de vie. Mais, ça aussi, c'est sans importance.
Déjà du temps où le CPE vivait, ils ne savaient pas pourquoi ils manifestaient. Aujourd'hui, il est donc normal qu'ils ne sachent pas non plus pourquoi ils arrêteraient de manifester.
Par contre, ils auraient pu adhérer au M.O.U., le Mouvement Ondulatoire Unifié, parti politique admirable créé par Pierre Dac dont le slogan était "Pour tout ce qui est contre, contre tout ce qui est pour".
Et des adultes s'extasient devant ces braillards !
Cependant, les étudiants en éducation physique ont eu une réaction parfaitement cohérente : ils exigent des créations de postes.
C'est d'une saine logique française, basée sur l'assistanat, l'irresponsabilité et l'étatisme : on s'engage dans une voie sans débouchés, puis on manifeste pour que l'Etat crée des débouchés (inutiles et aux frais des contribuables, mais c'est sans importance).
Au fait, pendant ce temps, le Herald Tribune publie un article disant que l'ouverture sur le commerce "globalisé" et la flexibilité sont corrélées à une augmentation du niveau de vie. Mais, ça aussi, c'est sans importance.
lundi, avril 10, 2006
Avons nous touché le fond ?
Après la promulgation suspensive, qui est contraire à la lettre de la constitution, à son esprit et au plus élémentaire respect de la démocratie, Jacques Chirac vient de recourir à une figure plus classique : le repli stratégique sur des positions préparées à l'avance, aussi connu sous le nom de défaite en rase campagne.
Bien entendu, le nouveau gadget à la place du CPE sera payé par les entreprises et par les contribuables, qui n'en peuvent mais, suivant la vieille habitude chiraquienne de faire preuve d'une prodigalité démagogique avec l'argent des autres.
Avons nous touché le fond ?
La bêtise de nos gouvernants, alliant lâcheté et myopie, et celle des Français braillards, réunissant violence et déni de réalité, ont été portées, ces derniers temps, à de tels sommets, insoupçonnés auparavant, qu'il me paraît aventuré de jurer que nous en avons épuisé toutes les ressources.
Ce qui me fait le plus peur est le déni de réalité, si bien exprimé par le slogan "Un autre monde est possible." En effet, le déni de réalité absorbe une énergie mentale, psychologique, considérable ; les meilleurs esprits ne sont nullement à l'abri (1). Et plus le ressort du déni est tendu, plus il risque de péter.
Mais il n'y a pas que des Français qui refusent le monde tel qu'il est, il y a aussi des Français qui vivent dans ce monde, qui entreprennent, qui essaient de l'améliorer. La preuve que tous les jeunes Français ne sont pas tétanisés est dans l'émigration massive (Londres, cinquième ville française !!!).
Et pour un Français qui part, combien qui ne partent pas mais ont la même analyse que lui ?
Je me refuse à croire que les Français ont été si tourneboulés par les discours lénifiants qu'ils ont perdu le sens des réalités.
(1) : comme écrivait T. Darlrymple, il faut avoir fait beaucoup d'études pour ne pas comprendre les causes du chomage en France (pour mémoire : trop d'impots, trop de réglements, formations inadaptées).
Bien entendu, le nouveau gadget à la place du CPE sera payé par les entreprises et par les contribuables, qui n'en peuvent mais, suivant la vieille habitude chiraquienne de faire preuve d'une prodigalité démagogique avec l'argent des autres.
Avons nous touché le fond ?
La bêtise de nos gouvernants, alliant lâcheté et myopie, et celle des Français braillards, réunissant violence et déni de réalité, ont été portées, ces derniers temps, à de tels sommets, insoupçonnés auparavant, qu'il me paraît aventuré de jurer que nous en avons épuisé toutes les ressources.
Ce qui me fait le plus peur est le déni de réalité, si bien exprimé par le slogan "Un autre monde est possible." En effet, le déni de réalité absorbe une énergie mentale, psychologique, considérable ; les meilleurs esprits ne sont nullement à l'abri (1). Et plus le ressort du déni est tendu, plus il risque de péter.
Mais il n'y a pas que des Français qui refusent le monde tel qu'il est, il y a aussi des Français qui vivent dans ce monde, qui entreprennent, qui essaient de l'améliorer. La preuve que tous les jeunes Français ne sont pas tétanisés est dans l'émigration massive (Londres, cinquième ville française !!!).
Et pour un Français qui part, combien qui ne partent pas mais ont la même analyse que lui ?
Je me refuse à croire que les Français ont été si tourneboulés par les discours lénifiants qu'ils ont perdu le sens des réalités.
(1) : comme écrivait T. Darlrymple, il faut avoir fait beaucoup d'études pour ne pas comprendre les causes du chomage en France (pour mémoire : trop d'impots, trop de réglements, formations inadaptées).
Points communs entre Italie et France
Seuls parmi les pays d'Europe, nous avons moins de 5 % des députés qui ont un âge inférieur à 40 ans.
Cette absence de renouvellement du personnel politique (pensez que Chirac était premier ministre du temps de Brejnev) est un drame gros de tous les autres drames.
La société ne pouvant être éclairée sur l'avenir par ces hommes du passé, le peuple trouve un échapattoire illusoire dans l'impasse populiste incarnée par Berlusconi ou Le Pen.
Quand on m'explique que c'est la mondialisation qui engendre le populisme, je ne peux qu'être consterné : c'est l'incapacité de nos politiciens à traduire la mondialisation en bonne fortune pour la France et leur propension à se replier sur la recette éprouvée de l'agitation des peurs qui sont les véritables aliments du populisme.
Il faut toujours écouter Le Pen, ne serait-ce que pour décrypter son discours. Il a un fond de raison quand il invite les Français à préférer "l'original à la copie". La quasi-totalité du spectre politique, J. Chirac loin d'être le dernier, nous répète que "le libéralisme, ça ne marche pas" et donne des raisons de penser que les dangers viennent de l'extérieur. Il peut alors sembler naturel à une large frange de la population de voter pour le plus anti-libéral et pour le plus xénophobe.
En réalité, la bonne attitude serait de prendre la mondialisation ni pour un danger ni pour une chance, mais pour tout cela à la fois.
De grands groupes français s'en sortent très bien, mais voilà, ils ne représentent pas 5 % de notre économie.
Encore faut-il pour se prémunir des dangers de la mondialisation et en saisir les occasions avoir quelques compétences et des expériences diversifiées. Quoi qu'on nous raconte ou que faisions semblant de croire, hypnotisés par la vénération des diplomes, les énarques ne sont pas des sur-hommes, ils ne peuvent pas s'inventer des expériences qu'ils n'ont pas. Quand on a passé trente ans dans l'administration et dans la politique françaises, on est compétent dans l'administration et dans la politique françaises, et rien d'autre. Ca ne serait pas grave si ce type de profils ne représentait pas 80 % des ministres.
Le danger serait similaire si 80 % des ministres venaient du privé. Le danger , c'est la mono-culture, la vision étroite. Et nous retombons sur le problème du non-renouvellement du personnel politique.
Je sais bien que les Français ont par tradition des méthodes pittoresques pour renouveler le personnel politique : l'émeute, la barricade, la guillotine. Mais, en 2006, on peut espérer moins de violence, une petite loi sur l'interdiction du cumul des mandats, par exemple.
Cette absence de renouvellement du personnel politique (pensez que Chirac était premier ministre du temps de Brejnev) est un drame gros de tous les autres drames.
La société ne pouvant être éclairée sur l'avenir par ces hommes du passé, le peuple trouve un échapattoire illusoire dans l'impasse populiste incarnée par Berlusconi ou Le Pen.
Quand on m'explique que c'est la mondialisation qui engendre le populisme, je ne peux qu'être consterné : c'est l'incapacité de nos politiciens à traduire la mondialisation en bonne fortune pour la France et leur propension à se replier sur la recette éprouvée de l'agitation des peurs qui sont les véritables aliments du populisme.
Il faut toujours écouter Le Pen, ne serait-ce que pour décrypter son discours. Il a un fond de raison quand il invite les Français à préférer "l'original à la copie". La quasi-totalité du spectre politique, J. Chirac loin d'être le dernier, nous répète que "le libéralisme, ça ne marche pas" et donne des raisons de penser que les dangers viennent de l'extérieur. Il peut alors sembler naturel à une large frange de la population de voter pour le plus anti-libéral et pour le plus xénophobe.
En réalité, la bonne attitude serait de prendre la mondialisation ni pour un danger ni pour une chance, mais pour tout cela à la fois.
De grands groupes français s'en sortent très bien, mais voilà, ils ne représentent pas 5 % de notre économie.
Encore faut-il pour se prémunir des dangers de la mondialisation et en saisir les occasions avoir quelques compétences et des expériences diversifiées. Quoi qu'on nous raconte ou que faisions semblant de croire, hypnotisés par la vénération des diplomes, les énarques ne sont pas des sur-hommes, ils ne peuvent pas s'inventer des expériences qu'ils n'ont pas. Quand on a passé trente ans dans l'administration et dans la politique françaises, on est compétent dans l'administration et dans la politique françaises, et rien d'autre. Ca ne serait pas grave si ce type de profils ne représentait pas 80 % des ministres.
Le danger serait similaire si 80 % des ministres venaient du privé. Le danger , c'est la mono-culture, la vision étroite. Et nous retombons sur le problème du non-renouvellement du personnel politique.
Je sais bien que les Français ont par tradition des méthodes pittoresques pour renouveler le personnel politique : l'émeute, la barricade, la guillotine. Mais, en 2006, on peut espérer moins de violence, une petite loi sur l'interdiction du cumul des mandats, par exemple.
dimanche, avril 09, 2006
Premier vol en J3





Bon ça yest, j'ai fait mon premier vol en J3. Il me reste quelques problèmes d'installation (pour monter à bord, il faut être contorsionniste ; pour rester, il faut être sardine en boite), mais c'est vraiment le pied.
Et puis, St-Cyr avec la base 30 au-dessus du parc de Versailles, c'est sympa.
(Les photos ne sont pas de moi, désormais la droite est la piste préférentielle à l'atterrissage en 30 -et par conséquent, si vous avez tout suivi, c'est la gauche la préférentielle en 12)
Volez à l'ancienne
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